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 2ANS ♗ CONCOURS D'ECRITURE

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Le Chevalier Errant
ADMIN SUPRÊME & PNJ
■ Localisation : indéterminé.
MessageSujet: 2ANS ♗ CONCOURS D'ECRITURE   Lun 16 Juin 2014 - 11:35



A Song of Ice and Fire, illustré par Marc Simonetti.

Concours d'écriture

Bon, il y a quelque chose qui nous relie, tous autant que nous sommes... Non, vous ne voyez pas? La passion pour l'écriture pardi ! C'est pour cela que nous instaurons un petit concours (rien de bien méchant, juste de quoi pimenter l'esprit de compétition )

Vous avez le choix (on est trop gentils!) entre deux thèmes:
-1- Votre personnage reçoit une invitation pour les deux ans d'un certain "forum" "ATC". Comment réagit-il? Décrivez sa réaction lors de la réception de l'invitation, et son arrivée à la fête. (max 600 mots)
-2- Racontez un anniversaire de votre personnage. (max 600 mots)


Vous pouvez poster vos OS (one-shots) ci-dessous jusqu'au vendredi 20 juin 15H suite à quoi le jury délibérera! (tremblez carcasses!)

A la clé? Surprise...   

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MessageSujet: Re: 2ANS ♗ CONCOURS D'ECRITURE   Lun 16 Juin 2014 - 18:37



« Rosamund ! Montrez vous tout de suite ! » Son corps frêle soigneusement dissimulé dans les branches du grand arbre, l'enfant esquissa un sourire dédaigneux en regardant sa septa passer plusieurs fois en dessous d'elle sans la remarquer. Il faisait très chaud à Port-Real au cours de long été. D'ordinaire, la petite fille s'en serait voulu de tourmenter la pauvre femme de la sorte mais pas aujourd'hui, pas quand elle était condamnée à passer son anniversaire en compagnie de cette vieille femme peu amusante. De toute façon, si elle s'était dissimulée aux yeux de tous, c'était pour cacher ses larmes au reste de la maisonnée, pas pour entendre leurs creuses paroles de réconfort. Elle détestait fêter son anniversaire. Vraiment. Ces journées ne faisait que lui rappeler qu'elle n'avait pas de parents pour partager ce moment avec elle. Et aussi qu'elle ne savait même pas qui elle était vraiment. Était-elle une enfant abandonnée ? Une orpheline ? Une bâtarde, comme elle avait entendu des servantes le murmurer ? Son protecteur, Lord Darry refusait de l'instruire à ce sujet, la trouvant trop jeune pour connaître la vérité. Son protecteur... La jeune rousse mordit sa petite lèvre tremblotante. Jamais encore, il ne l'avait laissée seule pour fêter son anniversaire. Normalement, il la gâtait de petites attentions, allant même jusqu'à inviter Lady Solveig à dîner avec eux. Rosamund ne savait que très peu de choses sur la belle dame, mais elle l'admirait énormément et se réjouissait toujours de ses visites. Secrètement, elle se racontait des histoires, des histoires où la grande Lady Tully était sa mère. Et elle se donnait pour père Méléagant, la personne qu'elle aimait sans doute le plus sur cette terre...

[…]

Elle avait dû s'endormir car quand elle fut réveillée par un bruit en dessous d'elle, le soleil était plus bas dans le ciel. La demoiselle qui ne voulait pas être trouvé se redressa doucement, pour voir qui essayait de la déloger de sa cachette. Son opposant restait invisible malgré ses efforts, elle dut se pencher pour enfin découvrir Méléagant, fermement planté près du tronc. Son cœur bondit de joie à cette vue mais elle resta parfaitement immobile et silencieuse. C'était sans compter la ruse qui animait l'homme. Prenant un air pensif, il fit une déclaration qui capta toute l'attention de la triste petite fille qui l'épiait. « Il paraît que la jeune Rosamund a disparu... C'est vraiment dommage, moi qui voulait lui raconter l'histoire de la reine Visenya chevauchant Mexares pendant la conquête... » Sans réfléchir, l'enfant répondit au tac au tac. « Visenya chevauchait Vhagar. » Avec un sourire triomphant, Méléagant Darry leva les yeux en l'air tandis que Rosamund portait ses mains devant sa bouche. « Maintenant que je vous ai trouvée, descendez d'ici, jeune fille. » Encore tout éprouvée par le chagrin qu'elle avait ressenti au cours de cette affreuse journée, la petite rousse négocia un peu. « Mais vous me raconterez l'histoire ? » « Je raconte des histoires mais pas aux arbres. Je préfère les raconter aux petites filles, même quand celles-ci ont été méchantes avec leur septa. » Le choix fut rapidement fait pour la petite, vaincue. Mais alors qu'elle essayait de redescendre, une peur subite la saisit, lui faisant perdre ses moyens. Son petit pied glissa, ne lui laissant pas d'autres choix que de se raccrocher à une branche, ses jambes battant le vide. Méléagant se porta tout de suite en dessous d'elle, très calme. « Lâchez vous, je vous rattraperai. » Elle avait peur. Cependant, elle avait aussi une confiance aveugle en lui. Elle lui obéit, atterrissant souplement dans ses bras. Elle était beaucoup moins haut que ce que son imaginaire d'enfant lui avait laissé penser. Encore tremblante, elle passa ses bras autour du cou de l'homme à la barbiche, se blottissant contre lui tandis qu'il gourmandait avec douceur. « Rosamund, vous auriez pu vous rompre le cou. Comment vous aurais-je donné votre présent dans ce cas là ? » Un présent ? Ainsi il ne l'avait pas oubliée. Son sourire revint soudainement. Finalement, la journée ne s'annonçait pas aussi désastreuse que prévu. Pas quand elle avait quelqu'un pour la protéger et prendre soin d'elle.

© Chieuze


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: 2ANS ♗ CONCOURS D'ECRITURE   Lun 16 Juin 2014 - 20:04


The Dornishman's wife was as fair as the sun,

and her kisses were warmer than spring.



Dans les rues de Port-Réal, un jeune homme à la carrure large et aux cheveux bruns marche lentement, sans se presser. Il savoure la saveur de l’air du soir, où flotte un mélange savant d’odeurs en tout genre, allant de l’effluve peu agréable de poisson en provenance du port à la délicate saveur des fruits exotiques entassés sur les étalages. Les couleurs vives des fruits lui rappellent son pays, et son visage accueille un sourire doux-amer, ses yeux s’emplissent de nostalgie. C’était son anniversaire, et pour la quatrième année, il ne le passerait pas en compagnie de ses parents ou de ses amis, restés loin derrière lui, dans les contrées arides de Dorne. Il n’allait toutefois pas se plaindre, car il passerait ce jour spécial au côté de sa douce épouse, la belle Chataya, qu’il avait rencontré lors de son premier jour à la capitale. Parfois, il se disait que les choses étaient allées bien trop vite depuis qu’il était arrivé à Port-Réal. Il n’avait pas pris le temps de réfléchir, et à vingt-deux ans, il se retrouvait donc marié, à la tête d’une forge réputée et bientôt, il aurait la joie immense de pouvoir serrer son premier enfant dans ses bras.

Le jeune homme s’arrête, lève la tête, et prend un instant pour contempler le fruit de ses efforts. Sa forge n’est qu’une bâtisse simple comme celles qui l’encadre, mais pour lui, ces murs sont différents de tous les autres. Ils représentent sa vie, aussi bête que cela puisse paraître. Il pousse la porte, traverse la forge, passe devant le grand four qui dégage encore une aura de chaleur intense. Une petite porte à l’arrière ouvre sur une petite cour, et il s’engouffre dans le petit escalier à sa droite. Il gravit les marches rapidement, impatient de retrouver son aimée. Son regard met quelques instants à s’accommoder au manque de lumière, mais lorsqu’il découvre le spectacle macabre qui l’attendait depuis plusieurs heures déjà, il pense bêtement qu’il voudrait ne rien voir. Être aveugle. Ne pas pouvoir humer cet air infâme. Pouvoir changer ce qui se trouve là, devant lui. Ses jambes cèdent, ses genoux heurtent violemment le sol, et il reste affalé, incapable de bouger, ses yeux exorbités, la peur dans le regard.

Elle est là, étendue au sol, comme désarticulée. Ses cheveux autrefois blonds se sont teintés de pourpre et leur couleur jure avec le blanc pur, cadavérique de sa peau. Son ventre autrefois rond n’est plus qu’une tache sanguinolente sur ses habits de soie qu’elle avait mis spécialement pour lui aujourd’hui. Son passé, son présent et son avenir évanouis en une seconde, gisent avec sa femme, brisés. Tout ce qu’il a construit perd son sens. Lorsqu’il se relève, il ne sait combien de temps s’est écoulé depuis qu’il a découvert sa femme. Ses gestes sont mécaniques lorsqu’il rassemble quelques affaires de valeur dans un sac de toile de jute.

Lorsqu’il se retourne pour regarder une dernière fois la capitale des Sept Couronnes, une colonne de fumée noire s’élève déjà dans la lumière blafarde de l’aube. Aucun regret ne poursuit le jeune homme, seulement une tristesse qui le déchire de part en part. En reprenant sa marche, en regardant de nouveau vers l’avant, il fait un premier pas vers sa vengeance, et, sans le savoir, vers son bonheur à venir. Pour son anniversaire, un riche marchand lui avait offert un nouveau départ tragique et sanglant, pour une seule raison : ses origines trop dérangeantes.
bohemian psychedelic
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MessageSujet: Re: 2ANS ♗ CONCOURS D'ECRITURE   Lun 16 Juin 2014 - 23:00

Damon soupirait, encore et toujours. C’était presque à croire qu’il ne faisait plus que ça de ses quelques – trop nombreuses – journées enfermées dans les tours de Piéferme. D’habitude, vagabonder l’occupait, lui, son esprit et sa conscience. Mais là rien, ni un tournoi, ni une quête pour un lion en cage trompant l’ennuie par les cents pas.
Ainsi en promenade dans un couloir, le chevalier morose ruminait des doutes qui ne cessaient de grandir alors que son frère n'arrêtait de le terrifier. Peut-être … Sûrement avait-il été aveugle trop longtemps se disait-il. L’Osgris n’était jamais sûr et l’Osgris ne désirait qu’une chose, fuir. Fuir ces questions qui le rendraient aussi dément que le damné tant qu’il n’en aurait pas les réponses.

A croire que le Père avait écouté ses prières, à sa manière. Au détour d’un hall vide et esseulé, voilà qu’un barbu inconnu sortait d’entre deux piliers. Damon d’un geste vif et certains, bien sûr dégaina une lame pointant sa menace vers l’étranger. Aussi fin que grand, ce qui n’était qu’un vieillard drapé d’une robe aussi blanche que ses cheveux se darda d’un simple sourire mesquin devant cette réaction. Du bout des doigts, il rabaissa l’estoc agressif et d’une voix profonde il se présenta enfin.


Je suis Gandalf le Blanc
dit-il. Et tu es l’élu.
Estomaqué, Damon ne réussit même pas à bouger et seule l’incompréhension noyait ses prunelles ébène. Pour autant le barbu ne sembla ni surpris ou déstabilisé, pour tout dire, il s’est même permis de glisser un léger papier dans les poches du chevalier, alors que sa parole continuait de résonner.

Tu as une mission. Tu te dois d’aller à l’anniversaire d’Atécé. Cette carte t’y conduira.


Ni plus ni moins et l’homme tournait déjà le dos au lion désabusé. D’une démarche nonchalante, l’air soulagé, il s’en retournait vers le lieu de son apparition. Un peu tardivement mais à temps, Damon percuta qu’il allait décamper sans plus en dire. Vif et élancé, l’Osgris qui par cette nouvelle aventure reprenait du poil de la crinière, lui agrippa l’épaule et le força à se retourner.

Mais qui êtes-vous ? Demanda-t-il.

Une claque d’un revers fracassant accueillit sa curiosité. Courbé et secoué par l’impressionnante puissance du coup, il ne put se contenter que de ces quelques mots.
« Je ne suis pas ton père »
De bien mystérieuses paroles qui ne trouveraient jamais un sens pour lui, car à peine s'était il remis de ses émotions que Gandalf s’était envolé.
Abasourdi, effaré, ahuri… Bien des mots convenaient au lion dérouté, mais le plus important n’était autre qu’hésitant. Damon ne savait pas quoi faire. Qui aurait su ? Sceptique, il retira le parchemin plié du creux de sa tunique. A ses yeux ébahis se découvrit alors une carte des mondes connus et inconnu où d’une croix, son soi-disant but dénotait au cœur de l’est lointain.
La voix de la raison commença à l’emporter et d’un geste rageur, il comptait bien se débarrasser du feuillet. L’Osgris l’aurait d’ailleurs sûrement fais si dans les pierres n’avait pas résonné le rire sinistre et malsain de son frère maudit. Le voyage paraissait d’un coup, bien plus tentant.

Et par les Sept quel voyage ! Des mois, des saisons même de mer et de chevauché, de combat et d’amour à travers des mondes plus fous et plus exotiques que jamais. Et enfin, un jour Damon arriva. Le chevalier vagabond parcourait enfin le royaume d’Atécé où partout résonnait des festivités. Ici dix petits dragons voletaient cachés, ici les artistes peignaient à la gloire de leur nation, ici l’âme des habitants passaient par la plume. Dans ce monde encore plein d’inconnu – Que pouvait bien dire Corse ou piano ? – Le chevalier comblé pensait enfin avoir trouvé sa place, et émerveillé il ne voulait plus la quitter.







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Edit : Juste pour dire qu'Elia m'a dis qu'on pouvait prétendre à du 10 % de mots en plus si quelqu'un se demande
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MessageSujet: Re: 2ANS ♗ CONCOURS D'ECRITURE   Mar 17 Juin 2014 - 0:27

« Alors, si j’ajoute l’acétylène et les graines de sequoia sur la pierre incandescente… Comme ceci… Et si je mélange le tout dans ce jus de mandragore au piment d’Espelette… Voilààà... Je devrais normalement obtenir un breuvage doré. » Silence. « Merde. » Second temps mort. « C’est quoi cette foutu potion de couleur fuchsia ? »

L’étrange personnage tout de noir vêtu et équipé d’un large tablier de cuir bouilli envoya valser une fiole en verre à travers la pièce. Cette dernière frôla un écriteau sur lequel était écrit, en lettres calligraphiées d’or passé :

    Bienvenue dans les Sept Enfers le laboratoire de l’Illustre & Fabuleux Maître Alchimiste, lord Alester Osgris, Grand Protecteur des chatons en détresse et Ourdisseur de plans tordus et machiavélique.

La tripotée de mots avait contraint l’artisan à écrire de plus en plus petit sur le petit écriteau de bois, rendant d’autant plus ridicule l’inscription. Enfin bref, l’écriteau nous renseignait sur l’identité du mystérieux protagoniste : le sombre Alester Osgris. Au vu de son faciès grimaçant, son expérience ne semblait pas réellement se dérouler comme il le souhaitait. Pourtant, après avoir laissé éclater sa rage, il décida tout de même de goûter la potion. L’odeur y était agréable et était comme une invitation à la consommation. Après quelques instants d’hésitations, Alester se versa un hanap du breuvage rose criant, et le but cul sec.

L’effet fut immédiat. Des vertiges l’assaillirent, des spasmes également, mais ce qui l’intriguait plus que tout était cette mélodie qu'il entendit soudain, à l’intérieur même de son crâne. Une musique qui lui donnait étrangement l’envie de danser, de rire et d’oublier tous ces tracas. Sa vision se troubla et il roula sur le sol…

Lorsqu’il ouvrit de nouveau les yeux, le laboratoire lugubre avait disparu, laissant place à un décor de plaines, où des arbres aux feuilles nacrées et des fleurs de toutes formes côtoyaient des collines de formes suggestives qui se découpaient dans un ciel tirant vers le vert boréal. Alester ne put s’empêcher de sourire devant le spectacle qui se déroulait sous ses yeux, chose qui ne lui était pas arrivé depuis des lustres. Il se rendit même compte que son costume noir avait disparu au profit d’un petit ensemble blanc et rouge du plus bel effet.

Soudain, un « poke » sonore retentit, faisant sursauter le sinistre Osgris. Un étrange animal apparut devant lui, sorte de mi-ours, mi-scorpion, et re mi-ours derrière. Ce dernier s’adressa d’une voix apaisante et chaude. « Bienvenue Alester. C’est un plaisir de te compter parmi nous aujourd’hui, pour ce jour si spécial. Sait-tu quel jour nous sommes ? » Alors que quantité de questions l’assaillaient, sa voix alla plus vite que sa pensée. « Oui Grand Manitou des Ursidés. Aujourd’hui nous fêtons l’anniversaire d’ATC, Forum des Forum et Pourfendeur de la Glace et du Feu. Par contre, j’ai malheureusement oublié mon cadeau. Peut-tu m'aider ? » L’étrange créature afficha une mine affable et réjouie, et d’un geste souple tendit un paquet cadeau à Alester. « Allez, va, doux Alester, tu risques d’être en retard. Et ATC ne supporte pas le retard ! ».

Courant gaiement dans le paysage de rêves, toujours accompagné de douces mélodies, Alester arriva enfin sur l’endroit des festivités. Un monde fou y était déjà présent : un orchestre de géants verts, des troubadours et comédiens de toutes sortes, des korrigans farceurs crachant du feu, ou encore des Marcheurs Blancs tenant un stand de hockey sur glace à côté d’un pirate conteur de fables. Alester s’abandonna totalement à l’ambiance et parcourut gaiement le lieu de la fête, testant toutes les activités, son cadeau à bout de bras.

Une chose était sûre : on s’amusait toujours comme des p’tits fous chez ATC !
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MessageSujet: Re: 2ANS ♗ CONCOURS D'ECRITURE   Mer 18 Juin 2014 - 18:43


I shall also take you forth and carve our names together in a yew tree, haloed with stars...


C'était toujours quelques jours après la nouvelle année, entre trois et six, et c'était toujours le même rituel qu'ils reproduisaient année après année. Il suffisait de rester silencieux, caché dans un coin, attendre qu'il parte pour la retrouver. Elle était toujours belle à ses yeux, mais ces jours-là plus encore, quand elle coiffait ses longs cheveux avec soin, ses doigts voletant autour de sa tête comme des papillons, son regard aimant fixé sur lui. Une fois qu'elle avait terminé, ils sortaient en silence, se méfiant de chaque ombre. Après la colline ils pourraient souffler. Elle s'asseyait toujours sous le même grand arbre et lui tendait les bras, l'enroulant dans sa cape quand il la rejoignait. Elle était si fine, sa peau blanche faisait ressortir ces ombres qu'elle aurait préféré cacher, et pourtant il n'y avait que là qu'il se sentait en sécurité, blottit contre elle à écouter les lents battements de son cœur et les vibrations graves de la chanson qu'elle murmurait. Il se réveillait toujours avec un bracelet de fils qu'elle avait glissé autour de son poignet pendant son sommeil et il l'en remerciait d'un baiser, puis ils rentraient et le reste de la journée n'était que rires et détente, jusqu'au soir.

Ce matin-là il avait guetté son départ pendant un long moment avant de finalement se décider. Peut-être aurait-il pu la garder avec lui s'il n'avait pas attendu aussi longtemps. Il se souvenait du son mat de ses genoux contre le sol, de celui mouillé de ses mains qui essayaient de recoiffer ses beaux cheveux, son étreinte froide avant qu'il ne récupère ses affaires et disparaisse. Enroulé dans sa cape, il s'était arrêté au pied d'un grand arbre et avait attendu que le sommeil vienne. Il avait observé les trois bracelets à son poignet, réajustant leur longueur avant d'ajouter celui de cette année. Elle l'avait laissé posé dans ses affaires, simplement posé là, comme si elle avait su.

C'était toujours quelques jours après la nouvelle année, quatre depuis qu'il l'avait quittée, et c'était toujours le même rituel qu'il reproduisait, année après année. Le matin il coupait ses cheveux et sa barbe, puis il s'éloignait jusqu'à trouver un grand arbre qu'elle aurait aimé. Il passait la journée là, en silence, observant tout autour de lui le paysage si différent à chaque fois. Il aurait aimé les voir avec elle, mais il n'avait rien pu faire, il avait trop attendu. Cette année il guetta les premiers rayons de lumière sur la Mander et sortit une poignée de fils colorés qu'il entremêla avec soin de fleurs et de breloques trouvées au fil de ses voyages, murmurant des prières pendant que ses mains agissaient. Elle lui avait apprit à tresser des choses simples, elle lui avait dit que c'était bon pour ses mains. Il se souvenait de ses mains à elle lui montrant l'exemple, de ce qu'il réussissait à faire, mais jamais ses mains rouges reproduisant les gestes. Il enterra le bracelet avec une mèche de ses cheveux, murmurant une dernière prière alors que le soleil se couchait et reboucha le trou en silence. Assis devant le fleuve, il passa machinalement la main où avaient été ses bracelets. Il avait perdu le dernier quelque part dans le Conflans, les fils usés s'étaient certainement rompus une nuit, et aucun n'était jamais venu le remplacer.

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MessageSujet: Re: 2ANS ♗ CONCOURS D'ECRITURE   Mer 18 Juin 2014 - 18:48


Long gone childhood
La nuit était tombée, clôturant une journée somme toute assez banale. Si elle avait eut quoi que se soit de spécial, Onôra s'était bien gardée de le signaler au reste de la maisonnée, les lèvres scellées sur la nouvelle. Elle avait accepté les salutations sur un signe de tête, sans pour autant le clamer ouvertement. Songeuse, elle parcourait la surface du coffret du bout des doigts, retraçant les arabesques des gravures avant de faire sauter le fermoir du bout de l'ongle. Les objets roulèrent à l'intérieur. Tout au dessus, un coquillage était posé, vieilli par les années et les manipulations.

Le coquillage en lui même n'avait pas grand chose de particulier. De taille plutôt banale, d'un blanc passé par l'érosion des vagues. Mais la petite fille l'admirait comme s'il avait été fait d'une matière particulièrement précieuse alors que des dizaines d'autres s'étalaient en bas des remparts où elle se trouvait, ramenés par les marées. La petite blonde n'en avait cure. Assise sur son muret, ses petit pieds battaient la pierre d'un rythme énergique et elle scrutait sa trouvaille, des étoiles plein les yeux. On le lui avait offert, aujourd'hui c'était sa fête après tout. Et elle avait si peu l'occasion de recevoir des présents que celui ci l'avait ravie d'émerveillement. Elles lui avaient toutes offert un petit quelque chose. Les filles de la maison étaient venues ce matin là, qui sur une bise, qui sur une caresse dans ses cheveux que la petite fille avait accueilli d'un sourire enchanté. Elle passait inaperçue la plupart du temps, confinée aux appartements de sa mère ou aux jardins, elle avait l'interdiction absolue d'entrer dans certaines partie de la maison, déambulant dans les couloirs sans jamais trouver quelqu'un qui ait un peu de temps pour partager ses jeux. Un ruban de soie, une friandise, elle savourait ces petites babioles comme un bien précieux. Puis sa mère l'avait laissée d'une caresse distraite, la confiant aux bons soins d'une chaperonne pour une promenade. Et Onôra s'était sentie tellement ravie de s'éloigner de la maison qu'elle avait laissé ses pieds la porter bien au devant de son accompagnatrice, les poches tintant de ses nouvelles acquisitions. Ses mains trouvèrent le ruban tout au fond et la petite le caressa d'un air pensif. Que lui offrirait maman à son retour? Elle n'avait pas esquissé un geste lorsqu'elle l'avait quittée, étrangement distante. Elle avait surpris quelque paroles ce matin là, alors qu'elle demandait si des nouvelles était venues et si le voyage serait long. Quel voyage? Allait-on quelque part? Peut être une surprise?

Mais il n'y avait pas eut d'autres cadeaux après ça. Elle était rentrée à la tombée du jour et n'avait plus revu sa mère qu'au moment du coucher. Elle s'était glissée dans la chambre, silhouette silencieuse, s'était assise tout près d'elle avant de lui baiser le front furtivement, lui chuchotant quelques mots qu'elle n'entendit pas, déjà assoupie. Elle se plaisait à penser qu'il s'agissait d'un mot tendre mais ne le saurait jamais. Le lendemain à l'aube, elle s'était trouvée arrachée à son lit, encore toute ensommeillée et confiée à une étrangère qui l'avait traînée hors de la maison, en larmes et gigotante. Un maigre baluchon à ses pieds, elle avait regardé Port-Réal s'éloigner alors qu'elle se recroquevillait au fond de la carriole, désespérément muette. Elle ne devait plus revoir les rues de son enfance après cela, pas avant des années. Son nouveau foyer se trouvait bien loin de là. Loin des coquillages et des sucreries offertes par des étrangères, loin des mamans qui vous regardaient partir l'air impassible, sans vous avoir souhaité une bonne fête ni aucun mot d'aucune sorte. Mais ceci était une autre histoire.

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MessageSujet: Re: 2ANS ♗ CONCOURS D'ECRITURE   Mer 18 Juin 2014 - 20:00


Happy Birthdayyyyy !!!!
Vole vole petit griffon !

Oswell ! Oswell revenez immédiatement ! L’appel avait été lancé par Mestre Marvin qui depuis sa fenêtre regardait la tête rousse filer comme une flèche sur le rempart de la Griffonnière. Le jeune garçon se retourna pour voir son maître de classe et tira une langue polissonne avant de crier avec une bonne humeur terriblement enfantine. Dans vos rêves Mestre Marvin ! Plutôt plonger voir les sirènes que de continuer à écouter les paroles d’un vieux singe de Sothoryos ! Il fit une révérence gauche sous le rire des deux gardes qui patrouillaient non loin.
Visiblement fier de lui, le jeune garçon fit une révérence aux deux compères qui lui offrirent un sourire bienveillant mais la voix cinglante du Mestre craqua comme un coup de tonnerre.Vous deux ! Je jure par les Sept que si vous ne me prenez pas ce petit monstre, Lord Connington va vous recevoir dans son bureau ! Les deux hommes se raidirent un instant avant de tenter de sauter sur le garnement qui, d’une pirouette véloce passa entre les deux qui se percutèrent dans le fracas du fer. Essayez donc !” Il se mit alors à courir alors que l’un des deux hurla l’alarme mais c’était peine perdue car déjà Oswell filait vers la Tour des Nuages, en contre-bas, des hommes en armes et des serviteurs regardèrent amusés la course poursuite qui débutait sous le regard courroucé de Marvin.

Connaissant comme sa poche son lieu de naissance, le jeune roux réussit à semer les deux gardes et d’un pas pressé se dirigea vers les appartements de sa soeur. Il ouvrit la porte sans même frapper, se glissant dans cet endroit baigné d’une douce lumière et il entendit la voix fluette de sa soeur, sa si jolie petite soeur. Oswell ! Que fais tu ici ? Tu n’avais pas une leçon avec Mestre Marvin ? La voix interrogatrice fit sourire le jeune garçon et secoua la tête d’un air désinvolte. Oh non… C’est mon anniversaire alors j’ai bien le droit de faire ce que je veux. C’est une journée radieuse et je voulais en profiter avec ma soeur qui m’a promis de m’offrir un cadeau dans l’après-midi… Et nous sommes l’après-midi ! Il avait dans sa voix, ce petit côté espiègle et hautain qui faisait toujours rire sa soeur et qui excédait les autres en général mais peut importait le reste car seule sa soeur comptait pour le jeune griffon.Tu es incroyable, tu ne pouvais pas attendre ? Elle lui tourna le dos pour se diriger vers sa commode alors que Oswell lui sauta sur son lit en rigolant doucement.Pourquoi diable devrais-je attendre.Il fit bien attention à ce qu’elle ne regarde pas pour sortir de sa poche quelque chose avant de le glisser dans son dos. Tu as d’affreuses manières.Elle rit à sa propre remarque alors qu’elle se retournait pour voir son frère hausser les épaules. C’est comme ça que tu m’aimes non ? Elle s’avança avec un petit paquet, sans rien dire devant la question de son frère tellement c’était une évidence pour la petite chose fragile qu’elle était. Tiens.Il prit le cadeau et le déballa, une broche en forme de griffon, le jeune homme fut émerveillé, Il prit la broche et l'épingla à sa poitrine alors que Kara avant de l’embrasser avec tendresse sur la joue. Merci Kara ! Alors qu’elle allait lui dire que c’était normal, la porte s’ouvrit sur Marvin, badine à la main. Oswell… Ce dernier bondit sur le lit mais trop tard, le Mestre était rapide malgré tout et ses doigts trouvèrent leur prise habituel, son oreille et le jeune garçon grimaça. Cela en valait la peine j’espère. Le petit roux regarda sa soeur en souriant. Clairement.

FICHE ET CODES PAR EPISKEY.
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MessageSujet: Re: 2ANS ♗ CONCOURS D'ECRITURE   Mer 18 Juin 2014 - 22:48

Conflans

« Happy Birthday »



À écouter pendant la lecture: http://youtu.be/d0cy7BDQ8e4

"Joyeux anniversaire, petite soeur" S'écria la voix joyeuses d'Ethan en la prenant dans ses bras. "Bon anniversaire, ma fille." Lui souhaita son père, une lueur de fierté dans le regard. "Mon épouse, je vous souhaite un bon anniversaire." Lui sussura son mari avant de déposer un baiser sur son front. "Joyeux anniversaire, ma chérie." Lui murmura sa mère en lui souriant tendrement.
Ces voix se mêlaient, ces sourires s'enchaînaient. Mais ces visages s'évaporaient. Ils n'étaient plus que de lointains murmures. Plus qu'une fine fumée argentée s'échappant d'une bougie qui se consummait. Ils s'envolaient en hauteur pour ne jamais revenir vers elle. Elle les avait perdu et voilà qu'il ne restait de la cire qu'une mare de nostalgie et de douleur. Cette souffrance serra son coeur et elle porta un main à sa poitrine. L'aube était proche et une nouvelle année sans leur présence était passée. Un an de plus. Tellement de choses pouvaient arriver en un an. Tellement de choses pouvaient arriver en une fraction de secondes. Un dernier supplice. Un dernier mot. Un dernier souffle.
"Vous me manquez tellement." Souffla-t-elle en un sanglot. "À quoi sert-il de vieillir si vous n'êtes pas à mes côtés?" Comment se battre pour ces ombres? Comment réussir à les rendre fiers s'ils ne pouvaient pas voir ce qu'elle accomplissait? Elle était incapable de les oublier et leurs âmes la hantaient partout où elle allait. Les traits de son père se confondaient avec ceux de Torrhen au fil des années. Dans les yeux de ses enfants, elle voyait ceux de son mari. Lorsqu'elle croisait le discret sourire de Solveig, c'était celui de sa mère qui transparaissait. Quand elle appelait son fils, elle entendait son frère. Comment rassembler son courage durant leur absence? Comment vivre?
Une larme coula le long de sa joue de porcelaine et tomba délicatement sur le bougeoire. Elle passa une main au bas de ses yeux et au même moment, quelqu'un frappa à la porte. Elle se remit droite, ôta les dernières traces de goutelettes et invita la personne à entrer. Un bel homme aux cheveux d'ébène et au regard perçant se trouvait à l'embrasure de la porte. "Flynn?" Sortit-elle d'une petite voix, perplexe. "Alanna, il faut que tu viennes immédiatement voir ça." Dit-il d'un ton sérieux. "Que se passe-t-il?" S'était-il passé quelque chose de grave? Était-il arrivé quelque chose à ses enfants? À un autre membre des Tully? Elle sentit la panique s'acheminer jusqu'à son coeur. "Ce sera plus rapide de te le montrer. Suis-moi." Elle se leva, hésitante mais le rejoignit. Elle avait confiance en lui et si ses enfants étaient en danger, il le lui aurait dit. Il la prit par la main et ce contact la rassura.
Il la fit traverser le château jusqu'à sortir à l'air libre. Où l'emmenait-il? Lorsqu'il s'arrêta, ils se trouvaient sur les remparts, au plus haut point de la forteresse. Il lui lâcha la main et lui fit signe de s'avancer. Elle s'exécuta et découvrit la plaine inondée par la lumière de l'aurore. Les teintes bleutées et rosées enveloppaient le ciel de leurs doigts de rose et commençaient à recouvrir les arbes de leur lueur fièvreuse. L'eau de la rivière se mit à briller et des étoiles parurent miroiter en son sein. C'était merveilleux.
"Joyeux anniversaire, Alanna." La voix de Flynn était tendre. Elle leva son visage vers lui et resta, bouche entrouverte, les yeux aussi brillants que les eaux de la rivière, à le regarder. Une éternelle affection se lisait dans son regard. Ses mots avaient caressé sa peau et y avaient laissé un baiser indélébile. Le temps paraissaient s'être suspendu. Il n'y avait qu'eux deux devant la magie qu'offrait le paysage. L'aube avait balayé les inquiétudes d'Alanna. La petite voix en elle qu'elle s'était efforcée de dissimuler dans un coin de son coeur résonna. Tu sais maintenant comment vivre, comment marcher sur ce chemin recouvert d'épines. Bat-toi, pas pour les morts, non. Bat-toi pour les vivants.

© Chieuze

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MessageSujet: Re: 2ANS ♗ CONCOURS D'ECRITURE   Jeu 19 Juin 2014 - 20:30

Happy Birthday
ヽ( ´ー`)ノ
L'eau bondissait joyeusement entre les pierres de la rivière et il en était de même pour le jeune Arrin qui sautait d'un rocher à un autre. Ses genoux étaient trempés et couverts de boue, du fait de ses nombreuses chutes. Mais le petit garçon souriait avec espièglerie, les yeux pétillants de défi. Sa mère étant de voyage pour Villevieille, l'atmosphère s'était considérablement détendue au château, son père semblait plus serein et ses frères un peu plus enclins au sourire. Cela tombait au bon moment avait-il pensé, avec le bel été venait le jour de sa naissance, il en était heureux. Il devenait un peu plus grand à chaque fois, un peu plus fort et plus rapide et pour sa huitième année, Cirth lui avait révélé quelque chose d'incroyable. Lorsqu'un jeune Vyrwel atteint cet âge, celui-ci est chargé d'une quête. Descendre au plus profond des bois, où les arbres n'ont plus d'âge, et rencontrer les vouivres qui s'y cachent. Cependant, il devait faire preuve de courage et de droiture, car une seule hésitation et il finissait entre leurs dents, dévoré sans avoir eu le temps d'appeler à l'aide. Arrin n'avait pas hésité une seule seconde, le regard sérieux de son grand frère qu'il admirait tant l'avait convaincu dès ses premiers mots. Il s'était muni d'un simple couteau de chasse et avait disparu au point du jour.

Noirvallon n'était pas un endroit effrayant aux yeux du petit. Il avait appris que l'on nommait le domaine ainsi en raison des écorces des arbres et du sable des rivières plus noirs que la nuit. La végétation alentour, d'un vert très vif, faisait ressortir d'autant plus leur noirceur et donnait un contraste saisissant. Arrin traversa la rivière et pénétra sous la fraicheur des arbres, la lumière du soleil qui filtrait entre les feuilles donnait une atmosphère irréelle et magique, peut-être qu'il allait vraiment rencontrer une vouivre après tout...

La nuit commençait à tomber et rien ! Il n'avait rien trouvé et cela ne lui plaisait pas du tout. Il avait de crier qu'il était un vrai Vyrwel, qu'on pouvait lui faire confiance et qu'il n'avait pas peur. Sa détermination n'en fut que plus grande et il poursuivit ses recherches jusqu'à ce que la prudence ne le pousse à chercher du bois pour faire un feu et peut-être un endroit pour s'abriter. Il s'était installé sous l'ombre d'une roche gigantesque, il avait l'impression que c'était un croc arraché à quelques bêtes que même le temps aurait oublié ! Toute cette aventure le mettait en joie, même si son feu était misérable, que l'obscurité l'entourait de plus en plus et, avec elle, la fraîcheur de la nuit. Il ne mit pas longtemps avant de se rouler en boule et de s'endormir le plus près possible des flammes, des frissons parcourant sa peau. Il fit un rêve étrange cette nuit-là. Deux points lumineux dansaient au-dessus de lui avant de lui déposer une douce couverture sur les épaules et les flammes, devenues vivantes, ronronnaient de plaisir à sa présence. La sérénité qu'il ressentait s'évapora avec la lumière du matin, il se rassit, se frottant difficilement les yeux et à son plus grand étonnement vit que son petit foyer avait crû dans la nuit, prenant des proportions bien plus acceptables. Il allait se relever pour continuer de chercher lorsqu'il posa sa main sur, ce qui lui semblait, un morceau de glace. Ses yeux s'agrandirent de surprise lorsqu'il prit dans ses mains ce qui ressemblait à une grande écaille de serpent. Polie, elle était d'un noir pur et était aussi dur que le rocher derrière lui. Il était si heureux qu'il en oublia presque d'éteindre le feu avant de courir comme un dératé pour rejoindre le château. Même la promesse de la punition qui l'attendait ne parvenait pas à effacer son sourire éclatant.

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MessageSujet: Re: 2ANS ♗ CONCOURS D'ECRITURE   Ven 20 Juin 2014 - 11:06

Il ne vous reste plus beaucoup de temps pour participer :D
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MessageSujet: Re: 2ANS ♗ CONCOURS D'ECRITURE   Ven 20 Juin 2014 - 15:05

C'est terminé! Résultats très bientôt, merci d'avoir participé!
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MessageSujet: Re: 2ANS ♗ CONCOURS D'ECRITURE   

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2ANS ♗ CONCOURS D'ECRITURE

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