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 Roderik Bolton ¤ Nos lames sont acérées

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Roderik Bolton
NORD
■ Localisation : Fort-Terreur
MessageSujet: Roderik Bolton ¤ Nos lames sont acérées   Mar 24 Nov 2015 - 10:36


Roderik Bolton

feat. James Purefoy

♦ Charismatique ♦ Fourbe ♦ Direct ♦ Agressif ♦ Entreprenant ♦ Envieux ♦ Combattant ♦ Autoritaire ♦ Déterminé ♦ Provocateur ♦ Mystique ♦ Défenseur acharné des anciens dieux ♦ Conservateur

La maison Bolton est la seule qui mérite qu’il se batte. Il dissimule à peine son mépris pour les Stark et oeuvre pour étendre l’influence de sa famille au Nord.


Gloire aux rois rouges !

◮ Titre(s) :
Seigneur de Fort-Terreur, vassal des Stark de Winterfell

◮ ge :
43 ans

◮ Lieu de naissance :
Fort-Terreur

◮ Situation :
Veuf

◮ Statut :
PV

◮ Groupe :
Le Nord

Gloire aux sires de Fort-Terreur !

◮ Maison :
La maison Bolton est l’une des plus ancienne du Nord. Longtemps, les ancêtres de Roderik furent en rivalité face aux Stark de Winterfell, les Rois-Loups affrontant régulièrement les Rois Rouges.
Aujourd’hui, avec l’affaiblissement du pouvoir des Stark, la maison bolton se pose de plus en plus en contre-pouvoir crédible au sein du Nord.

◮ Famille :

Roderik est le fils de Sigfryd & Lana Bolton.

Il est également le neveu de Brandon Bolton, qui fut son prédecesseur au titre de seigneur de Fort-Terreur.

Il fut marié à Lyra Flint, qui disparu 39. Ils ont eu deux enfants, deuxgarçons qui font la fierté de leur père.

    Podrik Bolton, 28 ans, héritier de Fort-Terreur
    Edrik "Ned" Bolton, 25 ans


◮ Informations complémentaires & faits divers :
Roderik est un Bolton, un vrai. Il n’est certainement pas disposé à ployer le genou devant les Stark et leurs alliés. Toujours est-il que Roderik est un conservateur, un vrai. Il accepte assez mal de se savoir sous la férule d’un suzerain qui a épousé une Targaryen, issue de l’inceste et vendue aux Sept du Sud, et non pas aux anciens dieuw.

DIS-MOI TOUT...

Comment vivez-vous l'instabilité politique et les guerres qui enflamment Westeros ? Comment le supportez-vous au quotidien dans votre région ? ✒ Le Nord a été relativement épargné par les conflits qui embrasent Westeros. Toutefois, la maison Bolton a perdu des troupes, lors de la descente au Sud par Jorah Stark pour porter assistance au roi-dragon. Cette alliance, dénoncée dès le début par Roderik, a prouvé qu’elle n’apportait rien de bon au royaume de l’hiver. Roderik en tient encore rigueur à son suzerain, d’avoir accepté d’épouser une sudienne, au regard des Sept qui plus est, et d’avoir porté assistance à ceux qui avaient soumis son grand-père.

Les Rebelles sont désormais arrivés aux portes de Port-Réal. Avec la bataille qui s'annonce, comment vous positionnez-vous ? Soutenez-vous Maegor ou Jaehaerys et comptez-vous agir ? ✒ Maegor ou Jaehaerys, qu’importe ? Les histoires de trônes des Targaryen ne concernent guère les Bolton, et Roderik se fiche éperdument de savoir quel dragon se tient sur le Trône de Fer. Il n’agira que pour soutenir la domination de sa famille sur le Nord.

Quelle est votre ambition personnelle ? ✒ L’ambition de Roderik est celle de tout Bolton qui se respecte, du moins de son point de vue : faire payer les Stark, leur ravir Winterfell et assurer la suzeraineté sur le Nord.


DERRIERE LE MASQUE
• Age |
21 ans
• Prénom ou pseudo |
Valou’
• Sexe |
Homme
• Comment as-tu connu le forum ? |
Voici mon QC *-*
• Autre chose ? |
Le caca de pigeon, c’est caca, faut pas manger

image by Ted Nasmith # code by ATC.

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Roderik Bolton
NORD
■ Localisation : Fort-Terreur
MessageSujet: Re: Roderik Bolton ¤ Nos lames sont acérées   Mar 24 Nov 2015 - 10:38


Roderik Bolton

« Nos lames sont acérées »


BUT FIRST WE LIVE

Royaume des Sept Couronnes,
Nord,
Fort-Terreur,
An 22 après la Conquête.


Cela faisait deux jours que la neige avait cessé de tomber sur les terres Bolton. Ce qui restait du tapis d’un blanc virginal était désormais transformé en une boue grise et collante. Dans la grand-cour de Fort-Terreur au-dessus de laquelle flottaient les bannières à l’écorché, le jeune Roderik venait de rentrer de la chasse. Quatre hommes d’armes l’avaient accompagné, et ils ramenaient un daim, quatre perdrix et un loup. C’était surtout ce canidé qu’avait traqué Roderik. Il avait été aperçu dix jours auparavant, près d’une ferme du domaine familial. Roderik n’aimait guère les loups. Et celui qu’il ramenait avait beau être jeune et relativement chétif, il allait tout de même finir en fourrure pour le jeune homme. Déjà morose en temps normal, l’ambiance à Fort-Terreur était désormais délétère.

Le seigneur Brandon était mourant. De l’avis de Roderik, cela faisait bien trop longtemps qu’il l’était, mourant. Mais cette fois-ci, c’était visiblement la bonne. D’ailleurs, dès que ses bottes s’enfoncèrent dans le magma sale qui recouvrait la cour de Fort-Terreur, il sut que la situation était préoccupante. Les bannières étaient affaissées à mi-hauteur, la cour était vide et les quelques hommes qui se trouvaient dans la cour avaient adopté une mine renfermée et austère. Roderik avisa plusieurs chevaux au niveau des écuries, dont celui de son père, Sigfryd. Ce dernier, un homme massif qui aimait la chasse et la viande de venaison, avait sans doute accouru depuis Karhold où il avait été envoyé en ambassade. L’un des soldats de la maison Bolton s’approcha d’ailleurs vers le jeune homme au regard bleu glacier.

« Roderik, votre père est au chevet de Sa Seigneurie, il vous demande d’attendre dans l’antichambre. »

Le jeune homme de dix-sept ans hocha la tête et ne se dirige absolument pas vers les bâtiments du château ancestral des Bolton mais bien vers le bois sacré. Profondément dévot envers les anciens dieux du Nord, Roderik croyait profondément en leurs pouvoirs et en tous les contes et légendes associés aux barrals et aux Enfants de la Forêt. Il allait donc prier les anciens dieux d’accueillir sous peu l’âme de son oncle. Il passa sous un porche recouvert de neige cristallisée pour enfin se retrouver dans le bois sacré. Il appréciait ce lieu saint, calme et propice aux méditations dont il s’abreuvait pour faire le vide dans son esprit.

Le bois sacré était bien moins fourni que celui de Winterfell, toutefois, le barral avait fière allure et s’il se trouvait seul dans une cour, il n’en restait pas moins un lieu sacré pour les hommes du Nord. Conformément aux rites, Roderik s’agenouilla dans la neige sale et commença à prier, écartant les bras et commençant à psalmodier des paroles saintes en l’honneur des anciens dieux. Il demanda à ses derniers de veiller sur sa famille, sur tous les Bolton, et d’assurer à son oncle Brandon le repos et la paix éternels. Il laissait le froid le transir, juste peine de la part des dieux des Premiers Hommes pour accepter sa prière.

« Ca fait longtemps que tu es ici ? »

Roderik rouvrit les yeux. Derrière lui venait de jaillir du calme du bois sacré, la voix d’Edryk, son cadet de deux ans, promis à une Omble. Chevalier de la maison Bolton, il n’avait jamais pensé à être un jour en seconde ligne d’héritage pour Fort-Terreur. Il était impulsif, violent et, de l’avis de Roderik, profondément stupide. Le jeune héritier se releva pour faire face à son petit frère, mesurant à peu de choses près la même taille que lui mais ayant développé une imposante musculature, préférant l’entraînement martial à l’héraldique. Les deux frères ne se supportaient pas.

Edryk reprochait à Roderik sa suffisance et son dévouement à la cause Bolton, qui faisait de lui la fierté de leur père. Depuis qu’ils avaient compris que leur oncle mourrait sans héritier direct, et qu’au regard des lieux des hommes et des dieux, ce serait leur père, Sygrid, qui récupérerait la chaire de Fort-Terreur, Roderik avait déployé maints efforts pour se préparer à devenir le futur seigneur Bolton. Et alors qu’il connaissait relativement bien l’héraldique et la stratégie militaire, il avait également développé de profonds talents à la cavalerie et à l’épée, rendant son frère fou de jalousie.

Roderik, lui, reprochait à Edryk d’être profondément immature, et de s’apparenter plus à une bête stupide qu’à un vrai chevalier. Il en avait pour preuve que son cadet lisait avec difficulté et ne savait guère écrire, tandis qu’il utilisait la force brute pour défaire ses adversaires au combat quand Roderik préférait l’agilité et la précision.

Il toisa donc son cadet d’un air froid et fermé.

« Que veux-tu, Edryk ?

- Ils veulent te voir, ils disent que c’est urgent.
»

Roderik se dirigea vers la sortie sans un autre mot pour son frère, soucieux de ne pas causer d’esclandre en pareil lieu et en un tel jour. Le jeune homme de 17 ans laissa son cadet pour revenir vers la cour de Fort-Terreur et se diriger vers les bâtiments qui abritaient les appartements du seigneur. Les couloirs du fief des Bolton étaient vides et froids. Quelques torches crépitaient au mur, mais l’ensemble semblait presque hanté tant il était désert et lugubre, seulement éclairé par ces torches et les fenêtres sur lesquelles s’amoncelait lentement mais sûrement de la neige gelée, donnant aux couloirs une lumière bleue glauque.

Lorsqu’il arriva dans le couloir menant à la porte de la chambre seigneuriale, il eut l’impression de retrouver l’intégralité du château ici. La plupart des chevaliers et nobles ayant bonne entente - ou le souhaitant - avaient fait le déplacement, certains avec leurs femmes. Certains soutenaient la femme du mourant, tandis que d’autres complotaient visiblement pour la suite. La plupart des messes basses s’éteignirent lorsqu’on remarque que Roderik avançait à pas de loups vers la porte gardée par deux hommes d’armes à l’Ecorché. Lorsqu’ils le reconnurent, ils le laissèrent passer et refermèrent la porte derrière lui.

L’ambiance était bien différente dans la chambre du seigneur Bolton. De nombreux chandeliers apportait de la lumière et de la chaleur tandis que son père Sigfryd se trouvait au chevet de son oncle. De l’autre côté du lit, le Mestre Olen restait près à aider comme il pouvait. A l’entrée de Roderik, tous les regards se tournèrent vers lui. Le visage de son oncle exprima une satisfaction immense. Il interpella son neveu d’une voix fatiguée.

« Roderik, mon garçon, approche. »

Docilement, presque méfiant, Roderik s’avança jusqu’au chevet du lit. Il sentit la main, froide, de son oncle attraper la sienne, avec une poigne si faible qu’il aurait juré que son oncle avait seulement posé sa main sur la sienne. A côté du jeune homme, son père bien que visiblement peiné de voir son frère s’en aller, semblait rayonner à l’idée de devenir seigneur d’ici la fin de la journée.

« Je voulais que tu sois là. »

Le jeune homme eut un sourire triste. Voir mourir quelqu’un de sa famille était un spectacle difficile, surtout à 17 ans. Son oncle avait toujours été là, depuis sa naissance. Il était déjà seigneur lorsque Roderik était venu au monde. C’était pour son oncle qu’il avait appris à se battre, et avec lui qu’il avait chassé de nombreuses fois, participant aux battues seigneuriales.

« Olen, prenez note de ce qui suit, je vous prie. Moi, Brandon Bolton, seigneur de Fort-Terreur, fait de Roderik Bolton, mon neveu, le digne et seul héritier de Fort-Terreur, puisse-t-il exercer son pouvoir avec force et honneur. »

Roderik nota que le visage de son père se décomposa littéralement. Sa bouche s’ouvrait à intervalles réguliers comme pour essayer de dire quelque chose sans que rien ne sorte. Il finit par se lever d’un coup sec, sa bedaine ventripotente tressautant, son teint virant au rouge sombre.

« Brandon, enfin ! »

Puis, il tituba et manqua de s’effondrer, tout en devenant subitement pâle. Roderik se précipita pour le retenir. Le Mestre arriva à son tour et aida Sigfryd à quitter la pièce. Roderik ignorait alors qu’il quitterait le monde des vivants avant la fin de l’année, terrassé par la décision de son propre frère de lui préférer son fils à lui. Lorsque le calme revint, Brandon reprit la parole dans ce qui n’était plus qu’un souffle de vie.

« Roderik, si je t’ai choisi à la place de ton père, c’est pour que tu sois la fierté de notre maison. Sois un vassal loyal, honore le nom des Stark nos suzerains, et fais de notre maison la plus respectable du Nord. »

Un sourire empreint de compassion impuissante se montra sur le visage du jeune homme tandis qu’il s’agenouillait pour être au plus près de son oncle. Il prit la main de son oncle dans la sienne et posa son regard dans le sien.

« Oncle Brandon, je vous remercie de la confiance que vous m’accordez. »

Il déposa la main du mourant sur le lit et se releva tranquillement, annonçant les mots suivants avec une froide décontraction.

« Je mènerai la maison comme je l’entendrai, quoique vous en disiez. Et tant pis si vous vous retournez dans très prochaine tombe, mon oncle. »

Le regard du vieil homme se fit grand durant une seconde, les yeux écarquillés fixèrent avec surprise totale le futur seigneur de Fort-Terreur. Cette seconde de stupeur absolue laissa bientôt place à un regard vitreux alors que le vieux Brandon Bolton rendait l’âme avec pour seul témoin son digne successeur, Roderik Bolton, 17 ans, Sire de Fort-Terreur, héritier de la lignée des Rois rouges et nouvel ennemi des Stark.

* * * * *

Tout début de l’an 47,
Westeros,
Terres de l’Orage
Non loin du Fenil.


Par-delà le tumulte de la bataille monta un son grave qui recouvrit tout.

Roderik fit pivoter sa monture caparaçonnée tandis qu’il levait son bouclier presque fendu en deux parties pour se protéger d’une flèche qui se ficha dans le bois doublé d’acier. C’était le signal de la retraite. Le Sire de Fort-Terreur se retourna pour jeter un coup d’œil : l’étendard des Stark, surplombé par celui des Targaryen avait été rejoint par le cerf couronné et une féroce mêlée était visiblement en train de se terminer. Roderik jeta des regards à droite et à gauche, constatant que les autres seigneurs faisaient comme lui : tous se cherchaient du regard pour se concerter sans un mot. Ce fut à cet instant qu’il put voir Amaury Glover tomber, fauché par une flèche rebelle.

« En arrière, en arrière ! Maintenez la formation ! » beugla le Bolton tandis que ses hommes menaçaient de se retourner et de partir en courant.

Roderik étouffa un juron lorsqu’un cavalier aux armes des Connington fonça sur lui, épée au clair. Il enfonça ses talons dans les flancs de sa monture et se déporta suffisamment pour casser la vitesse de son ennemi qui fut obligé de pivoter et d’interrompre sa charge pour continuer à suivre Roderik. Ce dernier en profita pour s’élancer au travers du champ de bataille et il essaya d’asséner un coup latéral à Roderik qui le remercia de l’effort par un coup direct et frontal, enfonçant son épée dans le visage de son adversaire. Le crâne de l’assaillant se fracassa en une multitude de fragments sanglants qui s’éparpillèrent partout, y compris sur l’amure de Roderik. Une fois débarrassé de cet ennemi dont le corps démantibulé tomba lourdement à terre, le Sire de Fort-Terreur chercha ses troupes du coin de l’œil. Celles-ci s’étaient repliées sur une position défensives et les Orageois refluaient également, laissant les Loyalistes se retirer. Son regard croisa également l’un des deux jumeaux Mormont qui se repliait également.

Roderik fit trotter sa monture épuisée vers la ligne de défense qui était en train de se former, les fantassins du Nord étant épaulés par les archers. De toute la zone refluaient combattants et cavaliers, issus de la noblesse ou du vulgaire, tous les Loyalistes se repliaient désormais après la sonnerie de la retraite. Le jour commençait à décliner, la bataille n’aurait guère duré plus longtemps. Toutefois, tout n’était pas encore terminé, et il brûlait de comprendre ce qui s’était vraiment passé.

Il passa la ligne de défense presque paisiblement, tant les combats avaient cessé. Quelques escarmouches restaient encore indécises à droite, à gauche apprit-il, mais globalement, c’était terminé pour aujourd’hui. Et au vu de ce qu’elle leur avait coûté, l’expédition de Ser Theon était compromise. Il finit par revenir vers le centre névralgique des soutiens de Maegor, la tente de commandement du frère du suzerain du Nord, Theon Stark. Ce dernier était grièvement blessé, et sans doute surpris par la violence de l’attaque qui avait frappé jusqu’à son cercle de commandement. Il avait failli perdre Theon Stark, dommage qu’il n’y soit pas passé, c’était le seul que Roderik n’aurait certainement pas regretté. Par contre, ils déploraient la perte de l’héritier Glover et ainsi que celui de Karhold, Kevan, le frère de Lyanna, avec laquelle Roderik avait entretenu une correspondance assidue. Il avait alors pour projet secret de l’épouser, avant que le seigneur Jeor Karstark ne conclue finalement une alliance avec le frère cadet de son suzerain. Il n’aurait du coup aucun problème à contacter la fille de celui qui était tout ce qu’il restait comme figure paternelle à celui qui avait été durant de nombreuses années le plus jeune seigneur du Nord.

Au soir de ce que l’on allait appeler la bataille du Loup-Griffon, il était temps de faire les comptes. Et ils n’étaient pas beaux à voir. Les rebelles Baratheon avait stoppé net l’incursion loyaliste au Sud, sous la bannière Stark. La moitié des effectifs étaient manquants, et on ne comptait plus les blessés. Décision fut prise de se retirer, et d’abandonner l’idée d’attaquer les Terres de l’Orage. Quant à Roderik, il était assez satisfait de pouvoir enfin quitter cette région, définitivement trop au Sud pour lui. Avec un peu de chance, pensa-t-il un peu plus tard, alors qu’il organisait le rapatriement des blessés, peut-être pourraient-ils rentrer vers le Nord, repasser Moat Cailin et oublier cette désastreuse expédition.

Plusieurs heures avaient passé et la troupe restait dans l’ignorance la plus totale quant à son sort. La nuit était maintenant tombée et on distinguait, au loin, les torches des veilleurs rebelles, sur les remparts du Fenil. Roderik était dans sa tente, à frotter ses articulations ankylosées par cinq heures de rude bataille.

« Seigneur Roderik, Ser Theon demande à vous voir. »

Le Bolton jeta un regard glacial à l’envoyé, Edmure Manderly, l’héritier de Blancport. Au moin étaient-ils parvenus à en sauver un, de fils prodigue. Roderik se leva péniblement et avança à la suite du jeune homme. Ils traversèrent le camp, remplis de blessés plus ou moins grave, et de survivants moroses, qui regardait cuire leur viande sans conviction. Ils se présentèrent devant la grande tente blanche du frère cadet Stark gardée par deux hommes de la garde du Nord. Roderik se fit violence pour ne rien exprimer à la vue des bannières au loup.

A l’intérieur de la tente, dotée du strict nécessaire en terme de mobilier de campagne, Ser Theon Stark était allongé sur son lit, et entouré par deux mestres qui le rafistolaient. Roderik s’arrêta dès l’entrée passée, s’efforçant de rester à distance de celui qui était pour l’instant l’héritier du Nord.

« Vous avez demandé à me voir, Ser ? »

Le regard calme et posé du Loup se posa sur l’Ecorché. Ce dernier sembla s’éveiller quelque peu à la vue de celui qui était plus ou moins devenu le commandant de la force loyaliste.

« Seigneur Roderik. Oui. Je ne sais pas si je survivrai, et je voulais vous confier le commandement de la troupe.

- Très bien. Quels sont vos ordres, Ser ?
demanda Roderik sans manifester la moindre émotion à la potentielle mort prochaine du Stark.

- J’ai besoin que vous remontiez plein Nord, et que vous trouviez mon frère pour faire jonction avec lui, le prochain objectif du Roi est Harrenhall. Vous avez le commandement.
»

Roderik se pencha légèrement pour signifier son accord à la tâche qu’on lui confiait et il se dirigea vers la sortie de la tente sans un mot de plus. Il était désormais temps pour lui de terminer de rédiger la lettre qu’il allait envoyer à Winterfell pour prévenir la jeune Lyanna Karstark de la blessure de son mari et de la mort de son frère, faisant d’elle l’héritière de Karhold.

Toute la nuit durant, les préparatifs de la retraite en bon ordre ordonnée par Theon Stark et supervisée par Roderik Bolton se poursuivirent. Commandant accompli, le Sire à l’Ecorché n’avait guère eu trop de pertes dans son contingent de troupiers. Aussi, il fut épaulé par ses troupes, qui savait comment il fonctionnait et ce qu’il attendait d’eux. Et ce qui aurait pu être une déroute complète se transforma en retraite tactique, en bon ordre, laissant les rebelles seuls aux petits matins. La bataille du Loup-Griffon était perdue pour tous les Loyalistes, sauf pour les Bolton. Et cela expliquait d’ailleurs le sourire en coin qui perlait de temps à autre au coin des lèvres de Roderik.

* * * * *

Cinq mois plus tard,
Westeros,
Conflans,
Siège d’Harrenhall,
Camp de l’armée loyaliste.


Ils étaient tous là : le seigneur suzerain du Nord, Jorah Stark, son second, l’homme du Roi et seigneur de Farring, Rodrik, et tant d’autres parmi lesquels les seigneurs Jeor Karstark de Karhold, Roderik Bolton de Fort-Terreur, et Timeon Mormont de l’Ile-aux-Ours, ainsi que les enfants de grandes familles du Nord et d’ailleurs, Edmure Manderly de Blancport, Edrys Glover de Motte-la-Forêt, et tant d’autres. La majorité de l’armée loyaliste, plus de huit mille hommes, était constituée de natifs du Nord, même si l’on comptait également quelques vassaux de la Couronne ainsi que des mercenaires qu’avait recruté Meleagant Darry, le Grand Argentier du Roi, également présent. Et tous attendaient désormais. Comme ils attendaient depuis des semaines, depuis qu’ils avaient jeté le siège devant la titanesque ruine qu’était la forteresse d’Harren le Noir. Tout autour de l’immense citadelle dévastée par le feu-dragon, des centaines de feux de camps brûlaient pour alimenter des milliers de soldats, alors que des dizaines de bannières de tout genre claquaient au-dessus des tentes, et au-dessous de la grande oriflamme royale représentant le dragon tricéphale des Targaryen.

Il pleuvait. Une averse fine et légère qui trempait la campagne alentours du rêve consumé d’Harren le Noir. A l’entrée de la tente de commandement, abrité par le paravent du porche d’entrée, Roderik contemplait, pensif, la silhouette de la titanesque forteresse. C’était sur ces mêmes terres qu’avait eu lieu la première bataille d’Harrenhall, celle qui avait vu le premier affrontement majeur entre rebelles et loyalistes. Ce dernier s’était soldé par une sévère défaite pour les alliés de la Couronne, avec de nombreuses pertes, le dragon Meraxes blessé et des rebelles tenant toujours la sinistre place-forte. Et désormais, l’Histoire se répétait, les Loyalistes assiégeant de nouveau les rebelles à Harrenhall. Face à eux, le jeune Robb Baratheon, héritier d’Accalmie qui s’était solidement retranché derrière les épaisses murailles.

Roderik laissa entrer le seigneur commandant les forces du Val entrer sous la tente, et le suivit sous les pans de tissus détrempés. Autour d’une grande table, se trouvait l’état-major de l’armée loyaliste. Jorah Stark, en sa qualité de commandant supérieur, se mit à introduire l’objet de la réunion.

« Messieurs, nous voici désormais tous réunis et nous avons à discuter de la stratégie à adopter face aux forces de Ser Robb Baratheon. Nous disposons du plein soutiens des troupes du seigneur suzerain du Val et des loyalistes de la Couronne menés par le seigneur Farring. «

Roderik, quant à lui, patientait dans un coin sombre, attendant de voir vers quoi tendrait la stratégie des fidèles de Maegor. Le sire rouge ne cautionnait pas l’implication du Nord dans cette guerre civile du Sud. Il ne souhaitait guère s’investir plus que pour sauver sa vie et celle de ses hommes. Lassé, le Sire de Fort-Terreur s’abîma dans la contemplation du spectacle de marionnettes seigneuriales qui étaient devant lui, tout en se laissant porter par l’atmosphère. L’odeur du brûleur d’huile suspendu au-dessus de la table, la voix calme et posée de Jorah Stark expliquant son plan, un cor sonnant dans le lointain, tandis que la pluie rebondissait sur la toile de la tente, alors que dehors, s’interpellait des hommes du Roi.

La réunion continuait, s’enfonçant dans des détails aussi techniques qu’ennuyeux. Une nouvelle fois, un cor sonna dans le camp des assiégeants, mettant cette fois la puce à l’oreille de Roderik. Et encore une fois. Un cri fusa de dehors.

« Aux armes ! Aux armes ! »

Sans attendre, Roderik dégaina son épée au milieu des seigneurs loyalistes et se rua dehors. De toutes parts couraient des hommes du Nord, du Val et de la Couronne. Le Bolton interrompit un archer dans sa course.

« Que se passe-t-il ?

- Les rebelles, m’seigneur ! Y font une sortie !
»

Roderik relâcha la prise qu’il avait sur le bras de l’homme pour se retourner vers la distante silhouette d’Harrenhall. En contrebas des remparts jetés à bas et consumés par le feu de la Terreur Noire. Une multitude de torches illuminaient l’armée des Baratheon, sous le commandement de l’héritier d’Accalmie, faisant une sortie pour venir affronter l’ost portant la bannière du Roi. Une nouvelle fois, un cor sonna dans le camp, sommant tous les loyalistes de se mettre à leur poste. Roderik se rua dans le sol boueux du camp pour aller trouver ses hommes, qui étaient déjà en train de s’équiper et de préparer leurs chevaux. Roderik s’installa sur sa monture.

« A vos postes, mettez-vous en phalange et déployez-vous ! Archers, je vous veux derrière ! »

Plusieurs cavaliers passèrent en groupe, portant au-dessus d’eux la bannière des Aryyn, pour marquer leur allégeance à leur seigneur suzerain. Déjà, les troupes Baratheon arrivaient sur le camp, prenant par surprise l’entièreté de l’armée loyaliste, pourtant plus nombreuse et plus reposée.

« Préparez-vous au choc ! »

Les archers décochèrent leurs premières flèches, allant se perdre dans les innombrables rangs ennemis. En retour, des projectiles frappèrent les lignes loyalistes constituées à la hâte. Le cheval de Roderik hurla soudain, en se cambrant, alors que le Bolton faisait tournoyer son épée au-dessus de sa tête pour encourager ses hommes. Visiblement, sa monture était stressée, et Roderik dut se cramponner pour de bon afin de ne pas tomber. Puis, le cheval bascula sur le côté sans raison, et Roderik eut à peine le temps de déchausser ses étriers qu’il s’effondra dans la boue aux côtés de son cheval. Il se releva avec peine et découvrit une flèche fichée dans le flanc du cheval, qui battait désespérément des sabots dans la boue, alors qu’il souffrait sous le coup de sa blessure. Roderik souffla sous le coup de la douleur pour se relever et envoya son épée dans le cou de sa monture afin de l’achever proprement, ne risquant plus ainsi de se prendre un coup de sabot.

Dans le même temps, les deux armées s’affrontaient désormais au milieu du camp loyaliste. Durant une bonne vingtaine de minutes, Roderik et ses hommes, encadrés par le reste de l’armée du Roi, tinrent bon sur leurs positions, ne cédant guère de terrain. Roderik se trouvait désormais au cœur de la mêlée, abattant son épée à droite et à gauche, l’épaule engourdie par l’effort. Il planta sa lame dans l’estomac d’un piquier des Terres de l’Orage et essaya de reculer pour avoir une vue d’ensemble. Sur le côté, des renforts à cheval remontait la ligne défensive des loyalistes pour venir apporter du soutient là où il y en avait besoin. Sur l’ensemble de la ligne, les hommes du roi tenaient la position. Roderik estimait que quelques cavaliers en renforts ne seraient toutefois pas de trop. Il regarda où en était leur progression, ils approchaient justement. Et Roderik remarqua leur bannière. Les Tully. Ces derniers n’étaient guère sensés se trouver là. Le moment de réflexion que s’accorda Roderik fut suffisant pour que les cavaliers Tully rompent leur formation et chargent les loyalistes dans le dos.

« Bordel de… »

Les hommes Bolton se firent tailler en pièce par la cavalerie rebelles. Roderik se rendit compte qu’ils venaient se faire prendre en tenaille par les hommes du rebelle Torrhen Tully. Avant même que Roderik n’ait pu donner d’ordre, les troupes loyalistes étaient en déroute, les lignes enfoncées, alors que les assiégés chargeaient à leur tour. Il ne fallut guère de temps pour que le siège d’Harrenhall, tenu depuis près de trois mois par les loyalistes au Trône ne s’effondre. Autour de Roderik, le chaos avait envahi le champ de bataille. Les étendards se mêlaient indistinctement, tandis que ce qui aurait dut être une victoire aisée pour les soutiens de Maegor tournait à la déroute totale, à la bousculade générale. Roderik s’apprêtait à fuir de même lorsqu’un cavalier chargea sur lui. Le Bolton tacha de parer le coup d’épée qui vint frapper la sienne mais il ne put éviter le plat de la lame ennemie qui le frappa durement à la tempe. En un instant, le Sire Rouge chancela et sombra dans l’inconscience.

Lorsqu’il revint à lui, Roderik se trouvait allongé dans un chariot cahotant. Une fine bruine tombait sur son visage. A ses côtés, l’étendard Stark flottait au vent tandis que le silence avait envahi les lieux, seulement brisé par les renâclements de chevaux et de multiples bruits de pas. Roderik se releva tant bien que mal et constata qu’il était avec plusieurs blessés de familles éminentes du Nord.
L’armée nordiste était en retraite. Après la débâcle d’Harrenhall, Jorah Stark avait visiblement décidé de prendre un peu de recul avec le front. L’armée du Nord, blessée et bafouée, rentrait péniblement vers ses terres froides, s’étirant sur les routes du Conflans en un long serpent gris et marron qui se mouvait avec difficulté. Roderik se releva avec difficulté tandis qu’il considérait certaines de ses troupes au loin, au milieu de vétérans éclopés. Visiblement, le tribut prélevé par les rebelles avait été important. Le seigneur de Fort-Terreur resta un moment, à moitié affaissé sur le bord du chariot, à contempler la scène impressionnante d’une armée en mouvement, même en retraite stratégique. Roderik avisa alors le seigneur de la maison Whitehill qui remontait la file à cheval. Il l’appela et ce dernier sembla surpris de le voir debout.

« Monseigneur ? Vous êtes vivant ?

- Il semblerait en effet
. »

Roderik se massa la tête qui lui semblait bien douloureuse. Il était si mal en point qu’on l’avait cru mort ? Heureusement qu’il avait eu la force de se lever…

« Où en est-on ?

- Sa Seigneurie Karstark est morte, monseigneur ! Lord Jorah nous ramène dans au Nord du Conflans, pour que l’armée se repose et rééquipe.
»

La nouvelle du décès du vieux suzerain fit un choc au Bolton. Il n’avait rien suivi, et il avait manqué la réaction en direct de ses enfants. Tant pis. Bien entendu, Roderik ne resta guère inactif à la suite de cette nouvelle. Bien décidé à agir pour le bien de ces troupes, il retrouva bien vite sa mobilité. Quinze jours après son réveil dans le chariot, Roderik chevauchait péniblement en tête de l’armée, en compagnie des puissants seigneurs du Nord. Pourtant, le Bolton n’était guère satisfait, car son suzerain au loup lui avait fait part de sa prochaine affectation. Une flotte rebelle avait été signalée en mouvement quelque part au large des côtes loyalistes, et il convenait de préparer la défense de la baie de la Néra. La maison Manderly avait envoyé une petite trentaine de galères renforcer les rangs des Celtigar qui assurait la défense du Nord de la baie. Roderik, encore affaibli, était tout désigné pour être envoyé loin des Stark et prendre un poste plus calme.

* * * * *

Dix jours plus tard,
Westeros,
Terres de la Couronne,
Au large de Peyredragon,
Galère lourde
Le Triton de Blancport.

Sous le soleil étincelant, l’imposante galère semblait prendre son envol à chaque fois que ses avirons s’élançaient vers le ciel en projetant de l’écume blanche sur des trajectoires en arc de cercle. A la tête des vingt-cinq galères Manderly dépêchées par le Nord pour venir renforcer les défenses navales de la grande baie au bout de laquelle se trouvait Port-Réal, la plus grosse qui était devenue navire amiral de Roderik après qu’il ait pris le commandement de la flotte au large du Conflans, où un navire rapide était venu le récupérer. Sur chaque travers du solide bâtiment s’étendaient la flotte Celtigar qui battait pavillon royal. En tout, les loyalistes avaient rassemblé un peu plus d’une centaine de navires qui s’étiraient le long d’une ligne de plusieurs centaines de mètres. Roderik se retourna vers l’arrière de sa galère. Un peu plus loin, la sinistre forteresse ancestrale des Targaryen se dressait fièrement sur son promontoire. L’énorme place-forte, lourde de fortifications, était l’ultime vestige parfaitement conservé d’art fortifié valyrien. Roderik ne s’était jamais intéressé à l’histoire des souverains-dragons, mais il savait toutefois que la citadelle de Peyredragon avait été édifiée par un Targaryen, à l’époque de l’apogée de la Valyria. Et maintenant, il devait défendre ce fief de consanguins sacrilèges contre une bande de rebelles qui étaient plus dans leurs droits qu’il ne l’admettait.

Les rebelles, justement, se trouvait de l’autre côté, vers l’avant de la galère. Roderik laissa Peyredragon et se retourna vers l'ennemi qui avançait en ligne frontale. Ils étaient pratiquement deux fois plus. La bataille ne s'annonçait guère en faveur des loyalistes, mais Roderik savait tout de même que ses hommes avaient l'avantage d'être disciplinés et rompus au combat. Du moins l'espérait-il. La marine Manderly était la seule vraiment digne du Nord, et pour ainsi dire pratiquement la seule.

Brillant combattant et stratège reconnu sur terre, Roderik n'était guère à l'aise sur l'eau. Il laissait donc l'initiative à son homologue de chez les Celtigar.

Le premier contact eu lieu peu après 15h.

Plus d'une heure s'était écoulée. Les deux flottes avaient débuté par des échanges nourris de traits d'archeries et de carreaux d'arbalètes. Les mercenaires, en majorité Lysiens, étaient aussi bien équipés que les loyalistes mais leur discipline laissait à désirer. Toutefois, leur nombre écrasait littéralement les loyalistes qui devaient alors lutter à deux contre un.

Désormais, les deux flottes étaient imbriquées l'une dans l'autre, avec au centre la flotte Manderly qui défendait fièrement sa bannière au triton surplombée de l'étendard du suzerain au Loup et parfois même du Dragon tricéphale royal. Le centre de l'affrontement ne ressemblait plus qu'à un vaste champ de bataille fait de bois où les combattants s'affrontaient dans des zones exiguës.

En première ligne, à son habitude, Roderik menait un contre-abordage sur une felouque ennemie. Les Nordiens se taillaient littéralement un chemin parmi les marins au teint sombre de Lys. De nombreux loyalistes tombaient également. Si le Sire Rouge avait pu avoir une vue d'ensemble, il aurait constaté l'effacement progressif des loyalistes face aux mercenaires des rebelles. Cela, Roderik ne le voyait pas, il se contentait de continuer à maintenir la pression sur ses ennemis pour empêcher un raid sur Peyredragon ou pire, sur Port-Réal.

Soudain, le soleil disparut et l'obscurité envahit un bref instant le pont ensanglanté du navire lysien pris d'assaut.

Ce fut comme un éclair inversé. Un bref coup d'ombre comme si l'astre solaire avait clignoté l'espace d'un moment. Puis une terrible bourrasque souleva les navires qui s'entrechoquèrent violemment tandis que les voiles fouettaient avec fureur et que les cordages gesticulaient.

Roderik leva la tête pour apercevoir un spectacle unique. Un gigantesque saurien volant venait de survoler la bataille et remontait désormais vers l'azur, tranquillement et posément, avec toute sa masse imposante.

Puis il fit demi-tour et se laissa de nouveau redescendre vers les navires. Roderik vit alors l'énorme gueule emplie de crocs et le regards de braise du monstre se diriger droit sur son navire. Il écarquilla les yeux à l'instant même où il vit cette gueule gigantesque s'entrouvrir et se teintait d'orange.

Il eut à peine le temps de se jeter en arrière qu'une déflagration terrible était projeté sur le centre de la bataille. Une barrière de feu roula sur l'eau et traversa la flotte sans s'arrêter, comme si les centaines de combattants et les dizaines de navires présents n'avaient même pas été là. En un instant ce fut l'enfer alors que le second passage de Balerion la Terreur Noire amenait une nouvelle bourrasque terrible qui attisait les flammes qui faisaient rage partout.

Roderik était parvenu à éviter d'être calciné sur place mais son navire brûlait entièrement et il entendait les hurlements de douleur paniquée des galériens sous le pont, pris au piège car attachés à leurs bancs de nage. Le mat s'effondra sous son propre poids, rongé par le feu et fit basculer tout le navire fragilisé sur le flanc bâbord. La soudaine inclinaison du pont surprit Roderik qui chuta dans l'eau. Elle était bouillante, tant le souffle de Balerion l'avait réchauffée. Alors qu'il s'attendait à remonter à la surface sans encombre - il savait nager - Roderik se rendit compte qu'il chutait comme une pierre vers les abysses. Ses tympans lui firent sentir immédiatement alors qu'au-dessus de lui tout n'était qu'illuminations oranges ponctuées de sombree masses ovales qu'étaient les coques des navires pris dans l'incendie.

La cuirasse.

Roderik déboucla en vitesse son imposante protection en acier qui continua son voyage vers le fond toute seule. Roderik se propulsa du plus vite qu'il le pouvait pour ne pas céder à l'asphyxie qui le gagnait.

Lorsqu'il creva la surface plus loin, il fut repêché par un cotre d'attaque de la maison Celtigar. D'un accord tacite, les deux flottes s'étaient séparées pour échapper à la destruction totale. La flotte loyaliste, durement touchée par la bataille - s'éloignait de la barrière de feu qui coupait la route de Peyredragon.

Trempé, toussotant, tremblant, Roderik fut amené sur le pont. Hagard, il se releva doucement et s'agrippa au bord du navire. Il posa les yeux sur l'enfer qui s'était ouvert sur la mer et sur ses hommes. Les hommes autour de lui ne disaient rien, trop stupéfaits pour commenter. L'un d'eux se risqua néanmoins à glisser le mot de la fin.

« Je crois qu'on a gagné. »

Roderik eut un regard glacial et furieux lorsqu'il reconnut dans la fournaise la silhouette de plusieurs galères du Nord.

« Mais à quel prix... »





image by Ted Nasmith # code by ATC.

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Invité
MessageSujet: Re: Roderik Bolton ¤ Nos lames sont acérées   Mar 24 Nov 2015 - 18:11

Un vilain Bolton, booooouh

Va y avoir de l'action, je le sens bien ce vil ambitieux !

Cela dit, j'espère pour toi que tes rps ne vont pas ressembler à mes parties Bolton sur CK2, elles sont... euh... spéciales

Hâte de lire cette fiche en tout cas :)
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Alys Manderly
COURONNE
■ Localisation : Winterfell.
MessageSujet: Re: Roderik Bolton ¤ Nos lames sont acérées   Mer 25 Nov 2015 - 14:11

Re-re-rebienvenue à toi !
Hâte de voir ta fiche terminée afin de voir si tu seras capable de jouer les vrais méchants pour une fois...

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The Little Mermaid
Oh Alys, dear, where have you been ? So near, so far or in between ? What hav you heard, what have you seen? Alys, Alys, please, Alys.
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Faust
COURONNE
■ Localisation : Port-Réal
MessageSujet: Re: Roderik Bolton ¤ Nos lames sont acérées   Ven 27 Nov 2015 - 13:09

Un méchant! Un méchant! Un méchant!
Étant fan de ces petites bestioles mal-aimés, je ne peux qu’être heureux de te voir apparaitre sous cette nouvelle tête. Le Nord est définitivement la contrée la plus Badass et avec un Bolton qui fera des siennes, se sera d’autant plus intéressant...que dis-je, incroyable! J’ai hâte de te voir à l’œuvre !

Ca va brasser dans le Nord – Yeah!

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I survived because the fire inside me burned brighter than the fire around me - Fallout
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Invité
MessageSujet: Re: Roderik Bolton ¤ Nos lames sont acérées   Ven 27 Nov 2015 - 23:19

Re-bienvenue parmi nous
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Invité
MessageSujet: Re: Roderik Bolton ¤ Nos lames sont acérées   Mer 2 Déc 2015 - 11:38

Re-bienvenue Roderik !
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Elinor Piète
COURONNE
■ Localisation : Port-Réal.
MessageSujet: Re: Roderik Bolton ¤ Nos lames sont acérées   Mar 15 Déc 2015 - 20:34

Comme je te l'ai dit :

J'aime beaucoup ta fiche, mais je suis un peu déçue de ton histoire... J'ai envie d'en lire plus, surtout qur l'évolution de Roderik en tant qu'homme, et pourquoi pas du post-banquet?!

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The Beautiful Spider
The dangerous black widow encases her victims with silk, and then kills with poison from her fangs.
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Valyron Tyvaros
COURONNE
■ Localisation : Port-Réal
MessageSujet: Re: Roderik Bolton ¤ Nos lames sont acérées   Mar 15 Déc 2015 - 20:36

Ça roule, je te prépare ça

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Des mes ordres, dépend le destin du peuple.
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Elinor Piète
COURONNE
■ Localisation : Port-Réal.
MessageSujet: Re: Roderik Bolton ¤ Nos lames sont acérées   Sam 16 Jan 2016 - 13:16

Bon tête de pioche, tu en es où dans ta fiche? Ca fait un bail qu'on attends là...

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The Beautiful Spider
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Valyron Tyvaros
COURONNE
■ Localisation : Port-Réal
MessageSujet: Re: Roderik Bolton ¤ Nos lames sont acérées   Sam 16 Jan 2016 - 16:23

Ça avance !

Je me suis mis à jour avec Valou entretemps, mais je susi toujours sur le sujet, promis

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Des mes ordres, dépend le destin du peuple.
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Invité
MessageSujet: Re: Roderik Bolton ¤ Nos lames sont acérées   Dim 17 Jan 2016 - 0:29

Il y a intérêt moi j'attends le Blton avec impatience :)
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Elinor Piète
COURONNE
■ Localisation : Port-Réal.
MessageSujet: Re: Roderik Bolton ¤ Nos lames sont acérées   Lun 22 Fév 2016 - 11:31

Bon, Valou... Si ta fiche n'est pas terminée d'ici une semaine, tu me mets dans l'obligation de l'archiver et de supprimer ton compte...

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The Beautiful Spider
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Valyron Tyvaros
COURONNE
■ Localisation : Port-Réal
MessageSujet: Re: Roderik Bolton ¤ Nos lames sont acérées   Dim 28 Fév 2016 - 16:19

Bwaaaah noooon O.O

Promis, je termine d'ici la fin de cette semaine, j'ai quasi bouclé en plus, je suis impardonnable T^T

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Des mes ordres, dépend le destin du peuple.
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Elinor Piète
COURONNE
■ Localisation : Port-Réal.
MessageSujet: Re: Roderik Bolton ¤ Nos lames sont acérées   Mer 2 Mar 2016 - 8:28


Félicitations !
« Bienvenue sur ATC »

ENFIN ! On y croyait plus, mais ça en valait la peine, tête de pioche ! Belle fiche, un personnage bien cerné (#Con***dIsComing) et on a hâte de te voir en action dans le Nord !

Et c'est pour cela que le staff et moi-même sommes heureux de vous annoncer que votre fiche est validée ! Vous êtes désormais un habitant du NORD. En tant que tel, vous êtes soumis aux lois de celle-ci ainsi que celles de Westeros. Au plaisir, donc, de vous croiser dans l'un ou l'autre des Sept Royaumes.

Cependant, pour finaliser votre inscription et votre intégration au sein de la communauté, il vous reste quelques petites formalités à remplir obligatoirement :

❥ Recenser l'avatar du personnage.
❥ Déclarer sa famille.
❥ Compléter le registre des multicomptes (si vous êtes un DC, TC, QC)
❥ Recenser les dates importantes de votre personnage dans les chronologies détaillées
❥ Créer et tenir à jour (impérativement) votre fiche de chronologie de personnage.
❥ Ouvrir une fiche de liens.
❥ Assortie à sa soeur, fiche de sujets.
❥ Et de venir prendre du bon temps avec nous !

crédits image : ATC ; code by ATC.


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The Beautiful Spider
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