Partagez | 
 

 (FB) Hurts like hell

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar

Faust
COURONNE
■ Localisation : Port-Réal
MessageSujet: (FB) Hurts like hell   Jeu 6 Avr 2017 - 18:42

Hurts like hell


L’odeur de la fumé, nécrose olfactive tenace, m’irritait les poumons à chacun de mes souffles. La gorge enflammée par le goût râpeux de la cendre et du sang, asphyxiait insidieusement mes sens – noyés dans les vestiges d’une guerre que je croyais être mienne. Violente chimère, portant en elle des croyances ébréchées. Je n’allais pas bien. Cela faisait des heures que je m’étais installé à la large fenêtre. Assis en défiant la hauteur meurtrière, les pieds dans ce vide terrifiant et magnétique. Je montrais le dos à l’opulence qui m’avait été offert. Les yeux irrités par la chaleur et les éclats de bois, rivés vers les ruines d’une ville pleine de promesses. Le spectacle de feu et de sang, là où le chaos avait apposé son empreinte, était à l’image d’un rêve brisé...écorché. Les pleurs, les cris, il me semblait les entendre encore là haut perché dans cette tour d’ivoire. Tant que je croyais qu’ils puissent venir de moi, expiant une souffrance qui n’avait pourtant aucune emprise sur moi. Où était passé cette empathie? Celle qui aurait forcé ce regard à ce détourner, mais qui ce soir, contemplait l’horizon sans ressentir la moindre faiblesse. Soupire. J’avais porté une coupe de verre éclatante, gorgé d’un alcool fin, à mes lèvres. Le goût de la mort avait pulvérisé mes papilles qui ne savaient déceler les nuances du vin que j’avalais. Mes gestes commençaient à devenir imprécis et leurs lourdeurs n’étaient pas sans me rappeler le poids des armes. Tremblotant et empressé, je ne m’inquiétais pas du précieux nectar débordant, éclaboussant une chemise d’un blanc somptueux. Mon regard ne délaissait pas le paysage érodé, convenant que je n’avais personne à impressionner. J’avais été emporté dans l’ombre, de ceux qui n’éveillent aucun intérêt, si ce n’était une déplaisante curiosité. J’avais été écarté du jeu auquel s’adonnaient les puissants, me faisant comprendre que jamais je n’y avais été convié. On ne voyait en moi qu’une basse naissance, m’abrutissant des rôles qu’on voulait bien m’offrir. Serf, valet, prisonnier, allié. Disposant de moi pour assouvir leur amour-propre et veiller sur leurs intérêts – oubliant l’homme qui se tenait derrière et la fureur dont il disposait. Ces circonstances ne m’avaient pas étonnée, elles m’avaient néanmoins déçue, une fois encore. J’étais piégé dans l’ignorance. Le brouillard nauséabond, qui planait sur le champ de cadavres, était à l’image des illusions qui m’y avait conduit. J’avais été gavé d’espérances, d’amour et de gloire. On me laissa croire cela possible. On me laissait nourrir ce désir ardent jusqu’à ce qu’il me consume – observant cette fin terrible et inévitable, comme j’observais les rues peintes de rouge.

C’est dans l’emportement d’un tempérament bouillant que je m’étais réfugié, plus tôt, dans ce qui s’avérait être mes nouveaux appartements. Submergé par une colère silencieuse, me livrant à une souffrance viscérale. Je m’étais persuadé, sans y croire encore, qu’il me fallait partir. Rassemblant ce qui m’apparaissait nécessaire à un exil spontané, je me confrontais à l’idée qu’il m’appartenait de rompre un lien aussi enivrant que destructeur. Se révélant comme la solution évidente, renoncer à ce monde de possibilités pour apaiser les désillusions, était la route à entreprendre. Mais je ne m’en senti pas la force. Cela ne serait pas suffisant. Je doutais, reculant et relevant mon égarement vers le tragique tableau laissé par la guerre. Je n’aurais su dire depuis combien de temps j’étais assis – vacillant entre la vie et la mort. Cette notion m’apparaissait dérisoire, depuis mon séjour dans les entrailles d’un Nord inhospitalier. Cette carafe posée non loin de moi, était l’unique sablier dont je disposais et elle ne semblait jamais se tarir de son venin. Je n’avais besoin de rien de plus. J’inspirais l’air vicié, repu de tourments, appréciant un ciel carmin marqué par le déclin du soleil. Me faisant happer par une brise chaude, je me laissais emporter par sa douceur, savourant la délicate caresse venu mourir contre moi. Je m’en délectais, cela était une certitude. Mais pire encore. Je me délectais du théâtre des damnés, souffrant sous les coups des lames, lacérés et succombant. Incapable de bonté à l’endroit de ceux qui s’était immiscé sur notre route, révélant ma nature véritable. Celle que j’avais cherché à fuir, caché dans la faiblesse pour en taire les instincts guerriers. J’étais un charognard, se consolant avec la souffrance des autres et s’enivrant dans l’alcool pour en effacer l’évidence. Tout portait à croire que j’étais quelqu’un de mauvais.

Après tout, l’enfer semblait se dérober sous mes pieds.

Trinquant avec la mort, je vidais d’un trait une coupe encore bien remplie pour en faire taire les réflexions. J’avais déposé le couteux récipient à proximité, pour mieux le remplir, ne sachant délaisser l’agréable poison qui s’insinuait dans mes veines. Rompant avec la réalité, seul face à moi-même – il me semblait en avoir besoin. Je répondis à l’écho d’un hurlement lointain dans une euphorie malsaine qui ne me ressemblait pas. Puis un rictus colérique y mit un terme avant de s’effondrer tout aussi rapidement qu’il n’était apparut. Ma main se portait sur un visage fiévreux et fatigué. Mon corps se courbait, fixant un sol près à m’accueillir – assuré de mettre un terme à ces rêves brisés.


⤧⤧⤧⤧

(c) naehra.



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • •




I survived because the fire inside me burned brighter than the fire around me - Fallout
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Alys Manderly
COURONNE
■ Localisation : Winterfell.
MessageSujet: Re: (FB) Hurts like hell   Sam 24 Juin 2017 - 1:08





   

Faust & Alys
“Hurts like hell”
R
etrouver l’insouciance d’un temps révolu était une chose que la jeune sirène avait longtemps crue impossible. Son père avait été le premier à lui ôter toute envie, toute joie, la fiançant de force et en manipulateur né, avait réussi à orchestrer tout ceci sans qu’elle ne puisse sans douter ou lutter contre cela. Ensuite, il y avait eu les terribles événements qui avaient emporté la moitié de sa famille. Edmure, Doran, Katherine… Alors elle avait dû salir ses frêles mains de porcelaine, tuant d’elle-même son père pour éviter son propre destin, se libérant d’un fardeau, d’un poids terrible et des maux que Martial Manderly avait pu lui infliger. Enfin, si elle avait pu retrouver une certaine candeur aux côtés des enfants de la maison Stark, son statut l’avait vite rattrapé, forçant le lord de la maison Bolton à s’en prendre à elle tant parce qu’elle l’avait humilié que parce qu’elle pouvait être un moyen de forcer le retrait de la maison Manderly dans le conflit du Nord. Et pourtant, à Port-Réal, elle pouvait s’en donner à cœur joie.

Si les tourments de la capitale étaient grands en cette période d’après-guerre, elle n’hésitait pas, parfois, à s’octroyer quelques instants de répit. Explorant le donjon rouge, s’émerveillant devant les tentures accrochées aux murs de la forteresse, observant d’un œil désabusé ce simple trône de fer sur lequel le Roi avait obligation de s’asseoir… Jaehaerys serait un roi conciliant, il avait déjà su le lui faire comprendre. Il avait en effet eu l’occasion de discuter avec elle, passant quelques instants en compagnie de celle que bien des membres de la Cour voyaient comme une petite parvenue ayant su attirer les faveurs de la princesse Rhaenys. Pourtant, malgré le fait qu’ils ne connaissaient communément que Rhaenys, la sirène et le futur Roi avaient su trouver nombre de sujets sur lesquels s’entendre, parlant du Nord comme du Sud, de celle qui avait su gagner leur cœur sans grande peine. Elle l’appréciait et sentait qu’il en allait de même. Alys avait également rencontré le cousin de celle qu’elle considérait comme une sœur, le prince Aemon et avait su trouver touchante sa manière de rester en retrait.

Mais finalement, c’était avec les habitants de la ville qu’elle passait le plus clair de son temps. Si elle avait pris soin de les soigner, elle essayait désormais d’apaiser leurs esprits et, en ce jour radieux et brulant, elle avait, avec amusement, encouragé les enfants à se jeter dans la baie de la Néra pour nager quelques heures en sa compagnie. La robe que Rhaenys lui avait offerte dégoulinait d’eau salée et pouvait parfois menacer quelques transparences, mais elle n’en avait cure. Les rires de ces enfants était la seule chose qui résonnait dans sa tête. Remontée dans le donjon, ce fut en semant quelques traces de son passage qu’elle se dirigea vers ses appartements en riant, essayant de passer inaperçue aux yeux des servantes pour ne pas attirer leurs foudres. Mais, au lieu de regagner ses appartements, elle s’arrêta devant la lourde porte de bois qui se trouvait non loin de la sienne.

Rares étaient ceux qu’elle pouvait se vanter de connaître à la Cour et pourtant, celui qui vivait désormais entre ces murs ne cessait pas d’attirer une quelconque forme d’attention sur lui. Faust s’était fait discret, pour ne pas dire absent, depuis leur arrivée en ville. Alys ne pouvait l’en blâmer, mettant souvent cela sur le dos de son emprisonnement et de ses origines loin de celles de la plupart des gens vivant ici. Pourtant, elle avait nourri des sentiments profonds à l’égard du jeune homme, essayant de créer entre eux une amitié solide, telle celle que les gens du Nord pouvaient nouer. Pourtant, dans la capitale, elle avait laissé le jeune homme vivre sa vie autant qu’elle pouvait vivre la sienne. Mais elle regrettait la présence de celui qui, quelques mois plus tôt, était encore un étranger venu perturber le banquet organisé en son honneur.

Alors, frappant quelques coups, elle n’attendit pas l’autorisation pour entrer, toujours aussi trempée qu’elle était, prenant soin de refermer la porte derrière elle. « Faust ? Tu veux voir à quoi ressemblent… Par les Sept, mais qu’est-ce que tu fais ? » Le voyant sur le rebord de la fenêtre, elle le toisa de ses yeux ronds, essayant de comprendre le but de ce danger qu’il prenait.


           
(c) fiche:WILD BIRD, textures by Dayanna & gifs:gifs hunt herbologist healer

         

• • • • • • • • • • • • • • • • • • • •

The Little Mermaid
Oh Alys, dear, where have you been ? So near, so far or in between ? What hav you heard, what have you seen? Alys, Alys, please, Alys.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Faust
COURONNE
■ Localisation : Port-Réal
MessageSujet: Re: (FB) Hurts like hell   Sam 5 Aoû 2017 - 5:22

Hurts like hell


       

Le tambourinement impatient sur la porte de bois n’éveilla aucun soubresaut, tant le fracas m’apparaissait lointain. Le flou sonore annonçant l’indésirable s’était emmêlé aux battements de mon cœur qui frappaient mes tempes, alors que mon attention était rivé vers le danger. Attiré par le destin funeste d’une chute fatale, je n’en mesurais pas les conséquences. Insensible aux vertiges qu’un si haut sommet pouvait provoquer, appesanti par la violence des émotions. J’inspirais pour me libérer du poids contenu dans ma poitrine, mais en vain. La douleur s’emblait s’être amplifiée, me forçant à poser une main sur ce cœur meurtri, en proie à un malaise. Dans l’empressement molasse, je renversais la coupe repu de vin qui se déversa sur le sol de la chambre. Le souffle court, rudoyé par mes angoisses d’un avenir incertain, je m’accrochais à cette envie de me détruire. Mais du coin de l’œil je cru l’apercevoir - fragilisant cet orgueil noyé par le vin dont je ne goûtais que l’amertume. Je succombais, sans savoir encore, à cette vision qui me faisait tant de mal. Dépendant de ces sentiments floués par l’ivresse qui n’éveillait en moi que ce masochisme bête et flagrant. Mais un timbre cristallin empreint de candeur, mit rapidement un terme à cette débâcle, m’éveillant à cette révélation avec insulte. Je laissais échapper un juron dans ce dialecte oublié, sifflant entre mes dents les consonnes fugaces et grinçantes. Je me détournais du paysage érodé, offrant si peu d’attention à celle qui venait de s’immiscer dans ce repère qui m’était accordé. J’échangeais un regard revêche, voilé par l’influence des abus. Sous les traits imprécis de l’élégance, je n’en découvrais alors que le visage mutin de la sirène de Blancport. Celle qui se réjouissait de confondre les esprits en évoquant sa ressemblance avec le sang du dragon, se serait sans doute pavanée de fierté si j’avais évoqué la déception. Ce visage tantôt illuminé, se délectant des compliments, telle une enfant en quête de reconnaissance – assommait de son enthousiasme à l’évocation de vagues traits familiers. Même brûlé par l’alcool, je n’aurais supporté entendre les comparaisons grossières de celle qui se présentait à moi trempée jusqu’aux os. Ce fut néanmoins une autre forme de déplaisir qui s’extirpa de cette bouche dont le sourire s’était envolée. Confronté par l’étonnement et les questions, mes yeux se posèrent d’abord sur le désordre conséquent à ce départ imminent, mais dont je semblais tout juste prendre conscience. Silencieux, mon mécontentement sombrait dans l’hésitation d’une réponse qui tardait à se révéler. «Que...» Je me penchais pour reprendre en main le précieux récipient venu rencontrer le sol, dans un exercice de contorsion qui inquiétait par son déséquilibre. Le verre était ébréché, coupant, mais je le jugeais encore en état – prêt à être remplis de son délicat poison. «Qu’ais-je donc l’air de faire?» Répondis-je avec l’audace de celui qui n’a rien à prouver - cachant cette détresse qui me poussait vers les entrailles d’un monde à l’agonie. Cette riposte fade et si peu spontané n’évoquait rien d’agréable dans la poursuite de cette discussion. J’avais la tête ailleurs, malgré mes efforts pour maintenir à flot une conversation censée. Je lui tournais le dos, encore une fois. «Regarder le coucher du soleil te parait-il plus fou que de te présenter à moi complètement trempé? Ce n’est pas digne d’une dame.» Cynique, je n’avais pas esquissé le moindre sourire, le visage fermé à toute réaction. Venant d’un « sauvageon », ces reproches n’avaient aucun poids, mais je pouvais néanmoins imaginer la moue qu’ils auraient pu  engendrer.  Ce qui alarmait d’avantage fut ce manque d’enthousiasme, forçant la conversation à céder au silence. Un mutisme lourd, imposé par force d’impatience et de colère. J’étais entravé par une indésirable présence et cette pensée à l’endroit de celle qui m’avait tenue compagnie dans les pires moments, me déchirait. Étais-je vraiment capable de la rejeté aussi aisément?

Cul-sec. Dans l’empressement, le verre brisé de la coupe vint maladroitement m’écorcher la commissure des lèvres. Jurant derechef dans le dialecte de mes ancêtres, je laissais tomber le récipient dans le vide qui me guettait. «Bon sang Alys, qu’est-ce que tu veux?»Répliquais-je avec mordant, ressentant cette présence pourtant bienveillante, comme une agression. Un peu à l’image de cette douleur venue piquer le coin de ma bouche. Une main imprécise vint instinctivement se glisser sur cette fine entaille qui n’aurait su faire ombrage aux marques de violences laissées par les jours passés. Soupire. Je tanguais vers la gauche, m’écrasant sous l’évidence que je n’avais pas les moyens de faire reculer la jeune femme, sans explications. Sa présence m’avait été précieuse lorsque l’injustice frappa aux portes de Winterfell, m’offrant de fait même l’opportunité de connaitre mieux cette tête blonde - aussi rebelle qu’entêtée. C’est sans trop attendre que je flanchais brusquement sous le poids de l’indignation, offrant à ce regard étonné, un discours décousu et affecté par l’influence de l’alcool. «Qu’est-ce que tu peux bien faire ici? Et moi...? Tout ca...Ces cadavres sur lesquels nous avons marchés, cette route de chaire et de sang qui nous a menés jusqu’ici... J’ai tué pour emprunter cette route et si cela devait se faire de nouveau, je tuerais encore. Pour toi...et pour elle.» Si rien ne semblait véritablement cohérent, certaines choses demeuraient pourtant très claires : Ce n’étais pas un message emprunt de remords, ni même affecté par les horreurs de la guerre. En revanche, les affirmations semblaient porter à croire que j’étais déterminé à mené un combat en dépit des abominations qu’il me faudrait accomplir. Si mon dévouement n’était plus à prouvé auprès de la jeune Targaryen, c’était la première fois que j’en exprimais autant à l’intention de la nordienne. Mais au-delà de la combativité, il y avait ce sentiment d’impuissance, exprimé de la pire des façons. Ce ressentiment affectant un verbe déjà chancelant, n’avait rien d’évident, surtout dans ce flot de non-dit. À tout le moins, jusqu’à ce que l’un de ces enjeux ne se manifeste clairement. «Ils disent qu’il sera roi. Il ne sera jamais le mien.» Que pouvait espérer un homme libre, de la main de celle qu’il avait promis de mener jusqu’à son règne, alors qu’elle venait de supporter la légitimité d’un autre. Un enfant, son frère. Cette mascarade n’avait rien de concevable. Le jeune dragon n’était pas en âge de prouver sa valeur que les royaumes lui seraient confiés et tout cela avec l’appui de celle que je considérais comme l’unique souveraine. J’avais les mains liées. Mes repères s’étaient envolés dès l’instant où elle scella de ses lèvres des adieux que je m’étais empressé de rejeter. Mais alors, que me restait-il...



⤧⤧⤧⤧

(c) naehra.


• • • • • • • • • • • • • • • • • • • •




I survived because the fire inside me burned brighter than the fire around me - Fallout
Revenir en haut Aller en bas
 

(FB) Hurts like hell

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» THE NEPHILIM & THE OBSCUR • Hurts Like Hell feat Sissy & Gene
» Welcome in Hell... [Ali & Ysi ]
» 05. What the hell are you waiting for.
» Welcome Hell
» Drag Me To Hell

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
After the Conquest :: 

The seven kingdoms

 :: Terres de la Couronne :: Port-Réal
-