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 Faust ‡ This deadly burst of snow is burning my hands

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Faust
NORD
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MessageSujet: Faust ‡ This deadly burst of snow is burning my hands    Jeu 9 Oct - 21:14

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Faust

"From the dawn of time to the end of days I will have to run, away" - ft. Jamie Bell

L'INQUISITION

Que pensez-vous de Maegor Targaryen, son ascension sur le trône de Fer vous semble-t-elle légitime ? Et quelle est votre opinion sur Jaehaerys Targaryen, le pensez-vous prêt à diriger le Royaume des Sept Couronnes ?

Je suis avant tout un homme issu des terres libres, pour qui ces querelles de trône sont compliquées. J’ai été amené a convoité cet univers qui m’est difficile à comprendre et je ne saurais savoir différencier le bon grain du mauvais dans cette histoire. Je suis pourtant attentif aux remarques, cherchant à venir à bout de cette énigme. Je ne suis pas bavard, mais mon écoute à apporté son lot de réponses, bien que cela ne me soit pas suffisant pour porter mon propre jugement. Les Stark sont alliés à ce roi contesté, ainsi donc je dois m’y résoudre. Mais une chose est sûre, si la position de ce Maegor Targaryen n’est pas légitime, son règne ne perdurera pas. Quant à Jaehaerys Targaryen, je ne comprends pas pourquoi une telle question se pose. Ce n’est qu’un enfant…

Que pensez-vous de la situation actuelle au Royaume des Sept Couronnes ? La Guerre vous semble-t-elle justifiée ? ❥

Le pouvoir a toujours été un sujet de convoitise et même mon peuple n’y fait pas exception. La différence étant que cela se réglait en une épreuve de force franche et directe. Ici, les hommes se pourfendent à coup de stratagèmes tordus. Ce qu’ils appellent politique n’est qu’un mot savant, pour justifier leur baratin. J’avoue que cela m’a longtemps décontenancé. La guerre a de nombreux prétextes et ma position ne me permet pas d’en juger réellement.

Pour quelle bannière vous battez-vous ? Pourquoi avoir choisi ce suzerain plutôt qu'un autre ? Etes-vous loyal à votre suzerain? ❥

J’ai grandit dans ce monde, bercé par l’idée que nous devions combattre pour ceux de notre sang. Ma famille, ma tribu, mon combat. Le sacrifice pour la sauvegarde de notre peuple. Et pourtant, me voilà derrière de hauts murs, à cracher sur ma liberté pour la seconde fois. Je suis un parjure. Tout du moins je pourrais l’être aux yeux de plusieurs, si ils savaient. Il n’y a pas si longtemps j’aurais été contraint de répondre que j’étais dévoué à la cause d’un homme qui me confia le fer. Aujourd’hui mon discours rend plutôt honneur aux Stark. Cette dévotion rassure les détenteurs du pouvoir, mais pour moi elle n’a pas la même porté. J’y vois d’abord une opportunité, la survie. Je ne me suis pas engagé à me battre pour un blason et je ne le ferais sans doute jamais. Je ne suis pourtant pas sans morale. Je sais être loyal. Seulement je le suis envers les gens qui me sont bienveillant et en qui je peux avoir confiance.

Quel est votre plus grande peur au regard des tensions politiques et militaires entre les pays? ? ❥

Je crains que l’on m’offre ma liberté sur un champ de bataille. Que l’on me confie l’épée comme seul et unique choix et que je doive me battre pour une cause que je ne comprends pas entièrement. La mort m’effraie et ce malgré les discours sur cette place qui nous est réservé auprès des dieux. Je tente de la repousser par tous les moyens et cette guerre pourrait avoir raison de mon honneur chancelant. Je crains de ne pas savoir puiser le courage nécessaire pour y faire face, tout autant que je tremble à l’idée de m’effondrer pour une cause qui n’est pas la mienne.




VALAR MORGHULIS
titres :
Valet de la famille Stark et officieusement, Serf des îles de fer.
âge :
23 ans
lieu de naissance :
Il est né au-delà du mur, au cœur de la forêt hanté.
famille :
Faust n’a eut une famille que lorsqu’il pouvait se vanter d’être auprès des siens. Il est le fils de Dreïcht dit le rusé, un tanneur habile qui traitait avec les tribus avoisinantes pour effectuer le troc. La mère de Faust, Danẽka, était désigné comme l’un des handicapes de la tribu suite à un accident la rendant aveugle. Le jeune sauvageon eut également un unique frère, Erim, de 6 ans son ainé. Un chasseur invétéré et défenseur de la tribu. Malheureusement, les dieux les ont rappelés à leur côté, privant Faust de ses repères.

Les Skògars, un peuple discret vivant au tréfonds de la forêt hanté, étaient réputé pour leur habileté à se mouvoir dans leur environnement. Aussi connu sous le nom de cracheur de pierre, ce peuple était constitué de fins rôdeurs que l’on comparait à des ombres meurtrières se terrant au nord de la forêt. Ce surnom était fondé sur leur talent d’archer, vif et précis, taillant la pointe de leurs flèches dans le silex. Protecteur de leur territoire, le chemin vers le petit village était parsemé de sentinelles prêtes à faire tomber l’ennemi. La route sud menant à leur hameau, était ainsi nommé « La trappe». Cette zone dangereuse était évité comme la peste et seule de bonnes alliances pouvaient vous préserver d’un brutal châtiment. De ceux-là nous pouvions compter quelques groupuscules de faible envergure, ainsi que les Thenns. Soumis au pouvoir décisionnel du Magnar, ce clan mineur constituaient des alliés importants qui apportaient néanmoins une charge conflictuelle. Les Skògars étaient voraces et il était difficile de s’assurer de leur loyauté. D’un naturel méfiant et derrière une réputation assassine, ne se cachait qu’une population souhaitant survivre à ce monde aride. Souvent pointé du doigt pour leurs lointaines origines Skaggs, cela constituait un argument suffisant pour gagner quelques ennemis. Les Skògars ne parlaient que l’ancienne langue et traitait avec les runes. Seul quelques initiés pouvaient se vanter de parler vaguement la langue commune et celle-ci ne servait qu’à des fins commercial (troc) et pour entretenir les liens tissés entre eux et certaines tribus. Étonnement, ces rôdeurs détenaient une certaine discipline et un respect pour l’autorité en place. Une qualité qu’on retrouve très peu au nord du mur et qui contribue à maintenir un équilibre que les Skògars appréciaient.
maison :
Au cours des dernières années, le jeune sauvageon a prêté allégeance au Nord et à la famille Stark. Son honneur le retient à ce puissant emblème, bien que parfois l’envie de retrouver sa liberté le tenaille. Asservit par les loups de Winterfell , il a peu à peu sombré dans cette routine accablante. On ne peut enchainer un homme qui fut libre sans entrainer l’amertume. Pourtant Faust joue assez bien le rôle qu’on lui a confié, calquant les gestes de ses maitres (parfois maladroitement), si bien qu’il est parfois normal de se demander si il ne joue pas le jeu de l’hypocrisie ou si ce n’est qu’un petit prodige entièrement soumis à la volonté de ses maitres. Sa place auprès des Stark fait d’ailleurs jaser. Beaucoup répugne ses origines et se demande la légitimité d’une telle présence dans les entrailles de la forteresse. Pourtant, au cours des dernières années, Faust a su prouver son engagement – fidèle aux Stark comme il l’aurait été envers les siens. Mais le doute subsiste malgré tout…
situation :
Célibataire

statut :
Inventé
groupe :
Le Nord

VALAR DOHAERIS
◮ Esprit Libre ◮ Prêt de la nature ◮ Curieux ◮ Avide de connaissances ◮ Combatif ◮ Humble ◮ Intuitif ◮Vaillant ◮ Débrouillard ◮ Illettré ◮ Méfiant ◮ Rancunier ◮ Solitaire ◮ Secret ◮ Observateur ◮ Simple ◮ Indiscipliné ◮ Rêveur ◮ Frondeur ◮ Spontané ◮ Charmant ◮ Il apprend rapidement ◮ Possède un petit côté naïf ◮ Sa loyauté est synonyme de dévotion et il l’offre rarement. ◮ Il craint la mort, mais pas l’affrontement ◮ Il considère les querelles de trônes complexes ◮ Bon trappeur ◮ Reconnu des siens pour sa faible constitution en milieu aride ◮ A perdu sa foi envers les anciens dieux ◮ Cherche à se dissocier de ses origines et faire sa place dans ce nouveau monde ◮

◮ Faust est un archer respectable, mais c’est lors des combats rapprochés qu’il tire son véritable talent dans l’affrontement. Avec une arme courte dans les mains il est plutôt dangereux. Sa rapidité et son agilité favorise un style de combat vif et brutal.

◮ Il parle la langue commune depuis quelques années seulement. Il se débrouille avec finesse, bien qu’il soit incapable de masquer cet accent étranger - ingrat, qui révèle aussitôt son ascendance. Il lui arrive encore, parfois, de mal prononcer ou de glisser quelques mots dans sa langue d’origine.


IL ETAIT UNE FOIS...

« Hey! Lâchez-le! » La voix forte de mon frère avait freiné le geste des trois garçons qui me bousculaient près du puits. Imposant, il était parvenu à les faire fuir, alors que je me trainais par terre pour ramasser mon sceau. L’orgueil m’avait forcé à refuser l’aide de mon frère pour me relever. Il s’était alors contenté de me regarder fixement avec cet air méprisant. « Je ne serais pas toujours là et ce jour là tu finiras au fond de ce trou ». Un sourire et une tape sur mon épaule mettait un point final à la réplique cinglante de mon ainé. « Notre mère a besoin d’eau ». J’avais préféré ignorer ses propos, m’affairant à la tâche qu’on m’avait désigné, sans grand enthousiasme. « Comme tu veux, mais ce n’est pas en jouant les serviteurs qu’on te respectera ».

On m’avait affublé le titre d’un mal nantis dès le jour de ma naissance. Maigre, petit et bleuit par le froid, on ne croyait pas que je passerais la nuit. Que pouvait-on s’attendre de plus de l’enfant d’une femme meurtrie. J’étais un miraculé, un battant s’accrochant à la vie, mais les miens s’entendaient à dire tout le contraire. La faiblesse était traitée avec dédain chez les Skògars et on ne se gardait pas de le souligner. Étais-je condamné à vivre en subissant le même sort que ma mère? Je l’avais longtemps cru. La pauvre avait perdu la vue cinq ans précédant ma venue au monde. Une chute brutale l’avait privé de son acuité de façon permanente. Les dieux étaient parfois impitoyables et le sort qui lui avait été réservé eu son lots de mauvais traitements. Après l’évènement tragique, elle mit au monde trois enfants qui ne résistèrent pas à la morsure du froid. Une malédiction empreinte d’ironie pour ce peuple du nord. Je ne fis pas exception à cette fragilité, si ce n’est que mon cœur était parvenu à tenir le coup, contrairement aux autres. On me surnomma moqueusement le Dévot des flammes, puisque je ne devais jamais être trop éloigné d’une source de chaleur, sous peine d’attraper le mal. Ma mère préférait tourner cette dérision autrement, me traduisant cette insulte en des termes plus positifs. Ainsi elle me décria comme celui qui possédait le souffle d’un dragon. Après tout, j’étais à leurs yeux, celui qui avait mit fin à une période difficile, un revirement favorable à un avenir plus doux et prometteur. Ils étaient bien les seuls à croire en ma valeur. Au sein de mon clan, le respect se gagnait par la victoire d’un combat - or, mon petit gabarit me désavantageait. Je ne faisais pas le poids et vivais dans l’ombre d’un frère né sous la grâce des dieux, bien avant que cette malédiction n’affecte ma famille. Mon esprit était combatif, mais il fallait être réaliste, mon devoir ne serait jamais sur un champ de bataille. On m’avait d’abord confié les tâches réservées aux maladroits, lorsque je fus en âge. Alimenter les feux, chercher de l’eau et assister ceux qui le demandaient. Des taches simples, ingrates et dévalorisantes pour un jeune garçon qui souhaitait faire ses preuves. J’étais surprotégé par ma mère et tenu à l’écart par mon père, alors que mon frère de 6 ans mon ainé se pavanait avec son succès. Pourtant j’étais bien résolu à provoquer le changement.

Tendre la corde était un défi pour le jeune garçon que j’étais. Ce n’est cependant pas ce qui m’avait freiné. Manier un arc trop grand n’était pas le chemin le plus simple pour parvenir à mes fins, mais c’était le seul que j’avais pu envisager. J’avais dérobé le vieil arc de mon frère, passant mes temps libres à essayer d’atteindre une cible qui n’avait jamais reçu la moindre marque de l’une de mes flèches. Mes essais étaient pitoyables et le temps qui passait n’y changeait rien. Mes bras frêles en sortaient endolories, mais je m’entêtais. L’archerie était un symbole important au cœur du petit clan auquel j’appartenais et je devais y faire ma place. Une tâche qui aurait été impossible sans l’intervention de mon père. Il m’avait rejoint dans mes entrainements d’amateur, constatant à quel point je souhaitais me distinguer. Ce n’était qu’à cet instant qu’il comprit vraiment l’importance que cela avait pour moi et que ce n’était pas que les paroles sans fondement d’un garçon de 9 ans. Il m’avait prit au sérieux pour la première fois et jamais il ne me remis en question à partir de ce jour. Il m’aida dans mon cheminement, me dénichant un arc qui me conviendrait. Échangé aux mains d’un clan allié, il m’offrit un arc court qui arrachait quelques commentaires aux plus mesquins. Notre peuple avait l’audace et le talent d’utiliser des arcs long plus encombrant, mais favorisant la porté et la précision de leurs tires. Ce genre d’arc ne me convenait manifestement pas et l’alternative qu’il m’offrit m’offrait plus d’assurance. Mon cheminement était différent et cette marginalité dérangeait. Deux ans plus tard je pouvais néanmoins me vanter d’égaler n’importe quel jeune de mon âge. J’étais discipliné et avide de me surpasser. Pourtant, malgré les efforts et mes prouesses, je n’en obtenais aucun mérite.

La déception m’avait finalement gagné, faisant place à la hargne et la jalousie. Mon père m’avait enseigné la patience et j’avais cru l’avoir apprivoisé suffisamment – j’étais dans l’erreur. Ma fierté avait été rabrouée par mes paires et à l’aube de mes 14 ans, je frappais le mur de l’échec. Je me comparais une fois de plus à mon ainé qui avait marié la jeune fille du chef du clan et convoitait l’idée d’arracher le pouvoir. Je me renfrognais dans l’injustice, percevant les miens comme mes ennemis. Puis la sagesse de ma mère s’éleva autour de la table, souhaitant briser mon abattement. «Bat toi pour ton honneur et ceux qui te sont cher. Ne le fait pas pour eux et leur salut, car tu ne l’obtiendras jamais». Personne n’aurait été mieux placé pour témoigner de cette façon. Mon père avait hoché la tête, peiné par cette réalité. Il glissa sa main sur celle de sa douce, s’adressant à moi avec sérieux. «Demain je dois partir à l’Ouest avec Klaus et Tarek. Tu viendras avec nous.»

Mon père était l’un des hommes chargé d’accomplir certains échanges avec les peuples avoisinants. Une façon d’entretenir des alliances et de diversifier leurs avoirs. Le voyage devait durer un peu moins d’un mois, ce qui m’avait hautement excité. Je cherchais depuis longtemps à découvrir ce qui ce passait au-delà des frontières établis par mon peuple. Les tâches de mon père étaient empreintes de mystères et j’étais ravi de pouvoir y prendre part. Bien que les risques fussent omniprésents, il me faisait suffisamment confiance pour y faire face. L’attelage simplet nous forçait à contourner les montages trop abruptes, prolongeant inévitablement notre voyage. Pendant que nous faisions route, mon père m’enseignait quelques mots de la langue commune qu’il empruntait lui et ses compagnons, lorsqu’ils faisaient route. Rien d’extravagant, tout juste l’essentiel pour me sortir d’un mauvais pas, si cela venait à être le cas. Tous ne parlaient pas l’ancienne langue et je l’appris bien assez tôt lors de nos premiers échanges. La température était rude et le chemin périlleux, pourtant je restais enthousiaste prêt à aider comme je le pouvais. Ce voyage fut salutaire pour moi, bien qu’il m’ait grandement épuisé. A notre retour j’avais gagné en confiance et souhaitais m’imposer un peu plus - sans crainte des représailles. J’abandonnais les tâches ennuyantes, traçant enfin ma propre route.

L’équilibre que j’avais pris tant d’année à construire s’effondra quelques années plus tard. J’avais quitté la proximité de notre campement tôt en mâtiné. Installer mes collets prenait du temps, tout comme vérifier si les précédents avaient su tromper la vigilance de mes proies. Loin de mes paires, je me considérais libéré. Une importante ironie. Mon exil me permettait d’explorer la forêt et ses recoins les plus sombres. Un moment que j’appréciais, malgré la morsure du froid et du mal qui me guettais à chacune de mes expéditions. Je me plaisais dans cette solitude, tout en ignorant que cela creusait un fossé encore plus grand entre moi et le reste de mon peuple. Ils avaient provoqués mon repli sur moi-même, mais je m’étais chargé d’entretenir ce cercle vicieux jusqu’à aujourd’hui, un peu inconsciemment. La rancune m’habitait depuis un peu trop longtemps et elle s’exprimait dans l’éloignement. J’avais tout de même trouvé ma place dans ce clan qui me pointait comme l’un des maillons faibles et je m’en accommodais en serrant parfois les dents. Pourtant, même si j’éprouvais une certaine amertume envers l’attitude de mon peuple, je ne pu faire autrement que d’éprouver une profonde consternation lorsque j’eus assisté à ce sinistre scénario. Une effusion de sang avait brisé le rythme de notre vie bien ordonné. Nos ennemis avaient percés nos frontières et mis à saque ce que je croyais naïvement intouchables. Les corps jonchaient le sol dans l’agonie alors que l’ennemi rodait toujours en achevant les blessés avec brutalité. Je m’étais replié furtivement, assistant impuissant à une scène terriblement sordide. Jouer les héros n’étaient pas dans ma nature, mais lorsque j’aperçus mon frère jonché le sol et tressaillir de douleur, je me surpris à agir. Veillant à ce que les regards de ses brutes ne soient pas tournés vers moi, je m’étais approché pour le tirer dans les fourrés. Ma présence l’avait surpris, tout autant que la tournure dramatique de ces évènements. Cet affront avait divisé les Skògars, brisant cette discipline à laquelle nous étions tous engagé. Voilà ce qui nous distinguait des inébranlables Thenns. Nous avions toujours défendu notre réputation en prêchant des valeurs semblables au mythique peuple, mais nous n’étions pas de taille. Une part de nos combattants s’étaient enfuit, alors que d’autre s’étaient sacrifiés dans l’espoir de protéger le reste du clan. Ainsi mon frère me confia le récit de la déchéance Skògar. Un triste chapitre qui arracha entre autre le dernier souffle de mes parents. Pourtant ils nous étaient impossible de nous attarder trop longtemps, ni même d’offrir aux braves un repos digne. Il nous fallait abandonner les vestiges de notre clan, d’autant plus que notre présence avait été remarquée…

« Allez, tien bon, on y est presque » La course fut longue, pénible et la fatigue me faisait mentir. J’ignorais ou j’avais trouvé la force de me rendre jusqu’ici, derrière ce mur qui nous coupait du reste du monde. Une brèche à l’ouest, abandonné par les corbeaux nous avait permis de nous immiscer sur les terres de ceux que l’on dédaignait. Je n’avais pas réfléchis outre mesure, je cherchais uniquement une échappatoire nous permettant de semer nos ennemis. Mon frère força l’arrêt de notre ascension vers l’inconnu, se laissant choir sur le sol. « Tu ignore où on est… » Mon regard quitta le sien pour s’attarder vers l’horizon. Il avait raison, mais je ne pu me résoudre à affirmer cette constations. Je m’étais renfrogné, cherchant désespérément une solution. Je me doutais que mon ainé ne pourrait traverser une autre nuit dans son état. « Nous devrions continuer vers le sud, nous finirons bien par croiser… » Il m’interrompit sans gêne, voyant que ma réponse n’avait aucun sens « Nous ne somme plus chez-nous Faust, nous n’avons aucun allié ici». Il soupira, hésitant à poursuivre une discussion qui semblait l’affaiblir un peu plus à chaque fois. Je l’avais deviné amer lorsqu’il parla d’alliés, un terme plus fragile que nous aurions pu le penser. Erim avait accomplit un exploit en se rendant en deçà du mur dans son état, mais même le plus grand guerrier ne pouvait combattre aussi longtemps la mort qui le guettait. Mon frère avait affronté une nuit de plus, mais s’effondra le jour suivant. J’avais espéré parvenir à nous sortir de ce mauvais pas, mais le temps nous avait rattrapé. Moi qui avait été terriblement hargneux envers lui par le passé, je me retrouvais maintenant à regretter son départ.

Les rires résonnèrent autour de moi, amusé devant la maladresse d’un sauvage sur un navire. J’étais divertissant à leurs yeux et ils ne manquaient pas de le faire savoir lorsque mes pas étaient chancelants ou que je rendais sur le sol le peu que contenait mon estomac. De nouveau affublé par l’étiquette d’un faiblard, je n’en fis cependant pas trop de cas, me contentant de faire mon possible pour suivre la cadence. Le quotidien était dur et j’apprivoisais un mode de vie qui ne m’était pas simple. Mon périple à l’ouest avait forcé ma rencontre avec le capitaine de l’embarcation. Un fer-né, cherchant à élargir son influence. Un homme brillant, mais aussi une brute qui se distinguait des siens par une férocité et un opportunisme déroutant. Ainsi il me garda sous son aile, faisant de moi son serf. Un dénouement inespéré, car il en avait fallut de peu pour que mon sort en soit tout autre. Trop peu impressionnant pour évoquer le sacrifice, mais trop acharné pour être gaspillé dans un travail au cœur des mines. Il avait vu chez moi une capacité d’apprentissage qu’il n’aurait pu ignorer. J’étais un beau projet à exposer, un sauvage assimilé aux mœurs de la vie au sud du mur. Le peu qui me rattachait à mes origines avait sombré dans la mort et l’oubli. Mon désir de survivre avait outrepassé la mémoire de mes ancêtres. Apprendre un langage que je n’avais qu’effleuré et adopter une attitude qui n’était pas propre aux miens était un défi qui relevait de la vie ou de la mort. Je me mêlais aux fer-nés pendant trois longues années, influencé par cette vie éreintante à laquelle je m’étais étrangement adapté. Accablé par la routine, j’interprétais le rôle que l’on attendait de moi. Jouer ce jeu était devenu mon devoir si je ne voulais pas rejoindre leur dieu noyé, une menace qui n’était pas rare et qui me rappelait que je ne serais jamais l’un des leurs. L’homme qui m’avait asservit m’avait néanmoins donné l’opportunité de voyager, sans que je puisse nécessairement mettre pied à terre. Le capitaine avait un sens des affaires particulié, souvent critiqué par ses paires. Échangeant fer et étain contre l’acquisition de divers objets, contrevenant à l’adage du fer-prix. Néanmoins, ça façon de marchander relevait plus du racket que du commerce honnête. Il n’était pas rare que les biens acquis étaient tâchés par le sang de leurs anciens propriétaires, réticents à jouer le jeu de mon maitre. Augmenter les gains, qu’importe les sacrifices; une vision que je devais accepter sans broncher si je tenais à ma vie. Je détournais le regard, coupable de suivre un homme sans scrupule. Mais, une faille allait se présenter tôt ou tard. On ne pouvait enchainer éternellement un homme qui fut autrefois libre.

C’est sur le pont du navire qu’il nous annonça la nouvelle, avec un enthousiasme que je n’eus jamais compris. Invité à rassembler ses hommes pour une sanglante expédition, celui qui m’avait asservit s’était réjouit à cette idée. La motivation du reste de l’équipage fut la réponse attendu, mais la mienne fut toute autre. Il m’avait été donné plus d’une fois d’entendre les récits de pillages de ces fer-nés, mais j’espérais ne jamais devoir y participer. La place d’un serf n’était pas sur un champ de bataille et pourtant on me confia une lame et la cuirasse cuivré et désuète d’un homme ayant succombé à la fièvre. La peur m’avait tenaillé tout le long du voyage, ne sachant pas à quoi m’attendre lorsque mon pied toucherait à nouveau le sol. Lorsque nous prirent d’assaut notre cible, je n’eus d’autre choix que de suivre avec ce sentiment de panique. La réalité m’avait rattrapé – revivant une scène que j’avais préféré oublier. Le chaos, la souffrance, les hurlements. Le bruit bourdonnait autour de moi et les images qui défilaient se confondaient à mon passé. Mon attention s’était fragilisée devant le macabre spectacle, ne voyant pas même venir le coup qui m’avait été assené à la tête. Je m’étais effondré sur le sol, ne reprenant conscience que lorsque le calvaire s’était passé. Je dû repousser le cadavre d’un innocent pour me relever. J’avais été chanceux de m’en tirer avec si peu, dans les circonstances. Les lieux étaient recouvert d’un tapis de chaire et de sang et les victorieux s’étaient enfuit avec leur butin. On m’avait laissé pour mort, introuvable dans ce massacre. J’étais enfin libéré de mon serment – par la force des choses. J’avais fuis à mon tour, m’éloignant de ce désastre, vers l’est. Désorienté, je cherchais simplement à mettre une distance entre moi et l’enfer que je venais de revivre.

« Que peux-tu m’offrir contre ca? » J’avais été dévisagé par l’homme qui ne cachait pas sa suspicion. Le plastron qu’on m’avait offert n’avait pas bonne mine et son origine faisait sourciller et ce fut exactement la réaction du forgeron. Il avait finalement hoché la tête « Je ne pourrais pas en tirer grand-chose ». Ici tout avait un prix et j’étais persuadé que ce qui semblait être un refus n’était qu’une ouverture à la négociation. J’avais posé le glaive, en gage d’une offre plus alléchante. Me débarrasser de se fardeau était mon principal intérêt, ce que j’en tirerais était secondaire. Il fallait avouer que j’ignorais tout de la véritable valeur de ces choses sur ces terres. L’homme dû me trouver bien naïf d’accepter les quelques pièces tout juste suffisantes pour m’acquérir d’un repas chaud.

Lorsque les remparts de Winterfell s’étaient élevés à l’horizon, j’avais poussé un soupire de soulagement. J’avais fuit les ruines délaissés par les pillards quelques jours auparavant, ma déroute m’avait conduit sur un territoire inconnu où j’étais désireux de tourner la page. Opportunisme, audace, chance? – C’est surtout avec étonnement qu’on aurait pu constater l’aisance avec laquelle j’avais réussit à infiltrer le quotidien des puissants loups du Nord. Moi qui venait de loin et qui avait perdu une banal négociation à son arrivé, rôdait maintenant parmi les grands. Un rôle ingrat qui m’apportait néanmoins un confort impossible auprès de mes précédentes allégeances. Mon passé ne fut jamais abordé, refusant d’évoquer que ma venue coïncidait avec un affrontement sur les côtes. Je n’étais à leurs yeux qu’un sauvageon égaré au sud du mur, rien de menaçant et il était préférable que cela reste ainsi...




BEHIND THE SCREEN

En janvier dernier (Oh my god, ca fait si longtemps), je suis tombé sur ce forum sans pour autant m'y inscrire. J'avais fait quelques démarche en tant qu'invité et puis la vie étant ce qu'elle est, je ne suis jamais passé à l'acte. Mais voilà que presque 9 mois plus tard, je revient à la charge, mais pour de bon cette fois. Ne dit-on pas "Mieux vaut tard que jamais?" .

© _Viviie & darkpoison


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Invité
MessageSujet: Re: Faust ‡ This deadly burst of snow is burning my hands    Jeu 9 Oct - 21:23

Oh wow, quel choix d'avatar! Bienvenue!
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Invité
MessageSujet: Re: Faust ‡ This deadly burst of snow is burning my hands    Jeu 9 Oct - 21:28

JAMIE L'AMOUR DE MA VIE !

Bienvenue pour de bon parmi nous alors. Bonne chance pour ta fiche et n'hésite pas le staff est là pour toi
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Faust
NORD
■ Localisation : En route vers Port-Réal
MessageSujet: Re: Faust ‡ This deadly burst of snow is burning my hands    Jeu 9 Oct - 21:34

Merci pour vos bons mots!
Justement je suis à la recherche d'amis (Ou d'ennemis) pour bâti les lignes directrices de ma fiche. Gens du nord et des îles de fer, je risque d'avoir besoin de vous! Oh et parlant de staff, j'en aurais besoin d'une bonne dose. Donc je risque de papoter avec l'un d'entre-vous assez rapidement
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Invité
MessageSujet: Re: Faust ‡ This deadly burst of snow is burning my hands    Jeu 9 Oct - 21:42

Bienvenue parmi nous Super choix d'avatar !

Je rejoins ma collègue Solveig, sens toi libre de nous harceler de mp, nous répondrons à toutes tes questions le plus rapidement possible :)

Bon courage pour ta fiche
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Invité
MessageSujet: Re: Faust ‡ This deadly burst of snow is burning my hands    Jeu 9 Oct - 21:59

Bienvenue ton personnage m'intéresse déjà beaucoup.

Si tu as des questions qui concernent le contexte ou les batailles n'hésitent pas à me MPotter (ou à MPotter mon DC Byron Reyne) !
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Faust
NORD
■ Localisation : En route vers Port-Réal
MessageSujet: Re: Faust ‡ This deadly burst of snow is burning my hands    Jeu 9 Oct - 22:12

Hum hum, trois Admin' prêt à être harcelé, je suis choyé
Je vous tiendrais au courant dès mon blocage imminent.
Oh! Et merci de votre accueil
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Invité
MessageSujet: Re: Faust ‡ This deadly burst of snow is burning my hands    Jeu 9 Oct - 22:50

Welcoooome
Jamie Bell
Faust... ça me rappelle des souvenirs de Marlowe, Goethe et j'en passe
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Invité
MessageSujet: Re: Faust ‡ This deadly burst of snow is burning my hands    Jeu 9 Oct - 23:11

Hello et bienvenu!
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Faust
NORD
■ Localisation : En route vers Port-Réal
MessageSujet: Re: Faust ‡ This deadly burst of snow is burning my hands    Jeu 9 Oct - 23:16

Woot! Un m'sieur du Nord (Et une dame du Conflans )!
Merci à vous deux!
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Invité
MessageSujet: Re: Faust ‡ This deadly burst of snow is burning my hands    Ven 10 Oct - 0:16

Si t'as besoin d'un travail, sache que la maison Cerwyn t'accueillera à bras ouverts.
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Invité
MessageSujet: Re: Faust ‡ This deadly burst of snow is burning my hands    Ven 10 Oct - 6:49

Et bien, bon retour parmi nous et bonne chance pour la suite. Je suis curieuse de voir comment tu vas jouer tout ça
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Rhaenys Stark
COURONNE
■ Localisation : Sur la route de Port-réal...
MessageSujet: Re: Faust ‡ This deadly burst of snow is burning my hands    Ven 10 Oct - 23:19

Bienvenue dans le Nord mon ami, tu n'aurais pas pu faire un meilleur choix
Si tu ne l'avais pas encore remarqué, je suis très heureuse de te compter parmi nous autres les Nordiens

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If I look back I am lost
I am the blood of the dragon. I must be strong. I must have fire in my eyes when I face them, not tears. © by anaëlle.
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Invité
MessageSujet: Re: Faust ‡ This deadly burst of snow is burning my hands    Dim 12 Oct - 13:39




AFTER THE CONQUEST


Le staff et moi-même sommes heureux de vous annoncer que votre fiche est validée, Faust. Vous êtes désormais un habitant du Nord. En tant que tel, vous êtes soumis aux lois de celle-ci ainsi que celles de Westeros. Au plaisir, donc, de vous croiser dans l'un ou l'autre des Sept Royaumes.
PETITS RAPPELS


N'oubliez pas de :
❥ Recenser l'avatar du personnage.
❥ Déclarer sa famille.
❥ Compléter le registre des multicomptes (si vous êtes un DC, TC, QC)
❥ Ouvrir une fiche de liens.
❥ Assortie à sa soeur, fiche de sujets.
❥ Et de venir prendre du bon temps avec nous !

MESSAGE DU VALIDATEUR


Un très bon style malgré quelques vilaines fautes qui traînent et gâchent la lecture ! Et l'histoire en elle-même est fascinante et recherchée, ce fut un plaisir de la découvrir et j'ai hâte de voir ce personnage évoluer parmi nous. Attention donc aux fautes, à l'avenir, la plupart semblent être de simples fautes d'inattention. Bienvenue
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Invité
MessageSujet: Re: Faust ‡ This deadly burst of snow is burning my hands    Dim 12 Oct - 16:21

Bienvenue parmi nous et félicitations pour ta validation
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Invité
MessageSujet: Re: Faust ‡ This deadly burst of snow is burning my hands    Lun 13 Oct - 17:23

Bienvenue

Jolie fiche ! J'espère que tu te plairas parmis nous
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Faust
NORD
■ Localisation : En route vers Port-Réal
MessageSujet: Re: Faust ‡ This deadly burst of snow is burning my hands    Lun 13 Oct - 17:33

Merci à vous tous, j'apprécie toute cette attention!
Rhaenys
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Faust ‡ This deadly burst of snow is burning my hands

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