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 Event 5.3 ◘ Les funérailles de Theodan Baratheon

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Le Chevalier Errant
ADMIN SUPRÊME & PNJ
■ Localisation : indéterminé.
MessageSujet: Event 5.3 ◘ Les funérailles de Theodan Baratheon   Mar 31 Jan 2017 - 12:21



  Funérailles de lord Theodan
  « Event 5.3 »

Le temps était maussade, comme l’était l’humeur de tous les habitants de l’Orage. Une grande partie d’entre eux avaient d’ailleurs fait le déplacement afin de rendre un dernier hommage et adresser une dernière prière à leur seigneur. A travers la région toute entière, les derniers exploits du grand seigneur Theodan avaient circulé, rendant gloire à cet affrontement face à Balérion, fabulant sur la manière dont il avait planté son épée entre les écailles de la puissante bête, la blessant suffisament pour la plonger dans une colère profonde qui lui avait valu une terrible vengeance. Le dragon avait refermé ses crocs sur la monture du seigneur de l’Orage, leader de la Rébellion avant de secouer cheval et cavalier avec acharnement pour finir par le jeter comme on repousse un vulgaire moucheron au loin. Ainsi était mort Theodan Baratheon, sous les yeux stupéfaits et perdus de son fils benjamin, Jasper.

Quelques jours avaient passés depuis cet effroyable instant et les forces de l’Orage avaient quitté temporairement Port-Réal dans le but de rendre un dernier hommage à cet illustre homme et lui accorder des funérailles plus que décentes. Quelques seigneurs d’autres régions s’étaient joints à ce cortège aussi étrange que grand, tels que des seigneurs de l’Ouest ayant participé à maintes batailles aux côtés de Theodan. La princesse Daenys elle-même était venue jusqu’à Accalmie, souhaitant dire au revoir à son aimé cousin dans les manières que les Sept le souhaitaient.

Dans la capitale de l’Orage, la famille du grand seigneur avait appris la nouvelle quelques temps après la mort de l’homme. Pour la première fois depuis son arrivée en Orage pour ses noces, lady Kyra s’était retirée dans ses appartements, n’acceptant à ses côtés que la présence de sa belle-sœur, lady Tess. Fallait-il donc que le grand cerf ne tombe pour que les deux femmes n’enterrent la hache de guerre ? Robb fut ébranlé mais, rapidement, reprit la direction des opérations, entrant en correspondance avec ses deux frères présents sur le champ de bataille pour qu’ils ne reviennent et ramènent dans la ville des Cerfs le corps de leur père. L’héritier de l’Orage ne l’était plus et devint le nouveau seigneur devant lequel les vassaux ploieraient le genou.

Deux jours avant ces funérailles imposantes, le corps du défunt avait été préparé et la famille avait pu venir se recueillir auprès de lui dans le Septuaire de la ville, ainsi que les nobles de la région. Nombreux avaient été les hommages et aujourd’hui, c’était une large foule qui s’était pressée dans le septuaire et à l’extérieur pour cette cérémonie simple, noble et honorable. Theodan semblait dormir paisiblement malgré son teint pâle. L’encens venait couvrir l’odeur de la mort qui se dégageait déjà quelque peu du corps du malheureux. Dans ses mains jointes, il tenait le pommeau de son épée qui serait remise à Robb avant la fin de la cérémonie. Sur ses yeux, des petites pierres sur lesquelles des yeux avaient été dessinés donnaient l’impression qu’il était toujours vivant.



***

→ Pas d'ordre de passage, le Chevalier Errant interviendra lorsque cela sera nécessaire.
→ Tous ceux qui pensent être à même de participer le peuvent, à condition de justifier leur présence en cet évent. Le staff se réserve le droit de supprimer l'intervention d'un membre si celle si est jugée inadéquate. En cas d'hésitation, n'hésitez pas à contacter un membre du staff.

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Tess Baratheon
ORAGE
■ Localisation : Accalmie
MessageSujet: Re: Event 5.3 ◘ Les funérailles de Theodan Baratheon   Dim 19 Mar 2017 - 12:34




Les Funérailles de lord Theodan
Event 5.3

Le corbeau annonçant la mort de Lord Theodan Baratheon, tué sur le champ de bataille par nul autre que Balérion était arrivé un peu avant le corps du Seigneur et l’imposant cortège qui l’accompagnait. La première nuit, Tess l’avait passée à pleurer. Son frère était mort, celui qui avait toujours été là pour elle, celui qui l’avait toujours soutenue, son meilleur allié, son meilleur ami. Elle ne pourrait plus jamais échanger avec lui sur tous les sujets qu’elle ne pouvait aborder qu’avec un homme qui la comprenait, nul autre que lui ne pouvait la comprendre comme lui.

Néanmoins, si la brune était plus qu’affectée par cette nouvelle, tenant à être présente aux cotés de sa famille pour voir son frère adoré rejoindre sa dernière demeure, elle était partagée. Elle comprenait que ses fils aient, eux aussi, voulut être présents et n’avait fait aucun commentaire, les accueillant à bras ouverts et les yeux humides. Elle était ravie que certains Lannister soient eux aussi présents, honorée et heureuse de recevoir et de revoir enfin la Princesse Daenys avec laquelle elle avait grandi et que la vie, puis la guerre avait éloignée. Mais elle savait aussi que quitter Port-Real aussi vite après la victoire était risqué, très risqué. Pour s’assurer de garder la main sur l’issue de la guerre et sur le pouvoir, il aurait fallu rester à la capitale et y placer quelques pions. Seulement elle s’était refusé à empêcher Robb de dire à ses frères de ramener le corps de leur père et ainsi les priver de ses funérailles et de cette période de deuil indispensable.

Depuis, Tess tournait comme un lion en cage depuis des heures, cherchant dans son esprit quelqu’un à contacter à Port Real pour la tenir informée de ce qui s’y tramait et s’assurer que ceux qui y étaient restés ne fassent pas main basse sur l’ensemble du Conseil Restreint et des postes importants autour du trône. Si tel était le cas, cette guerre aurait été vaine et la mort de son frère bien aimé tout autant, et elle ne le tolèrerait pas. Oui, mais qui ? Depuis le temps qu’elle n’avait pas mis les pieds au Donjon Rouge, sur qui pourrait-elle bien compter ? Bien sûr, dès que les funérailles seraient terminées, elle irait à la capitale pour défendre les intérêts de la Maison Baratheon et de l’orage, pour faire que tous ceux qui avaient donnés leur vie dans cette guerre, Theodan compris, ne soient pas morts pour rien. Mais en attendant, qui protégeait la paix du royaume, qui susurrait à l’oreille de Jaehaerys, qui fomentait des plans pour prendre le pouvoir dans l’ombre des passages secrets de la forteresse du Conquérant ? Et qui, dans tout cela, parlerait pour l’Orage ?

__ Rrrrrrrrargh ! »

La Biche Noire fit valdinguer la coupe en argent pleine de vin qui l’attendait sur la table en bois marqueté de ses appartements. Impuissante. Ce qu’elle détestait ce sentiment qui la taraudait depuis quelques jours !
Enfin, le corps et son cortège funèbre arriveraient d’ici peu, il fallait qu’elle arrête de tourner et retourner ce problème dans sa tête et qu’elle s’occupe d’un autre souci.

Lady Tess Baratheon traversa le château à grande enjambées, jetant un coup d’œil au dehors où un ciel grisâtre n’annonçait que bruine froide et gadoue pour l’arrivée des invités et donc beaucoup de travail pour les serviteurs qui, en plus de devoir s’occuper de tout ce petit monde et de leurs affaires allaient devoir nettoyer le sol sans arrêt. Elle s’arrêta, hocha la tête et héla une femme de chambre pour lui dire d’ordonner à l’intendant de recruter quelques lavandières supplémentaires pour l’occasion. Puis elle reprit sa route vers les appartements de Lady Kyra pour tenter de trouver les mots qui la feraient sortir de sa chambre au moins le temps d’accueillir les gens venus rendre un dernier hommage à feu son époux. Quant à elle, elle serait bien sûr aux côtés de Robb pour le cérémonial d’usage.


Le soir suivant, Tess veilla longtemps le corps de son défunt frère, assez longtemps pour se retrouver seule avec lui dans le Septuaire. Ne voyant plus personne pour écouter sa litanie, elle commença une longue prière pour le défunt dont elle prit tendrement la main, froide :

__ Mon frère, mon très cher frère, mon frère adoré. Oh, comme tu vas me manquer, comme tu vas nous manquer à tous, à ton épouse, si tu savais dans quel état elle est. Et tes fils, ta fille, tout le monde te pleure aujourd’hui, et demain ils verront quel grand seigneur tu as été pour eux et combien nous avions tous grand besoin de toi, encore. Je sais que Robb sera à la hauteur de la tâche qui lui incombe à présent, tu l’as bien préparé, mais il n’est pas toi, en tout cas, pas pour moi. A présent je suis seule avec mes doutes et mes craintes, je suis seule et je dois être forte pour ceux que tu laisses sans père et sans époux, et aussi pour nos terres, notre Maison. Nôtre est la fureur mon frère, nôtre est la fureur. Mais pour l’instant, mienne est la peine, car je n’ai plus mon frère pour me rassurer, me serrer dans ses bras quand je pleure, deviser des heures de politique et d’histoire face au feu dans l’âtre. Te souviens-tu de nos jeunes années, quand tu me protégeais vaille que vaille des colères de père ? Te souviens-tu de nos disputes, de nos différends aussi ? Quand tu me mettais en garde contre les dangers auxquels je m’exposais et quand finalement, tu me tenais la main pour me relever en me consolant. »

La brune déposa un baiser sur la main glacée de Theodan et sécha du revers de sa manche une larme qui coulait sur sa joue étouffant les sanglots qui montaient dans sa gorge et dans son ventre, les muant en une rage sourde et puissante.

__ Si je suis celle que je suis à présent, c’est en grande partie grâce à toi, grâce à ton regard bienveillant, grâce à tes mots, grâce à notre complicité qui m’a permis de grandir sans renier qui j’étais. Oh merci mon frère, merci pour cela, pour moi et pour l’Orage, pour tes fils, mes neveux, pour Orianne, ma nièce, merci. Je t’aime Theodan, je ne sais plus si je te l’ai dit de ton vivant, mais je t’aime, je te le dis à présent que ton corps est froid, peut-être n’est-il pas trop tard pour que tu entendes. Tu laisses un vide dans mon cœur, mais je ne saurais t’en vouloir tant tu m’as remplie de joie dans ma vie, j’espère que cela suffira à remplir de joie les années qui me séparent de la mort, assez en tout cas pour que je puisse aider notre famille. Alors peut-être pourrais-je racheter mes pêchers et te rejoindre aux Sept Paradis. Tu les vois à présent, tu vois combien j’ai été mauvaise, les crimes que j’ai commis. Mais avais-je le choix ? »

La veuve posa une main sur le cœur de Theodan, là où se trouvait la garde de son épée et dit solennellement, sans plus parvenir à retenir ses larmes.

__ Je te fais le serment que je ferais tout pour aider ta femme et tes fils à se remettre de cette tragédie et à continuer leur route comme tu l’aurais voulu, pour les Terres de l’Orage. Mais si tu sais que je peux me montrer forte, pour eux, tu sais aussi que je ne le suis pas tant que ça, au fond, car tu m’as vue pleurer plus d’une fois et que cette fois, je pleure seule, sans mon frère pour partager ma peine et m’aider à porter mon fardeau. Que le père te juge avec équité, que la mère t’accueil en son sein et t’offre le repos que tu mérites. Aux Dieux Lord Theodan Baratheon, aux Dieux Seigneur de l’Orage, aux Dieux mon frère. »

La biche noire s’agenouilla devant l’autel où il était exposé, ferma les yeux, baissa la tête et joignit les mains avant de se mettre à pleurer en silence. Bientôt, elle devrait reprendre son rôle de Dame d'Accalmie plus fort et plus dangereusement que jamais, pour que les intérêts et les sacrifices de sa Maison ne soient pas oubliés, mais là, elle se donnait la nuit pour lui dire au revoir. Demain il irait rejoindre sa dernière demeure, demain recommencerait le Jeu des Trônes...

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Invité
MessageSujet: Re: Event 5.3 ◘ Les funérailles de Theodan Baratheon   Lun 17 Avr 2017 - 0:01


 
Funérailles de lord Theodan
  « Event 5.3 »

Des jours sombres se succédaient en Terres de l’Orage. Les batailles avait cessé à Port-Réal et quand tous attendaient de bonnes nouvelles, la plus terrible d’entre elle était arrivée, accrochée à la patte d’un noir corbeau, présage aussi funeste que le message qu’il portait. Tous s’accrochèrent aux paroles lues par le mestre, rédigées de la main d’Edric Baratheon. Quand elle comprit la teneur du message, les douces mains d’Allya s’était refermées un peu plus sur son précieux enfant qu’elle tenait dans les bras. Durant un court instant, elle crut que ce précieux billet annonçait la disparition de celui qu’elle aimait, du père de ce petit être qu’elle portait dans ses bras après l’avoir porté dans son ventre. Mais à l’annonce de la nouvelle, le choc fut tout aussi terrible. Theodan Baratheon était mort. Toute la famille présente lors de cette nouvelle accusa le choc de différentes manières. Lady Kyra s’était levée dignement avant de sortir de la pièce. Plus tard, la jeune lionne à la fourrure de biche l’avait entendu hurler sa douleur, extériorisant une terrible perte. Robb avait gardé le silence avant d’ordonner certaines choses qui n’avaient que très peu de sens pour Allya tant la nouvelle l’avait ébranlé. Son beau-père était l’un des membres de sa belle-famille qui avait su la prendre dans ses bras et l’accueillir malgré sa nature parfois contrariante. Et il n’était plus. Sans Jasper, sans Theodan et sans Kyra, elle s’était sentie seule durant ces quelques jours et fut plus qu’heureuse quand, enfin, les soldats et les fils du seigneur défunt firent leur entrée à Accalmie.

La naissance de son fils aurait dû être cet évènement qui les aurait tous uni autour d’un grand banquet. Jasper l’aurait prise dans ses bras avant de poser ses yeux clairs sur ce petit être aux traits plus Baratheon que Reyne. Mais tout ceci lui fut enlever. Quand Jasper mit pied à terre, elle s’était précipité vers lui et l’avait serré contre elle en laissant couler quelques larmes salées le long de ses joues. Lui, la maintint précieusement contre lui, comme un joyau précieux que l’on ne souhaite pas perdre. Il ne fit la connaissance de leur fils, Boremund, que dans leurs appartements, en toute intimité. Puis, il lui raconta l’horreur et cette mort terrible à laquelle il l’avait assisté. Les larmes glissaient le long du dernier né Baratheon tandis que sa femme lui prit délicatement la tête entre ses main, l’attirant contre sa poitrine pour le consoler avec tendresse.

La veille de la cérémonie, Allya s’était rendue au septuaire, son enfant dans ses bras. S’approchant de la dépouille du défunt, elle eut un sourire triste, berçant doucement l’enfant qu’elle tenait. Il y avait tant à dire et si peu de réponses à obtenir qu’elle ne sût pas même par où commencer. La mort n’avait jamais frappé sa propre famille et voilà qu’elle devait faire des adieux à son beau-père. « J’ai tenu à ce que mon fils puisse voir de ses yeux le guerrier conquérant de l’Orage que fut son grand-père… » Elle eut un léger rire nerveux, sachant très bien que cette entrée en matière était plus que décevante. « Le jour où j’ai annoncé à votre famille mon état… Que j’allais devenir mère d’ici plusieurs mois, je me souviens des réactions mitigées. La tristesse dans les yeux de Rohanna, la jalousie dans ceux de Robb, le dégout dans ceux de Tess. Mais vous, mon seigneur, vous m’avez souri aussi largement qu’il vous était possible de le faire. Et puis, nous avions eu cette conversation au détour d’un couloir durant laquelle vous me souligne votre fierté de m’avoir à vos côtés et la manière dont Jasper grandissait depuis que nous étions mariés. Enfin, vous m’aviez simplement bénie pour cet héritage que je portais en moi. » Boremund lâcha un petit gazouillis digne du nourrisson qu’il était, forçant sa mère à poser ses yeux clairs sur lui. « J’aurais aimé lire votre bonheur dans votre regard à votre retour parmi nous, après cette guerre. Jamais belle-fille n’aurait su trouver beau-père si attentionné que vous ne le fûtes et aujourd’hui, mon cœur saigne de vous voir ainsi allongé, lord Theodan. » L’une de ses mains quitta la prise qu’elle avait, tenant son enfant d’un bras enroulé autour de lui et venant déposer sa main libre sur celle, froide et lisse, du défunt. « Que les Dieux vous accueillent auprès d’eux comme vous le méritez, avec les honneurs. Veillez sur nous, pauvres mortels, restés ici-bas, et particulièrement sur cet enfant que je chéris plus que tout au monde. » Avec délicatesse, elle se pencha pour poser ses lèvres contre cette main et y déposer un baiser respectueux avant de regagner la forteresse.

Quand elle revint au Septuaire le lendemain, ce fut accompagnée de Jasper, drapée d’une robe noire. L’enfant était resté auprès de sa nourrice et ce furent ensemble que les deux jeunes gens accueillirent la princesse Daenys avant de prendre place aux côtés du reste de la famille. Si elle aurait pu le craindre quelques temps plus tôt, se retrouver aux côtés de Lady Tess ne lui affirma qu’un peu plus le souhait général de la famille à se montrer unie face à de tels obstacles.


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Rohanna Baratheon
ORAGE
■ Localisation : Port Réal.
MessageSujet: Re: Event 5.3 ◘ Les funérailles de Theodan Baratheon   Sam 29 Juil 2017 - 12:09

funérailles

«  Père, laissez-moi vous rendre une dernière fois cet hommage de vous appeler père. Je n’ai su vous remercier pour ce que vous m’avez donné. Nous n’échangions pas beaucoup, nous n’échangions jamais. Je crois bien ne jamais vous avoir parlé sans un autre membre de la famille que vous avez bien voulu me donner à nos cotés. Alors que vous auriez pu contenter mon père par un mariage avec un de vos fils cadets, vous m’avez donné vôtre ainé. Je sais aujourd’hui que c’est parce que vous me connaissiez alors mieux que je ne me connaissais alors. Comment? Ne le serai-je jamais? Vous avez su que je serai de cette trempe pour convenir à Robb. Je me refuse de croire que vous ne saviez pas que nous serions alchimiques. Je vous rappelle Tess, n’est-ce pas? C’est étrange comme la Fortune est ainsi faite. Je l’ai détestée pour avoir apporté tant de maux et de blessures en ma famille et voilà qu’aujourd’hui elle est mon alliée la plus chère. Elle s’évertuera à prendre soin de nous, mais je prendrais soin d’elle. Je veillerai à ce qu’elle ne soit pas laissée de côté, je veillerai à ce que cette essence que nous aimons chez elle reste la même. Les bardes chantent déjà des chansons sur vous, vos exploits et votre mort. Je veillerai à chanter mes propres poèmes à vos petits-fils… Mes fils. J’aurais tant aimé recevoir votre main et vos lèvres sur mon front. J’aurais aimé que vous m’appeliez ma fille et entendre rugir un nourrisson entre vos bras. J’ai essayé de vous haïr pour cela ; quand vous offriez vos réjouissances à Allya, sans considération aucune pour ma perte. Pour ne pas accepter que je vois ma famille après cette épreuve difficile, Kyra était-elle si dure à satisfaire, à rendre heureuse? Et Eléana… vous auriez du laisser Victory venir à Accalmie quand je vous l’ai demandé. Je porte son deuil aujourd’hui, parce que je n’ai jamais pu le porter en notre Cour. J’ai essayé de vous haïr… j’ai essayé de vous maudire, mais toujours je voyais Robb et mon amour pour lui. Theodan, prenez-soin de mes enfants… dîtes leur que je les aime et qu’un jour je serai prêt d’eux pour le leur dire. Dites-leur… aimez-les. Apprenez-leur à être comme leur père pour qu’il ait le meme regard que vous posiez sur lui. Faites ça et je vous promets que je serai aux côtés de votre fils jusqu’à ma mort. »

***

Elles pleurent. Elles sourissent. Elles ne savent plus ce qu'elles font les abeilles mortuaires. Elles se faufilent dans les couloirs, dans l'ombre des grandes peines, martèlent le sol de leurs sanglots longs. Elles ne savent plus où elles vont les abeilles mortuaires. Dans la chambre suzeraine, leurs mains lassent le corps de leur maîtresse, sans vigueur aucune. Elles savent que ce jour marque la première apparition publique de la Dame d'Accalmie. Elles savent que leur lady est si fragile, si frêle, qu'elles devraient mettre plus d'élan et de cœur en leurs gestes. Las, léthargie somnanbulaire : le monde semble avoir coulé doucement. La mort du grand Theodan, terrassé par le dragon... personne n'y avait cru. Personne, jusqu'au moment où le corps illustre était entre dans la Cour de la forteresse. Des bienheureux inconnus avaient pris la peine de recouvrir son corps d'un linceul immaculé. A la vision du corps séculaire, les cris fusèrent. Les lamentations. Les chansons des bardes aux mots inaudibles. Les couleurs s'étaient faites noires. La mort était entrée et personne ne savait quand elle repartirait des esprits. Plus qu'une famille, un peuple et une guerre avaient perdu leur tête de file. On regardait Robart, on voyait en lui son père, mais ce n'était pas lui. Ce n'était pas lui.

Rohanna Baratheon, debout dans sa funeste chambre, ballotant sous les mains de ses abeilles, demeurait perdue. Elle avait ce regard qui disait qu'elle était ailleurs, trop loin pour entendre et pour être comprise. Il y avait en ses pupilles un vacillement, un crépitement si faible que personne ne le remarquait. Nous, nous le remarquons. Il est là. À quoi peut-elle penser? Nouvelle Suzeraine, il lui avait suffit d'une expiration pour que son quotidien change. Ils étaient accourus par centaines avec leurs questions auxquelles elle n'avait pas réponse. Une Maisonnée tout entière était logée au creux de ses mains. Il y avait eu les ordres de son époux et les heures lui avaient dit, toi tu pleureras plus tard. Il avait fallu tout organiser, Allya l'avait secondée comme elle le pouvait, mais son esprit était trop tourné vers Jasper. Elle avait ces gestes tremblants et dispersés qui trahissaient ces émois. Les chambres inoccupées depuis des années avaient été recouvertes et aménagées. Les cuisines étaient pleines de victuailles auxquelles personne ne toucherait, les estomacs trop serrés. Des grandes évidences, aux détails saugrenus : elle avait tout supervisé. Cette mort sonnait autre chose : ses premiers pas en tant que châtelaine et aujourd'hui ils seraient tous à la regarder. Alors, peut-être est-ce à cela qu'elle pense... ou peut-être à son feu beau-père. Au fond que pouvait-elle dire de lui? Que pouvait-elle dire de Lord Theodan Baratheon? Probablement tout ce que les autres savaient déjà et rien de plus. Ils avaient été deux êtres silencieux, aux gestes éparses. L'avait-il aimé comme un père aime sa bru? Elle avait tué ses descendants. L’avait-il considéré comme la femme qu'elle était et deviendrait ou comme un juste prix pour apaiser le futur? Les deux, certainement. Elle qui n’avait voulu qu’une chose : demeurer à jamais libre, elle était otage. Sa fureur de vivre cachée, dissimulée sous ses peurs et ses insécurités. Son appétance de tous les instants étaient trop loin de l’image qu’on lui demandait de revêtir et d’imposer. Une image pour laquelle elle ne s’était jamais préparée. Son époux était l’ancre pour laquelle elle ne pourrait jamais fuir. A chaque fois qu’elle le voyait une douleur vive reprenait son corps. Infanticide telle était sa douleur de tous les instants. Dans ses crises, seul lui la retenait à la vie. Elle avait compris que les troubadours avaient raison : l’amour était irrémédiable où il n’était pas question de celui-ci. Oui, elle était l’otage de ces contradictions inavouables. La mort du Lord prenait avec elle toutes ses fragiles résolutions. Ses peurs avaient repris le dessus : la mort de Robb, son errance, la déception des autres, son meurtre… la lumière avait disparu comme elle était revenue. Sans ménagement aucun. 


Ses manches frôlent le sol. Les abeilles mortuaires ajustent sa traine, elles ont terminé. Deuil. Un mot qu’elle n’avait jamais revêtit. Ses fils étaient morts avant de naître, sa faute à elle de les avoir aimer trop tôt. Sa soeur… bannie d’Accalmie, un demi-deuil dans le privé avait été toléré. Sa tête balance doucement pour se donner du courage. L’Orage même ne semble pas vouloir tonner, à croire que lui aussi refuse la mort de son illustre maitre. Ses yeux grands ouverts, fixants désormais la haute lice qui représente ses noces, elles déversent des larmes plus amères que salées. Et parce tout le pleure, personne ne remarque celles de la nouvelle châtelaine. L’Etranger lui avait donné un statut désormais sans concession : Suzeraine de l’Orage, Dame d’Accalmie. Il était trop tôt pour cela, ses larmes probablement trop égoïstes. La lourde porte de sa chambre s’ouvre sur Robb. Serait-elle jamais à la hauteur de cet époux? Elles fond ses bras autour de lui, sans un mots elle lui dit qu’elle est là. Juste là. D’houleuses larmes se forment à nouveaux en ces pupilles, larmes qu’elle réprime avec difficulté. Tandis qu’ils descendent les marches ancestrales de la forteresse, elle fond ses doigts dans les siens. « Tu n’auras qu’à presser mes doigts », mais dans son chuchotement c’est elle qui enferme sa paume en la sienne. Ne me quittes pas. Les heures appartenaient à un monde larmoyant qui observerait leurs nouveaux suzerains. Lui, le chevalier glorieux, héritier de l’homme héroïque. Elle, la parvenue au ventre creux.

Ses genoux se fléchissent dangereusement quand elle s’incline devant sa belle-mère. Un à un elle salue tous les membres de sa famille. Entrent Daenys suivie de sa cour et des autres seigneurs venus saluer une dernière fois celui qui fut pour un temps, Lord Theodan Baratheon. Elle salue cette princesse qu’elle n’aime pas. Elle avait entendu les chansons sur l’amour des jeunes et impromis cousins. Ils avaient suivis leurs destins tracés, des camps opposés. Rohanna était incapable d'oublier le Jugement, de la voir à côté de la Arryn et de la Stark, tribune ennemie. Son coeur ne trouvait aucune compassion pour cette femme qui pourtant savait soulever le coeur de ses sujets et de ses ennemis. Sur leurs pas, la foule tend les mains. Elle ne réclame rien, elle tente d’accompagner la douleur seigneuriale. Rohanna incline la tête, dans cette peine personne ne serait oublié. Tandis que leurs pas lents s’avancent vers le Septuaire, des voies s’élèvent distinctes dans le silence pesant. Les cordes vocales se déchirent, agonisante. Sous ces chants anciens elle tourne la tête vers sa tante. Tess. Une larme vient trouver sa commissure. Elle prendrait soin d’elle, les rôles avaient changé. Cette femme était la raison pour laquelle Theodan l’avait choisie elle. Ce besoin de vivre résolument libre alors que les Dieux jamais ne les laisseraient sans repos. Ils avaient leur chair ente leurs dents acérées et trop avides. Elles se relèveraient de leurs souffrances, c’était une promesse de ses yeux et son âme.

« Reviens-moi. Robb était ce mystère indéchiffré. Indéchiffrable. Ils n'avaient pas assassiné leur amour à connaître l'autre jusqu'à prévoir ses réactions mécaniques. Ils n'avaient jamais été de ce bois-là. Quand Rohanna regardait son époux, son meilleur ami, son amour, son amant : elle savait. Elle savait qu'il était vivant, un être inépuisable. Inépuisé. C'est pour ces ineffables raisons qu'elle s'était décidée. Elle ne donnerait pas au temps le plaisir de la tourmenter. Elle ne se tournerait pas vers leur passé à essayer de se mémorer leur union. De poser des mots, des idées, des principes et des émotions. Elle ne voulait pas devenir une femme qui n'aime plus. Si il venait à mourir, elle le rejoindrait. Alors, elle ne chuchote rien qu'à lui Reviens-moi où j’en mourrai. » Et l’orage gronde. Puissant sans mise en garde. 





lumos maxima
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Robb Baratheon
ORAGE
■ Localisation : Accalmie
MessageSujet: Re: Event 5.3 ◘ Les funérailles de Theodan Baratheon   Lun 31 Juil 2017 - 20:40


  L'Adieu au Père
 

La nuit était noire à l’Orage, tant dans le ciel que dans les coeurs de ses habitants. Surplombant la Baie des Naufragés, Accalmie portait comme rarement son nom. Tout en la forteresse laissait silencieusement crier au monde le deuil qu’elle portait autant que ses occupants. Dans le Septuaire, le corps de Theodan Baratheon reposait une dernière fois à l’air libre, avant de rejoindre sa dernière demeure. Nul doute que nombre des membres de la famille de son illustre père iraient lui rendre un dernier hommage avant l’aube. Robb, lui, se voyait ce privilège ôté. Bien sûr, il avait exigé qu’on le laisse seul un instant lors de l’arrivée du corps, il avait présenté ses respects, et avait quitté les lieux d’un air digne sous les yeux de la foule de curieux entassé là.

Tout s’était ensuite passé très vite. Il avait donné les ordres nécessaires à la préparation des funérailles, décrété le deuil dans l’Orage, apposé le sceau du suzerain, son sceau, sur les annonces envoyées à tous les vassaux, Robb avait fait tout ce qu’on avait attendu de lui, d’un leader, d’un Seigneur. Car c’était maintenant son titre, son honneur, la nouvelle voie qu’il devait emprunter. Toute sa vie, on l’avait préparé à ce moment, mais alors que tous tournaient le regard vers lui, il sut. Il sut que toutes ces préparations n’étaient rien en comparaison de ce qu’il devrait à présent être, de ce qu’il devait représenter. Le Cerf n’était pas uniquement le Seigneur de l’Orage, il était le descendant de Theodan, son fils aîné, et Robb avait le sentiment que c’était de cette dernière qu’il serait le plus difficile d’être à la hauteur. Son père avait été un grand Seigneur, un héros de guerre, celui qui avait apporté la gloire de la victoire à l’Orage. Robb devrait être celui qui entretient cette gloire, tout en créant la sienne.

Et puis, il y avait Rohanna. Tout cela arrivait bien trop tôt pour tous, mais Robb craignait que leur accession au pouvoir ne termine le travail de sape que la perte de leurs enfants avait déjà bien entamé sur la psyché de sa bien-aimée. Serait-elle à la hauteur de ce que tous attendaient d’elle ? Robb aurait voulu rester près d’elle, autant pour le bien-être de Rohanna que pour le sien. Il n’avait pas la liberté d’oublier son deuil dans le combat comme Edric, qui passait ses journées dans la cour avec les soldats. Il n’avait pas la chance de Jasper, qui pouvait rester auprès des siens pour vivre sa douleur. Robb était suzerain, on attendait de lui qu’il garde la tête haute, le port fier et l’attitude honorable. Là où tous honoraient leur suzerain en versant leur larme, lui honorait son père en les retenant. Ses nuits étaient les seuls moment où, Rohanna dans ses bras, il pouvait se laisser aller à la mélancolie. L’un comme l’autre ne dormaient que peu, se réconfortant en silence, puisant la force de paraître le lendemain dans l’amour que l’autre lui vouait. Sans elle, Robb n’aurait pas été le roc que tous voyaient, celui qui leur rendait, sinon l’espoir, au moins la détermination de braver ces jours sombres.

La veille de la cérémonie, pourtant, Robb ne se trouvait pas dans son lit malgré l’heure avancée. Dans la grande salle qui accueillait d’ordinaire le conseil d’Accalmie, ou de l’Orage tout entier, le nouveau Seigneur épluchait correspondances, rapports et comptes des derniers mois de la bataille. Car si tous se préparaient en cet instant à dire adieu à un dirigeant, lui devait se préparer à en devenir un. Pas de temps pour se préparer à ces instants difficiles, quand il fallait préparer les batailles à venir. Des batailles de mots, de chiffres et d’influences, puisqu’il faudrait que, dès les cérémonies terminées, Robb quitte Accalmie pour représenter ses Terres lors des négociations de paix. Bien sûr, il avait été tenu informé des événements, mais succinctement. Désormais, il lui fallait assimiler en peu de temps tout ce qu’avait pu couter cette guerre aux terres des Baratheon, et veiller à ce que ceux-ci soient justement dédommagés, en or, en influence.

A ses côtés, seul Mestre Tobyn était resté, tendant à son nouveau seigneur les documents de première importance tout en écartant ceux qui n’avaient que peu d’intérêt. Depuis plusieurs heures maintenant, ensemble ils voyaient défiler les chiffres, les promesses qui avaient été faites, les accords passés, les noms des seigneurs qui avaient perdu la vie, un fils, un héritier, et qui demanderaient une juste compensation. Long et répétitif qu’il était, le travail effectué avait au moins la vertu de l’éloigner de la pression qui le tenait au ventre, au fur et à mesure que le jour se rapprochait. Robb était prêt, oui, mais l’était-il suffisamment ? Parviendrait-il à s’extirper de l’ombre que Theodan laissait plâner au dessus de lui ? Tout cela, il faudrait du temps, et des efforts pour le découvrir. Quelques heures passèrent encore ainsi, jusqu’à ce que Tobyn laisse un baillement interrompre la monotonie de leur labeur.

« Monseigneur… Nous devrions nous reposer. Demain sera une longue et pénible journée. »

Robb n’était pas encore habitué à toute cette déférence dont faisaient désormais preuve ceux à son service. Bien sûr, il avait toujours été traité avec respect, tous lui obéissaient déjà depuis plusieurs mois, en l’absence de son père. Rien n’avait changé dans leur voix, et tout avait changé à la fois. Ce ton lui était maintenant adressé, pas à celui qu’il représentait. Comprendre cela était une vérité amère, un état de fait contre lequel Robb ne pourrait jamais lutter. Longtemps, il avait rêvé de devenir un jour le Seigneur de l’Orage, mais pas à ce prix. En cet instant, son titre, ses responsabilités n’étaient qu’un poids, rien d’autre qu’un amer rappel du Destin de ce qu’il avait perdu. Un poids dont il se délesterait volontiers pour voir son père franchir les portes de la salle, pour ne pas avoir à veiller si tard.

Néanmoins, le Cerf ne pouvait qu’être d’accord avec son conseiller. Il ne sortirait rien de bon pour personne qu’il apparaisse amoindri demain, parce qu’il n’avait pas trouvé le temps de prendre un peu de repos. Quelque part, Tobyn avait encore cette influence du tuteur qu’il avait un jour été, quand Robb était enfant. Celui-ci prit donc congé, tandis que le vieil homme rassemblait les documents.

Le trajet jusqu’à sa chambre, celle qu’il occuperait une dernière nuit avant de prendre possession de la chambre suzeraine, lui sembla une éternité. Dans toutes les ombres de la forteresse, il pouvait entrapercevoir les fantômes du passé, réminiscences silencieuses d’une époque à jamais révolue, une époque où l’innocence lui était encore permise, une époque ou l’insouciance était encore tolérée. Cette nostalgie le poursuivit jusque dans son lit, où enfin, Robb La retrouva. C’était pour Elle, plus que pour tout autre, qu’il restait fort. Parce qu’Elle avait besoin de lui comme il avait besoin d’Elle. Parce que derrière la détermination de Rohanna se cachaient les mêmes démons, qui bien trop souvent revenaient la torturer. Quoiqu’il se passe, il ferait en sorte qu’elle puisse s’en libérer, il l’aiderait à faire face, et il ferait tout pour lui épargner des peines futures. Alors pour elle, quoiqu’il lui en coute, demain, Robb serait Suzerain de l’Orage.

Et Suzerain il fut, tandis que main dans la main, ils remontaient l’allée du Septuaire, au bout de laquelle Theodan attendait leur dernier hommage, accompagné du Septon qui officierait. Derrière eux, toute la famille Baratheon réunie, unie dans la douleur comme elle était désunie dans les ambitions. Robb avait étreint Kyra, sa mère. Il l’avait fait spontanément, même s’il savait à quel point elle désapprouvait sa femme, et ce dont elle était capable. Il avait offert quelques mots à Tess, dont il savait qu’elle avait longtemps été le seul soutien de leur couple au sein de la Maison du Cerf Couronné, mais serait-ce toujours le cas ? L’heure n’était pas aux calculs, mais un jour où l’autre, les puissants reprendraient leur occupation favorite, c’était certain. De nombreux autres seigneurs étaient présent en ce triste jour, et Robb n’avait pas le temps de tous les saluer individuellement, du moins pas maintenant. Néanmoins, il présenta un hommage tout protocolaire à la Princesse Daenys, qui s’était déplacée dès qu’elle avait appris la nouvelle.

Robb n’était pas sûr d’approuver sa présence. L’amour qui avait existé entre la Targaryen et son père n’avait de secret que le nom, mais ce deuil n’était pas le sien. Il était celui de sa mère, celui de sa famille. Pour autant, sa démarche semblait sincère. Robb espérait ne pas se tromper sur ce point, espérant que la Princesse ne profiterait pas de ce moment pour tenter de s’attirer des faveurs dans d’autres projets. Non, il n’accepterait pas un tel manque de respect.

Tandis qu’ils prennent la place qui leur est due dans le temple des Sept, Robb ne peut pas quitter le corps sans vie des yeux. L’impossible avait été fait pour que Theodan, même dans la mort, conserve une apparence digne jusqu’à ce que son corps soit à jamais ôté de la vue des mortels. Pourtant, ce n’était pas son père que Robb voyait, mais uniquement une enveloppe, un moyen éphémère de contenir une âme dans son voyage. Non, son père vivait désormais dans ses actes, dans ceux de ses frères. Il vivrait dans ses descendants, et dans ce qu’il avait laissé au monde : une preuve de son honneur, de son courage, et de sa droiture.

Alors que tous se taisent, attendant que le Septon commence son office, Rohanna se penche à l’oreille de son époux. Ses mots n’atteignent que lui, mais ils l’atteignent au plus profond de son être :

« Reviens-moi… Reviens-moi ou j’en mourrai »

Robb aimerait soudainement la prendre dans ses bras, lui promettre qu’elle n’aura jamais à être seule, qu’il ne ferait plus l’erreur de la laisser seule, quand elle avait besoin de sa présence. Il voudrait lui faire comprendre que les fautes dont la jeune femme s’accablait depuis déjà trop longtemps n’étaient pas les siennes. Qu’elle comprenne que sans elle, plus rien n’aurait de sens. Tout cela, il ne pourrait le faire avant la nuit, cependant, aussi le nouveau Seigneur serra-t-il plus fort la main de sa Dame, pour lui faire comprendre que ce lien jamais ne saurait être brisé.

« Toujours, et à jamais. »



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Event 5.3 ◘ Les funérailles de Theodan Baratheon

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