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 A day to rise, a day to fall • Nymeria

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Etaine Arryn
VAL D'ARRYN
■ Localisation : Les Eyriés, le Val.
MessageSujet: A day to rise, a day to fall • Nymeria   Sam 15 Avr - 23:50




A day to rise, A day to fall.

Radieuse. Le sourire de la Colombe ne pouvait se résoudre à disparaître de ses traits tant elle était plongée dans le bonheur. Une immersion qu’elle ne souhaitait nullement quitter. Sa main lovée dans celle de son époux, elle salua de celle qui lui restait la foule qui les acclamaient tous deux, adressant de temps à autre un regard transi d’amour à l’homme qui se tenait à ses côtés. Sa longue chevelure noire avait été remontée dans un chignon simple mais orné de fleurs azur et orangées cueillies le matin même dans les jardins de Lancehélion et, désormais, ce chignon avait la lourde tâche e supporter la couronne d’or qui était la sienne. Son regard avait été souligné par un léger trait noir sur sa paupière, le rendant plus profond, plus présent qu’il ne pouvait déjà l’être. Son teint pâle avait été légèrement rosi au niveau de ses joues, lui donnant une mine plus douce et fraîche.

Les doigts de Tristam se resserrèrent doucement sur les siens, attirant son attention. Il se penchant délicatement vers elle. D’un murmure, il lui annonça que ce bain de foule allait devoir prendre fin très prochainement car leurs nombreux convives les attendaient déjà depuis un certain temps dans la grande salle du palais pour le banquet donné en leur honneur. Etaine hocha doucement la tête tandis que son prince vint déposer ses lèvres contre son front, lui offrant un tendre baiser, symbole de la protection qu’il était prêt à lui offrir. Une dernière fois, depuis le haut balcon où ils se trouvaient, ils saluèrent la foule qui les laissa s’enfuir dans un dernier lâché de colombes. Les oiseaux purs prirent leur envol et la jeune Valoise, Dornienne d’adoption, les observa tandis qu’elles s’échappaient à l’horizon. De retour dans les couloirs, les cris de joies de tout Dorne leur parvenaient toujours. De nouveau, le Prince dévisagea sans honte sa femme, lui signalant qu’elle était des plus magnifiques. En effet, les artisans de Lancehélion n’avaient pas démérité tant la robe d’Etaine était impressionnante de travail. Soulignant l’aspect svelte de sa silhouette, le tissu, léger et parfois transparent, venait épouser ses formes, nappant son corps d’un azur pur. Cependant, tout le bustier ainsi que les épaulettes du précieux vêtement avaient été brodés avec le plus grand soin, incluant perles et pierres précieuses dans l’ouvrage avec harmonie. Dans son dos, deux colombes prenaient leur envol vers un soleil d’ambre. Difficile serait celui qui ne pourrait trouver la nouvelle princesse au gout de leur région car elle était merveilleusement ravissante et en grande beauté en ce jour qui était le sien autant que celui de Tristam. L’attrapant par la taille, il l’embrassa avec passion avant de laisser de nouveau un léger vide se créer entre eux deux. Lui aussi était beau. Il portait un manteau brodé de fil d’or et rayonnait littéralement comme un soleil.

Ils s’avancèrent vers les jardins où la réception avait déjà commencé et ce fut sous les applaudissements qu’ils apparurent. On les accompagna jusqu’à leur table, centrale, par des acclamations de joie et quelques pétales de fleur lancés dans les airs. Finalement, arrivés sur l’estrade ils firent face ensemble à la foule et Tristam fit un pas de côté avant de lever légèrement la main de son épouse. « Nobles de Dorne ! Saluez comme il se doit votre nouvelle princesse, Etaine Martell, Colombe des Sept Couronnes et amour de ma vie. » Tous plièrent l’échine et Etaine sourit avec un air satisfait. Puis, d’un geste de la main, Tristam invita tout le monde à prendre la place qui était la sienne. C’est à cet instant que la jeune Valoise remarqua celle qui était devenue sa belle-mère, toujours près de son fils comme veillant un peu trop sur lui. Elle soupira doucement avant de s’asseoir sur la chaise qu’un serviteur venait d’écarter pour elle. A deux à leur table, ils siégeaient au-devant de tous. A sa droite, une table de quelques Valois présents pour l’occasion avait été formée. Comme la jeune Colombe regrettait l’absence des membres de sa famille. Mais Martyn avait, semblait-il, bien mieux à faire que de s’intéresser réellement au destin qu’il avait lui-même accordé à sa cadette.

De l’autre côté, en opposition à cette table, se trouvait le reste de la famille Martell. D’un regard, elle croisa celui de la princesse Nymeria et hocha délicatement la tête, sachant très bien que leur conversation de la veille avait fait mouche et qu’elle ne tarderait pas à s’entretenir de tout ceci avec Tristam. Mais avant cela, elle échangea un sourire avec Quentyn. De la famille Martell, il semblait bien que la jeune femme ait eu bien plus de facilité à créer des liens avec les hommes déjà présents qu’avec les femmes. Mais n’avait-ce pas toujours été le cas pour elle ? Elle reporta son attention sur l’assistance. Les conversations étaient animées et quand certains croisaient son regard, ils lui souriaient avant d’opiner délicatement du chef en signe de respect. Etaine en connaissait déjà certains pour avoir eu l’occasion de dormir sous leur toit. A l’annonce de leurs fiançailles, Tristam et elle avaient entreprit un voyage afin qu’elle puisse découvrir Dorne de la meilleure des manières.

Au bout d’un certain temps, alors que Tristam achevait son verre de vin, elle reporta son attention sur lui. « Si vous buvez beaucoup de vin, je crois que je n’aurais aucun mal à vous convaincre de certaines choses, politiquement parlant. » Il eut un léger rire avant de poser ses yeux noirs dans les siens. « Politiquement parlant ? Avez-vous déjà remarqué quelconque maladresse de ma part sur cet aspect pour avoir attendu notre union pour me les faire entendre ? » A son tour, Etaine rit avec douceur, déposant sa main sur la sienne. « On m’a surtout rapporté que vous aviez l’intention de marier votre sœur à mon cousin, Jorah ? Je m’interrogeais sur les raisons de votre silence à mon égard sur ce sujet. » Il ne mit guère longtemps à comprendre qui était responsable d’une telle fuite dans les informations, soupirant le prénom de sa sœur avant de relever le regard dans sa direction. Sans lui laisser le temps de réagir, elle poursuivit. « Ne la blâmez pas de m’en avoir touché un mot. Elle est inquiète tant pour vous que pour elle, mon aimé. Quant à moi, sachez qu’elle a réussi à me convaincre que rester à Dorne serait mieux pour nous tous. » « Et quels arguments a-t-elle avancé pour cela ? » « Laissez-la vous les exposer elle-même. Si elle a su me convaincre, qu’importe le Prince de Dorne que vous êtes, elle saura se faire entendre de vous. C’est ainsi qu’agissent les frères et sœurs ensemble. » En temps normal, aurait-elle pu ajouter. Mais si Tristam le pensa, il eut la courtoisie de ne pas relever ce fait, sachant que son épouse devait être la première touchée par cet éloignement entre elle et son frère.

Ils entamèrent leur repas sans parler du sujet plus en avant et ce ne fut qu’à la fin de l’entrée que Tristam fit appeler sa sœur par un des serviteurs. Etaine ne savait pas si tout ceci était déjà gagné mais quand elle croisa de nouveau le regard de Nymeria, elle eut un regard empli de bienveillance à son égard et attendit que la jeune femme ne s’avançât vers eux. A ses côtés, Tristam fut pris, pour la seconde fois, d’une quinte de toux.

© Belzébuth

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The Fallen Princess
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Nymeria Martell
DORNE
■ Localisation : Lancehélion
MessageSujet: Re: A day to rise, a day to fall • Nymeria   Mar 18 Avr - 19:03

"Ont-ils vraiment besoin d'être aussi longs? "

Dans un soupir, Nymeria se rapprocha de sa mère, après s'être relativement poliment excusée auprès des plus jeunes nobles présents dans la Grande Salle, qui avaient passé la dernière demi heure à lui parler du grand bonheur que leur procurait le mariage de son frère, avant d'enchaîner plus directement sur le vrai but de leur conversation: tous, ou du moins ceux qui n'étaient pas mariés, cherchaient ses faveurs. L'un commentait sa beauté et son bon goût en matière de vêtements, ce qui était ridicule étant donné qu'elle avait laissé ses dames de compagnie choisir sa robe pour elle, l'autre vantait ses faits d'armes pour avoir l'air d'être un prétendant digne de la main d'une Princesse de Dorne, un autre encore parlait de la richesse actuelle de sa famille et des cadeaux somptueux qu'il prévoyait de lui faire. Evidemment, personne à Dorne au delà du cercle fermé des Martell ne savait qu'elle avait déjà été promise à la Maison Stark, et tous espéraient pouvoir se rapprocher du Soleil, en plus de pouvoir se vanter d'avoir épousé la plus belle femme de Dorne.

Nymeria, elle, oscillait entre l'envie de les envoyer paître et celle de briser leur ego en en mettant un à terre, pour leur faire comprendre que toutes leurs manoeuvres étaient aussi futiles que ridicules. La Princesse se l'était toujours promis, elle ne se marierait que si elle en avait l'envie, et avec qui elle le désirait. Malheureusement pour elle, c'était son frère qui avait fini par prendre une décision la concernant, ce qui avait eu le don ces derniers mois de la rendre encore plus irritable qu'à l'accoutumée.

L'expression sur son visage était loin de refléter la joie que l'on attendait d'elle en un jour aussi important pour son frère, et pour Dorne, mais pour être honnête, elle s'en moquait. Tout ce qu'elle espérait d'aujourd'hui, c'était que sa conversation de la veille avec Etaine porte ses fruits. Rien d'autre n'avait vraiment d'importance. Voyant l'air peu amène de sa fille, Myrcella fronça les sourcils avant de lui lancer sur un ton sec:

"Tu pourrais au moins avoir l'air heureuse pour ton frère, si ce n'est pas pour les apparences."

"Je n'ai jamais été la diplomate de la famille, et comment veux-tu que j'aie l'air heureuse quand vous voulez tout les deux m'envoyer loin d'ici, jouer un rôle dont vous savez pertinemment qu'il sera un échec?"

Un éclair de colère passa brièvement dans les yeux de la mère, qui avait déjà eu mille fois la même discussion avec sa fille, et qui s'était toujours soldé par une dispute, qu'elle ait tenté d'être douce ou ferme. Mais ce n'était ni le lieu ni le moment pour une dispute, l'ancienne Régente le savait, et elle répondit donc le plus calmement possible:

"Je sais que tu aurais voulu autre chose ma fille, mais les choses sont telles qu'elles sont, et tu dois vivre avec. Ton frère n'est plus uniquement ton frère, l'époque où vous jouiez ensemble dans les jardins est loin derrière vous, il doit également faire ce qui est le mieux pour le pays et pas uniquement pour toi. Je sais que tu le sais, comme tu sais qu'il t'aime autant que moi."

Le teint hâlé de la jeune Princesse vira au rouge aux paroles de sa mère. Comme si la faire quitter Dorne était la meilleure chose à faire! Elle le savait, elle n'était éloignée que pour des raisons politiques futiles, et peut-être la peur de son frère qu'elle soit un obstacle à son couple, et peu importe les autres raisons invoquées, elles n'étaient que prétexte. Quant à l'amour que lui portait son frère, elle n'en était plus certaine. Il la connaissait mieux que personne, si quelqu'un devait comprendre l'erreur de l'envoyer au nord, c'était bien lui... Nymeria ouvrit la bouche pour rétorquer, encore une fois, ces paroles à sa mère, quand les jeunes mariés firent leur entrée, détournant toute l'attention vers eux. Myrcella lui intima alors l'ordre de se taire d'un geste de la main, avant de se diriger vers son fils d'un pas rapide. De son coté, Nymeria resta en retrait, renonçant à la tentation de crier sa réponse à sa mère, sachant pertinemment qu'avec les cris et les applaudissements des invités, elle n'aurait réussi à se faire entendre que par des oreilles indiscrètes.

La jeune femme ravala donc sa colère tandis que le couple se dirigeait jusqu'à leur table au rythme ralenti de ceux qui doivent sans cesse s'arrêter pour saluer l'un ou l'autre parent, vassal ou invité de marque. Tristam prit alors la parole d'une voix forte et amicale, comme il savait si bien le faire:

« Nobles de Dorne ! Saluez comme il se doit votre nouvelle princesse, Etaine Martell, Colombe des Sept Couronnes et amour de ma vie. »

Suivant le mouvement, la dornienne s'inclina, le geste lui laissant un gout amer dans la bouche, comme à chaque fois qu'elle devait s'incliner devant son frère. Non qu'elle veuille prendre sa place, ou qu'elle considère que son frère n'était pas digne de son titre, mais ce geste simple lui rappelait sans cesse que l'époque bénie où ils étaient égaux, où le pouvoir ne les séparait pas, était à jamais révolue. Malgré tout, et même si elle ne le montrait pas, elle était heureuse pour Tristam, qui avait visiblement trouvé sa place dans le rôle de Prince Régent, et avait celle qu'il désirait à ses cotés.

Sur un geste de son frère, les invités prirent place autour des tables qui leur avaient été assignées, et les serviteurs du palais amenèrent les premières grandes carafes de vin. De son coté, Nymeria passa le long moment précédant l'arrivée des premiers plats à discuter avec son jeune cousin, qui malgré son âge était capable de tenir une conversation plus intéressante que n'importe lequel des autres jeunes nobles qu'elle avait pu croiser aujourd'hui. La Princesse croisa un instant le regard de sa nouvelle belle-soeur, et lorsque celle-ci lui adressa un signe de tête entendu, son coeur s'allégea d'un poids. Visiblement, Etaine n'allait pas tarder à parler de leur discussion à Tristam, sa dernière carte pour éviter de devoir aller au Nord se jouerait très prochainement.

Distraite par la perspective, Nymeria ne mangea presque rien des plats qui lui étaient proposés en entrée, pas plus qu'elle ne fut d'une bonne compagnie pour son oncle qui tenta plusieurs fois d'engager la conversation avec elle. Elle était coincée dans l'attente et l'appréhension de cette conversation prochaine, qui déciderait une fois pour toute de son destin. Ce ne fut que lorsque le premier service fut terminé qu'un serviteur vint poliment lui signaler que Tristam désirait lui parler. Nymeria acquiesca avant de se lever lentement, pour se diriger vers l'estrade où se trouvait le couple princier. Arrivée devant eux, la Princesse esquissa une révérence légère, souriant autant qu'elle le pouvait dans l'état d'esprit qui l'occupait, avant de leur adresser ses voeux:

"Te voir heureux me rend heureuse, mon frère, et je te souhaite de garder ce regard tout au long de ta vie. Tu sais que je n'aime pas les longs discours, mais sache que je quoiqu'il arrive je resterai toujours ta soeur fidèle et aimante."

Elle se tourna ensuite vers Etaine:

"Je n'ai pas toujours été facile avec vous, ma dame, mais je suis heureuse de vous accueillir dans la famille aujourd'hui, et j'espère que nous aurons l'occasion de devenir amies, avec le temps."

Les introductions étaient faites, si comme elle le pensait Tristam l'avait fait venir pour discuter de ses fiançailles, il ne tarderait pas à aborder le sujet de lui-même, et Nymeria ne voulait pas forcer les choses, pas cette fois, et pas en public. Elle sentait néanmoins le regard inquisiteur de sa mère qui l'observait, à moins que ce ne soit la réaction de son frère qu'elle attendait? La chose était difficile à dire, mais pour l'instant, la jeune femme ne s'en préoccupait pas vraiment. C'était Tristam qui avait le pouvoir de la sauver, elle attendit donc la réponse de celui-ci, qui réprimait une quinte de toux.
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Etaine Arryn
VAL D'ARRYN
■ Localisation : Les Eyriés, le Val.
MessageSujet: Re: A day to rise, a day to fall • Nymeria   Dim 21 Mai - 11:57




A day to rise, A day to fall.

Etaine rayonnait de ce bonheur que peu de gens pouvaient se vanter de toucher du bout des doigts. Assise à la table d’honneur, ses yeux verts passaient d’un convive à l’autre, cherchant secrètement à mettre un nom sur chacun de ceux qui se trouvaient là, y arrivant aisément tout comme pouvant trouver la tâche ardue quand une personne ne lui évoquait rien. Et finalement, son regard revint sur la table qu’occupait les Martell et croisa celui de la princesse de Dorne, sœur de son époux qui se leva de sa chaise pour, doucement, s’avancer vers le couple royal. Si, quelques mois plus tôt, Etaine aurait pu appréhender cet instant, sachant très bien que la jeune princesse ne l’appréciait que trop peu, elle était sereine aujourd’hui et la main que Tristam vint poser sur la sienne ne fut nullement là pour la rassurer mais bien pour affirmer leur statut de couple et le fait qu’elle avait toute son attention.

La jeune princesse s’inclina doucement en signe de respect devant son aîné, exécutant une révérence et arborant un sourire crispé. Sa langue se délia alors et elle salua le bonheur de son frère et lui fit veut de toujours le connaître. Puis, les yeux sombres de la princesse croisèrent de nouveau ceux de la nouvelle épouse de son frère. En quelques mots, elle sembla s’excuser sans réellement le faire et alla même jusqu’à faire le souhait de devenir amie avec la Colombe. Etaine sourit et hocha doucement la tête. Tristam, cependant, eut un léger rire devant tant de manière. « Eh bien, est-ce réellement ma sœur que voilà ? Je ne peux être plus heureux que de t’entendre souhaiter devenir l’amie de ma chère épouse autant que je crois comprendre avoir raté quelque chose… » Son regard oscilla entre les deux jeunes femmes, essayant de comprendre laquelle des deux lui viendrait en aide pour lui expliquer cette soudaine attitude entre elles deux. Etaine sourit un peu plus. « Les femmes, aussi, ont leurs secrets, mon aimé. Si nous devions vous les dévoiler, nous n’aurions plus le moindre charme. » Elle appuya son regard en direction de son mari avant d’accorder de nouveau toute son attention à Nymeria, hochant la tête doucement. « Vos paroles me touchent, princesse, et j’ose espérer que notre amitié puisse commencer en ce jour béni des Dieux, maintenant que nous sommes sœurs. »

Tristam caressa doucement le dessus de sa main, touché également par cette soudaine entente entre sœur et épouse qu’il n’espérait plus voir venir. Il fronça cependant les sourcils, toussant une nouvelle fois avant de poursuivre. « Ma sœur, Etaine m’a dit que vous aviez discuté de ton propre mariage à venir ? Elle a même soutenu que tu avais su la convaincre de ne pas encourager ces noces. » Le visage d’Etaine se fit plus doux, plus confiant tandis qu’elle observait Nymeria, croisant son regard en espérant lui offrir sa propre force pour qu’elle puisse lutter contre les besoins politiques de son frère et qu’une véritable alliance naisse autour de Tristam à travers les deux femmes de sa vie. Elle eut alors un léger sourire en coin, tournant ses yeux de biche vers Tristam. « Je soutiens notamment le fait qu’avec un tel éloignement, jamais Nymeria ne pourra devenir la sœur que je n’ai plus depuis que mon aînée a quitté le Val pour le Bief. Quant à votre mère, jamais elle ne saura m’accepter et sans présence féminine à mes côtés, je doute demeurer une lady digne de ce nom. » Elle savait très bien que là n’était pas le tempérament de la princesse, être une lady, mais parfois, des concessions étaient à faire et Etaine était prête à mettre sa main à couper qu’elle préférerait cela à être envoyée dans les terres hostiles et froides du Nord.

© Belzébuth

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