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 A little bit of heaven

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Catelyn Arryn
VAL D'ARRYN
■ Localisation : Port Réal, Couronnement.
MessageSujet: A little bit of heaven    Dim 9 Nov 2014 - 17:09



A little bit of heaven


Quelques semaines avant le Jugement...


Ma très aimée Rhaenys,

Me pardonnerez-vous de vous avoir délaissez seule, sans mots, dans vos froides contrées depuis de longues semaines? Me pardonnerez-vous ces longues semaines muettes? De grâce, je vous implore. Je ne sais pas, si moi, je serai me pardonner. Il me faut me laver et me purifier de tous ces espoirs que nous avions forgé…

Catelyn Rougefort m’appelle-t-on maintenant. On m’a extirpé violemment ce nom pour lequel je faisais ma raison de vivre... A quand serons-nous maître de nos destins Rhaenys? J’ai essayé, j’ai essayé… En vain puisqu’il ne me reste que des larmes et un coeur si sec… Une brûlure si sèche qu’elle se consume sans que je ne puisse rien y faire.

Dans ce fleuve de sang et de boue je me suis laissée enliser… J’implore la source de mes maux tortueux de me purifier, il semblerait que je doive me laisser à une petite mort de tout ce qui me lie et qui me lasse… Un faucon, tel un phénix, peut-il renaître de ses cendres? Pourrais-je retrouver grâce à leurs yeux? 

Mourir d’une deuxième mort semble être mon avenir prochain. Cependant, pourquoi choisir la terre quand on peut choisir le ciel? Le faucon a tenté de déployer ses ailes pour sauver l’honneur de sa famille, mais son aile droite fut blessée des épines d’une rose sauvagement gardée. De son sang déversé, la terre offre des pavots rouge, comme la mort qui attend ce peuple aveuglé par l’amour. Les derniers faucons entament leur longue descente et ceux qui restent n’ont plus d’horizon… Car qui, autre que mon cousin, pourrait accepter de rester parmi les fleurs et de s’adonner aux plaisirs terrestres? 


Je n’ai pas été élevée dans cette optique de vie. On ne m’a pas élevé pour cela.

Bâillonnée, j’assiste au crépuscule de ma lignée, cette lignée si pure dont on m’a écarté. Les Montagnes, mes chères montagnes, n’ont jamais été aussi froides et aussi austères. Où est donc passée la chaleur d’antan et les échos heureux des hauteurs de notre demeure céleste? Les Portes Sanglantes ne sont plus pétries du sang de nos ennemis mais de la propre famille qu’elle abrite. Ce froid glacial, au coeur de l’été, m’arrache ma jeunesse à coup de lance et dans un souffle verglacé a empêché toute fécondité d’un fils aussi fort que ces roches ancestrales.

Nul trace des Sept dans le Ciel quand bien même le soleil l’inonde. La Rose a fait de cette vie une poignée de terre dans lequel le bleu azur, muet, regarde le sang et l’eau couler de nos pores. Et demain, notre troupe partira sous le regard de ce Ciel qui ne féconde que pour nourrir les caveaux. Et fière, elle se devra de partie vers la petite mort qui l’attend.

Ce Jugement… Ce Jugement Rhaenys : il est le résultat de nos silences face à ces dernières années. Ils ont voulu, tous, nous faire taire et ils n’y ont que trop bien réussi. Alors même si en ce jour funeste, en cette veillée mortuaire, je ne suis pas l’épouse que j’aurais du être… Même si en cette nuit si chaude et sèche qu’elle me glace et pétrifie, en cette nuit : je vous promets que je continuerais à joindre mes forces à cette cause que nous partageons toutes les deux et que nous avons toujours partagées. Souvenez-vous du jour de vos noces ma chère amie? Depuis ce jour, mon amitié pour vous n’a cessé de grandir malgré les miles qui nous séparent. En cette nuit, où j’ai revêtu le manteau aux couleurs blanches et rouges de ma nouvelle Maison, mon coeur n’a cessé de penser à vous… Aussi solide que le roc dit-on de ma nouvelle famille, mais nul ne serait être aussi solide que l’amitié qui nous uni.

En ce jour où je vous écrit je me suis reçu deux gifles. La première, la plus velouté, venait de celle que je dois appeler ma cousine et la seconde venait de mon père, l’invisible. L’acier. Il m’a rappelé ce que signifiait notre maxime familiale et j’ai compris quelque chose qui ne m’étais alors jamais apparu si clairement. Je pensais que mon devoir et mon honneur résidait en l’action de devenir la suzeraine, de continuer cette prestigieuse et ancestrale lignée. La perpétuité. Je pensais alors, sauver ainsi le Val des épines empoisonnées de la Rose du Bief… Mais, la vérité est bien plus grave, bien plus dangereuse : je dois sauver ma région de mon amour même. Martyn s’est montré trop faible et si personne ne le voit depuis déjà de nombreuses nuits mes ancêtres royaux me le susurrent dans mes nuits tourmentées.

Le tourment. Le temps du tourment doit se terminer à l’apposition du sceau qui fermera votre parchemin. Les griffes du corbeau ne doivent délivrer un message crépusculaire, mais au contraire vous libérer un message bleu et argenté. Présage d’un avenir meilleur. Et si mon coeur, tremble aux desseins des Sept quand dans quelques jours, une poignée d’heures, un soupçon de moments, les épées s’entrechoqueront dans un glas mortuaire… Oui, si mon coeur chavire à l’idée que l'Etranger enveloppe de son long manteau ceux pour qui mon coeur bat, je sais qu’elle ne me prendra pas moi. Un jour la vérité brillera dans le Ciel, et ce jour là, les Sept baignés des rayons solaires ne regarderont plus les secondes comme des poignées de terre… Ils les regarderont comme des secondes aussi fertiles que lunaires : pleines de vie.



Quand bien même la mort, entre ses bras, à voulu me bercer de désillusion : Rougefort ou Arryn, mon nom importe peu car je reste et resterai l’héritière directe des ces Rois et Reines du passé qui m’ont couronné de leur force céleste. Je renaîtrais de cette petite mort dont les sanglots ne riment à rien et dont le sang ne doit être que fils et filles.


Avec toute l’affection et qu’il me reste en ces jours aussi chaud que noir, je vous embrasse.

J'attendrais vos nouvelles avec l'impatience d'une jeune enfant.

Votre cousine et amie Catelyn.




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AS HIGH AS HONOR
You were annoyed by the Seven, blessed by the moon but you don't yet possesses what really matters : the power. Without it you  will perish and all of Vale along with you. And now you dream of paradise but you must build it for yourself and let all the world know Catelyn Arryn has arrived.
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Rhaenys Targaryen
COURONNE
■ Localisation : Au Donjon Rouge, Port-Réal
MessageSujet: Re: A little bit of heaven    Mer 12 Nov 2014 - 21:57



A little bit of heaven


Quelques semaines avant le Jugement...


Ma très chère cousine,

Comme il m’est agréable de recevoir une telle missive, non pas que ce qu’elle contient me réjouisse, mais elle me réchauffe le cœur alors que je suis isolée et perdue dans cette contrée glacée. Je vous pardonne bien volontiers ma très chère amie, je n’ai jamais douté de votre amitié et de votre soutien, aucun silence ne pourra remettre cela en cause.

Maîtresses de nos destins… Voilà une idée bien illusoire, je vous le concède. Il m’arrive parfois d’imaginer mon destin si j’avais pu naître homme. Sûrement ne me retrouverais-je pas si loin de mes racines, surement n’aurais-je pas été exilée et punie pour avoir simplement voulu défendre la vérité et la justice.
Je suis fort attristée pour vous ma cousine, cette nouvelle que vous m’annoncez me surprend et me déçois. Je n’imaginais pas non plus que la rose puisse devenir maîtresse de la montagne et prendre une place que nous espérions être vôtre. Mais je vous en prie, ne perdez pas courage ! Si le destin nous réserve parfois des surprises désagréables, rien n’est jamais perdu pour toujours.

Au moment où je vous écris, je ne peux m’empêcher de penser à cette guerre déchirant le royaume. Tant de seigneurs que mon grand-père et mon père étaient parvenus à rassembler et à concilier et qui se déchirent aujourd’hui. Le dragon traître détruit ce qu’il avait tant convoité. Les plus faibles ne sont pas toujours ceux que l’on imagine. Votre Faucon et mon Dragon ne sont pas les puissants de toute cette histoire. Nous, oui. Relevez la tête ma chère cousine et reprenez courage, car notre heure arrivera. Il ne faut jamais en douter. Voilà la seule chose qui me permette de maintenir ce masque de force et de puissance sur mon visage. Cette perspective d’un avenir glorieux est bien la seule cuirasse me protégeant du froid, de la solitude et de la désolation qui ponctuent ma vie à présent.
Oh Catelyn si vous saviez… Ma vie n’a pas toujours été ainsi. Je n’ai aucun mal à me remémorer les souvenirs heureux de mon enfance. Tout comme vous j’étais née pour régner, pour être la digne héritière de mon père. Tant de bals, de fêtes et de festins… Je vois encore le regard amoureux de mes soupirants, l’admiration des jeunes filles de la Cour à mon passage… Il est fort probable que j’enjolive quelques uns de ces souvenirs idylliques… Mais tout se brisa en un battement d’aile… Le soleil cessa de briller du jour au lendemain, et ceux qui m’offraient autrefois des sourires et des présents scintillants n’osaient même plus poser les yeux sur moi.
Et qu’avais-je fait de si terrible ? Qu’était donc mon crime ? Je me suis contentée de me battre pour la justice et la vérité, et l’on tenta de me museler. Je ne pourrais pas exposer la réalité de cette période sombre de ma vie, mais croyez-moi, les méfaits du Dragon Traître étaient bien pires dans le cadre intime du palais que ceux qu’il perpétua à l’extérieur.
Mais je ne laisserai jamais la violence et la cruauté vaincre face à la justice et à l’honneur. Tout comme vous devez vous battre pour le Val, je dois me battre contre l’obscurité et le voile noir tombé sur les Sept-Couronnes. Notre destin n’est pas celui d’une vie calme et bien rangée, nous n’aurons sans doute jamais le droit à une existence douce et réconfortante. Mais nous entrerons dans l’histoire pour avoir su garder la tête haute lorsque tous la baissaient, pour avoir su dire non envers et contre tous. Voilà notre destin et notre devoir.

Le nom importe peu… Je ne saurais vous contredire. L’on me dit Dame de Winterfell, Lady Rhaenys Stark… Mais je ne suis pas autre chose que la Princesse Rhaenys Targaryen. Le nom, le mariage, l’exil, tout cela n’est rien, et ne change rien à mon identité. Pourtant, c’était ce qu’espérait le dragon traître. Sûrement s’imaginait-il que le mariage m’adoucirait, que le loup ferait de moi une mère rapidement et ainsi diminuerait mes ardeurs. Là était son erreur. Rien ne pourra me faire taire. Ni le loup, ni le dragon. Je suis du sang du Dragon, du dragon légitime, je ne ploie pas face à mes inférieurs.

Pardonnez-moi ce discours plus guerrier que je ne le voudrais… L’exil et le froid me rendent amère et belliqueuse. Pourtant, cette lettre s’adresse à l’une des seules personnes n’ayant jamais trahit mon cœur et ma cause. Vous m’êtes si chère, ma douce cousine, et votre souffrance me peine douloureusement.


Je dois couper court à cette missive malheureusement, mon époux et seigneur semble se décider à me rejoindre, et je ne voudrais pas qu’il ne tombe sur cette correspondance.
Il nous faut conserver cet échange secret, à tout prix mon amie. Brûlez cette missive dès lors que vous aurez achevé votre lecture, tout comme je le ferai de mon côté. Si les mots s’enniront en fumée, il n’en est pas de même de notre lien qui ressortira fortifié des flammes.

Recevez toute ma tendresse et soyez assurée de mon amitié forte et indéfectible.


Dans l’attente impatiente de vous lire à nouveau.



Votre cousine et fidèle amie, Rhaenys.



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Catelyn Arryn
VAL D'ARRYN
■ Localisation : Port Réal, Couronnement.
MessageSujet: Re: A little bit of heaven    Lun 20 Avr 2015 - 16:24



A little bit of heaven


Quelques semaines après le Jugement...


Ma tendre amie,

J’ai tardé à vous donner de mes nouvelles car il me semblait impossible, depuis Chelsted -véritable nid de traites-, de vous envoyer un corbeau sans que celui-ci ne soit intercepté. A nouveau dans mes montagnes solitaires, je peux me confier à vous sans craindre un oeil étranger.

Comme vous devez le savoir aujourd'hui. Les troupes alliées ont perdues lorsque la main du Cerf Couronné a donné le dernier souffle à votre oncle. Sa tête déposée au milieu de tous son honneur retrouvé. Il aura été nécessaire d’un ciel sanglant et assoiffé pour que la vérité divine éclate au grand jour. Au milieu de ces chevaliers trop preux, l’Usurpateur a reçu un coup mortel. Sa trahison exposée aux yeux de toute l’aristocratie et de la noblesse… Cet homme qui a fait tuer le Prince Tristam Martell, dans le seul but que Dorne se retourne contre le Val. Et bien plu, que les Sept se retournent contre notre cousine Etaine. Depuis le début il sait qu’il s’assoit sur un trône qui en aucun cas n’aurait du être le sien… Sans le Val, sans le Nord, il n'était rien. Nous lui avons donné aveuglément la force qu'il attendait, la force qu'il lui fallait. Si vous saviez comme je m’en veux, comme je m’en veux de n’avoir jamais clamé haut et fort mon dégout pour notre allégeance à Maegor…
Notre vertu cardinale familiale m’a interdit de faire justice à l’idée de l’Honneur lui-même.

Tandis que nous chevauchions vers nos terres, sous les visages des Valois qui venaient nous saluer, une force s’est emparée de moi. Une rage nouvelle et incandescente. Nos chaînes sont rompues, nos ailes à nouveau déployées. Nous sommes libres. Moi aussi. Mon devoir n’est plus seulement à ma famille, mais à mon peuple dans son intégralité. Ce peuple qui m’a vue naître, qui m’a portée toutes ces années… Ce peuple qui a donné ses fils pour une cause qui n’en était pas une. Leurs assassinats ne seraient rester impunis.

Le signe de cette nouvelle vie, de cette nouvelle force réside entre les hanches de Roslinn … Arryn. Elle porte enfin l’héritier, nous devons l’espérer, que le Val attendait. L’idée m’est détestable, et pourtant je me réjouis car grâce à cette tardive naissance nous nous verrons très prochainement. Là, réside mon autre nouveau devoir : vous porter à la place qui devrait être vôtre. Nous parlerons à Laendra, elle nous aidera. Tout comme mon époux. C’est un homme bon et au cours de ces dernières semaines je n’ai pu m’empêcher de reconnaître intérieurement que cette union n’était peut-être pas une si mauvaise chose. On ne m’a pas arrachée de mes racines… Au contraire, on me donne la chance de les défendre et de les solidifier. J’ai parlé à Martyn à l’aurore du Jugement… Mi-mots difficiles, malheureux, renaissants... il m’écoutera. Bien plus, il nous écoutera : moi, vous et nos cousines.

Vous l’avez dit vous même, nous ne serons jamais ces femmes qui peuvent profiter d’un bonheur paysan. Nous sommes couronnées et prisonnières de cette même royauté que tant nous envient. Mais nous pouvons au futur arracher un bonheur pour ces vies que nous donnerons. Nos enfants grandiront dans un monde où la pureté des lignages sera respectée et que jamais un Usurpateur ne viendra souiller. Ils vivront dans un monde que nous aurons façonné. Ces enfants, respireront ce que nous leur offrirons. Mon coeur est vôtre Rhaenys et s’il le faut, je me battrais pour vous. Je n’ai certainement pas la conversation d’un dragon, mais je suis bien plus preux que la majorité des hommes qui se battent actuellement.

La Jugement des Sept a été éprouvant. Je n’ai jamais regardé autant de fois derrière mon épaule, je n’ai jamais du porter mon nom aussi haut et je n’ai jamais du affronter la mort comme je l’ai vue danser ce jour là. La terre était pourpre. Et dans les estrades, que nos couleurs soient alliés ou rebelles, tous les coeurs étaient soulevés devant cette horreur qui se jouait devant nos yeux. J’ai cru voir mon père mourir par deux fois sous les mains d’un Biefois. Que nos ancêtres regardent où leur double alliance a mené...

Je suis soulagée d’être rentrée aux Portes de la Lune. Quitter les riches paysages verdoyants pour mes majestueux et austères rocs.

Ces prochains jours signeront les véritables moments de ma vie d’épouse. Loin déjà, me semble la jeune fille qui les yeux rêveurs n’espéraient que les Eyrié. Le perchoir des faucons. Pourtant, épouse je ne me suis jamais sentie plus proche de mon peuple. Je serai une véritable soeur et une mère pour lui. Je serai ce faucon que jusque là je n’avais pas complètement dompté… 



Mais assez parlé de moi. Freyja s’est montrée très digne lors du Jugement. Elle a assisté Roslinn toute la durée de notre séjour et je crois qu’elles entretiennent une relation cordiale qui ne serait que réjouir votre époux mon cousin. Nul doute que l’horreur à laquelle elle aura assisté l’aura profondément changée. Ses nuits doivent être tourmentées d’images déchirantes, mais aux côtés de Roslinn et Martyn, elle est entre des mains aimantes. Mon inquiétude est tournée vers Etaine, son propre peuple s’était retourné contre elle et bien plus qu’un peuple des nations entières. Ses fils verront ces prochains jours déterminants… Je me dois de les soutenir tous les trois, et protéger ces deux chérubins que tous repoussent. 


Hélas, il me faut superviser le déchargement de notre caravane poussiéreuse. Epouse disais-je... Je vous laisse donc, le coeur lourd de ne pas pouvoir vous écrire plus souvent et plus longtemps. Mes pensées les plus douces sont avec vous et je vous envoie des baisers aimants sur vos deux joues.

Votre éternelle amie,

Catelyn.




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