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 Lord Torrhen Tully - Seigneur du Trident

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Torrhen Tully
CONFLANS
■ Localisation : Salvemer
MessageSujet: Lord Torrhen Tully - Seigneur du Trident   Sam 3 Sep 2016 - 16:38


Torrhen Tully

feat. Ben Lamb

♦ Entier ♦ Loyal ♦ Déterminé ♦ Vaillant ♦ Tête brûlée ♦ Rancunier ♦ Peu autoritaire ♦ Orgueilleux ♦ Cultivé ♦ Badin ♦ Possessif ♦ Adroit ♦ Méfiant ♦ Ambitieux ♦ Rancunier ♦ Fanfaron ♦ Vigoureux ♦ Courtois ♦ Sévère ♦


VALAR MORGHULIS

◮ Titre(s) :
Seigneur de la maison Tully, sire de Vivesaigues, suzerain légitime du Conflans. Surnommé Tête-en-Péril en raison de son tempérament et de sa nature impulsive.
Suite à ses mésaventures, toutefois, certains parmi la roture et la noblesse, l'ont également revêtu de sobriquets beaucoup moins glorieux, tel que le Spolié ou le Sans Terres.

◮ Âge :
28 ans.

◮ Lieu de naissance :
Dans le Conflans, par un jour de printemps : en la tour d'Abée, l'une des plus belles de la forteresse de Vivesaigues.

◮ Situation :
Marié depuis l'an 42 à lady Oriane Tully, née Baratheon.

◮ Statut :
PV.

◮ Groupe :
Conflans.

VALAR DOHAERIS

◮ Maison :
S'y l'on se réfère aux Chroniques de L'Histoire véritable et aux ajouts de mestre Tothmure, les Tully peuvent faire remonter leur ascendance jusqu'aux Premiers Hommes.

Edmure Tully et ses fils combattirent les Andals au côté du roi Tristifer IV d'Alluve, que d'aucun avait baptisé la Masse de Justice. Après la fin de la maison d'Alluve, lord Edmure se soumit à l'un des vainqueurs : Armistead Vance. Ce dernier octroya au fils d'Edmure, lord Axel, le confluent de la Ruffurque et de la Culbute. Lord Axel y bâtit Vivesaigues et depuis, les Tully et les Vance ont toujours entretenus des relations cordiales, quoique le rapport de féauté s'en trouva inversé.

Défendant le Conflans contre les seigneurs au Lion, les Tully acquirent fortune et prestige auprès des différents rois des Rivières et des Collines et toujours ceux-ci recherchèrent leur amitié. Bien que de puissance égale à ces deux familles, les différents lord Tully apprirent aussi à profiter de la querelle millénaire opposant les prestigieuses maisons Nerbosc et Bracken pour être reconnue comme la plus puissante maison du Conflans.

À l'époque où Harren le Noir régnait sans partage sur le Conflans et les îles de Fer depuis sa demeure d'Harrenhal, Edmyn Tully fut le premier lord de la région à se rebeller et à rejoindre les Targaryen d'Aegon le Conquérant qui fit de lui le seigneur suzerain du Conflans après la conquête.

Les Tully règnent aujourd'hui sur une trentaine de villages et de bourgs aux alentours de Vivesaigues, parmi lesquels ceux de Huchepie, la Guernouillère et Bourg-Hardy, et une dizaine de moulins. Depuis les hauts remparts de grès du château, les vigies bénéficient d’une vue imprenable sur des lieues à la ronde.


◮ Famille :
Récemment, la maison Tully s'est vu éprouvée par de nombreuses querelles en son sein. La mort de son frère aîné, Ethan Tully, fut une tragédie dont il ne se remettra jamais. Torrhen devint seigneur du Conflans et épousa la belle lady Oriane des Terres de l'Orage, née Baratheon. Mais il ne resta que peu de temps auprès de son épouse. Avide de faire ses preuves et de donner au Conflans la victoire qu'il méritait, il repartit en guerre contre les pillards des Îles de Fer, ennemis séculaires des seigneurs riverains. L'affaire était devenu personnelle, tant le nouveau seigneur de la maison Tully vouait désormais une haine farouche à l'assassin de son frère.
C'est avec une inconscience hardie qu'il organisa de grandes offensives, couteuses en vies humaines, contre les Îles de fer. Il fut atteint lors d'une bataille et fut rapatrié en hâte à Vivesaigues pour y être soigné.

Las ! alentour, certains parmi ses plus proches parents œuvraient à sa chute ! Le jeune Torrhen garda le lit durant des semaines, période durant laquelle sa tante, lady Solveig, profita pour s'emparer rapidement du pouvoir.

Lorsqu'il réclama ses droits, nombreux furent ceux qui préférèrent se détourner de l'héritier légitime au profit de sa tante. C'était désormais elle, et non lui, qu'on écoutait. Elle, qui savait se faire obéir si aisément et apportait des solutions aux problèmes d'un Conflans saigné à blanc et las des guerres contre les îles de Fer... Elle était devenue la véritable régente du Conflans au grand déplaisir de son neveu qui fit tout pour faire entendre sa voix, en vain !

Contraint de fuir son propre fief suite à la bataille d'Harrenhal, Torrhen se réfugia à Salvemer, entouré d'une petite troupe de fidèles, parmi lesquels les lords Mallister, Vyprin et Nerbosc. Exilé et abattu, il ne renonça pourtant point à récupérer la place qui lui revenait de droit. Et les récents événements survenus à Chelsted, ainsi que la marche des rebelles sur Port-Réal lui donnèrent raison.

Lord Tristifer Tully (-26;40) ∞ Lady Sarah (Stark) Tully (?;32), officiellement morte de causes naturelles.


Leurs enfants :
Lord Ethan Tully (13;42), ancien Suzerain du Conflans, tué par Skeggi Wynch.
Torrhen Tully (18;-), Suzerain légitime du Conflans ∞ Lady Oriane (Baratheon) Tully (21;-)
Lady Sansa (Tully) Sombrelyn (24;-)
Lady Alanna Tully (26;-), veuve de lord Bracken.
    Leurs enfants :
    Ethan Bracken (44;-), héritier de la maison.
    Myriane Bracken (44;-), sa jumelle.

Lady Solveig Tully (tante) (10) ∞ ser Gaven Racin (8-32), tué par Jonas Grejoy.
    Leur fille posthume :
    Rosamund Tully (32;-)

Aussi prompt aux fous rires qu'aux folles colères, le jeune Torrhen Tully passe pour avoir couru la gueuse et entretenus plusieurs liaisons féminines au cour de ses nombreux voyages, mais il est resté célibataire jusqu'à son mariage avec lady Oriane.

Toutes ces liaisons n'ont pas été sans conséquences... et le jeune lord a discrètement pris en charge deux de ses bâtards, sans les reconnaitre officiellement :

Denys Rivers (33;-), il est le fils d'une fille d'un récolteur de sangsues. Sa mère se présenta un jour à Vivesaigues avec l'enfant, lorsque celui-ci avait cinq ans et ce dernier fut ensuite placé chez les Nerbosc en tant que page d'abord, puis écuyer.

Aregelle Snow (36;-), elle est le fruit d'un amour passager avec la fille cadette d'un nobliau du Nord, quand le jeune Torrhen - à l'époque simple écuyer - et son maître était au service de ce dernier. L'enfant fut ensuite ramenée dans le Conflans.


◮ Informations complémentaires & faits divers :
Que voilà noble ser ! Traçons son portrait d'un rapide coup de plume : la taille haute et le corps solidement taillé à force de courir la quintaine et de parcourir les chemins.
Une puissante musculature, qui lui permet de manier une lourde masse de guerre, son arme favorite.
Des sourcils roux, des yeux bleus brillants d'orgueil et souvent rieurs, que vient couronner une opulente chevelure tirant légèrement sur le roux : à l'image de la plupart des femmes et des hommes de la famille Tully.
Le visage est fin et gracieux et la pommette des joues saillante. Son arcade sourcilière gauche s'est récemment vu agrémentée d'une belle cicatrice ; fruit d'une sagette tirée par un archer Bracken lors d'une escarmouche avec les forces de sa tante... Loin de s'en trouvé complexé, le damoiseau en tire une grande fierté et n'hésite pas à affirmer - avec toute la pompe qui le caractérise de temps à autre - que c'est là la marque des vrais meneurs d'hommes.
Un œil suffisamment physionomiste surprendra quelque chose d'impétueux et d'irascible chez ce cadet de grande famille. Tel est le seigneur de Vivesaigues : un orgueilleux tout feu tout flammes, qui a parfois du mal à prendre les choses au sérieux.

Parmi les compagnons de beuveries et de mêlées qui l'accompagnent un peu partout dans ses errances, on trouve quelques nobles héritiers issus des petits chevaliers fieffés vivant aux alentours de Vivesaigues : tels les fils des lords Chambers et Bigglestone, ou encore de ser Walder Gris et de ser Franklyn Perryn.
La guerre contre sa tante Solveig et l'usurpateur Maegor a aussi vu des Pauvres Compagnons, quelques chevaliers errants et des petits seigneurs se rallier à la bannière de Torrhen. Parmi ceux-ci, certains se sont illustrés par leur ferveur et sont connus du petit peuple : dans les rangs des Pauvres Compagnons, on trouve ainsi le Berger et Pat Blancbourdon, aux côtés desquels se tiennent ser Alyn Terrick et lord Tristifer Van, qui prirent très tôt le parti de la Foi contre le roi Maegor I Targaryen.
D'autres se sont illustrés dans les batailles et les escarmouches entre Solveig et son neveu et passent pour des combattants de renom, partisans de Torrhen, à l'instar de l'Agneau Rouge ou du Chevalier de Colline Creuse.


DIS-MOI TOUT...

Comment vivez-vous l'instabilité politique et les guerres qui enflamment Westeros ? Comment le supportez-vous au quotidien dans votre région ? ✒ Pour l'heure : plutôt mal, disons le tout net ! En plus des affrontements avec ces maudits fers-nés et de la guerre qui déchire le royaume, la querelle avec ma tante a débordé en un conflit ouvert.
Cette harpie est rongée par la soif de pouvoir et elle a profité du sommeil dans lequel mes blessures m'avaient plongé pour me supplanter sur le trône du Conflans... Quelques nobles - les Sept les bénissent ! - me sont restés loyaux et ont accepté de soutenir ma cause, mais avec l'aide de Maegor le Cruel, Solveig a rapidement pris le dessus ! Je suis a présent en sécurité à Salvemer, chez mon vassal... tel un hors-là ou un vulgaire fugitif !
La honte est grande et la défaite n'en est pas moins amère... Mais je n'ai pas dit mon dernier mot : à présent que les osts de l'Orage et de l'Ouest marchent sur Port-Réal, la situation pourrait me sourire de nouveau...

Les Rebelles sont désormais arrivés aux portes de Port-Réal. Avec la bataille qui s'annonce, comment vous positionnez-vous ? Soutenez-vous Maegor ou Jaehaerys et comptez-vous agir ? ✒ Avez-vous vraiment besoin de me questionner là-dessus ? Bigre ! Il me semble que j'ai suffisamment donné - et perdu ! - pour que mon allégeance ne fasse plus aucun doute... Je soutiens mon parti ! Ma cause ne peut qu'y gagner avec la défaite du Cruel. Et mon beau-père étant le sire d'Accalmie, s'en est presque devenue une histoire de famille... Quant à intervenir... il me faut déjà recouvrer mes droits sur le Conflans.

Quelle est votre ambition personnelle ? ✒ Retrouver la place qui est celle de ma maison parmi les Grands de ce royaume et rétablir l'ordre et la paix dans le Conflans.
Il me faudra bien sûr châtier les traitres et restaurer mon autorité suzeraine, comme me l'a assez souvent répété ma femme, lady Oriane... Je crains toutefois que trop de dureté ne m’aliènent définitivement certains seigneurs riverains encore fidèles à Solveig.
Il faudra donc que je me montre attentif aux avis de mes bannerets et que je prenne acte de leurs opinions, tout en préservant mon autorité. Enfin si Jaehaerys parvient à monter sur le trône des Sept Couronnes, il conviendra que je préserve le rang et les possessions de ma tante et de mes sœurs qui ont soutenus Maegor. Point par amour pour ces dernières, notez-le bien : mais parce qu'il en va de la renommée et de la prospérité de ma maison.
Et puis... il y a les Îles de Fer : ce repaire de pirates et de pillards est une plaie pour la quiétude de mes terres et de mes gens depuis des siècles. Savez-vous que le Conquérant songea à faire de mon ancêtre, lord Edmyn, le suzerain des îles de Fer ?


DERRIERE LE MASQUE
• Âge |
26 ans.
• Prénom ou pseudo |
Ascanius
• Sexe |
Masculin.
• Comment as-tu connu le forum ? |
En cherchant un bon RPG sur GOT, via google !
• Autre chose ? |
Mmmmh... non !

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Torrhen Tully

« Famille, Devoir, Honneur »


BUT FIRST WE LIVE



Dans la fournaise naissante du matin, profitant d'un court répit salutaire offert par une brise de printemps, une poignée d'écuyers s'exerçaient au maniement des armes dans la haute-cour. Leurs ahans, mêlés aux bruits sourds des épées de bois qui s'entrechoquent et des boucliers qui se heurtent, participaient au joyeux concert de la vie ordinaire du château.

Vêtues de mailles usées et rapiécées à force de coups, coiffés de casques déformés, cabossés et couverts de poussière, ils s'élançaient par binôme et au terme d'une lutte acharnée, réclamaient de leurs adversaires une rançon, un gage ou une demande de grâce. Tous se prenaient pour des preux, s'imaginant hardis et vif comme les plus grands noms de la chevalerie du royaume, Florian le Fol et Bors le Fracasseur, Davos le Tueur de Dragons et Cerwyn au Bouclier-Miroir ; tandis que le maître d'arme et ses aides, le visage grave, circulaient parmi eux pour les encourager ou les sermonner.

De tout ce groupe, il en était un qui se démarquait par sa taille et par sa force. Il arbore une opulente chevelure auburn et des yeux bleu rieurs. Dans sa main, l'épée de bois danse, suivant avec grâce l’inflexion que lui prodigue la poigne leste et gantée de l'apprenti chevalier. Sur son tabard crasse, entre deux lambeaux de tissu déchirés, on ne peut guère apercevoir que le gambisson, lui aussi fortement maltraité, de son propriétaire ! Ce dernier assène coup sur coup à son adversaire dans de grandes accélérations brutales, le fait reculer pas à pas, d'un côté à l'autre de la cour. Chaque nouveau pas s'accompagne d'un nouveau taillant, qui n'est qu'une sanction immédiate et fatale aux reculs de l'autre.

À l'entour, leurs compagnons ont cessés peu à peu leurs activités pour ne plus se concentrer que sur ce duel inégal, mais d'une certaine beauté et ils crient des invectives et des encouragements à leurs deux comparses. Jusqu'aux palefreniers et aux garçons d'écurie qui, leurs seaux d'eau à la main ont mis en pause leurs corvées quelques instants pour admirer la scène en compagnie, des autres serviteurs et servantes du château !

Les deux combattants rivalisent de prouesses, s'émulant mutuellement par leur force et par leur adresse, tandis que des encouragements étaient lancés depuis la foule.

« Allez Ethan ! Montre-lui ! »

« Tenez bon, messire Torrhen ! Hardi ! »

« Vivesaigues ! Tully ! »

Enfin, redoublant d'énergie, le plus grand contre une dernière parade et boutecule son adversaire en le faisant choir à terre d'un violent coup d'épaule...

Reprenant lentement son souffle à force de grandes inspirations, l'adolescent encore debout ôte son casque et passe sa main sur son front poisseux, pour en éponger la sueur, souriant de toutes ses dents.

« Pardi, tu ne tiens plus sur tes guiboles, petit frère ! »

Il tend sa main gantée au vaincu.

Le visage de l'adolescent se trouble, se fait diffus... sa main s'allonge... et un râle emplit la pièce où il se trouve...

La tête relevée, haletant... brusquement réveillé.

Dans le sursaut de son réveil, il a dispersé coussins et couvertures. Ses muscles sont noués, ses mains crispées sur le drap de soie. En nage, la sueur ruisselant sur son torse amaigri, le duc promène son regard dans la pénombre des lieux. A ses côtés, sa femme, Oriane, n'est pas là. Seulement un serviteur, un page peut-être, qui le regarde, stupéfait et qui détale soudain en courant.

Il est seul à présent...

Alors l'homme appel. Il appel sa femme et le coassement qui sort enfin de sa bouche, après de longs et douloureux efforts, est tellement enroué, qu'il le glace d'effroi. Est-ce lui qui a parlé ainsi ? Il a soif ! Terriblement soif...

Derrière les portes, l'homme alité entend des bruits d'alarmes : le choc sourd des portes qu'on ouvre brusquement. A-t-il hurlé dans son sommeil ? Il a fait un cauchemar... Un long cauchemar...
Il a rêvé de sang et d'acier, d'un grand dragon argenté et d'un autre, noir, entrelacés en une lutte mortelle. A présent l'un des deux dragons git au sol et ne respire plus... Il a aussi vu un lion et des aigles, un cerf et un loup... Quel sens a-t-il à donner à ses rêves, il ne sait... mais le jeune homme à peur.
Il tente de se relever, lentement, faiblement. Et la tête lui tourne aussitôt... Un vertige qui s'accompagne d'un mal de crâne lancinant et douloureux. Comme si des centaines d'aiguilles lui perçaient le cuir chevelu. Il souffre le martyre. Il veut crier...

Les secondes s'écoulent comme autant de minutes et le preux ne saurait dire s'il est éveillé depuis une heure, des jours... ou seulement depuis quelques instants.

Il se relève alors péniblement en appuie sur un coude, chute pitoyablement... se relève de nouveau en tremblant et d'une main hésitante, caresse sa joue osseuse. Au contact de cette peau pourtant fraichement rasée, il frémit, tremble et grimace de dégoût. Sa peau est presque aussi fine qu'une peau de vélot.

Dans la pénombre qui a succédé aux ténèbres, il distingue quelques riches tapisseries arborant des aigles d'argent éployées sur fond bleu, des coffres et des cassolettes d'argent, desquelles semblent s'exhaler des fumeroles d'encens...

Finalement les portes s'ouvrent sur un gaillard au visage familier. Grâce aux flammes des torches qui éclairent le vide sombre et béant du couloir, au-delà des portes de marbre sculptées, l'homme alité devine une présence nombreuse : des serviteurs, des écuyers... Dans la pièce, les nuques et les regards se baissent immédiatement, les genoux ploient.

Enfin, d'une voix enrouée, d'une voix rocailleuse, mais forte, le jeune Torrhen Tully lâche quelques mots... les premiers depuis de longues semaines :

« De l'eau ! de l'eau par pitié... »

Il tremble, il bredouille le seigneur : trop accablé pour hurler sa douleur... si ce n'est en un long râle. Sorti de sa torpeur, le jeune sire se souvient....

Il est né dix-huit ans après la conquête menée par Aegon Premier du nom, à Vivesaigues par un jour de printemps, en la tour d'Abée : l'une des plus massives de la forteresse de ses ayeux.

On le confia à une septa, Madrine, qui prit soins de lui et lui inculqua les secrets de la terre nourricière. En compagnie des enfants Petitbois et de ses sœurs, qu'il chérissait, il écouta les oiseaux qui sifflent dans les arbres et apprenant à leur répondre. On lui apprit alors que la vie dans les montagnes du Val, sur la mer du Crépuscule et dans les forêts du Nord participait au même et unique règne : celui des Sept.

Le Père, la Mère, l'Aïeule, le Guerrier, le Ferrant, la Jouvencelle et l'Étranger.

L'Étranger... l'Éternel Proscrit, l'Errant venu de contrées lointaines, plus et moins qu'humain, inconnu, inconnaissable...

Il était le cadet et non l'ainé...

Et pour cette raison, son sort et son destin avait été arrêté bien avant sa naissance. Dès le premier jour, il avait été condamné à être - et demeurer - l'éternel second : destiné à grandir, à vivre et à vieillir dans l'ombre d'un frère aîné, son suzerain. Sauf à ce que les dieux ne lui réserve un coup du Sort.
Pour l'amour et le service de ce frère ainé, qu'on lui apprendrait à chérir : il tiendrait lieu de soutien et de conseil. Une place forte à tenir en son nom. Une alliance à renforcer. Une famille à protéger.

Il doit survivre...!

Il s'en rend compte à chaque effort, il est réduit à l'état d'indigent sur ce lit dont il peut à peine se lever : chaque tentative réveille des spasmes de douleurs jusque dans ses sinus et dans ses poumons. Au dehors, par une fenêtre qu'il devine entrouverte, il entend les cris perçants des oiseaux de mers, qu'il imagine allègrement bercés par les embruns.

La mer... lorsqu'il était écuyer au service de son maître, ser Bonnifer, il avait vu les rives de la mer Grelotte et le Pas de Torth... le Chenal Redwyne et la mer du Crépuscule...
Curieux destin que celui d'un cadet d'une famille aussi prestigieuse que la sienne, de se retrouver ainsi au service d'un chevalier errant... Mais c'était là le seul luxe que l'on réserve aux puinés : à eux, l'aventure. A leur ainé le devoir.
Et ser Bonnifer Nerbosc n'était pas n'importe quel chevalier ! Connu pour sa vaillance, lui-même issu de l'une des familles les plus illustres du Conflans : sa renommée dépassait les murs de Vivesaigues...
Le vieil homme avait un temps servit son neveux, le jeune lord Nerbosc à Corneilla, avant de partir sur les chemins en quête de quelques exploits.
C'était un preux, qui lui avait inculqué les valeurs de la chevalerie : être chaste en ses pensées, honnête en ses paroles et vrai dans ses actions... Il lui avait également apprit à courir et à nager, à sauter, puis à monter à cheval. Bientôt, à douze ans révolus, l'art du blason n'avait plus eu de secret pour le jeune écuyer qu'il était, car on avait projet de le destiner, sinon à la chevalerie, à devenir une personne d’importance au service de son ainé, Ethan : lord suzerain du Conflans.

Grâce aux enseignements du vieil homme, il avait été initié au maniement de l’épée et de la lance. A la masse d’arme et au marteau de guerre qui pouvait briser des membres et des crânes d’un seul coup. On lui avait enseigné l’art de s’escrimer et celui, bien sûr, de la chasse, qui est comme chacun le sait, pour tout chevalier, un bon entrainement pour la guerre.

Malgré les coups qui l’ébranlaient, jamais l'enfant ne s'était plaint, car on ne le ménageait pas : les chutes et la fatigue, les corvées et le ravaudage des mailles. Ses mains étaient usées jusqu’au sang. Même lorsqu’il affrontait la quintaine, ce traître mannequin de bois qui vous abattait un gourdin sur l’échine par un vil mécanisme, l'adolescent trouvait le moyen de redoubler d’efforts !

Par les chemins et les châteaux du royaume, il s'était pris plus d'une fois pour le roi Tristifer IV d'Alluve, dit la Masse de Justice : son idôle.
En son temps, l'homme avait été roi des Rivières et des Collines. C'était il y a bien longtemps déjà, à l'époque de l'arrivée des Andals. Il avait fait construire Vieilles-Pierres qui était à l'époque l'une des places les plus fortes de Westeros ! Et l'on disait de ce preux qu'il avait livré cent batailles et qu'il en avait gagné quatre-vingt-dix-neuf. C'était du moins ce que lui avait toujours assuré septa Madrine... Sa dernière bataille l'avait opposé à une coalition de sept rois andals - rien moins ! - dont le plus puissant n'était autre qu'Armistead Vance, qui avait permit à ses propres ancêtres de bâtir Vivesaigues. Elle lui fut, hélas, fatale. Quand il serait grand, s'était juré Torrhen, quand il serait connu en tant que meneur d'hommes, il gagnerait toutes les batailles.
Ser Bonifer lui avait un jour affirmé qu'on avait enterré la Masse de Justice dans la cour de Vieilles-Pierres, sous un gisant à son effigie.
Torrhen lui avait alors répondu qu'il serait un jour digne de cet homme...

Une tête brûlée, s'était esclaffé son maître en un rire tonitruant !
Et il est vrai qu'il avait toujours su se faire remarqué par son sang bouillant.
Cette fougue, il l'a possédait en lui depuis son plus jeune âge, nourrie des gestes de chevalerie des Sept Couronnes et mêlée à un besoin - viscéral ? - de briller auprès d'un père qui ne l'avait jamais estimé pensait-il, à sa juste valeur.

Combattant habile mais piètre tacticien, il avait toujours dirigé ses hommes depuis les premières lignes en les exaltant et en les poussant à faire de leur mieux. Son goût pour les audacieuses tactiques offensives a lui aussi toujours dicté les plans de son armée, parfois à ses dépends, il ne le sait que trop, à présent.

Un vertige... encore.

Un visage aux traits délicat lui apparait alors... un beau visage aux longs cheveux bouclés et aux yeux verts... il se souvient d'un rire : un rire fin et agréable... Ce visage, il l'a longtemps chéri.

A sa dextre, Oriane sa dame est enfin arrivée. La fille de lord Baratheon dévisage intensément son époux. Et l'intensité de son regard, manque presque de le faire chavirer une nouvelle fois : il aime cette femme. Il l'aime passionnément.
Elle est pour lui bien plus qu'une simple alliance entre grandes familles : elle est sa douce et terrible moitié, la digne descendante des sires de l'Orage. C'est elle qui le conseille et qui le rappelle à ses devoirs, lorsqu'il s'emporte ou qu'il se montre trop impétueux... Elle encore, qui a tenue tête à lady Solveig et ralliés à sa cause certains seigneurs un peu trop hésitants, par son charisme et ses paroles... Cette épouse, qu'il a quitté presque aussitôt après l'avoir épousé. Cette épouse qu'il aime... mais qui ne lui a pas encore donné d'héritier !

Alors, parvenant à se redresser péniblement sur un coude, le pauvre seigneur saisit enfin la coupe d'eau fraiche qu'on lui tend et la boit avidement.
Il ne fait même pas attention aux paroles de son épouse, qui ordonne qu'on amène mestre Myles pour venir l'examiner.
Mestre Myles ? Les mestres de Vivesaigues sont mestre Mullin et mestre Thomard ! Myles, d'aussi loin qu'il s'en souvienne, est le nom du mestre... de lord Mallister... Mais alors ? Ces mouettes qu'il a entendu tantôt ? Se pourrait-il qu'il soit en la demeure de l'Aigle ? À Salvemer ?
Il doit boire, manger, reprendre des forces. Et il doit reprendre le contrôle de la situation. Le dernier assaut sur les îles de Fer a été un échec. Un de plus contre ces sauvages paillards ! Et sa tante à présent, qui l'a dépossédé de ses droits !
Une douleur persistante le lance jusque dans l'épaule dextre... De longues semaines durant, il a été plongé dans le noir. Envahi par la pénombre... Mais il faut vivre.

Péniblement et grâce au concours de sa femme, le seigneur se cale plus confortablement dans les nombreux coussins du grand lit où on l'a installé. Le drap de soie est mouillé par la transpiration du blessé.
L'amertume, la souffrance se lit sur le visage du cadet des Tully.

Le visage plein d’espérance et des larmes de bonheur qui lui coulent sur les joues, Oriane se penche doucement vers sa moitié et lui murmure :

« Tu dois te battre mon amour... Tu dois te battre car les dieux, enfin, ont accédé à nos prières... entends-tu ? Tu seras bientôt père. »



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Invité
MessageSujet: Re: Lord Torrhen Tully - Seigneur du Trident   Sam 3 Sep 2016 - 17:52

Re bienvenue parmi nous Ascanius !
Quel bon choix de personnage que celui de Torrhen (qui fut mon époux d'une autre vie )

Par contre, j'ai une petite réserve pour l'avatar que tu as choisis
— Torrhen a 26 ans et l'acteur que tu as, en a 10 de plus... C'est un peu trop excessif Et de plus, on ne peut pas dire qu'il fasse vraiment Tully avec sa pilosité brune
Je suis désolée, mais je serais d'avis que tu trouves un nouvel avatar qui soit dans les +/- 5ans d'écart avec l'âge du personnage, et surtout, qu'il soit un minimum roux, puisque tu dis toi même qu'il l'est

Courage l'ami !!!
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Torrhen Tully
CONFLANS
■ Localisation : Salvemer
MessageSujet: Re: Lord Torrhen Tully - Seigneur du Trident   Sam 3 Sep 2016 - 18:30

Merci !!

Citation :
Quel bon choix de personnage que celui de Torrhen (qui fut mon époux d'une autre vie )

Oh ! Mais reviens. Pourquoi avoir arrêté En tout cas, je saurais vers qui me tourner si j'ai besoin d'infos !

Arf, mes excuses ! C'est vrai qu'à la réflexion, il fait un peu vieux avec sa bebar... le pépère. Et pas si roux ! Je vais me mettre en chasse d'un nouveau vava !
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Valyron Tyvaros
COURONNE
■ Localisation : Port-Réal
MessageSujet: Re: Lord Torrhen Tully - Seigneur du Trident   Dim 4 Sep 2016 - 7:55

Ah, voici la fiche

*lit la fiche*

Hell yeah, ça annonce du bon dans le Conflans

Je me prends à rêver du retour d'un mot disparu depuis longtemps dans cette région : "activité"

Je te rappelle que tu devras poster dans la section dévolue à cet effet pour signaler ta fiche terminée, une fois que ce "problème" d'avatar aura été résolu ! (Non parce qu'elle a déjà une tête de fiche bien terminée )

Par contre, je te signale une petite coquille, ton profil indique 28 ans et ta fiche 26 ans

Voilà, bon courage à toi, hâte de te lire et de modérer cette fiche

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Des mes ordres, dépend le destin du peuple.
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Faust
COURONNE
■ Localisation : Port-Réal
MessageSujet: Re: Lord Torrhen Tully - Seigneur du Trident   Dim 4 Sep 2016 - 16:31

Quel choix audacieux! Une belle surprise que de voir un Tully faire son apparition! Le Conflans a été dramatiquement abandonné, mais tu lui donne un nouveau souffle – yeah! Re-bienvenue dans les parages!

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I survived because the fire inside me burned brighter than the fire around me - Fallout
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Rhaenys Targaryen
COURONNE
■ Localisation : Au Donjon Rouge, Port-Réal
MessageSujet: Re: Lord Torrhen Tully - Seigneur du Trident   Dim 4 Sep 2016 - 18:03

C'est trop trop génial de voir Torrhen être tenté, ça va permettre de mettre un peu d'action dans le Conflans qui le mérite amplement
Bienvenue à toi et bon courage pour ta fiche, pour les questions n'hésites pas à te tourner vers le staff, on adore aider et donner de l'amour


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If I look back I am lost
I am the blood of the dragon. I must be strong. I must have fire in my eyes when I face them, not tears. © by anaëlle.
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Torrhen Tully
CONFLANS
■ Localisation : Salvemer
MessageSujet: Re: Lord Torrhen Tully - Seigneur du Trident   Dim 11 Sep 2016 - 21:01

Et voilààà !

Petites coquilles corrigées et édits terminés !

Merci à tous les quatre pour vos mots d'encouragement et de re-bienvenue

Je file signaler la fiche terminée !
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Rhaenys Targaryen
COURONNE
■ Localisation : Au Donjon Rouge, Port-Réal
MessageSujet: Re: Lord Torrhen Tully - Seigneur du Trident   Dim 11 Sep 2016 - 21:58


Félicitations !
« Bienvenue sur ATC »

Une belle fiche écrite avec style ! Malgré quelques petites coquilles orthographiques j'ai beaucoup aimé lire ta fiche et je suis pressée de voir ce que tu nous réserve avec Torrhen ! Je te signale cependant que tu n'as pas encore corrigé l'âge de Torrhen qui est bien 28 ans et non 26 ans Bon jeu parmi nous !

Et c'est pour cela que le staff et moi-même sommes heureux de vous annoncer que votre fiche est validée ! Vous êtes désormais un habitant du CONFLANS. En tant que tel, vous êtes soumis aux lois de celle-ci ainsi que celles de Westeros. Au plaisir, donc, de vous croiser dans l'un ou l'autre des Sept Royaumes.

Cependant, pour finaliser votre inscription et votre intégration au sein de la communauté, il vous reste quelques petites formalités à remplir obligatoirement :

❥ Recenser l'avatar du personnage.
❥ Déclarer sa famille.
❥ Compléter le registre des multicomptes (si vous êtes un DC, TC, QC)
❥ Recenser les dates importantes de votre personnage dans les chronologies détaillées
❥ Créer et tenir à jour (impérativement) votre fiche de chronologie de personnage.
❥ Ouvrir une fiche de liens.
❥ Assortie à sa soeur, fiche de sujets.
❥ Et de venir prendre du bon temps avec nous !

crédits image : ATC ; code by ATC.


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If I look back I am lost
I am the blood of the dragon. I must be strong. I must have fire in my eyes when I face them, not tears. © by anaëlle.
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Torrhen Tully
CONFLANS
■ Localisation : Salvemer
MessageSujet: Re: Lord Torrhen Tully - Seigneur du Trident   Mer 21 Sep 2016 - 13:54

Arf, mea culpa pour les 26 ans, je pensais avoir corrigé !! Voilà qui est fait !

Merci beaucoup pour la validation !!!

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Lord Torrhen Tully - Seigneur du Trident

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