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 Oswell Connington ♦ Seigneur de La Griffonnière

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Oswell Connington
ORAGE
■ Localisation : Terres de l'Orage
MessageSujet: Oswell Connington ♦ Seigneur de La Griffonnière   Jeu 4 Fév - 23:24


Oswell Connington

feat. Tom Hiddleston

♦ Bon vivant ❖ Aventurier ❖ Courtois ❖ Tendance à l'impassibilité ❖ Excellent bretteur ❖ Cynique ❖ Charmeur ❖ Coureur de jupons difficilement assagi ❖ Mystérieux ❖ Nouvellement possessif ♦


VALAR MORGHULIS

◮ Titre(s) :
Seigneur de La Griffonière, « Le Griffon ».

◮ Âge :
30 ans

◮ Lieu de naissance :
La Griffonière, Terres de l'Orage

◮ Situation :
Marié à Elenei (Lannister) Connington

◮ Statut :
PV

◮ Groupe :
Orage

VALAR DOHAERIS

◮ Maison :
CONNINGTON :
La Maison Connington est une des plus importantes et prestigieuses maisons des Terres de l'Orage. Le seigneur de La Griffonière est Oswell Connington, qui est également un proche et le conseiller de Lord Theodan Baratheon. Malgré de longues années d'exil sur Essos durant sa jeunesse, Lord Oswell est un homme viscéralement attaché à ses terres et à sa famille. C'est aussi un seigneur rigoureux mais juste, aussi soucieux du bien de ses gens que de la prospérité de son fief. C'est un homme franc, direct et fiable dont les positions tranchées et solidaires interpellent parfois, autant qu'elles attestent du parcours de vie peu commun de ce seigneur entier et humain. Le fief de la Maison Connington est une puissante forteresse sise sur les sommets rocailleux d'une falaise dominant le cap de l'Ire dans la Baie des Naufrageurs.

◮ Famille :
Lord Oswell Connington (30 ans), marié à Elenei (Lannister) Connington. Feu Lord Kofre Connington (son père, décédé en 46 durant la « Bataille de Cerf-Dragon »), Lady Lyse Connington (sa mère, 45 ans, veuve), Kara Connington (sa sœur cadette, 25 ans), ser Kyll Connington (son frère cadet, 24 ans). Ser Armon Grandison (son oncle, 42 ans), mestre Erald (mestre de La Griffonière).

◮ Informations complémentaires & faits divers :
Oswell Connington est un homme au parcours de vie peu commun récemment propulsé à la tête du fief familial suite au décès soudain de son père, Lord Kofre, durant la Bataille de Cerf-Dragon. Excellent bretteur, meneur d'hommes reconnus, aventurier assagi, il possède une confiance en lui forgée par les épreuves et les combats. Homme tenace et impassible, il est depuis peu le conseiller de Lord Theodan Baratheon auprès duquel il a su se rendre indispensable pour sa droiture et ses avis précis et avisés ainsi que pour sa bonne humeur et sa courtoisie quotidiennes. Oswell est très proche de sa petite sœur Kara qu'il surprotège depuis qu'elle lui a révélé la maladie dont elle souffre et qui lui fait peu à peu perdre la vue. Leur relation est très forte et leur amour fraternel aussi intense que réciproque. Le Seigneur de La Griffonière n'a gardé que peu de souvenir de Kyll, son jeune frère quitté trop tôt, adoubé chevalier en son absence et disparu en mer peu de temps après son retour sur Westeros.

DIS-MOI TOUT...

Comment vivez-vous l'instabilité politique et les guerres qui enflamment Westeros ? Comment le supportez-vous au quotidien dans votre région ? ✒ Au côté de Lord Theodan Baratheon, Oswell est engagé dans la rébellion visant à faire chuter le règne du Roi Maegor. Comme beaucoup de gens, il déplore l'instabilité politique et les ravages que la guerre occasionne sur le peuple. Il pense toutefois que les abus du Cruel ont directement conduit ce dernier dans la situation inconfortable qui est la sienne et estime que la chute du tyran serait un bienfait pour les Sept-Couronnes. Le Griffon mesure la souffrance quotidienne du petit peuple et, s'il est conscient que la guerre affaiblit les hommes, il juge d'autant plus indispensable de porter celle-ci sur les terres du Roi afin que les Sept-Couronnes ne soient plus à feu et à sang.

Les Rebelles sont désormais arrivés aux portes de Port-Réal. Avec la bataille qui s'annonce, comment vous positionnez-vous ? Soutenez-vous Maegor ou Jaehaerys et comptez-vous agir ? ✒ Sans avis il y a encore tout juste trois ans, lors de son retour sur Westeros, Oswell n’a désormais plus que mépris pour le Roi Maegor. Au côté de Lord Theodan, le Seigneur de La Griffonière a pu constater les méthodes féroces du Cruel et il se désole que la Couronne ait entraîné tout le continent dans une guerre absurde. Même si Jaehaerys n'est encore qu'un enfant, Oswell est convaincu que nul ne peut être pire souverain que Maegor Targaryen et il veut croire que le prince légitime et son Conseil seront capables de redonner vie et espoir à un Royaume meurtri.

Quelle est votre ambition personnelle ? ✒ L’ambition d'Oswell est inchangée depuis que le destin l’a poussé à succéder brusquement à son père, feu Lord Kofre. Le Griffon rêve de pouvoir être de ceux qui permettront au Royaume de retrouver la Paix et la tranquillité. Son vœu le plus cher serait ensuite de rentrer dans son fief pour y retrouver sa famille et parvenir à soigner sa sœur Kara. Il rêve aussi en secret que son frère Kyll réapparaisse un jour. N'avoir jamais retrouvé son corps constitue pour lui un réel espoir de retrouver un jour Kyll vivant. Oswell aimerait également parvenir à consolider les sentiments naissants que son épouse et lui entretiennent afin de fonder une famille unie et aimante.


DERRIERE LE MASQUE
• Âge |
32 ans
• Prénom ou pseudo |
Jo/Jonas
• Sexe |
Masculin
• Comment as-tu connu le forum ? |
Après un quiproquo certainement dû à mon sale caractère, j'avais quitté le forum et abandonné Roderik Bolton, un personnage auquel j'avais pourtant réussi à m'attacher. Après quelques mois d'absence et de réflexion, je souhaite tenter une nouvelle aventure avec un personnage peut-être moins complexe à incarner. Dans l'espoir que mon retour soit pérenne, je présente mes excuses aux membres du forum qui ont pu être blessé par mon départ impulsif.

• Autre chose ? |
J’espère faire longtemps partie de votre aventure RP !

image by Ted Nasmith # code by ATC.


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Oswell Connington
ORAGE
■ Localisation : Terres de l'Orage
MessageSujet: Re: Oswell Connington ♦ Seigneur de La Griffonnière   Jeu 4 Fév - 23:24


Oswell Connington

« Un Griffon, un Griffon »


BUT FIRST WE LIVE


♦ « Tout me sera pardonné quand je retournerai à la terre d’où je viens ».

Pentos, An 43

– Il a acheté mon bateau !
– Qu… Quoi !? Mais qui ? Ton bateau ? Tu veux dire que ?
– Mon bateau, mes hommes, tout, je te dis ! Il a tout acheté pour une traversée... L'équipage compris !

L’Ibbénien resta quelques instants interdit. – Mais que compte-t-il en faire ? Une goutte de sueur perlait sur le coin de son arcade d’ébène. – Et toi, tu suspends ton commerce ? Tu reprendras après, n'est-ce pas ?
Le capitaine eut un sourire énigmatique. – Moi !? Mais je reste avec lui !

La gargote empestait le poisson rance et la bière éventée. L’atmosphère lourde et grasse empoissait chaque recoin du petit établissement non loin des quais. Les habitués du lieu, avachis sur les tablées cireuses, ne devaient leur salut qu’aux petites goulées d’air frais et salé qui s’engouffraient en hâte pour assainir l’aigreur de l’endroit par les va et vient incessants des marins qui entraient ou sortaient. Comme chaque jour, Le Matelot Ivre était bondé.

– Mais tu ne sais rien de lui ! , sembla s’offusquer l’Ibbénien. Il paraissait complètement stupéfait lorsque l’imposant capitaine consentit à lui en livrer un peu plus. – Je sais ce qu’on dit de lui... Et peut-être un peu plus ! Son sourire trahissait la satisfaction qui était la sienne à ainsi faire mariner le grand noir comme une olive dans sa saumure.

– Sa vie est une errance. Une traversée sans rivage. Mais garde-toi bien de le lui dire, ou il t’en cuira ! Pour ça, tu peux me croire !


♦ ♦

Les quais de Pentos grouillaient d’une foule bruyante et bigarrée aussi dense que la faune affamée du plus fréquenté des bordels de Port Réal. Là, amarrée à l’un des débarcadères commerciaux, tanguait placidement la Douce Furieuse, une galéasse ventrue qui venait juste de changer de propriétaire. On finissait de la décharger de sa lourde cargaison pour en embarquer une autre, tout aussi surprenante que la précédente, bien que moins exotique.
Le jeune apothicaire quitta le pont pour descendre dans les quartiers réservés à l’équipage. Il se pencha afin de ne pas heurter le linteau de la petite porte qui menait aux cabines ; le vieux mestre n’eut, quant à lui, nul besoin de se baisser tant il était ratatiné par l’âge...
La cabine des deux érudits était aussi minuscule que les latrines du bordel le plus proche. L’odeur en moins. Mestre Erald céda sans tarder à ses rhumatismes en venant s’échouer sur sa paillasse comme un vieux phoque sur la grève. Comme un phoque, il lissa ses moustaches. Ses doigts tordus s’appliquaient à l’ouvrage et ses petits yeux plissés de malice observèrent son jeune élève venir prendre place sur le semblant de lit qui faisait face au sien.

– Vous n’avez toujours pas achevé votre récit, Mestre ! insista-t-il, pour ce qui devait bien être sa dixième tentative.
– Patience, mon jeune ami, patience ! Humpf, arf... Le vieux mestre toussota dans sa manche grise et élimée. – Nous y voilà, nous y voilà. Où en étais-je, dis-moi ? Son regard astucieux détaillait son disciple alors que le pharmacien s’impatientait des longueurs insupportables de chaque enseignement de son maître.
– Vous cherchez à savoir ce que j’ai retenu, n’est-ce pas ? L’œil de Qhorin brillait d’une satisfaction non dissimulée. Le jeune homme aimait montrer à son mentor à quel point il progressait. Il avait beau être tout à fait conscient qu'il ne porterait jamais une chaîne de mestrise comme celle de son aîné, il n’en demeurait pas moins un érudit à sa manière. Et le fait était qu’il excellait désormais dans l’art de lire ce que les autres avaient en tête ; et chez Mestre Erald en premier lieu, puisque cela faisait des mois qu’ils sillonnaient Essos en un voyage d’étude d’une richesse vivifiante...

Mestre Erald dodelina du chef avec satisfaction. Tout était dit. Et l'ex-novice de la Citadelle se racla la gorge tout en rassemblant ses idées afin de livrer un récit clair et complet de tout ce qu’il avait retenu.

– Hum, bon. Eh bien voilà : la Maison Connington est une importante et prestigieuse seigneurie des Terres de l'Orage. Son siège est La Griffonière, une place forte bâtie sur les surplombs rocheux d'un large promontoire du Cap de l'Ire, dans la Baie des Naufrageurs. Avec trois de ses faces tournée vers la mer, le seul moyen d'y accéder est de gravir un étroit chemin de crête surnommé « la Gorge du Griffon ». Le Seigneur des lieux est Lord Kofre Connington, époux de Lady Lyse Grandison. Trois enfants : Oswell, Kara et Kyll.

Sur le pont, au-dessus de leurs têtes, on entendait un bruit assourdissant. – Voilà qu’ils embarquent des chevaux ! , annonça mestre Erald à propos du vacarme si reconnaissable des sabots ferrés traumatisant le bois du pont de chargement. Assez fier de lui, l'apothicaire attrapa une gourde de cuir tanné qu’il porta à ses lèvres. Le récit était intense, l’exercice non aisé mais, à part la gorge sèche que tout ceci occasionnait, il était plutôt satisfait de son ouvrage. L’œil complice de son maître l’incita à reprendre.

– L'homme qui a racheté ce bateau et avec qui nous embarquerons n'est autre qu'Oswell Connington. Le fils du Seigneur de La Griffonière. Il est né en 17 dans les Terres de l'Orage. C'est l'aîné de Lord Kofre et Lady Lyse qui le chérissaient. Oswell a eu l'enfance heureuse d'un jeune noble d'une Maison prestigieuse. Une enfance rêvée pendant laquelle… La voix rocailleuse du vieux mestre interrompit soudain son récit avec fermeté. – « Revée » ? Une enfance « rêvée » ? Ce n'est pas exactement ainsi que je te l'ai narrée, ne crois-tu pas ? Les épais sourcils du vieil homme masquaient en partie un regard vigilant et malicieux. Son disciple bafouilla quelques mots d'excuse avant de corriger sa fin de phrase inexacte. – Le jeune Oswell faisait la fierté de son père. Il a bénéficié d'une éducation de qualité, a été choyé et admiré. Un coup d’œil légèrement inquiet se hasarda à vérifier que cette version recueillait l'approbation de son maître. – Mais l'éducation qu'on lui donna était aussi très rigoureuse, car porteuse de tous les espoirs paternels. Le jeune héritier endurait chaque jour de nombreuses et longues heures d'études sévères qui précédaient également d'interminables séances d'entraînement physique, d'équitation et de maniement des armes. Oswell était un élève attentif et un jeune homme plein de talents qui aimait l'histoire, les sciences, la politique ou encore le commerce. Il se passionnait aussi pour le dressage et le maniement des armes mais la charge de travail que lui faisait infliger son père était telle que le jeune garçon en vint à supporter de plus en plus difficilement les apprentissages harassants qui lui étaient prodigués.

Les doigts de mestre Erald jouaient dans sa petite barbe blanche. Il acquiesça l’air pensif, comme tout absorbé par le récit de son élève. – Bien, c’est cela, en effet... Et qu’advint-il par la suite ? Le jeune apothicaire reprit, légèrement décontenancé par cette interruption forcée. Il rassembla ses esprits et redoubla de concentration pour livrer tout ce qui lui revenait en mémoire.

– Par la suite ? Et bien, heu,... Après cela le jeune homme osa quelques bravades puis multiplia les rébellions comme il gagnait en âge et en assurance.

Un hochement de tête du mestre vint valider les propos de son disciple. – C’est cela, en effet… Et Lord Kofre n’admit absolument pas les incartades et l’opposition ouverte de son fils qu’il tenta de sanctionner très durement pour lui faire entrer dans la caboche tout le mal qu’il pensait de son attitude désinvolte et rebelle.

Le jeune Qhorin se gratta la nuque, embarrassé. – Est-ce à ce moment-là qu’il se brouilla définitivement avec son père ? Mestre Erald se redressa sur sa paillasse. – C’est exact ! Parfaitement exact ; et bien qu’on ne puisse dire que tout amour avait pris fin entre eux, c’est à ce moment-là qu’eut lieu le premier grand virage de la vie de notre maître... – L’exil ! l’interrompit Qhorin, désireux de lui prouver sa bonne compréhension de l'histoire. – Encore exact ! trancha mestre Erald. – Lorsque son fils héritier s’opposa physiquement à lui et bien conscient que toutes les mises en garde qu’il avait pu proférer à son encontre étaient restées sans effet, lord Kofre prit une décision difficile… Très difficile. Et dure… Le vieux mestre observa un long silence comme pour méditer la lourde portée du violent acte paternel que Lord Connington avait pris ce jour-là. – J’étais là lorsqu’il l’annonça à son épouse… Et lady Lyse s’est effondrée devant la rudesse de la décision radicale qu’avait prise son époux. Mais ce jour-là, Oswell était allé trop loin. Et son esprit frondeur associé à toutes les qualités qu’il avait développées en devenant un jeune homme, étaient devenus un danger pour la stabilité de la Maisonnée Connington. C’est du moins ce dont s’était persuadé Lord Kofre… Son disciple se releva et entreprit de se tapoter la jambe gauche, percluse de crampes. – Mauvaise posture ! déclara son vieux maître, sentencieux. – Viens ! Remontons sur le pont... Les fourmillements disparaîtront plus vite si tu marches !

L’air salé de l’extérieur tranchait nettement avec l’atmosphère étouffante et humide qui régnait dans les cabines. Les deux érudits s’écartèrent rapidement du centre du pont principal où des marins aux origines variées s’affairaient en tous sens. Ils déambulèrent le long du bastingage jouxtant le quai, leur regard s’attardant sur les hommes qui, en contrebas, œuvraient tout autant. – Bien. Où en étions-nous ? demanda mestre Erald dont le ton laissait entendre qu’il connaissait parfaitement la réponse... – Nous évoquions l’exil de notre maître, rappela Qhorin avant de terminer d’apporter tous les éléments qui lui revenaient en mémoire concernant l’épisode douloureux dont il était question. Oswell Connington devait être envoyé à Pentos, sur le grand continent Est, loin de sa famille, là où ses insoumissions ne seraient plus sources d’ennuis pour celle-ci… Il était alors âgé de treize ans. Mais là où la lourde sanction d’exil devait assagir le jeune homme, elle décupla au contraire son esprit aventureux et son appétit d’indépendance et de liberté.
Une nouvelle fois, les doigts du vieux mestre jouèrent avec les poils de sa barbe. – Et sa jeune sœur Kara, que peux-tu m’en dire ? Le regard perplexe du jeune homme semblait avouer que sa science trouvait là une certaine limite... S’il avait appris à connaître cet homme qu’il suivait où qu’il fût, il n’avait par contre jamais rencontré sa sœur. Et ce qu’il savait d’elle se bornait à ce que le vieil érudit lui avait conté.
Devant le regard appuyé et insistant de son mentor, il se risqua néanmoins à exposer son maigre savoir. – Kara était la petite sœur d’Oswell. Elle et lui étaient très proches apparemment, se hasarda-t-il toutefois. – Encore exact ! claironna Erald. – Je trouve leur histoire très belle... Malgré leur différence d’âge, les deux aînés Connington étaient très proches. Oswell adorait sa petite sœur. Et celle-ci ne tarissait pas d’éloges sur son grand frère et les innombrables qualités qu’elle lui trouvait. Dès qu’il le pouvait, Oswell délaissait les encombrantes exigences paternelles pour retrouver sa petite sœur et jouer avec elle. C’est aussi pour cela qu’il commença à braver l’autorité de leur père. Lord Kofre ne réalisait pas la chance qui était la sienne que ses deux enfants s’entendent aussi bien. Et il punissait très durement son fils pour avoir échappé à ses études afin d'aller retrouver sa sœur et jouer avec elle sur la plage ou sur le vertigineux chemin de ronde de la forteresse familiale. Il fit signe à son jeune élève de se rapprocher. L’air exagérément mystérieux qu’il contrefaisait fit sourire Qhorin alors qu’il écoutait son maître reprendre... – La présence de sa sœur était, pour Oswell, une vitale bouffée d’oxygène, et les moments qu’il partageait avec elle lui permettaient de s’évader du laborieux quotidien confectionné par son père. Mais l’héritier d’une Maison d’importance se doit d’être exemplaire en tous points et la dureté avec laquelle Lord Kofre rappelait tout cela à son fils creusait chaque jour un peu plus l’abîme d’incompréhension qui les séparait désormais. Pour Oswell, il n’était pas concevable de ne pas pouvoir bénéficier de moments privilégiés avec sa petite sœur et les heures volées aux enseignements exigés par leur père durant lesquelles ils se retrouvaient tous les deux n’avaient pas de prix. C’est cela et l’esprit curieux et aventureux d’Oswell qui l’ont conduit à s’opposer à son père. Et les querelles grandissantes se muèrent en oppositions violentes jusqu’au jour où Oswell commit l’irréparable faute de se confronter physiquement à son seigneur de père. Je crois que c’était la bravade de trop.

Le cri railleur d’une mouette vint interrompre le passionnant récit. – Suis-moi ! ordonna Erald qui s’éloignait déjà en claudiquant vers la passerelle pour regagner le quai. – Mais, où allons-nous ? Devant l’absence de réponse et en raison du clin d’œil que venait de lui adresser son mentor, le jeune homme resta un instant interdit avant de courir à la poursuite de mestre Erald qui disparaissait déjà à l’angle d’une petite ruelle toute proche. – Nous devons le rejoindre !


♦ « L’exil est comme une longue insomnie ».

Baie des Naufrageurs, Terres de l’Orage, An 30

Loin du roulis chahutant la petite embarcation, les vagues sombres roulaient sur la grève avec un grondement de tonnerre. Le ciel gris et bas était égal à lui-même, en ces contrées fougueuses et violentes qu’étaient les Terres de l’orage. – L’échelle de corde, m’sire ! Préparez-vous à l’attraper ! N’y est presque…

Quelques instants plus tard, l’homme aidait son jeune maître à se hisser sur « La Paresseuse ». Le lourd bâtiment tanguait nonchalamment à quelques encablures de la côte, en contrebas de la falaise au sommet de laquelle La Griffonière les observait s’éloigner.
Parvenu à bord, Oswell Connington grimpa jusqu’au pont supérieur pour tenter de bénéficier d’une meilleure vue sur la forteresse familiale. Le bois humide du pont de poupe grinça sous le pas souple du jeune homme. Ses yeux gris scrutaient les remparts dans l’espoir d’y apercevoir la silhouette menue de la petite Kara. Mais il n’y parvint pas. La lumière d’une bougie attira son regard dans l’encadrement d’une fenêtre de la Tour Blanche. Lady Lyse avait toujours était une mère aimante et discrète. Le cœur du garçon se serra. Qu’elles allaient lui manquer !
Sur l’étroite plage de sable de grès, son père ne l’avait pas non plus quitté des yeux. Son regard noir ne dépareillait pas sur le ciel ombrageux. Sa colère n’avait pas faibli. Oswell le savait. Cette fois, il était allé trop loin. Il l’avait compris, mais ne regrettait rien. Il croyait en son destin, là-bas, de l’autre côté du Détroit. Sa mère lui manquerait. Sa petite sœur chérie aussi. Infiniment. Mais alors comment regretter ? Il aurait tout fait pour elle. Pour être là lorsqu’elle en avait besoin. Elle avait besoin de lui et il avait besoin d’elle. Et c’était pour cela avant toute chose qu’il avait bravé son père.

Son regard ardoise se perdit dans le ciel tourmenté. Ses paupières se fermèrent, laissant son esprit se perdre dans les souvenirs de la vie qu’il laissait là, derrière lui, auprès de cette mère et cette sœur qu’il aimait tant. Et il sut qu’elles peupleraient toutes ses insomnies.


♦ « Rien n'est plus lent que la véritable naissance d'un homme ».

Pentos, An 34

Le tintement de la cloche d’alarme de la Porte du Levant carillonnait sans discontinuer. Le jeune homme finissait de rassembler quelques affaires à la hâte lorsque la porte s’ouvrit brutalement. – Enfin, te voilà, je…Le vieux guerrier s’immobilisa soudain, déconcerté. – Oswell ? Sa voix trahissait l’inquiétude grandissante à voir les mains fébriles de son écuyer s’acharner sur une sangle récalcitrante. – Ne me dis pas que c’est toi qui…Le chevalier fit un pas vers le jeune homme mais le Connington recula. – Ser Armon… – La cloche ! Oswell, mais qu’as-tu fait ?

Le jeune Griffon accrocha son épée dans son dos et s’enveloppa dans une grande cape élimée. – Il l’aurait tuée, il l’aurait… Si je n’avais rien fait, il l’aurait massacrée !

Une vague de tristesse embruma les yeux que le vétéran posait sur son protégé. – Et c’est toi qu’ils massacreront à présent ! Qui as-tu tué ? Peut-on encore faire quelque chose ? Je pourrais intervenir, je pourrais… Ses mots s’éteignirent comme le jeune homme portait à son épaule le paquetage assemblé en urgence. – Tu as tué un notable, n’est-ce pas ? Le regard du jeune homme fixant le dallage suffit à lui répondre. – Mais ces gens sont des serfs ! Ils travaillent la terre pour eux ! Ils… – Elle travaillait dans des vergers appartenant à cet homme, ragea le jeune Griffon, cela suffit-il pour qu’il ait le droit de la tuer !? Le Connington était révolté. – Pentos condamne l’esclavage ! Quel droit avait-il de… – Mais tu n’es pas chez toi ! Tu n’avais pas à intervenir ! Tu n’es pas à Westeros ! Il lança son bras en l’air en un mouvement circulaire qui désignait l’ensemble du petit intérieur qui les abritait. – Ce n’est pas La Griffonière ! N’apprendras-tu donc jamais !? Le vieux guerrier lui empoigna le bras et le força vers une petite issue cachée derrière une tenture. – Nous ne pouvons plus rester là, vite, suis moi !


♦ « L'homme n'est rien d'autre que la série de ses actes.»

Ville Basse, Norvos, An 38

Les étals du grand marché débordaient de couleurs et de senteurs en tous genres. D'un côté on pouvait observer des fruits juteux et odorants, de l'orge, de l'avoine ou du riz noir, des légumes et tubercules étranges, des étoffes de qualité aux coloris enthousiastes ou des poteries en terre calcaire cuite que les paysans des environs avaient appris à extraire et à travailler avec art. Un peu plus loin l'air se trouvait saturé d'effluves iodées accompagnant les pêcheurs venus de Lorath vendre des poissons de haute mer, de la morue salée, des peaux de phoques ou de l'huile de baleine. Ici de fins ouvrages de tourneurs sur bois et du gibier de chasseurs locaux. Là, des femmes proposant du lait de chèvre, des épices, des fruits secs ou confits et des pâtisseries sablées aux doux accents d'amande, de gingembre ou de fleur d'oranger.

– Au contrat !
– Au gros contrat bien juteux !
Les gobelets de fer s'entrechoquèrent et furent portés à leurs lèvres par les deux guerriers qui trinquaient à leur réussite.
– De quoi nous assurer une certaine aisance pour les dix prochaines lunes ! Le ouestrien leva le coude pour engloutir son breuvage d'une traite avant d'en recracher la moitié avec une moue de surprise teintée de dégoût. Le braavien explosa d'un rire sonore et moqueur. – Eh bien quoi !? C'est pourtant pas la première fois que tu picoles ce truc-là...
L'une des spécialités de Norvos était le nasha :une boisson alcoolisée à base de lait de chèvre fermenté. Le ouestrien se moucha dans le creux de sa manche et cracha au sol comme si l'on venait de tenter de l'empoisonner. – Pouah ! Je crois que celui-là est infusé au piment !
Son frère d'arme éclata d'un nouveau rire retentissant et lui asséna une grande bourrade dans le dos avant de pousser vers lui un petit plat d'étain sur lequel étaient disposés quelques fruits. – Prends donc quelques dattes ou une figue ! Et ça ira mieux…

– Oswell ! Le ouestrien se retourna avec enthousiasme, certain d'avoir reconnu la voix de son mentor. – Nous l'avons, Armon ! Le contrat est pour nous ! Le visage de l'expérimenté guerrier s'illumina à son tour. – C'est formidable, Oswell ! Formidable ! Voilà qui va réjouir tout le monde, au camp ! Ser Armon Grandison était l'oncle du Connington, le plus jeune frère de sa mère, dame Lyse. Lord Kofre avait demandé au chevalier de Grandview de veiller sur son fils durant son année d'exil. Le chevalier avait accepté cette responsabilité et finalement suivi son neveu à travers Essos, au gré des périlleuses aventures dans lequel le jeune Griffon s'était lancé, élargissant son exil bien au-delà des limites imaginées par son père.

Les yeux de ser Armon restèrent longuement posés sur l'héritier de La Griffonière. A le voir ainsi épanoui parmi ses frères d'armes, les souvenirs affluaient et se bousculaient dans les pensées de l'expérimenté chevalier. Il se souvenait avec clarté du jour où le jeune Oswell, à peine âgé de treize ans, avait embarqué sur La Paresseuse, chassé vers Pentos par son père. Il se remémorait aussi comment un an plus tard, le jeune homme avait décidé de quitter la protection du noble Hervio Loharys pour partir à l'aventure et à la découverte d'Essos au lieu de rentrer sur Westeros selon les plans de Lord Kofre. Il se rappelait leurs disputes et l'obstination inouïe du jeune homme pour voyager seul et sans entrave au mépris de ses mises en garde et de l'ombre menaçante de son père, écrasé de surprise et de colère en apprenant la résolution folle de son héritier. Lui revinrent aussi les angoissantes nuits de fuite et de dissimulation lorsqu'ils avaient été contraints de fuir Pentos après qu'Oswell eût tué un notable pentoshi pour protéger l'un de ses serfs battu à mort dans une de ses plantations.

– Il est temps de rentrer au camp et de rapporter aux hommes la bonne nouvelle ! lança Korys.

Et à observer son neveu et l'imposant braavien côte à côte, l'esprit vagabond de ser Armon s'aventura dans les souvenirs de leur arrivée à Norvos et du culot avec lequel Oswell les avait fait engager tous les deux chez les Arlequins, la cosmopolite armée mercenaire commandée par Korys Gaorien. Le Grandison et son neveu étaient arrivés à Braavos au début de l'An 35, dans la précipitation d'une fuite engagée à la hâte. Là, après quelques semaines d'une vie de débrouille et de découvertes, les deux ouestriens avaient fait la rencontre de Korys Gaorien, aussi appelé Korys-le-Crotale, qui avait accepté de leur offrir anonymat et protection contre les Magistrats de Pentos en échange d'un contrat de huit années de service les engageant tous les deux au sein de la Compagnie mercenaire qu'il dirigeait.

– Armon ! On t'attend, tu ne viens pas ? l'appela Oswell.

Avec le nouveau contrat qui liait désormais les Arlequins à Norvos, l'avenir immédiat de l'armée mercenaire était assuré pour une année supplémentaire. Un contrat facile, bien moins périlleux que le précédent et qui consisterait à protéger les routes commerciales de la Cité Libre ainsi que les acheminements fluviaux sur la totalité de la Noyne.


♦ « Le plus beau patrimoine est un nom révéré. »

La Griffonière, Terres de l'Orage, Ultime Lune de l'An 17

Cette nuit-là, comme souvent dans ce coin de monde, les éclairs déchiraient le ciel, les orages rugissaient et les vents grondaient entre les remparts de la forteresse.
Etouffés dans les roulements du tonnerre, les premiers cris du premier enfant de Lord Kofre Connington se perdirent dans la nuit. Le Seigneur de la Griffonière, robuste fief des biens nommées Terres de l’Orage, voyait avec bonheur les Sept lui offrir un fils. Un héritier. Il serait prénommé Oswell et allait faire la fierté de ses parents.
L'enfant se posait déjà en tout jeune être comblé par la vie. C’était un nourrisson splendide, qui faisait le bonheur et la fierté de ses parents et qui était appelé à grandir dans une Maison d'importance où les richesses ne manquaient pas et dont il deviendrait plus tard le Seigneur.
Lady Lyse était une mère aimante, douce et discrète, aussi tendre et bienveillante que son époux pouvait se montrer dur et autoritaire. Les deux jeunes parents fonctionnaient ainsi, se complétant au quotidien dans des postures diamétralement opposées mais rigoureusement nécessaires l'une à l'autre.
C'est dans ce cocon familial aimant mais exigeant qu'allait grandir le petit Oswell qui serait ensuite rejoint par une petite sœur, Kara, et un petit frère, Kyll.
Oswell et Kara devaient devenir très proches l'un de l'autre. Âgé de cinq ans de moins que son aîné, la petite fille avait pour son grand frère une admiration sans borne et ce dernier le lui rendait bien. Bienveillant avec sa sœur, protecteur, joueur, il lui consacrait la plupart de son temps libre tant qu'il n'était pas encore écrasé par les nombreuses tâches quotidiennes qui devaient lui échoir en grandissant. Et même lorsqu'il entra ensuite dans les apprentissages ordonnés par leur père, le sévère Lord Kofre, il essaya là encore de réserver du temps pour retrouver Kara et pour partager avec elle de nombreux moments de complicité.

Alors qu'Oswell se trouvait toujours plus assailli par les responsabilités et les apprentissages réservés à l'héritier d'une seigneurie d'importance, il passait pourtant de moins en moins de temps avec sa cadette et l'entêtement de Lord Kofre à lui imposer une rigueur de chaque instant rendait les journées de son fils toujours plus difficiles à supporter sans broncher.
La situation devait empirer chaque jour jusqu'à cette matinée fatale, où le jeune Oswell qui contestait déjà de plus en plus fréquemment la fermeté permanente de son père, s'opposa physiquement à lui dans l'espoir de faire entendre son besoin d'un peu plus de liberté.
Hélas, le jeune homme était allé trop loin et son père décida brutalement d'envoyer son fils de treize ans sur Essos où il espérait que l'exil et l'éloignement se chargeraient de lui apprendre ce qu'il n'avait pas pu lui inculquer.


♦ « C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière. »

Campement des Arlequins, proximité de Norvos, An 42

Ses mains gantées s'étaient fébrilement affairées sur le ruban qui préservait le contenu de la missive froissée à l'instant même où le Connington avait remarqué les deux Griffons imprimés dans la cire.
Le pli venait de la Griffonière et les Sept seuls savaient par quel miracle cette lettre lui été parvenue intacte. Depuis qu'il parcourait Essos au service des Arlequins, rares avaient été les missives dont il avait été destinataire.

– A ton avis ? interrogea-t-il. Son oncle haussa les sourcils en un signe évident d'absence totale d'idée. C'était lui qui était chargé de veiller sur Oswell et, jusque-là, les missives envoyées par Lord Kofre lui étaient toutes destinées sans aucune exception.

– Peut-être s'agit-il de ta mère ? Le chevalier souffla en s'affalant dans le siège de bois qui faisait face à celui dans lequel son neveu venait de prendre place.

La lettre avait bien été rédigée et envoyée par lady Lyse. A mesure qu’il parcourait la missive, les yeux d’Oswell s’écarquillaient de surprise. – C’est Kara, elle… La voix du Jeune Griffon dérailla quelque peu alors qu’il tentait d’expliquer à son oncle les raisons pour lesquelles lady Lyse avait pris la plume. – Elle perd la vue ! Mère dit que, selon mestre Erald, Kara n’y verra bientôt plus… Sa main se porta machinalement jusqu’à son visage pour se pincer le nez et se frotter la bouche, dans un geste réflexe.

– Nous devrions rentrer, Oswell ! Ser Armon avait usé du ton de la recommandation mais une certaine anxiété perçait sous les accents de l’assurance.

Le regard métallique de l’héritier de la Griffonière se planta dans les yeux inquiets du Grandison. – C’est exactement ce dont mère me supplie… Mais tu sais bien que nous ne pouvons pas ! Ce contrat nous lie aux Arlequins pour encore presque vingt lunes.

Un contrat était un contrat. Sur Essos, Oswell avait appris qu’un engagement sur l’honneur ne pouvait être effacé ni oublié. Ser Armon tenta une fois de plus d’infléchir la ferme résolution de son neveu. – Tu as beaucoup mûri, Oswell, c’est un fait ! Et je respecte l’homme que tu es devenu. Je suis fier de la façon avec laquelle tu t’es toi-même forgé, mais je crois que ta sœur irait mieux en te sachant à ses côtés. Le chevalier gardait dans un coin de tête la fureur de son beau-frère lorsqu’il avait dû avertir ce dernier que son fils ignorait ses instructions et refusait de rentrer sur Westeros. De nombreuses années s’étaient écoulées depuis ce jour-là, mais il gardait encore en mémoire les mots féroces de la réponse cinglante rédigée par lord Kofre. Il avait lu la colère sourde du seigneur de La Griffonière jusque dans l’encre furieusement apposée sur le vélin. Et si la missive de lady Lyse pouvait être un moyen de réunir la famille de sa sœur ?

– J’adorerais serrer Kara dans mes bras et être là pour elle ! Tu es injuste et tu le sais parfaitement ! Mais nous ne pouvons pas ! Le jeune Griffon se détourna vivement comme il tentait de ne pas permettre au visage de sa petite sœur d’apparaître dans son esprit. Qu’elle devait avoir changé ! Il ne pouvait pas penser à elle ! Il ne fallait pas ! Il savait que s’il cédait une seule seconde à cette tentation il succomberait au besoin refoulé de la rejoindre. Mais ils étaient sous contrat et seul le respect de cet engagement les préservait encore de la justice des Magistrats de Pentos et de celle de leurs actuels frères d’armes s’ils devaient manquer à leur parole…

– Apporte-moi de quoi répondre à mère ! demanda-t-il finalement à son oncle avant de se lever et de quitter la tente sans un regard pour lui.


♦ « Seuls les esprits aventureux rencontrent l'aventure. »

Vaes Dothrak, An 43

Le fracas des sabots martelant le sol ébranlait la plaine et se mêlait au bruit sourd des percussions qui rythmaient la vie du khalasar. Oswell avait appris à connaître et à respecter ce peuple fier, libre et sauvage que formaient les dothrakis. Des cavaliers sans commune mesure, des combattants redoutables, des hommes fiers aux rites singuliers et aux croyances nombreuses. Un peuple insoumis et dangereux constitué de peuplades sauvages et rivales qui régnaient en maîtres sur les vastes plaines libres de l'est d'Essos.

Les khalasar dothrakis faisaient régner la crainte dans les plaines sauvages et s'attaquaient autant aux villes qu'aux convois commerciaux. C'était notamment pour protéger leurs biens et leurs marchandises que les cités les plus riches nouaient commerce avec les nombreuses compagnies mercenaires afin que celles-ci leur offrissent la protection nécessaire au bon acheminement des produits qu'elles échangeaient.

C'était à l'occasion de la protection d'un convoi Norvoshi à destination de Meereen, que les Arlequins avaient été confrontés au Khalasar. Après quelques jours d'affrontements stériles durant lesquels les mercenaires avaient repoussé quelques raids dothrakis, le chef de la caravane avait suggéré de payer un tribut aux sauvages afin que ces derniers leur permissent de poursuivre sans plus de difficultés. Ainsi, c'était sur Korys-le-Crotale et ses lieutenants qu'avait échu la responsabilité rencontrer le Khal et ses sang-coureurs afin de finaliser l'accord. Le Khal avait exigé que la rencontre ait lieu au pied de la Mère Montagne, à l'intérieur de Vaes Dothrak, ville sacrée pour le peuple à cheval. La destination exigeait un important détour mais les volontés d'un Khal ne se contestaient guère...

Cela faisait dix jours que les hommes avaient fait la rencontre des cavaliers et deux, à présent, que tous festoyaient au pacte de non-agression, dans la plus pure tradition dothraki. Les coutumes autochtones étaient rythmées par le combat, la boisson, le feu, la musique et la danse.
Après de longues premières heures d'observation méfiante, les chefs mercenaires s'étaient finalement laissés aller à profiter de la fête et des largesses que celle-ci proposait. Chacun était maintenant affairé ici ou là, à boire, manger, se battre… ou profiter des plaisirs charnels.
En effet, parmi tout ce qu'Oswell avait appris et aimé sur Essos, l'art de la séduction et le plaisir de la chair parvenaient à rivaliser aisément avec l'art des armes et du combat. Si habile bretteur était-il devenu, chacun de ceux qui le connaissaient pouvait affirmer que le jeune griffon disposait d'atouts aussi solides en matière de séduction. Il aimait les femmes, leur plaire, les courtiser, les posséder. Ce soir-là, emporté par les douceurs grisantes des effets du kéfir, il avait fait avec ses frères d'armes le pari grotesque de parvenir à coucher avec une dothraki. Le Connington avait alors jeté son dévolu sur Ohanae, jeune femme sauvage à la beauté irréelle mais aussi fille du Khal. Et si ce dernier élément avait échappé au westerosi, la coutume locale avait tout de même voulu que ce dernier affronte l'objet de ses convoitises en duel à main nue pour pouvoir prétendre à la faveur de ses charmes.

Toute féroce qu'elle pût se montrer, la jeune femme avait été vaincue par un Oswell Connington plus massif qu'elle et dont les talents dans le combat au corps à corps avaient aussi été décuplés par son attirance pour cette jeune femme étourdissante.
Après avoir longuement bu à sa victoire et à leur rencontre, la dothraki et lui avaient alors disparu sous la tente de la brune dont les cris de plaisir avaient permis à chacun de constater que le mercenaire avait effectivement réceptionné son dû.

Après une nuit d'amour torride et éreintante, l'héritier de La Griffonière devait pourtant repartir avec les siens et, si les souvenirs enfiévrés de la nuit ardente qu'il venait de passer auraient pu constituer pour lui le plus délicieux des souvenirs, la réalité devait cependant se révéler bien plus amère.
Lorsqu'il quitta la tente de la jeune femme, à l'aube et sans un mot, il ne comprit pas immédiatement le danger qu'il faisait alors courir à ses frères d'armes. Et ce ne fut que quelques heures plus tard, alors que le soleil avait déjà vigoureusement réchauffé la plaine des environs de Vaes Dothrak, que le jeune homme réalisa tout le tort que son pari idiot pouvait occasionner à ceux même avec qui il avait engagé le défi. Car la belle brune, fière de son sang tout autant que de son statut de fille du Khal, ivre de colère à l'idée de se trouver délaissée de la sorte, avait convaincu plusieurs sang-coureurs de son père de la suivre au galop dans une poursuite enragée après les mercenaires.

Lorsque Ohanae parvint à rattraper Oswell et ses compagnons, ceux-ci réalisèrent alors dans quel grave danger ils avaient risqué de faire basculer le convoi commercial tout entier. Après un violent affrontement à l'issue duquel Ohanae fut défaite mais épargnée et par lequel les quelques sang-coureurs avaient finalement trouvé la mort face au nombre des mercenaires, Oswell prit une décision qui devait à jamais inverser le cours de son destin. Afin de préserver ses amis et la caravane norvoshi des représailles que ne manquerait pas de fomenter la belle brune, il décida de quitter le convoi avec son oncle et la dothraki prisonnière et de fuir dans le sens opposé au trajet prévu par le chef du convoi. Ainsi, même s'il perdait soudainement la protection des Arlequins face aux Magistrats de Pentos et qu'il se voyait aussi poursuivit par la menace des dothrakis qui ne manqueraient pas de poursuivre les ravisseurs de la fille de leur Khal, Oswell permettait de la sorte à ses amis et au convoi de conserver une chance de rallier Meereen sans encombre.

Après plusieurs semaines d'une chevauchée fougueuse et inquiète en direction de l'ouest, Oswell et ser Armon relâchèrent Ohanae à quelques lieues au nord de Volantis afin qu'elle ne meure pas isolée en pleine nature sauvage. Les hurlements de colère et de vengeance dont elle les menaça malgré tout leur glacèrent le sang et après avoir feint de prendre la direction du sud vers Volantis, ils tournèrent bride avant l'entrée de la ville pour poursuivre leur fuite en direction du nord. Leur périple devait les faire longer la Rhoyne jusqu'à Selhorys puis Ny Sar où ils obliquèrent encore en direction de l'ouest. Après plusieurs lunes de fuite, ils entrèrent finalement dans Pentos en clandestins et se réfugièrent tour à tour chez quelques rares soutiens qu'ils comptaient encore là-bas avant de rassembler les quelques richesses qu'ils y avaient dissimulées pour acheter un bateau et rentrer sur Westeros.


♦ « Ce n’est plus une ardeur dans mes veines cachée. »

La Griffonière, Terres de l'Orage, An 44

Le ciel gris des Terres de l'Orage menaçait les reliefs côtiers de ses nuages abondants lorsque la vigie de La Douce Furieuse annonça la vue du terme de la longue traversée. Le Détroit n'était pas une mer sans fin, loin s'en fallait, mais les tempêtes qui le parcouraient pouvaient épuiser les équipages et les bateaux aussi violemment que si la durée du voyage avait été doublée. Moins d'une année après leur désertion des rangs des Arlequins, Oswell et son oncle pouvaient enfin savourer la douceur du parfum du retour chez eux.

Le jeune griffon avait passé plus de la moitié de sa vie en exil. Envoyé à treize ans sur un continent inconnu, il revenait quatorze ans plus tard en homme accompli et plein de ressources. Il revenait avec joie et sans rancœur car il n'oubliait pas que s'il avait subi la sévère sanction imaginée par son père, il avait lui-même volontairement étendu son séjour largement au-delà des ordres paternels. La joie de revoir les siens était grande et celle de pouvoir enfin revoir sa jeune sœur amplement plus.

Lorsqu'il vit sa cadette apparaître dans l'embrasure de la porte d'entrée de la grande salle de réception de La Griffonière, ce n'était plus la petite fille qui lui courait après qu'il pouvait contempler. C'était une fine et jolie jeune femme dont les boucles aux reflets roux dévalaient en cascade sur sa nuque et ses épaules. Kyll lui tenait le bras et lui aussi avait incroyablement changé. C'était un homme qui se tenait près de sa sœur, plus ce marmot joufflu. Submergés par leurs sentiments, les trois enfants de Kofre et Lyse Connington devaient se tomber dans les bras. Lors des jours suivants leurs retrouvailles, Kara et Oswell devaient renouer la grande complicité qu'ils avaient jadis connue et dont ils gardaient de si doux souvenirs. Fou d'inquiétude à propos de la perte progressive de la vue de sa sœur, l'héritier de La Griffonière passa tout son temps à son chevet et, malgré les protestations discrètes de cette dernière, tenta de rattraper auprès d'elle tout le défaut d'attention qu'elle avait dû subir de sa part depuis toutes ces années.

Les retrouvailles avec Lord Kofre avaient, quant à elles, été bien moins souriantes. Le seigneur de La Griffonière semblait garder une rancœur tenace à l'endroit de ce fils rebelle et entêté et de son « escapade » sur le grand continent est. L'accueil avait été glacial et cerné de soldats. Que croyait donc Lord Kofre ? Que son fils revenait au pays pour le dépouiller de son titre et de sa seigneurie ? Oswell avait été blessé par l'attitude de son père mais, selon son habitude, il n'en avait rien laissé paraître et s'était drapé dans une posture taiseuse et de retenue impassible.

Quelques mois plus tard, les tensions avaient diminué mais existaient encore malgré tout, se rappelant parfois à eux dans de petits détails ou de menues incompréhensions. Pourtant, alors que les choses allaient de mieux en mieux, un malheur supplémentaire vint jeter une chape de plomb sur la Maison aux Griffons. Kyll, le fils cadet de lord Kofre disparut subitement en mer alors qu'il ambitionnait de procéder à la traversé de la baie jusqu'à la Principauté de Dorne dans l'espoir de raffermir les liens entre les deux fiefs. Après la cécité progressive de sa fille, Lord Kofre perdait un fils et se voyait soudain assailli lui-même par d'importants problèmes pulmonaires. Quelques mois seulement après le retour de son fils aîné, il paraissait dix ans de plus que son âge réel.


♦ « L’injustice appelle l’injustice ; la violence engendre la violence. »

Harrenhal, Conflans, An 46

Les cris de rage et de douleur disputaient la plaine au fracas des armes. Une aube sanglante et morne assiégeait la lande jonchée de corps inertes.

– Messire Oswell, messire Oswell ! Votre père est mort, venez vite ! Le Griffon accouru pour s'agenouiller près de la dépouille de Lord Kofre et lui relever la tête dans un espoir totalement vain de le ramener à la vie. Le Seigneur de La Griffonière avait succombé en brave lorsque quelques vassaux de Lord Baratheon et lui avaient fait rempart de leur corps pour sauver leur suzerain du souffle mortel de Balerion. Les combats avaient été âpres et d'une rare violence, témoignant de la haine que se vouaient les deux camps. Oswell avait multiplié les actes de bravoure et émerveillé Lord Theodan par sa dextérité, son endurance et sa science du combat. Il deviendrait bientôt son conseiller personnel, son bras droit mais à cet instant-là, il l'ignorait encore et demeurait seul, à genoux, dans la boue du champ de bataille, serrant contre lui le corps de son père.

– Ils nous le paieront, père ! Je jure qu'ils le paieront ! Oswell et son père n'avaient peut-être jamais paru aussi proches qu'à cet instant-là, pourtant si dérisoire et définitif et qui les séparaient à tout jamais…

Après plusieurs mois de stationnement à Harrenhal, Theodan Baratheon avait décidé de faire fondre les armées rebelles qu'il commandait sur les troupes targaryennes venues à leur rencontre. Il faut croire que les Sept avaient ce jour-là choisi leur camp puisque des vents violents avaient balayé le ciel avec une telle force que la tempête avait empêché Maegor de faire voler son dragon. Pourtant, le Cruel avait choisi de faire se poser Balerion au cœur des lignes rebelles dans l'espoir d'en effrayer l'avant-garde et de tenter de disloquer les lignes ennemies. Face au dragon, Lord Theodan n'avait pu compter que sur le sacrifice de plusieurs de ses vassaux pour garder la vie sauve et contre-attaquer. Douloureusement blessé, la monture ailée du Roi s'était envolée, laissant les rebelles fêter une de leurs plus retentissantes victoires depuis le début du conflit.



♦ « Ce qui commence dans le mal, s'affermit dans le mal. »

La Meule, Terres de l'Orage, An 47

Après plusieurs mois de guerre, les Sept-Couronnes souffraient toujours plus durement du conflit. Les populations civiles étaient le plus souvent obligées de fuir et de laisser derrière elles tout ce qu'elles possédaient. Les grands fiefs s'affrontaient et, toujours, rebelles et loyalistes rivalisaient de violence et de puissance. A cette époque-là, les forces royales et leurs alliées tentèrent d'encercler et de réduire à néant les forces rebelles repliées dans la colossale forteresse d'Harrenhal, dans le Conflans. Dans le même temps, des troupes loyalistes essentiellement composées des forces de Winterfell et de ses vassaux marchèrent sur les Terres de l'Orage pour tenter de porter le conflit jusque dans les fiefs rebelles. Alerté, Theodan Baratheon décida alors d'avancer à marche forcée vers les forces nordiennes et réussit à les bloquer à La Meule en attendant les renforts que devaient amener avec lui certains de ses bannerets. Après plusieurs heures de longue et rude bataille, l'intervention de Lord Oswell Connington fut celle qui renversa le cours de l'affrontement. Associées aux Arlequins venus d'Essos pour aider les rebelles dans leur combat, les forces de La Griffonière devaient donner une tournure décisive aux affrontements. Confronté au jeune Theon Stark, le Griffon fit une fois de plus étalage de ses qualités de combattant au corps à corps en blessant ce dernier. Il grava son nom dans l'Histoire des Sept-Couronnes en faisant basculer les forces rebelles vers la victoire et en repoussant les assaillants à la frontière des Terres de l'Orage.


♦ « L'amour peut se passer d'estime, pas l'amitié. »

Accalmie, Terres de l'Orage, An 47

Après plusieurs mois de guerre et de campagnes militaires successives, les forces rebelles devaient rassembler leurs forces et reconstituer leurs ressources avant de repartir au combat contre les armées du Roi. Les deux ultimes grandes batailles avaient tourné en faveur des rebelles et installé le nouveau Seigneur de La Griffonière parmi les vassaux les plus influents des Terres de l'Orage. Grâce à ses récentes prouesses au combat, à son nouveau statut et à son étroite proximité avec Lord Theodan, Oswell avait été nommé conseiller personnel du Seigneur Suzerain des Terres de l'Orage. Ce nouveau statut d'importance et les grandes richesses de son fief permirent à Lord Oswell de voir son nom associé à plusieurs grands projets rebelles et au premier rang desquels, des propositions d'alliances nouvelles et fortes. Garett Lannister devait ainsi proposer au Griffon un mariage avec sa jeune tante, Elenei Lannister. Au départ très réticent face à cette proposition et peu enclin à accepter sous son toit la petite bâtarde de la lionne, Oswell se laissa finalement convaincre par l'insistance de Lord Theodan, dont Elenei était aussi la nièce. Quelques semaines plus tard, dans l'intimité de la grande forteresse d'Accalmie, le mariage fut célébré devant les Sept et les hommes. La beauté de la jeune lionne et l'insistance de ses appuis avaient eu raison de l'opiniâtreté de Lord Oswell sur la question et, bientôt, les deux nouveaux époux devaient délaisser leurs disputes et incompréhensions quotidiennes pour un subtil jeu de séduction permanent entre eux. Le Griffon avait compris tout ce que la Lionne était capable d'éveiller chez lui et quels bénéfices sa tendresse et sa générosité pouvaient constituer pour Kara dont elle était aussi une proche amie d'enfance. A La Griffonière, la présence de Rohanna Trant et d'Elenei aux côtés de sa sœur, avait permis à cette dernière de sembler revivre depuis quelques mois et Oswell espérait bien pouvoir compter sur le soutien et le réconfort des deux jeunes femmes auprès de sa petite sœur lorsqu'il aurait à repartir à la guerre...

Les prochaines lunes seraient décisives pour l'avenir immédiat des Sept-Couronnes. Et le Griffon comptait bien construire un avenir favorable aux siens.
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Rhaenys Stark
COURONNE
■ Localisation : Sur la route de Port-réal...
MessageSujet: Re: Oswell Connington ♦ Seigneur de La Griffonnière   Sam 13 Fév - 4:28

Re-bienvenue parmi nous
Bon courage pour ta fiche, si tu as le moindre soucis n'hésites pas à nous contacter

Fais seulement attention car le début de ta fiche est aux couleurs de l'ancien design, ce n'est pas grand chose mais si tu pouvais prendre le code de ce design ce serait top

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If I look back I am lost
I am the blood of the dragon. I must be strong. I must have fire in my eyes when I face them, not tears. © by anaëlle.
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Oswell Connington
ORAGE
■ Localisation : Terres de l'Orage
MessageSujet: Re: Oswell Connington ♦ Seigneur de La Griffonnière   Sam 13 Fév - 11:24

Rhaenys Stark a écrit:
Re-bienvenue parmi nous
Bon courage pour ta fiche, si tu as le moindre soucis n'hésites pas à nous contacter

Fais seulement attention car le début de ta fiche est aux couleurs de l'ancien design, ce n'est pas grand chose mais si tu pouvais prendre le code de ce design ce serait top

MERCI pour ton message de re-bienvenue !

Ma fiche est achevée. Je vais le signaler dans le topic réservé à cet effet.

J'ai changé le code de la première fiche.

Je propose un nouvel acteur pour Oswell. Clive Standen, que j'apprécie énormément, qui respecte les traits physiques caractéristiques du premier Oswell (cheveux tirant sur le roux) et avec lequel je me sens plus proche du personnage (je trouve qu'il fait plus jeune et plus baroudeur).
J'espère que ce choix-là plaira et sera validé.
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Valyron de Mantarys
COURONNE
■ Localisation : Port-Réal
MessageSujet: Re: Oswell Connington ♦ Seigneur de La Griffonnière   Dim 14 Fév - 23:15





Une belle fiche, rien à redire. Toutefois, ton avatar n'a pas été validé par les admins, donc je te valide sous réserve de possible demande de modification de ton avatar.






Félicitations !
« Bienvenue sur ATC »

Hé bien, félicitations, une très belle fiche pour ton retour ! Spéciale mention à la partie en Essos, bien menée !

Et c'est pour cela que le staff et moi-même sommes heureux de vous annoncer que votre fiche est validée ! Vous êtes désormais un habitant des TERRES DE L'ORAGE. En tant que tel, vous êtes soumis aux lois de celle-ci ainsi que celles de Westeros. Au plaisir, donc, de vous croiser dans l'un ou l'autre des Sept Royaumes.

Cependant, pour finaliser votre inscription et votre intégration au sein de la communauté, il vous reste quelques petites formalités à remplir obligatoirement :

❥ Recenser l'avatar du personnage. (bon, heu, ben, là tu attends )
❥ Déclarer sa famille.
❥ Compléter le registre des multicomptes (si vous êtes un DC, TC, QC)
❥ Recenser les dates importantes de votre personnage dans les chronologies détaillées
❥ Créer et tenir à jour (impérativement) votre fiche de chronologie de personnage.
❥ Ouvrir une fiche de liens.
❥ Assortie à sa soeur, fiche de sujets.
❥ Et de venir prendre du bon temps avec nous !

crédits image : ATC ; code by ATC.


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Des mes ordres, dépend le destin du peuple.
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Elinor Piète
COURONNE
■ Localisation : Port-Réal.
MessageSujet: Re: Oswell Connington ♦ Seigneur de La Griffonnière   Lun 15 Fév - 12:16

M'ouai... J'ai beaucoup, BEAUCOUP de mal à visualiser Oswell avec ces traits... Il ne fait pas assez "paon" ou "coq" et fait plutôt jeune. Il est sensé tenir Eleneï et avec une bouille pareille, j'ai du mal à visualiser la chose...

M'enfin, si vraiment l'avatar te bloque, c'est vraiment dommage. On ne va pas en faire toute une histoire non plus, mais l'avatar officiel d'Oswell restera celui qui était proposé en PV.

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The Beautiful Spider
The dangerous black widow encases her victims with silk, and then kills with poison from her fangs.
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Oswell Connington
ORAGE
■ Localisation : Terres de l'Orage
MessageSujet: Re: Oswell Connington ♦ Seigneur de La Griffonnière   Mar 16 Fév - 23:01

MERCI pour la validation !

J'espérais que cette proposition d'avatar pourrait être acceptée mais comme je l'ai déjà dit, je me range à vos préconisations si vous préférez celui suggéré par le PV.

Je vais donc modifier cela rapidement et remettre Tom Hiddleston.

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Oswell Connington
ORAGE
■ Localisation : Terres de l'Orage
MessageSujet: Re: Oswell Connington ♦ Seigneur de La Griffonnière   Ven 19 Fév - 0:37

Up pour la modif de ma fiche avec Tom Hiddleston en avatar (header de la fiche)...

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Faust
NORD
■ Localisation : En route vers Port-Réal
MessageSujet: Re: Oswell Connington ♦ Seigneur de La Griffonnière   Sam 27 Fév - 14:26

Hep! Content de voir que tu es de retour sur le forum!
L’Orage obtient ta faveur au profit du Nord, j’espère que tu t’y plairas d’avantage.
Je te souhaite donc bienvenue, à nouveau (Et en retard) – amuse toi bien !

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Oswell Connington ♦ Seigneur de La Griffonnière

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