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 Allya Baratheon • Hear me roar 'cause mine is the fury.

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Allya Baratheon
ORAGE
■ Localisation : Accalmie
MessageSujet: Allya Baratheon • Hear me roar 'cause mine is the fury.   Sam 3 Mai - 23:21

© blend - Tumblr


Allya Baratheon

"citation" - ft. Mischa Barton

L'INQUISITION

Que pensez-vous de Maegor Targaryen, son ascension sur le trône de Fer vous semble-t-elle légitime ? Et quelle est votre opinion sur Jaehaerys Targaryen, le pensez-vous prêt à diriger le Royaume des Sept Couronnes ?

    ❥ Il n'est pas illégitime pour un oncle de prendre la place d'un enfant quand son père vient à mourir. Comment un Royaume pourrait-il être gouverné par une personne qui ne prendrait tout ceci pour un jeu ? Maegor a agi avec clairvoyance en prenant les rênes de Westeros en attendant que Jaehaerys soit en âge de reprendre son trône. Cependant, là où ce n'est pas très clair, c'est qu'il ne semble pas près de rendre ce trône de fer dans lequel il est confortablement assis. Jaehaerys pourrait désormais reprendre son trône afin d’apaiser les mœurs, tout en gardant son oncle près de lui afin d'être conseillé par quelqu'un qui n'est pas effrayé pas les grandes décisions.

Que pensez-vous de la situation actuelle au Royaume des Sept Couronnes ? La Guerre vous semble-t-elle justifiée ?

    ❥ Cette situation effraie Allya qui s'inquiète pour tous ces gens qu'elle aime et qui prendront les armes pour défendre une cause qui se veut juste. Cependant, le tyrannique roi actuel devrait se rendre s'il ne souhaite pas que son Royaume se déchire. Était-ce nécessaire de prendre les armes? Il semblerait que oui, pour beaucoup, car les mots n'ont plus suffisamment d'impact à ce stade politique pour pouvoir améliorer les choses. Mais toutes les guerres finissent par s'achever. Il ne reste plus qu'à attendre la fin de celle-ci, en espérant que les pertes ne seront pas importantes pour le cœur de la jeune femme.

Pour quelle bannière vous battez-vous ? Pourquoi avoir choisi ce suzerain plutôt qu'un autre ? Etes-vous loyal à votre suzerain?

    ❥ Allya ne prend pas les armes, en bonne Lady qui sait se tenir. Cependant, souhaitant améliorer ses facultés à jouer avec la politique, elle suit avec attention tout ce qui entoure ce conflit. Fort heureusement pour elle, sa maison de naissance et celle qu'elle a épousé sont dans le même camp. Cela lui aurait été intolérable de voir sa famille malmenée par un conflit extérieur. Elle reste évidemment loyale à elle-même, ne cherchant pas à être redevable en quoi que ce soit aux autres qui l'entourent.

Quel est votre plus grande peur au regard des tensions politiques et militaires entre les pays? ?

    ❥ La rupture. que le pays implose et se tourne vers une guerre dans laquelle les pertes seront considérables et sans détour. Allya s'inquiète pour Jasper, pour Byron, pour son propre devenir au sein d'un monde qui semble s'embraser à cause d'une étincelle provoquée par des hommes ambitieux et sans scrupules. Les dommages collatéraux sont nombreux dans les guerres et il n'est pas question pour la jeune fille d'en faire partie.




VALAR MORGHULIS
titres :
Dame d'Accalmie.
âge :
20 ans.
lieu de naissance :
Castamere, Terres de l'Ouest.
famille :
Allya est la fille aînée de Byron Reyne (0-...) et de Cassana (Linderly) Reyne (8-26). Elle est également la jumelle d'Illya Reyne (26-...). Suite au décès de sa mère, son père s'est remarié à Johanna (Lannister) Reyne (7-...). Elle est donc la demi-sœur de Garett Lannister (22-...), d'Arianna (Lannister) Martell (24-...), et d'Eresys (Lannister) Tyrell (25-...). Elle est également la demi-sœur de Raymund Reyne (44-...).
De part son mariage avec Jasper Baratheon (19-...), elle est également la belle-fille de Lord Thoedan Baratheon (-3-...) et de Lady Kyra (Lannister) Baratheon (-2-...) ainsi que la belle sœur de Robb Baratheon (15-...), Edric baratheon (17-...) et Oriane (Baratheon) Tully (23-...).
maison :
La maison Reyne est une maison importante des terres de l'Ouest. Ils rivalisent en puissance et en richesse avec les Lannister. Cependant, aucune tension ne peut être d'actualité entre les deux familles, unies par le mariage.
La maison Baratheon est la maison suzeraine des terres de l'Orage. Elle succède à la mythique lignée des rois de l'Orage qui régnaient sur les terres de l'Orage avant la Conquête d'Aegon. Le dernier roi de l'Orage, Argilac Durrandon, dit « l'Arrogant », est vaincu par Orys Baratheon, demi-frère bâtard d'Aegon et de ses sœurs, lors de la bataille du Dernier Orage. Aegon l’en récompense par le don d'Accalmie, des terres de l'Orage et de la main d'Argella, fille d’Argilac. Orys adopte en outre la bannière et la devise de la lignée déchue pour sa propre maison.
situation :
Mariée à Ser Jasper Baratheon.

statut :
PV
groupe :
Terres de l'Orage.

VALAR DOHAERIS

Impertinente ◮ Indépendante ◮ Cultivée ◮ Téméraire ◮ Politicienne ◮ Honnête ◮ Passionnée ◮ Audacieuse ◮ Impétueuse ◮ Vertueuse ◮ Patiente ◮ Ne se laisse pas marcher sur les pieds ◮ Douce ◮ Vaillante ◮


IL ETAIT UNE FOIS...

E
lles courraient dans l’herbe. Emmenée non loin de Castamere par leur Septa, les deux petites filles courraient, leur respiration se faisant courte et rapide. Le vent soulevait leurs mèches dorées et froissait un peu plus leurs robes aux broderies fleuries qu’elles avaient assorties. Surveillées par un groupe d’homme et leur Septa, elles étaient libres de jouer. Leur père était reparti dans le Conflans, comme il le faisait relativement souvent. Ses deux filles ne pouvaient le blâmer pour cela. Leurs retrouvailles avec leur père n’en étaient que plus réjouissantes et elles avaient compris, malgré leur jeune âge, qu’il reviendrait toujours pour elles, parce qu’il les aimait.
Allya finit par s’arrêter. Essoufflée, elle se laissa tomber dans l’herbe et s’allongea. Sa sœur ne tarda à la rejoindre, se laissant aller à ses côtés. Ensemble, elles rirent un long moment, essayant de retrouver une respiration normale. Puis, elles s’assirent dans l’herbe et commencèrent à parler de diverses choses. Elles n’avaient que sept ans et pourtant, leur éducation faisait d’elles de jeunes filles déjà distinguées. Cependant, leur jeune âge les rattrapait toujours à un moment, provoquant chamailleries ou bien une malice débordante d’imagination qui rendait la vie des gens de leur fief assez mouvementée. Leur dernier amusement avait été de s’habiller comme des petits garçons et se promener ainsi dans tout le château. Jusqu’au moment où leur Septa les avait retrouvé et sévèrement punies en les faisant travailler leur broderie plus que nécessaire. Mais il fallait plus que ça pour les séparer, pour les empêcher de vivre leur petite vie.
Allya prit une fleur qui se trouvait là et se tourna vers sa sœur. « Ne bouge pas. » Elle se pencha vers sa cadette et prit soin d’accrocher la fleur à sa chevelure. Elle répéta l’opération plusieurs fois, tentant, tant bien que mal, de créer une véritable couronne de fleurs sur la tête de sa sœur. Puis, elle lui adressa un large sourire. « Te voilà Reine ! Votre majesté. » Elle s’inclina doucement devant sa jumelle, hilare. Puis, son rire rejoint le sien et ne se termina que dans une petite question d’Illya. « On ne se quittera jamais, n’est-ce pas ? » La petite Allya prit la main de sa sœur, la mine soudainement inquiète. « Je ne sais pas… Je pense qu’il le faudra quand nous nous marierons… Ou alors, nous n’aurons qu’à nous enfuir. » « Oui ! Ils ne pourront jamais nous séparer. Il faudra que nous nous enfuyions loin… Papa sera triste, mais nous reviendrons le voir après… Je t’aime Allya, je ne veux pas que tu me laisses ou que je parte. » L’aînée prit sa sœur dans ses bras. « Moi aussi, je t’aime. »



L
es doigts d’Allya rencontraient les cordes de sa harpe à intervalle régulier. Le doux son produit par l’instrument résonnait dans la pièce, mélodie radieuse qui transportait ceux qui pouvaient l’entendre dans un autre univers doux et radieux. Elle maîtrisait l’instrument aussi bien qu’elle pouvait s’exprimer et qu’elle savait se tenir droite. La musique lui était devenue une vertu autant que la broderie et toutes autres choses que des ladies se doivent de faire. Et pourtant, elle poussa encore un long soupir quand, enfin, elle eut terminé. Ce genre de chose l’agaçait. Elle n’avait que 14 ans et pourtant, être une lady lui était un effort permanent. Fort heureusement, elle était l’aînée et s’amusait à faire plier à sa volonté chacun des membres du personnel de la maison Reyne. Pas par la force. Par la douceur et la franchise. Elle pouvait se montrer dure et froide tout comme elle pouvait se montrer généreuses avec certaines servantes. Cela lui valait une fantastique réputation et rassurait largement tous ses gens qui voyaient en elle leur future maîtresse de maison.
Ses pensées furent interrompues par un bruit métallique. Haussant les sourcils, elle se précipita vers sa fenêtre d’où elle pouvait voir des chevaliers s’entrainer. L’un apprenait à manier l’épée sous la direction du second. Un sourire se dessina sur ses lèvres tandis qu’elle les observait, concentrée et absorbée par leurs mouvements. Elle n’entendit pas la porte de sa chambre qui venait de s’ouvrir, ni les pas de celui qui s’approchait d’elle. Seule sa voix la fit sursauter. « En voilà des manières, jeune fille. Lequel de ces deux hommes êtes-vous véritablement en train de fixer ? » Elle se retourna avec rapidité, faisant face à son géniteur qui la regardait avec un sourire amusé. « Je… Aucun, père. » « Vraiment ? Pourtant, vous les observez avec une telle intensité qu’ils doivent en être déconcentrés ? » La jeune lionne de Castamere sentit le rouge lui monter aux joues. Serait-ce mal vu pour elle, d’avouer à son père la raison véritable de cet espionnage aussi indiscret ? « Je… J’aimerais pouvoir apprendre à manier l’épée, moi aussi. » Cette réponse surpris légèrement Byron Reyne qui haussa les sourcils devant une telle demande de la part de sa fille. Allya lui sourit doucement et le lord de Castamere commença à rire avec légèreté. « Chère Allya, vous ne cesserez jamais de me surprendre. Vous faîtes une lady exemplaire et pourtant, voilà que vous recommencez avec ces désirs de ressembler à un chevalier. » La jeune fille haussa les épaules, comme si sa requête n’avait rien d’exceptionnel. Ensemble, ils s’éloignèrent de la fenêtre pour regagner le centre de la chambre. « Je fais cela pour vous… Je veux que vous soyez fier de moi, père. Et j’aimerais pouvoir vous ressembler d’avantage. » Byron observa sa fille avec un regard amusé avant de l’aider à se rasseoir sur ce tabouret où elle s’était trouvée, quelques instants plus tôt. « Oui, je suis fier de toi. Tu es devenue une lady resplendissante. Tout l’Ouest parle de la belle Allya de Castamere. Mais… Es-tu fière de toi-même ? » Allya ne s’était jamais posé vraiment cette question mais elle hocha la tête, sure de sa réponse. Oui, elle était fière de plaire à son père ainsi qu’à tout l’Ouest. Aussi, le lord reprit. « Pourquoi vouloir apprendre à manier les armes ? Ce n’est pas dans les devoirs d’une parfaite lady. » « Pourquoi ne le pourrais-je pas ? N’est-ce pas là ce que vous faites ? » Il était évident qu’Allya avait pris son père en modèle et ne s’en cachait plus. Peut-être était-ce dû au manque d’amour maternel, celui qu’elle n’avait jamais pu connaître. Byron ne chercha cependant pas plus loin que cela. Posant ses yeux sur l’instrument à cordes, il s’installa confortablement sur une chaise. « Ta septa m’a dit que tu avais beaucoup progressé à la harpe. Me montrerais-tu ? » « Si vous me le demandez, père, je me ferais un plaisir de jouer pour vous. » Elle se plaça alors derrière l’instrument et se remit à repincer les cordes, déversant toute son admiration, tout son amour pour son géniteur à travers une mélodie à la fois joviale, douce, mais aussi mélancolique.



V
ous vous rendez compte ? Elle m’a insultée ! » La servante ne bougeait pas d’un pouce, véritable statue de cire au milieu de la chambre la jeune lionne de Castamere qui tournait autour d’elle, tel un fauve enragé. Elle prit alors une posture idiote et une voix haut perchée. « Une Reyne ne mérite pas un Baratheon… Alors pourquoi l’a-t-elle rejeté ? Pourquoi avoir refusé ce mariage ? Se rend-elle seulement compte que je ne suis qu’un deuxième choix ? Moi, l’héritière de la maison Reyne, je dois me contenter d’être la cinquième roue du carrosse d’Arianna Lannister ! » Rageusement, elle heurta un vase posé près d’elle et l’envoya contre le mur où il explosa. « Lady Allya, je vous en prie, calmez-vous ! »
La jeune fille se tourna vers elle, les yeux emplis de larmes. Puis, elle se laissa tomber sur sa chaise et commença à pleurer. Sa servante n’hésita pas une seconde avant de venir s’agenouiller à ses côtés et prendre sa main. « Tout ira bien mademoiselle… » « Elle pense que je l’ai trahie. Mais comment puis-je trahir une personne alors que mon avis n’importe peu dans cet arrangement. Père m’a demandé si tout ceci me convenait, oui, et Lady Kyra a longuement insisté pour que ce mariage ait lieu… Mais ce n’est pas ce que je souhaitais. C’était à elle de l’épouser. » « Lady Arianna a fait son choix. C’est une Lannister. Et je vous accorde que vous n’arrivez sur le devant de la scène seulement pour éviter un scandale. Mais je suis certaine que Ser Jasper vous sera un mari plus que convenable. »
La jeune fille sourit doucement à travers ses larmes. Cependant, l’amertume vis-à-vis de sa demi-sœur ne pourrait jamais changer. Elle allait partir à Accalmie, loin de chez elle et de sa famille et ce uniquement parce qu’Arianna avait été trop sotte pour refuser la main d’un Baratheon. « Merci Viviane. Je pense que cette chambre aurait été réduite à néant sans vous, mon père vous sera reconnaissant. » Elle essuya ses larmes tandis que la servante se relevait pour aller ramasser les morceaux brisée du vase et éponger l’eau. Ce fut à ce moment que lady Olenne Reyne rentra dans la chambre. « Allya, douce enfant, vos cris font trembler les murs de Castamere… » La jeune fille sourit doucement à sa grand-mère et se laissa aller dans ses bras. Elle qui l’avait toujours comprise et qui avait toujours pris soin d’elle. Voilà encore une personne que la jeune femme aurait beaucoup de mal à laisser derrière elle en allant vivre à Accalmie. « Tout va bien… Je suis juste… Agacée de la réaction d’Arianna quant à ce mariage. » « Oh, comme je vous comprends… mais que voulez-vous. Les caprices sont une chose que vous ne faites plus depuis fort longtemps. Ne vous ai-je pas déjà dit que votre maturité et la manière que vous avez de savoir tout gérer était votre force, ma fille ? » « Si, bien sûr. Mais je commence à croire que d’autres mènent leur barque d’une bien meilleure manière. Et qu’ils sont bien mieux équipés qua moi. Arianna a cette force, cette puissance de pouvoir me jeter à terre. » « Si elle vous a blessé, mon enfant, rappelez-vous que c’est parce que vous l’aimez surement autant qu’elle vous aime. N’oubliez pas cela… Bien, et à présent, que diriez-vous de venir rencontrer les couturiers qui sont venus spécialement pour votre robe ? » La jeune lionne sourit avec douceur et prit la main de sa grand-mère avant de la suivre à travers la forteresse.



L
a salle était pleine de monde. Une foule de nobles de l’Orage, autant que d’autres venus de l’Ouest pour l’événement. Allya se tenait debout à l’extrémité de celle-ci. Les regards se tournèrent vers elle et elle prit une profonde respiration. Ses cheveux blonds étaient gracieusement attachés et parsemés de perles, çà et là, cascade dorée et nacrée qui reflétait les rayons du soleil. Sa robe, aux couleurs de Castamere, frôlait le sol avec souplesse. Le blanc du tissu tranchait avec les broderies rouges qui avaient été faites par les meilleurs ouvriers de l’Ouest. Avec une certaine de lenteur maîtrisée, elle s’avança vers son futur mari. Ses yeux clairs restèrent posés sur lui. Jasper Baratheon. Elle n’avait jamais rencontré cet homme auparavant et voilà qu’elle devait l’épouser. Cependant, à chaque pas qu’elle faisait, elle se sentait rassurée. Était-ce là un sentiment normal ? Ou bien une simple intuition ?
Elle tachait de marcher d’un pas régulier sans trembler, sans paraître faible ou bien même effrayée. Elle releva le menton, adoptant se maintien presque royal qu’elle pouvait avoir. Puis, elle passa près de sa famille. Lord Byron Reyne la suivait du regard, un léger sourire aux lèvres. Elle lui rendit le sien, l’appuyant d’un clignement de paupières appuyé. Son regard glissa vers Illya, sa jumelle, sa moitié. Tout ceci serait terminé à présent, dès l’instant où elle aurait prononcé les mots et que son mari lui recouvre les épaules de ce lourd manteau plein de promesses. L’avoir une dernière fois, rien que pour elle, quelques secondes auparavant avait été un soulagement. Elle avait pu lui faire part de ses peurs et sa jumelle lui avait simplement signalé qu’elles pouvaient encore s’enfuir. Cette pensée fit d’avantage sourire la jeune fille. Puis, elle croisa rapidement le regard de Johanna Reyne. Sa belle mère. Cette appellation n’était qu’un titre d’avantage qu’une réalité. La lionne avait adopté littéralement ces deux jumelles qui jamais n’avaient pu connaître l’amour maternel. Elle lui adressa également un sourire. Puis, elle monta les marches qui lui permettaient de rejoindre son fiancé et se plaça à ses côtés.
Il lui souriait, lui tendant une main avec une certaine douceur dans ses gestes. Allya observa ces boucles châtains, ces yeux clairs et ce visage enfantin que portait Jasper Baratheon. C’était la première fois qu’elle le voyait et, enfin, elle se rendit compte qu’elle n’avait pas à regretter ce choix, cette opportunité de se marier avec pareil homme. Elle prit alors sa main et lui rendit le sourire qu’il lui adressait. Puis, le Septon commença la cérémonie. De temps à autres, la jeune femme adressait des regards timides à son voisin, son camarade de galère, son futur mari. Lui adressant quelques sourires, elle espérait pouvoir rayonner à ses côtés et être une épouse qu’il pourrait chérir autant qu’elle pourrait l’aimer. « Vous êtes magnifique, lady Reyne. » Ces paroles soufflées lui firent tourner la tête en sa direction. De nouveau, elle eut un sourire pour lui, laissant les traits de son visage se détendre légèrement. Soulagée. Elle était soulagée de savoir qu’elle lui plaisait. Elle aurait aimé lui adresser un compliment du même registre en retour mais n’en eut guère le temps. Nouant leur main d’un ruban, le septon les lia pour l’éternité. Et alors, ils durent dire les fameux mots que la jeune femme avait appris par cœur. « Père, Ferrant, Guerrier, Mère, Jouvencelle, Aïeule, Etranger... Je suis sienne, et il est mien. De ce jour, jusqu'à la fin de mes jours. » Son regard s’était alors reposé sur celui du jeune homme et elle lui adressa un nouveau sourire. Et alors, Jasper prit le lourd drapé aux couleurs des Baratheon et le posa sur les frêles épaules de la jeune fille, frôlant la peau de son cou de ses doigts, ce qui fit frémir légèrement la jeune mariée. Leur union fut alors scellée par un baiser. Un baiser qui leur prévoyait un futur plus beau qu’ils ne pouvaient l’imaginer encore en cet instant.



O
uvrant la porte avec douceur, Allya passa la tête dans l’entrebâillement. « Puis-je entrer, lady Johanna ? » Assise sur son lit, la raison du retour d'Allya à Castamere après plusieurs mois de mariage dans ses bras, Lady Johanna Reyne hocha la tête. Allya pénétra dans la pièce, prenant soin de refermer la porte en bois derrière elle. Puis, elle s’avança vers le lit dans lequel sa belle-mère se reposait. Oui, sa belle mère. Voilà maintenant un an que Byron Reyne avait épousé la mère du suzerain de l’Ouest. Si, au début, tout cela l’effrayait, la lady avait finalement été bien reçue dans la famille Reyne. Allya n’avait jamais eu de mère et, même si elle n’avait jamais l’appeler ainsi, elle considérait Johanna comme telle.
Elle vint s’asseoir sur le bord du lit de Johanna, observant ce nouveau né qu’elle tenait avec précautions dans ses bras. La lionne de Castamere eut un doux sourire, penchant légèrement la tête sur le côté. « Et voilà donc mon nouveau demi-frère. Père m’a dit que vous aviez choisi de l’appeler Raymund. » « Tout à fait. Pensez-vous que cela lui ira ? » Allya laissa un doux sourire se dessiner sur ses lèvres et illuminer son visage. « Aucun autre nom n’aurait pu lui aller mieux, je pense. » Les deux femmes échangèrent un regard et un sourire. Puis, Johanna lui tendit le nouveau-né, nouvel héritier de la famille Reyne. « Prenez le dans vos bras, Allya » La jeune fille s’exécuta. Tendant ses mains vers l'enfant, elle le prit dans ses bras et le berça doucement, observant sa petite tête. Il dormait profondément et semblait rêveur, tel un ange. « Que les Sept te bénissent, Raymund Reyne, futur Lord de Castamere. » Elle déposa ensuite un tendre baiser sur le front du petit avant de le rendre à sa mère.
La jeune lady se releva du lit de sa belle-mère et s’avança vers la sortie. Cependant, elle s’arrêta à quelques pas de la sortie. Cette question la torturait depuis quelques temps déjà. Depuis le mariage de son père et de la lionne. Était-ce si compliqué pour elle de demander à sa belle-mère cette simple faveur ? Elle se retourna et reposa ses yeux clairs sur la dame de Castamere. « Lady Johanna… » Elle hésita quelques instants, soudainement plus très sûre d’elle-même et de ce qu’elle désirait. Mais son regard resta fixé dans celui de son interlocutrice. « Accepterez-vous que je vous appelle mère ? » La question parut dérouter la lady qui laissa un court silence avant de répondre. « Évidemment. Mon enfant… » Allya revint vers elle et se rassit à ses côtés. Ce jour là, elles partagèrent beaucoup de choses lors d’une longue discussion, comme si elles avaient voulu rattraper ce temps qui était passé jusqu’alors.



A
llya poussa un soupir. Penchée sur son écritoire, elle tenait fermement la plume dans laquelle elle déversait ses mots sur le papier destiné à être envoyé dans l’Ouest. Son regard s’était posé sur l’extérieur, cette vue d’Accalmie qu’elle avait depuis sa fenêtre. Ce n’était pas aisé pour elle de s’acclimater à ce nouvel endroit où elle ne connaissait personne. La lionne se trouvait au milieu de cerfs qui ne comprenaient jamais son comportement parfois impétueux et insolent. Elle savait se tenir, oui. Mais elle n’hésitait jamais à faire parler sa franchise et cela lui attirait bien souvent les foudres de quelques membres de la famille aux Cerfs couronnés.
La porte de la chambre s’ouvrit et Jasper entra. Allya ne put s’empêcher de lui adresser un sourire. Depuis le jour de leur mariage, ils avaient appris à se connaître l’un et l’autre et, même si parfois il lui semblait bien trop silencieux et peu spontané, elle commençait à vraiment l’apprécier. Il s’approcha d’elle et vint poser un doux baiser sur sa joue. « Une nouvelle lettre pour Castamere ? » Elle sourit légèrement. Il n’y avait pas besoin de mots entre eux pour qu’ils se comprennent. Il savait très bien que l’Ouest lui manquait malgré toutes ces attentions qu’il lui portait. Malgré le fait qu’il était un mari parfait. « Oui… Elle est pour ma sœur. » Un instant de silence suivit cette déclaration. Jasper ne bougeait pas plus qu’elle, tous deux ayant les yeux posés sur le précieux morceau de papier.
Le jeune homme posa alors les yeux sur sa femme et lui releva le menton avec douceur. « Vous plaisez vous à Accalmie, ma douce Allya ? » La jeune femme sourit légèrement. « Bien sûr. J’ai certes conscience de ne pas être acceptée par tous, notamment par lady Rohanna ou lady Tess. Mais votre mère rend mon acclimatation ici plus aisée. Quant à vous, cher Jasper, vous ne pouvez m’être plus doux et plus aimant que vous ne l’êtes déjà… » Elle ferma alors les yeux tandis que le jeune homme vint poser ses lèvres sur son front. Puis, il arbora un sourire espiègle qui fit hausser les sourcils de la jeune femme. « J’ai une surprise pour vous… » Il sortit alors un bandeau et le plaça sur les yeux de la jeune femme. « Je… » « Ayez confiance, Allya. » La jeune femme le laissa faire. Puis, il prit sa main et la guida doucement à l’extérieur du château.
Allya sentait l’herbe se froisser sous ses pieds, ne sachant trop à quoi s’attendre. Et pourtant, elle suivait aveuglément le jeune homme, levant ses pieds quand il le lui disait, prenant garde à ne pas lâcher sa main. Finalement, ils s’arrêtèrent. Elle sentit la main de Jasper quitter la sienne avant de la reprendre. Il commença alors à glisser sur les doigts de la jeune lionne une matière assez rugueuse et dure. « Qu’est ce que… » « C’est un gant en cuir, n’ayez crainte. Je resterai avec vous, quoi qu’il arrive. Surtout, laissez-vous faire. Et ayez confiance. » Elle était bien forcée d’obéir sagement, aussi aveugle qu’elle pouvait être. Elle le laissa donc lui passer le gant avec douceur. Il semblait avoir été fait pour elle. Puis, il passa derrière elle et la prit doucement par la taille. Son autre main se posa sur son avant bras qu’il releva doucement. « Voilà, surtout, ne bougez plus. Quelque chose va vous être confiée… C’est assez conséquent, mais je serai là. »
Allya ne savait à quoi s’attendre et elle commençait à trembler doucement, mélange de peur et d’excitation. Et finalement, le contact se fit entre sa main et cette chose lourde qui semblait s’agripper à ses doigts. Elle eut presque un mouvement de recul mais Jasper la maintint contre lui. Ses doigts se refermèrent sur une cordelette qu’elle tint bon. « Vous êtes prête ? » La blonde hocha la tête et son mari lui ôta son bandeau.
Sur sa main trônait un faucon pèlerin de taille moyenne. La surprise était de taille, d’autant plus que jamais Allya n’aurait pu s’imaginer pareil cadeau. « Il est magnifique… » « Vraiment ? J’ai cru comprendre que vous appréciez la chasse. Je me suis dit que pareil oiseau pourrait vous devenir utile. Il faudra que vous lui choisissiez un nom. Et voici notre expert en la matière qui pourra vous aider à le dresser. » La jeune femme aperçu alors un homme qui se tenait non loin d’eux et le salua d’un hochement de tête avant de reposer ses yeux, captivée, sur l’oiseau. « Que diriez vous de… Vent de l'Orage ? » Le jeune homme acquiesça d’un sourire, embrassant sa femme sur la tempe. Allya permit alors au faucon de s’envoler et l’observa dans le ciel. Puis, elle se retourna vers son mari et posa ses lèvres sur les siennes. « Merci Jasper. Je vous aime. »


E
lle sortit du bureau du mestre, la main tremblante. Jasper l’attendait juste là, les sourcils froncés, son visage transmettant l’inquiétude qui le traversait. Elle posa ses yeux clairs dans les siens et prit une profonde inspiration. Elle-même ne revenait pas d’une pareille nouvelle et elle allait avoir beaucoup de mal à le dire, même à son mari. Cependant, cela était nécessaire car il était tout autant concerné qu’elle.
D’ici une dizaine de jours, sa famille toute entière allait arriver pour célébrer le mariage d’Arianna et du prince Manfrey. C’était presque trop beau comme occasion pour pouvoir partager cette nouvelle qu’elle gardait jusque là sous silence avec tous ceux qu’elle aimait. Cette coïncidence n’était-elle pas bienvenue ? Il n’y aurait guère besoin de papier et d’encre cette fois-ci, pour la jeune femme qui pourrait s’adresser à eux de vive voix et simplement leur dire.
Le cadet Baratheon vint prendre les mains de sa lionne. « Qu’a-t-il dit ? Quel mal pouvait vous couvrir ? » Oui, un mal. Jusque là, Allya elle-même n’avait pu simplement mettre les mots sur la chose car jamais cette idée n’aurait pu lui venir à l’esprit. Les symptômes qu’elle présentait semblaient vouloir indiquer tout autre chose, et pourtant, la réalité était là, affirmée par le mestre. Au fond d’elle une petite voix lui avait toujours crié cette solution qui expliquait tout, et pourtant, elle n’avait voulu y croire, la faisant taire par la simple pensée. Serrant légèrement les mains de Jasper, elle posa son regard dans le sien avant de sourire avec douceur. « Il n’y a aucun mal. Je ne suis pas souffrante, bien au contraire… » « Comment cela ? » Le sourire de la jeune femme s’élargit doucement alors que des larmes de joie vinrent doucement emplir ses yeux. « Mon doux mari, mon tendre époux… Les diverses incommodités que j’ai pu rencontrer ne sont dues qu’à l’ordre naturel des choses… Je suis enceinte. »
C’était comme si le temps s’était arrêté. Le jeune cerf demeurait figé, écarquillant légèrement les yeux tandis qu’Allya rit doucement. Puis, le visage du jeune homme fut éclairé par un sourire et, accompagnant son rire, il la souleva pour la prendre dans ses bras et la faire doucement tourner. Quand les pieds de la jeune femme retrouvèrent le sol, elle plaqua ses lèvres contre celles de son aimé, partageant ce bonheur avec lui. « Par les Sept, Allya… C’est… C’est merveilleux ! Nous devons l’annoncer publiquement ! » « Oh ! Attendez Jasper… S’il vous plait. Attendons quelques jours. Ma famille arrive pour le mariage dornien… Je veux leur annoncer et que cette nouvelle leur soit une véritable surprise. » S’il était déçu, le Cerf ne le montra pas et hocha la tête en signe d’acquiescement avant d’embrasser de nouveau son épouse, glissant doucement sa main sur son ventre.




BEHIND THE SCREEN

Est-ce bien nécessaire de me re-re-re-présenter? Sinon, ça ne me pose pas de soucis, hein? J'vous jure que je peux raconter ma vie encore et encore parce que j'adore ça, c'est trop coool !
© _Viviie & darkpoison



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The Purple Doe
I will try to be something else, I promise. But I can't tame the lioness which is inside me. I'm born this way and I actually don't wanna change it.
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MessageSujet: Re: Allya Baratheon • Hear me roar 'cause mine is the fury.   Dim 4 Mai - 0:45

Ma fiiiiiillllllleeeuuuuuh Je suis contente que tu prenne ce perso Mais tu le sais déjà

Dépêche toi de faire ta fiche, qu'on rp à Accalmie avant que Jo s'en aille Bon courage pour la suite de ta fiche
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Invité
MessageSujet: Re: Allya Baratheon • Hear me roar 'cause mine is the fury.   Dim 4 Mai - 13:07

Re-re-re bienvenue avec ce perso.
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Invité
MessageSujet: Re: Allya Baratheon • Hear me roar 'cause mine is the fury.   Dim 4 Mai - 13:13

Encore welcoooooome Très bon choix de PV!!! Ça va bientôt swinguer à Accalmie, je le sens   
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Invité
MessageSujet: Re: Allya Baratheon • Hear me roar 'cause mine is the fury.   Lun 5 Mai - 20:42

Re-bienvenue  

C'est génial que tu sois ma petite fille, on va pouvoir RP ensemble :)
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MessageSujet: Re: Allya Baratheon • Hear me roar 'cause mine is the fury.   Lun 5 Mai - 22:34

Re-bienvenue
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MessageSujet: Re: Allya Baratheon • Hear me roar 'cause mine is the fury.   Dim 11 Mai - 20:40

Dis, j'adore ta fiche !!  

J'ai hâte de pouvoir RP avec toi     

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MessageSujet: Re: Allya Baratheon • Hear me roar 'cause mine is the fury.   Jeu 15 Mai - 18:18




AFTER THE CONQUEST


Le staff et moi-même sommes heureux de vous annoncer que votre fiche est validée, Allya Baratheon. Vous êtes désormais un habitant des Terres de l'Orage. En tant que tel, vous êtes soumis aux lois de celle-ci ainsi que celles de Westeros. Au plaisir, donc, de vous croiser dans l'un ou l'autre des Sept Royaumes.

PETITS RAPPELS


N'oubliez pas de :
❥ Recenser l'avatar du personnage.
❥ Déclarer sa famille.
❥ Compléter le registre des multicomptes (si vous êtes un DC, TC, QC)
❥ Ouvrir une fiche de liens.
❥ Assortie à sa soeur, fiche de sujets.
❥ Et de venir prendre du bon temps avec nous !

MESSAGE DU VALIDEUR


C'est bien bon j'aime ta fiche

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Allya Baratheon • Hear me roar 'cause mine is the fury.

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