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 Oberyn Tyrell - Growing Strong

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Oberyn Tyrell
BIEF
■ Localisation : En route pour Port-Réal.
MessageSujet: Oberyn Tyrell - Growing Strong    Sam 3 Déc - 22:15


Oberyn Tyrell

feat. henry cavill

♦ Fier ♦ Hautain ♦ Intelligent ♦ Ambitieux ♦ Attaché aux siens ♦ Calculateur ♦ Meneur Né ♦ Dangereux ♦ Manipulateur ♦ Charismatique ♦


VALAR MORGHULIS

◮ Titre(s) :
Sire de Hautjardin, Grand Maréchal du Bief, Défenseur des Marches et Gouverneur du Sud

◮ Âge :
33 ans

◮ Lieu de naissance :
A Hautjardin, dans le Bief

◮ Situation :
Marié depuis l'an 32 à lady Leandra Tyrell, née Arryn.

◮ Statut :
PV

◮ Groupe :
Bief

VALAR DOHAERIS

◮ Maison :
Tyrell, la Rose du Bief. A l'origine, les Tyrell n'étaient que les intendants de la maison royale du Bief, les Gardener, qu'ils servirent avec fidélité des siècles durant. Mais quand Aegon Ier Targaryen déclencha la Conquête, les Gardener refusèrent de ployer le genou et rassemblèrent leurs forces. Mern IX, ses fils et petits-fils moururent sous le feu des dragons, anéantissant la lignée royale. Le Bief soumis, Aegon confia les rênes du pouvoir à Harlen Tyrell, l'intendant, élevant la rose au rang des autres grandes maisons de Westeros. Depuis, les Tyrell ont pris possession de Hautjardin et gouverne le grenier à blé du royaume.

◮ Famille :
Oberyn Tyrell est le fils de feu Lord Mord Tyrell et de son épouse Grainne, née Redwyne. Il est le frère aîné de Harys, Roslinn et feue Lorelei Tyrell, ainsi que l’époux de Léandra Arryn, dont il a deux enfants : Jeyne et son héritier, Brynden Tyrell.
Par les mariages contractés au sein de sa famille, il est le beau-frère de Lord Martyn Arryn ainsi que de sa sœur Etaine Arryn, de Lord Garrett Lannister, d’Eresys, l’épouse de son frère Harys, et d’Arianna Martell, la nouvelle princesse de Dorne. Il est donc l’oncle de Lorelei Arryn et Tommen Lannister.
Il est un cousin des Redwyne et des Hightower.

◮ Informations complémentaires & faits divers :
Depuis l’enfance, Oberyn nourrit une passion étrange pour la cartographie. Si cela peut étonner, cette compétence étrange fait de lui un excellent géographe, un homme capable de connaître au moins de réputation n’importe quel endroit de Westeros et d’en tirer partie, comme les dorniens en ont fait la cruelle expérience dans les Marches de Dorne. Grâce à ce don, il est également un fin organisateur et stratège, d’une méticulosité sans bornes quand il s’agit de placer et de faire avancer ses pions sur le grand échiquier des Sept Couronnes.
C’est également un joueur renommé de Cyvosse, qu’il a découvert auprès d’un marchand venu à Hautjardin lors de ses jeunes années. Certains murmurent que son père a encouragé ce goût qu’il jugeait très formateur. Ironie du sort, ses partenaires de jeux préférés à l’époque n’étaient autres que son frère Harys et son ami Lyam Higthower, contre lequel il livre désormais une partie aux conséquences autrement plus graves que des paris d’adolescents.
Si Oberyn a un passé de coureurs de jupons bien rempli dans ses jeunes années, il n’a jamais touché à une autre femme que la sienne depuis leur mariage. Même s’il a parfois du mal à le lui exprimer, il aime trop son épouse pour songer à la déshonorer en allant fureter vers d’autres jupons. D’une certaine façon, il tire de leur étrange bonheur conjugal, et ce malgré les tempêtes de leurs caractères respectifs, une réelle fierté.

DIS-MOI TOUT...

Comment vivez-vous l'instabilité politique et les guerres qui enflamment Westeros ? Comment le supportez-vous au quotidien dans votre région ? ✒ Drôle de question pour un homme qui parcourt les champs de bataille de Westeros depuis plusieurs années, a vu plus de cadavres qu’il n’en saurait compter et doit faire face à la pire des trahisons ! Et pourtant … Il convient de la poser, car, s’il devait délivrer le fond de sa pensée, Oberyn se moque de l’instabilité du reste de Westeros, tant que sa propre région n’est pas touchée. C’est en partie ce constat qui l’a poussé dans le camp rebelle, quand il a compris que les prises de positions de certains de ses vassaux, Piète et Tyssier en tête, contraindraient le Bief à subir tôt ou tard la furie de Maegor ou l’ire des coalisés. Alors il a aidé, fini par lever son ost, pris Chelsted … Et vu sa région embrasée par un autre feu que le dragon, plus sombre et pernicieux : celui de la sédition. Le Tyrell n’est pas homme à aimer voir son autorité remise en question. Il reprendra son fief, écrasera la rébellion Higthower, avant de réclamer son dû au nouveau roi Targaryen. Et alors, l’instabilité ne sera plus … Ou du moins, pourra être à son profit.
Les Rebelles sont désormais arrivés aux portes de Port-Réal. Avec la bataille qui s'annonce, comment vous positionnez-vous ? Soutenez-vous Maegor ou Jaehaerys et comptez-vous agir ? ✒ Au moins, sur ce plan, la réponse d’Oberyn est limpide. Il a déclaré sa défiance en Maegor dès 42, et le Bief s’est officiellement soulevé en 47. Comble de l’affront pour le Cruel, c’est le Tyrell qui, en prenant Chelsted, a fait prisonnier son frère Daeron et précipité sa chute. Si Lyam Higthower n’avait pas décidé de se rebeller, l’ost bieffois serait déjà devant Port-Réal, à continuer sa glorieuse percée dans les Terres de la Couronne. Aussi le Sire de Hautjardin soutient sans ambiguïté la cause des rebelles, et espère qu’ils renverseront Maegor.

Quelle est votre ambition personnelle ? ✒ Oberyn est un homme pétri d’ambitions. Des souhaits, il en a plein, et son esprit de rapace ne manque pas d’élaborer chaque jour de nouveaux objectifs à se fixer. Néanmoins, s’il devait choisir, le premier et le plus important resterait de protéger sa famille et de léguer un domaine prospère à son fils Brynden. Pour assurer sa succession, le Tyrell est prêt à tout, et malheur à ceux qui contesteront son autorité.
Il n’oublie pas non plus de songer à l’avenir, et de faire valoir à terme son engagement pour la cause rebelle, qui pourrait l’aider à surveiller au plus près les dorniens qui ont osé fouler ses terres malgré son interdiction. Les bieffois ont la rancune tenace envers leurs turbulents voisins, après tout …
Enfin, depuis peu, Oberyn nourrit un autre projet, autrement plus personnel : augmenter ses alliances en cherchant le meilleur parti pour Jeyne, tout en essayant d’assurer au mieux sa lignée. Si les Higthower lui ont prouvé une chose, c’est que les Tyrell restent fragiles, surtout avec le manque de descendance de son frère. Il est temps de remédier à cela et de laisser la rose croître encore, si les Dieux le veulent.

DERRIERE LE MASQUE
• Âge |
21 ans
• Prénom ou pseudo |
Zaza
• Sexe |
Garçon manqué, ça rentre dans quelle case ?
• Comment as-tu connu le forum ? |
Il y a fort longtemps, et j’ai eu le malheur de regarder plus en détail la semaine avant mes partiels … Shame on me.
• Autre chose ? |
J’espère être simplement à la hauteur du personnage qui est un peu intimidant tout de même.

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Oberyn Tyrell
BIEF
■ Localisation : En route pour Port-Réal.
MessageSujet: Re: Oberyn Tyrell - Growing Strong    Sam 3 Déc - 22:15


Oberyn Tyrell

Growing Strong


BUT FIRST WE LIVE

Quand Mors Tyrell apprit que son épouse Grainne avait mis au monde un fils, il éprouva un soulagement immense et ne se fit pas prier pour annoncer sa félicité paternelle à tous ses vassaux, clamant haut et fort que les Sept montraient là leur bénédiction sur sa famille, y voyant un signe de légitimation de sa lignée tout juste arrivée au rang de Seigneurs suzerains du Bief. Quant à son père, le vieux Lord Harlen, il se contenta d’un sourire fatigué en apprenant la nouvelle, conscient qu’avec la naissance d’un petit-fils, les Roses s’assuraient d’une descendance féconde et faconde. Etait-ce la démonstration qu’il attendait pour s’en aller ? Certains le murmurèrent quand, quelques mois seulement après la naissance du nouveau-né, le premier Tyrell à s’être élevé au-delà de son rang d’intendant rendit l’âme, transmettant à son garçon les rênes du Grenier à blé de Westeros et faisant du poupin poupon l’héritier de la région.

Babillant joyeusement auprès de sa gouvernante et de sa mère, le petit Oberyn montra rapidement des signes de bonne santé et de vigueur, chose attendue et observée chez tout mâle, et a fortiori chez tous les héritiers. Tandis que son père menait une politique de pacification et aimait à deviser avec son ami le Lord Arryn, unissant les deux contrées si différentes en une étrange alliance aux yeux de biens des valois et bieffois, Grainne Tyrell prit en main l’éducation de son aîné, ne laissant même pas ses trois autres grossesses l’entraver suffisamment pour corriger le turbulent bambin, qui apprit bientôt à se tenir comme il convenait à un futur lord suzerain. Suivi partout par Harys, son frère de deux ans son cadet, le petit homme commença son éducation sous le regard rigoureux de Lady Tyrell et du mestre de Hautjardin, qui décelèrent rapidement ses excellentes capacités d’apprentissage.

Doué d’une grande mémoire, l’enfant n’avait aucun mal à progresser dans ses leçons. Doté de facilités évidentes, Oberyn compartimentait son esprit, liant les informations les unes et autres pour se créer un maillage d’informations qu’il se plaisait à emmagasiner et à observer le soir, seul, dans son lit. Rapidement, sa mère avait su lui faire comprendre que tous ces noms à retenir n’étaient pas que de vulgaires suites de lettres accolées à des blasons, mais de futurs vassaux, alliés ou bien ennemis. Et cela, silencieusement, le gamin l’écoutait, l’analysait, l’observait, tissant sa toile d’ores et déjà, essayant de retenir les liens entre les uns et les autres, accompagnant son père, telle une petite ombre silencieuse autant que faire se peut et retenant les visages et les échines qui se courbaient sur leur passage. Un jour, il les gouvernerait. Un jour, ce serait devant lui, et lui seul, qu’ils ploieraient le genou.

Bientôt vint néanmoins le temps de partager son temps entre ses livres et les cartes fascinantes du continent et l’apprentissage des armes, indispensable à tout futur seigneur. Là aussi, l’enfant se distingua, quoique moins que dans les disciplines intellectuelles, bien qu’il n’eût jamais à rougir de son maniement de la lance ou de l’épée. Fier cavalier, il pêchait souvent par excès d’orgueil à la quintaine, et se fit plus d’une fois tancer par ses instructeurs pour ses tentatives roublardes de dévisser l’odieux mannequins. Les vieux Ser au service de Mors Tyrell y voyaient une manœuvre indigne d’un chevalier. Ce dernier, en les entendant rapporter de tels faits, ne put s’empêcher d’éprouver une certaine déception, mais sa mère se rengorgeait secrètement. Son fils n’était pas un de ces fols qui suivait bêtement les règles tel un mouton de panurge. Il inventait les siennes, et c’était à ses yeux la marque d’un grand suzerain, bien plus que ne le serait jamais son époux qui, empêtré dans ses rêves de chevalerie impeccable, se révélait un souverain bon mais à la férule tremblante. Les Tyrell méritaient un leader implacable, à même d’asseoir définitivement leur famille aux rangs des grandes du royaume. Mors ne l’était pas. Son fils le serait.

Les années passèrent, Oberyn forcissant et mûrissant pour prendre peu à peu les traits d’un séduisant jeune homme à la langue acérée et au verbe haut. Dans son ombre évoluait toujours Harys, son double et complice en toutes choses, avec qui il partageait ses pensées les plus intimes. Les deux frères veillaient jalousement sur leurs sœurs, couvant Roslinn et surtout la jeune Lorelei, les taquinant parfois comme seul y poussait l’amour fraternel, mais sans jamais aucune méchanceté. Surtout, alors que du poil au menton lui venait et des envies nouvelles le surprenait, Oberyn comprit à quoi pensait les hommes, et se jura de toujours éloigner d’eux ses chères cadettes … Tandis que lui-même, dans une hypocrisie toute virile, se laissait aller à quelques galéjades sans conséquences avec quelques damoiselles qui trouvaient déjà l’héritier fort à leur goût. Une, en particulier, retint son attention, autant par goût du risque que par sincère admiration pour une beauté en train de s’épanouir : Ysolde Higthower, la sœur de celui qu’il était venu à considérer comme son meilleur ami, Lyam Higthower.

Le natif de Viellevieille ne pouvait qu’exciter l’intérêt d’un esprit comme Oberyn, qui aimait autant le défi intellectuel que la rivalité. Les deux jeunes gens bien-nés se valaient en ruse, et bientôt, ils devinrent inséparables, toujours à évoluer ensemble, dans une compétition de tous les instants qui ne cessait de les pousser dans leurs retranchements, pour le plus grand bonheur de leurs parents qui ne voyaient là que des bénéfices. Aujourd’hui, il est évident pour tous qu’Oberyn a fait Lyam autant que Lyam l’a fait. Aussi, quand vint l’âge, ne pas voler des baisers à la ravissante Ysolde aurait été un pari trop tentant pour ne pas être réalisé, quitte à encourir le courroux fraternel pour mieux s’en jouer. Pour autant, ce ne fut pas dans ses bras que le Tyrell devint un homme, pas assez idiot pour pousser ses rebuffades d’adolescent jusqu’à déshonorer une lady d’une des plus grandes familles du Bief.

Titillé par un écuyer de la maison paternelle sur son pucelage, le fier Oberyn souffleta l’insolent, le provoqua en duel pour faire bonne mesure, mais n’oublia pas l’affront, en concevant une forme d’amertume qu’il convenait de faire taire au plus vite. Rapidement, il jeta son dévolu sur une superbe veuve au corsage opulent, et entreprit d’en faire la conquête. Cette place-forte ne mit guère de temps à relever sa herse et ses jupons, le sieur Tyrell y entrant garçon et en ressortant homme. Il la garda comme maîtresse un temps, discrètement, et comme toujours, fut un élève aussi dévoué qu’attentif, avant qu’ils ne se quittent d’un commun accord, lassé mutuellement mais néanmoins en termes cordiaux. Par la suite, il continua ses petites incartades, tout en commençant lentement mais sûrement à prendre de plus en plus place aux côtés de son père et à entamer plusieurs voyages dans le Bief pour y rencontrer les vassaux de sa maison. Une rencontre en particulier le laissa pour le moins circonspect, cependant : celle d’Ondrew Piète. Quelque chose chez le futur seigneur de Tumbleton le gênait, sans qu’il parvînt à mettre précisément un nom sur ce trouble qui l’avait pris en conversant avec cet homme de sept ans son aîné.

En l’an 32 après la Conquête, cette vie de jouisseur prit fin quand Mors Tyrell annonça à son fils aîné ses fiançailles avec la première-née de Lord Jace Arryn, Léandra. Pour honorer et consolider leur amitié, les deux hommes avaient décidé d’unir leur progéniture, et planifiaient déjà un autre mariage entre la douce Roslinn et le timide Martyn. Si son propre sort n’intéressât guère dans l’immédiat Oberyn, qui savait depuis fort longtemps que son destin serait de se marier avec la damoiselle que son père aurait décidée, il tempêta contre la décision d’unir sa cadette à une famille qui leur serait déjà alliée, et dont le principal attrait était de vivre sur une montagne perpétuellement enneigé ! Non seulement il y voyait là un risque non négligeable pour la jolie rose, mais surtout un manque criant de réalisme politique de la part de son père, qui aurait été plus avisé de chercher d’autres alliances, surtout à l’intérieur du Bief, en s’alliant l’héritier d’une maison puissante par exemple. Rien n’y fit cependant, pas même les remontrances revêches de Lady Grainne qui soutenait son aîné dans sa révolte contre la décision paternelle. Bon gré mal gré, il fallut s’incliner devant la volonté suzeraine.

Nonobstant sa mauvaise volonté initiale, qui le voyait déjà passer sa vie à besogner de mauvaise grâce un laideron valois et s’encanailler ailleurs, Oberyn changea radicalement de point de vue en apercevant sa promise. A cet instant, la rose fut cueillie par le faucon. Il avait fallu un seul regard pour que son cœur s’embrase, pour que ses sens s’animent et que ses yeux allument d’une lueur féline. Touché en plein cœur par la flèche d’Amour, le Tyrell en demeura foudroyé, sous les yeux moqueurs de son cadet, qui ne connaissait que trop bien cette lueur qui animait désormais les pupilles de son aîné. Cette femme, il la voulait, il allait la conquérir, la faire sienne, la chérir et la posséder. Ainsi, l’héritier déploya tout son charme suave, décochant des œillades à sa fiancée tout le long du premier repas à défaut de pouvoir l’approcher. Le jour de leur mariage passa en un éclair. Jamais son cœur ne s’était autant gonflé de fierté qu’au moment où il remplaça le manteau bleuté par le vert et or Tyrell, qu’au moment où le Septon les déclara mari et femmes, qu’au moment où ses lèvres s’écrasèrent sur celles de sa désormais épouse. Ce premier baiser en appelait d’autres, et le repas de noces fut une torture pour l’empressé galant.

Quand enfin les deux époux se retrouvèrent seuls … L’impatience laissa place à la stupidité. Aussi effroyablement cocasse que cela puisse paraître, en voyant sa dame qui semblait avoir envie de tout, sauf d’être dans son lit, Oberyn se sentit bien sot, et légèrement empoté. Clairement, s’il n’avait fallu que la trousser, il n’y aurait guère eu à s’embarrasser de faux-semblants … Mais il allait vivre avec elle le restant de leurs vies. Il n’était pas question de besogner une fille de ferme ou une servante, mais d’initier aux jeux de l’amour une virginale damoiselle qui aurait l’honneur de porter ses héritiers. Tout de suite, la chose prenait une tournure autrement plus singulière. Alors le Tyrell embrassa doucement sa belle, essayant de lui transmettre aussi bien son envie que son respect. Il crut y parvenir, déjà les tissus glissaient … Et puis elle se déroba, le défiant du regard.

Personne ne s’était jamais refusée à l’arrogant bieffois. Aucune de celle qu’il avait convoité aussi ardemment n’avait repoussé ses avances. La forteresse valoise tomberait. Il s’y emploierait. Ce qu’il avait prévu de faire dans la douceur prit la forme d’un combat où la passion se disputait au fracas de deux orgueils qui refusaient de céder. Ce soir-là, Oberyn fit l’amour à sa femme comme il envisageait la guerre : en déployant toute sa ruse, en mettant au service de son désir et son ambition toute sa hargne pour faire plier et supplier l’ennemie sous ses baisers enflammés. Jamais, malgré lui, le Tyrell n’avait ressenti une telle stimulation sensuelle, lui qui aimait le défi. Alors qu’il s’allongeait à son côté, repus, il sut. Il n’y aurait qu’elle. Tant qu’elle saurait le combler, lui résister dans cette dynamique perverse, il n’aurait d’autre envie qu’elle.

Orageuse, leur relation le fut. Les murs de Hautjardin tremblaient plus que de raisons de leurs disputes. Et pourtant, à l’étonnement général, l’héritier se montra d’un empressement sans égal à remplir son devoir conjugal. Pis, on ne lui connut plus de maîtresses et d’incartades galantes. Neuf mois plus tard, ces efforts furent couronnés par la naissance d’une petite fille, Jeyne. Oberyn aurait pu être déçu de n’avoir qu’un enfant du sexe faible. Il n’en fut rien. Leandra avait donné la vie si vite, cela présageait une belle fertilité pour l’avenir … Et puis, l’enfant était parfaite. Tout simplement. Le Bief serait sa vie, Leandra son présent, et sa descendance, son avenir. Un an plus tard, leurs efforts étaient couronnés par la naissance d’un fils, prénommé Brynden. L’heureux père, fier comme un paon, ne manqua pas de clamer partout sa joie, sous l’œil goguenard de son frère et heureux de son propre paternel qui connaissait à son tour le bonheur de voir sa lignée définitivement assurée.

Deux ans durant, sa félicité parut sans faille. Puis le malheur frappa les Roses, et Mors Tyrell rendit son dernier soupir. Oberyn lui succéda immédiatement, s’étant préparé toute sa vie pour ce jour sans oser réellement y penser. A présent, il était le maître du Bief. Sa première décision fut d’entreprendre une longue tournée de ses terres qui dura plus d’un an, et au cours de laquelle il put constater à quel point, décidément, le sire de Tumbleton lui était désagréable. Peut-être que ces deux hommes se ressemblaient trop pour s’entendre. Peut-être qu’il n’y avait pas assez de place dans le Bief pour Ondrew Piète et Oberyn Tyrell. Quoiqu’il en soit, la Rose sut pertinemment à partir de cet instant qu’il réserverait à ce vassal arrogant ses pires épines. En secret, épaulé par son père, il entreprit de réunir un petit corpus d’informations sur les faits et gestes de ses sujets, habitude qui deviendrait bientôt récurrente. Habilement, il se fit une place comme seigneur suzerain, souvent au prix de compromissions et autres machinations politiques qui, si elles le ravissaient, ne manquaient d’exaspérer son épouse et son honneur si … Arryn ? Encore une fois, les murs tremblèrent face aux querelles du couple suzerain, qui s’accordait tout de même sur l’éducation de leurs enfants, leurs bijoux qui croissaient comme les fiers Tyrell qu’ils étaient appelés à être. Ce fut le temps des jeux, des tournois chevaleresques, des règlements de litiges entre vassaux et des étreintes aussi passionnelles que brutales. Mais déjà, les nuages s’amoncelaient. Le bonheur ne pouvait durer. Ses ultimes étincelles se firent voir lors des unions des cadettes Tyrell, Roslinn s’en allant pour le Val auprès d’un époux qui avait forci et paraissait, à défaut d’être agréable, à peu près droit, tandis que Lorelei partait pour le Roc deux ans plus tard s’unir avec Lord Garett Lannister. Cette alliance, Oberyn l’avait voulue, autant pour apaiser les vieilles querelles entre leurs régions que pour s’adjuger un soutien qu’il jugeait plus sûr que les Arryn, suivant en cela les conseils de sa mère après l’annonce des fiançailles entre Etaine Arryn et le Prince Trystam Martell. Il en allait de l’équilibre géopolitique du sud de Westeros.

C’est dans ce climat que le règne de Maegor le Cruel commença. Comment dire que face à son dragon, Oberyn se montra des plus circonspects ? Il avait entendu bien des racontars sur le demi-frère d’Aenys, mais préférait juger sur pièce. Voilà pourquoi il n’intervint pas pour aider la Foi militante à Pont-l’Amer, laissant le nouveau roi massacrer ses opposants sans merci. Si sa décision épargna sans nul doute son royaume, le Tyrell comprit bien vite à la grogne populaire que lui rapporta son frère toute l’erreur commise. Sa mainmise sur le Bief ne saurait être mise à mal, d’autant que les exactions continuaient. Surtout, Piète fut élevé au rang de Main du roi, et outre son inimité envers lui, à cet instant, le jeune homme sut que jamais ses terres ne sauraient se tenir à l’écart du conflit. Le choix lui appartenait. Son beau-frère Lannister semblait pencher pour une rébellion, comme ses cousins Baratheon. Son beau-frère Arryn, tout à la colère face à Dorne, paraissait prompt à partir dans l’escarcelle de Maegor. Il y avait à gagner en servant un souverain qui avait besoin d’une assise, bien sûr. Mais d’un autre côté, avec Piète comme Main, Oberyn commençait à craindre de se voir peu à peu dépossédé de ses fiefs. Surtout, le Val était loin, quand le Bief était encerclé par l’Ouest et l’Orage. Se mettre les deux anciens royaumes à dos pouvait s’avérer dangereux. Aussi, après mûre réflexion, il convint d’une position médiane … Une déclaration d’hostilité, sans déclarer formellement la guerre.

Néanmoins, des considérations frontalières plus immédiates vinrent accaparer le suzerain du Bief. Les dorniens réclamaient le passage pour affronter le Val. Oberyn, cette fois, ne réfléchit pas un instant : pas question de laisser cette bande de pillards et violeurs patentés traverser ses terres. D’une part, il trouvait secrètement l’option choisie par Nymeria Martell ridicule stratégiquement, puisque jamais la petite armée dornienne ne pourrait traverser les trois quarts de Westeros en guerre et atteindre les Eyrié par voie de terre. Une attaque maritime aurait été plus intelligente. D’autre part, il n’oubliait que si la guerre avait mis son beau-frère d’un côté du conflit, peut-être aurait-il besoin un jour de se rappeler au bon souvenir du Val un jour. Après tout, avec sa sœur qui n’arrivait toujours pas à donner un héritier à Martyn Arryn, de par le sang de son épouse, ses propres enfants se trouvaient dans une situation intéressante … Toujours voir à long terme, telle était la devise d’Oberyn Tyrell, qui n’avait du reste guère de mal à concilier machinations éventuelles et vieille soif de sang dornien. Quand la Martell commit l’irréparable et franchit la frontière, le seigneur du Bief se fit un plaisir de l’accueillir, envoyant son ost au secours du sieur Hunt et attirant l’armée du Soleil sur un terrain rocailleux qui mit à mal ses forces, permettant un massacre parmi les rangs de la piétaille dornienne, renvoyée de son côté des Montagnes Rouges. Dans le même temps, soucieux d’éviter une hausse de l’influence pernicieuse de Piète dans sa région, Oberyn rompit les fiançailles de son rival avec Elinor Tyssier, évitant donc que deux familles puissantes ne tombent dans l’escarcelle de Maegor … et par extension, en dehors de sa férule.

Durant les deux ans qui suivirent, Oberyn consolida ses positions, continuant son aide aux forces loyalistes sans s’impliquer excessivement. Les murmures de sédition de certains de ses vassaux l’inquiétaient, et au fur et à mesure des rapports d’Harys, le Tyrell commença à comprendre que les grands féodaux attendaient patiemment leur heure pour prendre leur revanche sur cette famille d’intendants qui avait eu l’outrecuidance de s’imposer. Silencieusement, le Sire de Hautjardin ébaucha un plan, fourbissant ses armes … Quand le pire vint. Sa sœur, la douce, la tendre Lorelei, qui était si épanouie à Castral Roc, qui avait donné un petit Tommen à l’Ouest, lui fut arrachée par les odieux fer-nés qui attaquèrent Port Lannis. Ne contenant ni sa fureur, ni son chagrin, le Lord se rendit sur le champ auprès de son beau-frère éploré pour constater que son neveu avait été enlevé, ainsi que la tante du sieur Lannister. L’Ouest voulait sa vengeance … Et le Bief pleurait sa Rose.

Les flottes conjointes du Bief et de l’Ouest firent voile vers les Iles de fer, où Oberyn eut pour mission de retenir la flotte de fer tandis que l’assaut était mené au cœur de la forteresse des Wynch. Dans le sel des embruns, le Tyrell tint tête aux redoutables marins insulaires, le fracas des vagues n’ayant guère de comparaisons face aux hurlements des armes qui s’entrechoquaient et des poupes qui se brisaient. Mais la victoire eut bientôt un goût de cendres quand leur seule récompense fut Elenei Lannister, et non Tommen. Ce jour-là, Byron Reyne se fit plus d’un ennemi, dont le Sire de Hautjardin.

Rentré sur ses terres, Oberyn apprit l’union de Lyam Higthower, préparée en son absence, avec Gabrielle Rowan. Décidé à frapper un grand coup, le suzerain s’invita aux festivités, au grand déplaisir manifeste de celui qui fut son plus fidèle ami. Au passage, le Tyrell empocha le soutien du Grand Septon, tandis qu’il attisait la haine du Higthower. La situation se tendit encore quand, lors du tournoi du Vieux Rouvre, alors qu’il s’apprêtait à entrer en lices, des loyalistes à Maegor tentèrent de l’assassiner. Si le Lord défendit chèrement sa vie, d’autres n’eurent pas la même chance, et les vies enlevées ce jour poussèrent l’inflexible à prendre une décision radicale : il déclara la guerre au Cruel.

Néanmoins, soucieux des conflits internes qui couvaient, le Tyrell prit soin de laisser son frère en arrière avec une mission simple : protéger coûte que coûte ses enfants, et surtout, faire sortir de leur cachette les factieux pour mieux les écraser et enfin, imposer leur règne incontesté sur le Bief. C’était là le plus grand défi de son existence, un pari jeté au vent et qui impliquait tellement de variables qu’il y avait de quoi en avoir le tournis. Mais Oberyn n’était pas homme à courber l’échine face aux probabilités. Il aimait trop le Cyvosse pour ne pas savoir que parfois, pour gagner la partie … il fallait être prêt à sacrifier certaines pièces.

Ses arrières assurés, il se précipita au-devant de l’armée royale, contraignant l’ost du Prince Daeron à se réfugier à Chelsted, qu’il prit d’assaut. Prisonnier, le Prince Dragon réclama alors, à la surprise générale, un duel judiciaire selon l’antique coutume des Sept. A contrecœur, Oberyn accepta. Le combat titanesque se solda par la mort du demi-frère du Cruel, et par la légitimation devant les dieux de son action. Sauf que ce moment de triomphe fut entaché par deux révélations, la première sur l’odieuse machination ourdie par Maegor pour obtenir le ralliement des Arryn au travers de l’assassinat du Prince Trystam, la seconde sur ce que le Sire de Hautjardin avait autant attendu que redouté : la trahison de Lyam Higthower. Une part de lui-même avait espéré, presque follement, que son ami d’enfance reviendrait à la raison. Mais Higthower était aussi joueur que lui. Il n’aurait jamais pu résister à une telle ouverture … Evidemment. Et pourtant, insidieusement, il ne voyait pas le piège se refermer alors que Harys gagnait sa confiance et protégeait les enfants Tyrell tout en informant son frère, tandis que la Rowan périssait, laissant son époux affaibli. N’eussent été ces chiens loyaux à Piète, Oberyn aurait rallié Hautjardin depuis plusieurs lunes déjà. Mais il avait fallu brûler presque tout Tumbleton et la forêt environnante pour leur faire entendre raison, pendant que plusieurs seigneurs loyaux mettaient le siège sur Villevieille, coupant le rebelle de ses renforts et permettant au Tyrell de mettre le siège sur son propre fief.

Déjà, les corbeaux volent, tandis que le bruit de la victoire des forces Lannister et Baratheon sur le Cruel arrive aux oreilles des bieffois. Oberyn ourdit son plan pour délivrer ses enfants et mettre enfin la tête de son plus grand ennemi sur une pique. Tous verront ce qu’il en coûte de s’attaquer aux siens, de défier son autorité. Il est temps que tous voient enfin les Tyrell non pas comme des fils d’intendants, mais pour ce qu’ils sont réellement : les seigneurs suzerains à la tête du plus grand ost de Westeros, et une force incontournable. La Rose étendra à nouveau ses pétales, et croîtra, toujours plus forte.

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Oberyn Tyrell
BIEF
■ Localisation : En route pour Port-Réal.
MessageSujet: Re: Oberyn Tyrell - Growing Strong    Sam 3 Déc - 22:16

Comme les codages ne sont pas mes amis, il semblerait que j'ai un léger bug sur la première partie de la fiche
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Alerie Lannister
OUEST
■ Localisation : A Feux-De-Joie, fief de la Maison Prestre, en Terres de l'Ouest.
MessageSujet: Re: Oberyn Tyrell - Growing Strong    Sam 3 Déc - 22:48

Bienvenue sur le forum

Je te l'ai déjà dit sans la section invités, mais ce personnage était ô combien attendu sur le forum Tu as fait un excellent choix, et je suis certaine que tu seras à la hauteur de ce personnage, même s'il t'intimide ;)

J'ai remis de l'ordre dans le code, tu peux repartir sur le bon pied
Si tu as la moindre question, n'hésite surtout pas à nous - me - contacter

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    when I say I love you, just shut up
    It was a big big world, but we thought we were bigger Pushing each other to the limits, we were learning quicker By eleven smoking herb and drinking burning liquor Never rich so we were out to make that steady figure ⠇7 YEARS, LUKAS GRAHAM
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Garett Lannister
OUEST
■ Localisation : Près de Port-Réal
MessageSujet: Re: Oberyn Tyrell - Growing Strong    Sam 3 Déc - 23:40

Wha

Comme dit sur la CB, bienvenue à toi sur ATC avec ce beau personnage

Comme le mentionne mon estimée collègue ci-dessus, si tu as des questions, n'hésite pas à te tourner vers le staff

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Oberyn Tyrell
BIEF
■ Localisation : En route pour Port-Réal.
MessageSujet: Re: Oberyn Tyrell - Growing Strong    Dim 4 Déc - 1:15

Merci à vous deux, mes chers voisins du Roc!
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Alerie Lannister
OUEST
■ Localisation : A Feux-De-Joie, fief de la Maison Prestre, en Terres de l'Ouest.
MessageSujet: Re: Oberyn Tyrell - Growing Strong    Dim 4 Déc - 1:51

Je viens ici pour la modération

Tout ce qu'il te reste à faire c'est développer la partie "Maison" :) Etant donné que tu ne précises pas les origines de la maison Tyrell dans ta fiche, j'aimerais que tu en parles dans cette section. Expliquer un peu qu'avant les Tyrell il y avait les Jardinniers etc... Tu trouveras je pense de quoi t'inspirer sur le site "la Garde de Nuit".

Un petit check orthographe et ponctuation, et tu auras ma bénédiction

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Oberyn Tyrell
BIEF
■ Localisation : En route pour Port-Réal.
MessageSujet: Re: Oberyn Tyrell - Growing Strong    Dim 4 Déc - 1:57

Fait !
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Le Chevalier Errant
ADMIN SUPRÊME & PNJ
■ Localisation : indéterminé.
MessageSujet: Re: Oberyn Tyrell - Growing Strong    Dim 4 Déc - 2:05


Félicitations !
« Bienvenue sur ATC »

Quel plaisir de lire une fiche où le personnage est si bien cerné ! Un style bien à toi, qui va à ravir à notre tombeur de roses et qui, je le pense, en séduira plus d'un (et plus d'une !) en RP ! Une très jolie fiche, que j'ai le grand plaisir de compter parmi nous (MA PREMIÈRE VALIDATION )

Et c'est pour cela que le staff et moi-même sommes heureux de vous annoncer que votre fiche est validée ! Vous êtes désormais un habitant du BIEF. En tant que tel, vous êtes soumis aux lois de celle-ci ainsi que celles de Westeros. Au plaisir, donc, de vous croiser dans l'un ou l'autre des Sept Royaumes.

Cependant, pour finaliser votre inscription et votre intégration au sein de la communauté, il vous reste quelques petites formalités à remplir obligatoirement :

❥ Recenser l'avatar du personnage.
❥ Déclarer sa famille.
❥ Compléter le registre des multicomptes (si vous êtes un DC, TC, QC)
❥ Recenser les dates importantes de votre personnage dans les chronologies détaillées
❥ Créer et tenir à jour (impérativement) votre fiche de chronologie de personnage.
❥ Ouvrir une fiche de liens.
❥ Assortie à sa soeur, fiche de sujets.
❥ Et de venir prendre du bon temps avec nous !

crédits image : ATC ; code by ATC.

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Nymeria Martell
DORNE
■ Localisation : Lancehélion
MessageSujet: Re: Oberyn Tyrell - Growing Strong    Lun 12 Déc - 13:31

Ouiiii, un ennemi! Bienvenue à toi, et au (dé)plaisir de RP avec toi
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Oberyn Tyrell - Growing Strong

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