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 Hurts like hell

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Faust
NORD
■ Localisation : En route vers Port-Réal
MessageSujet: Hurts like hell   Jeu 6 Avr - 18:42

Hurts like hell


L’odeur de la fumé, nécrose olfactive tenace, m’irritait les poumons à chacun de mes souffles. La gorge enflammée par le goût râpeux de la cendre et du sang, asphyxiait insidieusement mes sens – noyés dans les vestiges d’une guerre que je croyais être mienne. Violente chimère, portant en elle des croyances ébréchées. Je n’allais pas bien. Cela faisait des heures que je m’étais installé à la large fenêtre. Assis en défiant la hauteur meurtrière, les pieds dans ce vide terrifiant et magnétique. Je montrais le dos à l’opulence qui m’avait été offert. Les yeux irrités par la chaleur et les éclats de bois, rivés vers les ruines d’une ville pleine de promesses. Le spectacle de feu et de sang, là où le chaos avait apposé son empreinte, était à l’image d’un rêve brisé...écorché. Les pleurs, les cris, il me semblait les entendre encore là haut perché dans cette tour d’ivoire. Tant que je croyais qu’ils puissent venir de moi, expiant une souffrance qui n’avait pourtant aucune emprise sur moi. Où était passé cette empathie? Celle qui aurait forcé ce regard à ce détourner, mais qui ce soir, contemplait l’horizon sans ressentir la moindre faiblesse. Soupire. J’avais porté une coupe de verre éclatante, gorgé d’un alcool fin, à mes lèvres. Le goût de la mort avait pulvérisé mes papilles qui ne savaient déceler les nuances du vin que j’avalais. Mes gestes commençaient à devenir imprécis et leurs lourdeurs n’étaient pas sans me rappeler le poids des armes. Tremblotant et empressé, je ne m’inquiétais pas du précieux nectar débordant, éclaboussant une chemise d’un blanc somptueux. Mon regard ne délaissait pas le paysage érodé, convenant que je n’avais personne à impressionner. J’avais été emporté dans l’ombre, de ceux qui n’éveillent aucun intérêt, si ce n’était une déplaisante curiosité. J’avais été écarté du jeu auquel s’adonnaient les puissants, me faisant comprendre que jamais je n’y avais été convié. On ne voyait en moi qu’une basse naissance, m’abrutissant des rôles qu’on voulait bien m’offrir. Serf, valet, prisonnier, allié. Disposant de moi pour assouvir leur amour-propre et veiller sur leurs intérêts – oubliant l’homme qui se tenait derrière et la fureur dont il disposait. Ces circonstances ne m’avaient pas étonnée, elles m’avaient néanmoins déçue, une fois encore. J’étais piégé dans l’ignorance. Le brouillard nauséabond, qui planait sur le champ de cadavres, était à l’image des illusions qui m’y avait conduit. J’avais été gavé d’espérances, d’amour et de gloire. On me laissa croire cela possible. On me laissait nourrir ce désir ardent jusqu’à ce qu’il me consume – observant cette fin terrible et inévitable, comme j’observais les rues peintes de rouge.

C’est dans l’emportement d’un tempérament bouillant que je m’étais réfugié, plus tôt, dans ce qui s’avérait être mes nouveaux appartements. Submergé par une colère silencieuse, me livrant à une souffrance viscérale. Je m’étais persuadé, sans y croire encore, qu’il me fallait partir. Rassemblant ce qui m’apparaissait nécessaire à un exil spontané, je me confrontais à l’idée qu’il m’appartenait de rompre un lien aussi enivrant que destructeur. Se révélant comme la solution évidente, renoncer à ce monde de possibilités pour apaiser les désillusions, était la route à entreprendre. Mais je ne m’en senti pas la force. Cela ne serait pas suffisant. Je doutais, reculant et relevant mon égarement vers le tragique tableau laissé par la guerre. Je n’aurais su dire depuis combien de temps j’étais assis – vacillant entre la vie et la mort. Cette notion m’apparaissait dérisoire, depuis mon séjour dans les entrailles d’un Nord inhospitalier. Cette carafe posée non loin de moi, était l’unique sablier dont je disposais et elle ne semblait jamais se tarir de son venin. Je n’avais besoin de rien de plus. J’inspirais l’air vicié, repu de tourments, appréciant un ciel carmin marqué par le déclin du soleil. Me faisant happer par une brise chaude, je me laissais emporter par sa douceur, savourant la délicate caresse venu mourir contre moi. Je m’en délectais, cela était une certitude. Mais pire encore. Je me délectais du théâtre des damnés, souffrant sous les coups des lames, lacérés et succombant. Incapable de bonté à l’endroit de ceux qui s’était immiscé sur notre route, révélant ma nature véritable. Celle que j’avais cherché à fuir, caché dans la faiblesse pour en taire les instincts guerriers. J’étais un charognard, se consolant avec la souffrance des autres et s’enivrant dans l’alcool pour en effacer l’évidence. Tout portait à croire que j’étais quelqu’un de mauvais.

Après tout, l’enfer semblait se dérober sous mes pieds.

Trinquant avec la mort, je vidais d’un trait une coupe encore bien remplie pour en faire taire les réflexions. J’avais déposé le couteux récipient à proximité, pour mieux le remplir, ne sachant délaisser l’agréable poison qui s’insinuait dans mes veines. Rompant avec la réalité, seul face à moi-même – il me semblait en avoir besoin. Je répondis à l’écho d’un hurlement lointain dans une euphorie malsaine qui ne me ressemblait pas. Puis un rictus colérique y mit un terme avant de s’effondrer tout aussi rapidement qu’il n’était apparut. Ma main se portait sur un visage fiévreux et fatigué. Mon corps se courbait, fixant un sol près à m’accueillir – assuré de mettre un terme à ces rêves brisés.


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(c) naehra.



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I survived because the fire inside me burned brighter than the fire around me - Fallout
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Alys Manderly
NORD
■ Localisation : Winterfell.
MessageSujet: Re: Hurts like hell   Aujourd'hui à 1:08





   

Faust & Alys
“Hurts like hell”
R
etrouver l’insouciance d’un temps révolu était une chose que la jeune sirène avait longtemps crue impossible. Son père avait été le premier à lui ôter toute envie, toute joie, la fiançant de force et en manipulateur né, avait réussi à orchestrer tout ceci sans qu’elle ne puisse sans douter ou lutter contre cela. Ensuite, il y avait eu les terribles événements qui avaient emporté la moitié de sa famille. Edmure, Doran, Katherine… Alors elle avait dû salir ses frêles mains de porcelaine, tuant d’elle-même son père pour éviter son propre destin, se libérant d’un fardeau, d’un poids terrible et des maux que Martial Manderly avait pu lui infliger. Enfin, si elle avait pu retrouver une certaine candeur aux côtés des enfants de la maison Stark, son statut l’avait vite rattrapé, forçant le lord de la maison Bolton à s’en prendre à elle tant parce qu’elle l’avait humilié que parce qu’elle pouvait être un moyen de forcer le retrait de la maison Manderly dans le conflit du Nord. Et pourtant, à Port-Réal, elle pouvait s’en donner à cœur joie.

Si les tourments de la capitale étaient grands en cette période d’après-guerre, elle n’hésitait pas, parfois, à s’octroyer quelques instants de répit. Explorant le donjon rouge, s’émerveillant devant les tentures accrochées aux murs de la forteresse, observant d’un œil désabusé ce simple trône de fer sur lequel le Roi avait obligation de s’asseoir… Jaehaerys serait un roi conciliant, il avait déjà su le lui faire comprendre. Il avait en effet eu l’occasion de discuter avec elle, passant quelques instants en compagnie de celle que bien des membres de la Cour voyaient comme une petite parvenue ayant su attirer les faveurs de la princesse Rhaenys. Pourtant, malgré le fait qu’ils ne connaissaient communément que Rhaenys, la sirène et le futur Roi avaient su trouver nombre de sujets sur lesquels s’entendre, parlant du Nord comme du Sud, de celle qui avait su gagner leur cœur sans grande peine. Elle l’appréciait et sentait qu’il en allait de même. Alys avait également rencontré le cousin de celle qu’elle considérait comme une sœur, le prince Aemon et avait su trouver touchante sa manière de rester en retrait.

Mais finalement, c’était avec les habitants de la ville qu’elle passait le plus clair de son temps. Si elle avait pris soin de les soigner, elle essayait désormais d’apaiser leurs esprits et, en ce jour radieux et brulant, elle avait, avec amusement, encouragé les enfants à se jeter dans la baie de la Néra pour nager quelques heures en sa compagnie. La robe que Rhaenys lui avait offerte dégoulinait d’eau salée et pouvait parfois menacer quelques transparences, mais elle n’en avait cure. Les rires de ces enfants était la seule chose qui résonnait dans sa tête. Remontée dans le donjon, ce fut en semant quelques traces de son passage qu’elle se dirigea vers ses appartements en riant, essayant de passer inaperçue aux yeux des servantes pour ne pas attirer leurs foudres. Mais, au lieu de regagner ses appartements, elle s’arrêta devant la lourde porte de bois qui se trouvait non loin de la sienne.

Rares étaient ceux qu’elle pouvait se vanter de connaître à la Cour et pourtant, celui qui vivait désormais entre ces murs ne cessait pas d’attirer une quelconque forme d’attention sur lui. Faust s’était fait discret, pour ne pas dire absent, depuis leur arrivée en ville. Alys ne pouvait l’en blâmer, mettant souvent cela sur le dos de son emprisonnement et de ses origines loin de celles de la plupart des gens vivant ici. Pourtant, elle avait nourri des sentiments profonds à l’égard du jeune homme, essayant de créer entre eux une amitié solide, telle celle que les gens du Nord pouvaient nouer. Pourtant, dans la capitale, elle avait laissé le jeune homme vivre sa vie autant qu’elle pouvait vivre la sienne. Mais elle regrettait la présence de celui qui, quelques mois plus tôt, était encore un étranger venu perturber le banquet organisé en son honneur.

Alors, frappant quelques coups, elle n’attendit pas l’autorisation pour entrer, toujours aussi trempée qu’elle était, prenant soin de refermer la porte derrière elle. « Faust ? Tu veux voir à quoi ressemblent… Par les Sept, mais qu’est-ce que tu fais ? » Le voyant sur le rebord de la fenêtre, elle le toisa de ses yeux ronds, essayant de comprendre le but de ce danger qu’il prenait.


           
(c) fiche:WILD BIRD, textures by Dayanna & gifs:gifs hunt herbologist healer

         

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The Little Mermaid
Oh Alys, dear, where have you been ? So near, so far or in between ? What hav you heard, what have you seen? Alys, Alys, please, Alys.
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