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 (FB) There is no glory in battle worth the blood it costs

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Garett Lannister
OUEST
■ Localisation : Près de Port-Réal
MessageSujet: (FB) There is no glory in battle worth the blood it costs   Dim 16 Avr 2017 - 0:38

« Alors c’est décidé. Le seigneur Rhaegar Velaryon se verra proposer la fonction de Maître des Navires tandis que Valyron de Mantarys occupera le rôle de Maître des Chuchoteurs, à la demande de Son Altesse. Il nous faudra ensuite trancher, à la prochaine réunion, les dignitaires des postes de Grand Mestre et de Lord Commandant de la garde royale. »

La voix calme de Robb Baratheon résonnait tranquillement dans la salle du conseil restreint de Jaehaerys, premier du nom. Autour de la table, ils étaient sept, en tout et pour tout. Assis au centre de la table se trouvait le jeune roi, tout juste sorti de l’enfance. A sa droite se trouvait la Main du Roi, son premier conseiller, le puissant suzerain d’Accalmie. A gauche du jeune garçon couronné, sa sœur, régente désignée. Au bout de la table se faisaient face Godric Lannister et Harys Tyrell, tandis que face trois personnes les plus puissantes de Westeros se tenaient le prince Aemon, et lui, Garett Lannister, convié en tant que simple conseiller.

Cela faisait désormais plusieurs jours que Port-Réal était tombée aux mains des Rebelles, après un combat d’une journée, qui avait vu tant de morts et de destructions. La cité royale avait été défigurée par le feu des dragons et les projectiles des armes de siège. Depuis, le nouvel ordre édifié sur les cendres du règne de Maegor prenait forme, peu à peu. Tous les anciens soutiens de l’Usurpateur avaient été emprisonnés puis jugés. Certains avaient choisi d’accepter leur peine, d’autres avaient préféré remettre leur sort dans les mains des dieux. Tout était désormais terminé et la Cour semblait s’apaiser doucement.

La ville, toutefois, mettrait vraisemblablement des mois, voire des années, à se remettre complètement de ce qu’elle avait subi. Port-Réal était encore baignée d’une espèce de brume grisâtre qui semblait s’accrocher aux toits percés et aux murs en lambeaux. A l’extérieurs des fortifications malmenées et sur certaines grandes places, d’importants bûchers funéraires brûlaient sans cesse, rappelant à tous l’étendue du massacre et le prix que tous avaient payé pour voir les Sept Couronnes enfin libérées de leur tourmenteur.

« Fort bien, si c’est tout pour aujourd’hui, vous pouvez disposer. » déclara Jaehaerys de sa voix fluette mais étrangement calme.

Tous se levèrent avec déférence tandis que le Roi quittait la salle. Garett jeta un coup d’œil autour de lui. Ils étaient tous éminemment puissants. Harys Tyrrel respirait la richesse et se pavanait dans ses plus beaux atours tout en discutant avec le prince Aemon. Ces deux-là avaient beau être assez mal assortis, leur relation de travail semblait productive. On avait confié au jeune prince la tâche colossale de reconstruire le royaume, et il était donc logique de le voir travailler de manière quasi-quotidienne avec celui qui contrôlait l’état des finances du Trône. Godric terminait de rassembler ses papiers. Le seigneur de Castral Roc était heureux pour son grand-père, celui-ci avait enfin hérité d’un rôle à hauteur de sa compétence et de son parcours. Il méritait, plus que quiconque au sein de la maison Lannister, de siéger au conseil restreint. Son expérience serait d’une grande aide au Roi, et Garett était heureux de pouvoir compter sur une telle personne d’expérience pour défendre les intérêts des siens à Port-Réal. Robb Baratheon, penché à gauche, discutait à voix basse avec Rhaenys, par-dessus le siège désormais vide de Jaehaerys. Le nouveau suzerain de l’Orage semblait encore profondément marqué par la perte de son père. La mort de Theodan avait laissé un vide conséquent dans les Sept Couronnes, pour sa famille tout d’abord, mais également pour tous les autres. Garett avait perdu ce jour plus qu’un simple allié, c’était un ami qui avait disparu.

Enfin, restait la princesse. Rhaenys, sœur de Jaehaerys, fille d’Aenys, nièce de Maegor, petite-fille d’Aegon. C’était la première fois que Garett était véritablement confronté à un Targaryen. Le moins qu’il pouvait dire, c’est qu’elle l’avait impressionné. Elle était pourtant jeune, mains possédait une force d’esprit unique au monde. Son cœur semblait en permanence embrasé, et elle-même donnait l’impression de pouvoir exploser à tout moment. Et pourtant, malgré cette puissance qui transparaissait d’elle, Rhaenys Targaryen ne s’était que rarement énervée. Garett n’était cependant pas dupe. Jaehaerys avait beau régner en son nom propre, tant que sa régence ne serait pas terminée, ce serait Rhaenys qui dirigeait le pays. Il était donc curieux de savoir quelle dirigeante elle ferait. La façon dont elle s’était débarrassée de sa tante Daenys montrait en tout cas qu’elle savait ce qu’elle faisait et qu’elle ne se laisserait pas conter d’histoires.

Une fois Jaehaerys sorti, tout le monde se prépara à quitter la pièce, sauf la jeune femme qui restait en arrière. Personne ne s’en préoccupa, et le conseil restreint se forma en petit comité marchant vers la sortie. Assez naturellement, Garett se retrouva aux côtés de son grand-père. La voix mélodieuse mais décidée de Rhaenys se fit alors entendre.

« Seigneur Garett, un mot. »

Le jeune Lion croisa le regard acéré de son grand-père qui ne prononça aucun mot, se contentant de continuer sa route comme si de rien n’était. Garett pivota sur lui-même peu avant les portes, et se tint là, l’air respectueux. Les deux grands battants de bois ouvragé se refermèrent dans son dos, et ils se retrouvèrent seuls. En vérité, le jeune Lion avait certes du respect pour la lignée du sang des Targaryen, mais il n’oubliait pas que c’était par son armée – et celle des Baratheon qu’il avait trop souvent tendance à oublier – que Rhaenys et Jaehaerys avaient été réhabilités. Aussi jouait-il légèrement la comédie, considérant qu’on lui devait beaucoup, à lui et ses hommes.

« Votre Altesse ? » essaya-t-il, l’air dubitatif.

Il se demandait ce que pouvait lui valoir la fringante demoiselle qui n’avait été discuté au cour de la réunion qui avait duré une bonne partie de l’après-midi. Il avait été question de nommer certaines personnes de plus au conseil restreint, mais également de rapidement choisir quelle position adopter dans le litige au Conflans et de solliciter rapidement un délai auprès de la Banque de Fer concernant des emprunts effectués par Maegor au cours de son règne court mais désastreux.

« S’il s’agit de mon avis pour les deux personnes que vous souhaitez nommer au conseil, princesse, je ne partage pas la décision de votre assemblée, bien que je n’en fasse pas partie. »

Il laissa échapper un sourire. En dépit de tout ce qu’ils pouvaient être, ils étaient deux jeunes gens de grandes familles mais pour qui tout cela pouvait parfois être semblable à un jeu. Il dévoila ses dents blanches dans un sourire encore plus sincère, amusé par la bêtise de ce qu’il allait dire.

« Et si ce n’est pas ça, j’ai encore une fois parlé comme un damné idiot, Votre Altesse. »

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Rhaenys Targaryen
COURONNE
■ Localisation : Au Donjon Rouge, Port-Réal
MessageSujet: Re: (FB) There is no glory in battle worth the blood it costs   Ven 21 Juil 2017 - 21:59

There is no glory in battle worth the blood it costs.
Rhaenys Targaryen & Garett Lannister

Ce qui frappait lorsque l’on parcourait les rues de Port-Réal était avant tout l’odeur. L’odeur du carnage. Si la capitale du royaume se remettait doucement de l’horreur qui l’avait frappée en plein cœur, les corps sans vie et les débris étaient encore une réalité plus que violente. Depuis des jours déjà les soldats s’étaient mis au travail pour participer au déblaiement des endroits les plus touchés, ou encore aider à organiser les buchers destinés à l’inhumation des disparus. Alors que les grandes portes de la forteresse du Donjon Rouge s’ouvraient, je pouvais percevoir cette odeur de manière encore plus réelle… plus violente. Nous n’avions pas pu nous rendre dans la ville depuis le lendemain de la victoire, c’était pourtant quelque chose qui nous tenait à cœur. Depuis des jours déjà une grande distribution de nourriture quotidienne était organisée sur la gran’place, et les doléances publiques avaient redoublées. L’idée n’était pas compliquée, nous devions montrer au peuple que la tyrannie était terminée et qu’enfin leurs souffrances avaient payé. La théorie était claire : apaiser le peuple pour éviter tout soulèvement. Mais n’y avait-il que cela ? Les armées rebelles avaient tout intérêt à participer à cet effort pour que leur présence ne soit pas rapidement perçue comme parasite par la population en deuil. Quant à Jaehaerys, il devait gagner une légitimité, se distinguer d’un oncle usurpateur et sanguinaire pour devenir le père de son peuple.

Si la chose était présentée de manière froide et calculée par les conseillers du roi, il y avait pourtant une sincérité réelle dans les actions que nous tentions d’instaurer. Un hospice de fortune avait été installé au cœur de la ville, pour accueillir les blessés et les orphelins avant de trouver une solution plus pérenne. La route qui me menait jusqu’à celui-ci n’avait rien d’une promenade agréable. A droite s’étendait un vide autrefois comblé d’habitations et de familles… A gauche les restes noirâtres d’un bucher d’inhumation. Le silence, qui prédominait malgré un retour progressif au commerce tout urbain, était écrasant… accablant.

Nous avions causé ce malheur.

Nous portions sur nos épaules la responsabilité de ces morts et ces souffrances.

Comment oublier les cris et les visages pétrifiés, les blessures et le sang ? Autant de stigmates guerriers qui continuaient de hanter mes nuits alors que je me remémorais les rues de cette ville ravagée.

Les quelques passants que nous croisions semblaient ne pas en croire leurs yeux. La princesse Rhaenys et la toute nouvelle main du Roi, Robb Baratheon, entourés d’une garde blanche renouvelée, parcouraient les rues de la ville.

« Nous aurions du prendre plus de soldats… »

Mon idée de nous rendre à l’hospice n’avait définitivement pas convaincue mon cousin. Nommé main du Roi depuis peu il devait lui-même gérer le deuil de la perte d’un père. Theodan Baratheon, mort en héros. Je ne prenais pas la peine de répondre à la nouvelle inquiétude de Robb, plus de soldats n’auraient servis qu’à donner l’impression d’une défiance envers le peuple. Nous devions rassembler, protéger, rassurer et guérir. Le temps n’était plus à la démonstration d’une supériorité toute déplacée et d’une protection démesurée contre un peuple déjà fortement meurtri.

Je ne savais pas réellement à quoi m’attendre lors que j’avais pris la décision de me rendre à l’hospice, peut-être voyais-je cela comme un acte normal d’un membre de la famille royale envers ceux qui avaient souffert par sa faute. Pourtant je crois que rien ne m’avait préparé à ce qui s’étalait devant mes yeux.

Le hall était immense, prolongé par un patio ouvert entouré d’arcades. L’obscurité n’était brisée que par quelques chandelles et la lumière du jour perçant à travers l’ouverture du patio. L’immensité du lieu semblait pourtant réduite à néant face à celle de la foule qui l’emplissait. Des dizaines, des centaines… peut-être des milliers ? Autant de visages et de corps désarticulés qui semblaient emplir la salle jusqu’au plafond. A même le sol sur des paillasses pour certains, sur des lits de fortune pour les plus blessés, d’autres étaient simplement assis… adossés à un mur les mains jointes en signe de prière. L’odeur de la ville n’était rien à côté de celle qui émanait de cet endroit. L’odeur de la douleur pure, dans ce qu’elle a de plus saisissant, de plus traumatisant. D’un geste réflexe la plupart des soldats qui m’accompagnaient se couvraient le nez, résistant à la nausée qui montait automatiquement face à un désoeuvrement si profond. Robb, qui jusqu’alors s’était évertué à ordonner aux soldats de sécuriser les alentours, s’arrêtait brusquement, pétrifié à son tour par ce qu’il voyait.

« Par les Sept… »

Je restais silencieuse et immobile alors que peu à peu les visages et les yeux hagards se tournaient vers nous. Un instant qui me sembla une éternité, la pièce entière se figeait. Les sœurs du silence et autres septa s’immobilisaient à leur tour. Puis dans un battement de cil certaines mains commencèrent à s’élever faiblement vers nous. Certaines accompagnées de cris de douleur, d’autres simplement en silence et lentement. Les gestes étaient tous empreints d’une douleur vive qui les empêchait de paraître menaçant. Il n’y avait là que supplication. Plus encore que l’odeur, ce fut cette supplication qui me soulevait le cœur et je crus un instant qu’il me faudrait sortir. Ravalant avec difficulté les larmes qui me montaient aux yeux et m’obstruaient la gorge, je prenais appui sur Robb pour ne pas flancher.

« Majesté, je suis Septa Flora, si seulement nous avions que vous veniez nous aurions essayé de… »
« Merci Septa Flora, je vous assure que ma visite ne nécessite aucun ajustement de votre part… Vous en faites déjà tant… Je souhaite vous aider, dites-moi quoi faire. »

Tant Septa Flora que Robb semblèrent totalement médusés. Il était vrai que notre visite ne devait consister qu’en un passage de quelques dizaines de minute parmi les blessés et les orphelins… une opération de charme somme toute dans l’esprit du conseil restreint. C’était là bien mal me connaître. Face à l’inertie de mes compagnons je me dirigeais de moi-même vers une Septa qui me tendait, après insistance de ma part, un tablier destiné à protéger faiblement ma robe des traces de sang qui ne manqueraient pas de la ternir.

Je passais près de trois heures à assister les septa dans leur travail de soins. Tantôt pansant une plaie infectée, tantôt tentant de distraire un homme qui perdrait bientôt sa jambe. Il y avait tant à faire que j’en vins rapidement à me demander comment il était possible qu’il n’y ait pas plus de pertes. Les Septas et les sœurs du silence ne ménageaient pas leur peine mais elles semblaient largement dépassées par le flot de blessés et d’orphelins qui affluait chaque jour.

« Rhaenys, si nous ne voulons pas faire attendre le conseil restreint il serait judicieux de rentrer au palais immédiatement. »

La voix de Robb raisonnait sous les voûtes qui accueillaient les abris de fortune destinés aux enfants orphelins. Ceux-ci avaient tout perdu dans la guerre : leur maison, leur famille, leur enfance, la joie… Ces enfants qui autrefois chahutaient dans les rues et ruelles de la capitale étaient à présent des ombres. De petites ombres grisâtres aux visages éteints et hagards. Nombre d’entre eux étaient simplement assis sur le sol inégal du petit patio, la tête reposant contre le mur sur lequel ils s’adossaient, plongeant leur regard dans l’immensité bleue du ciel. Ils jouxtaient les blessés et les morts, eux-mêmes avaient quelque chose de moribond. Je m’étais assise un instant avec eux, ayant ôté mon tablier maculé de sang pour ne pas les choquer d’avantage, même si finalement avaient-ils vu bien pire. Je n’avais pas tenté de parler, je m’étais simplement assise à leurs côtés, ravalant les larmes que me tirait cette scène affreuse d’une jeunesse perdue. La voix de Robb m’avait fait sursauté, mais aucun des enfants n’avait eu la moindre réaction, comme si plus rien ne semblait pouvoir les effrayer, comme si plus rien jamais ne pourrait provoquer le moindre sentiment en leur cœur. Je levais une main hésitante vers Robb pour lui demander de patienter. Sans un mot. Sans un regard. Mes yeux étaient déjà occupés à rencontrer ceux d’une petite fille assise en tailleur en plein milieu du patio. La petite fille, aux cheveux d’un noir profond et aux yeux d’un bleu pâle extraordinaire, était la seule enfant à ne pas regarder le ciel. Elle me regardait moi. Elle restait un long moment immobile, à simplement scruter mon visage comme l’on évalue une personne pour savoir si elle sera amie ou ennemie. Elle se levait lentement, comme une marionnette désarticulée tirée par un fil invisible qui serait manié par les cieux. Il y avait dans cette petite fille et la couleur de ces joues quelque chose qui tranchait avec la grisaille ambiante. Sans doute était-elle la seule de ces enfants à ne pas paraître fantomatique. Alors qu’elle se tenait à présent debout, elle s’approchait de moi timidement. Je changeais instinctivement de position, d’assise à une position agenouillée, et la regardais s’approcher de moi comme un animal sauvage s’approcherait d’un homme venu en paix.

Je m’étais attendue à ce qu’elle parle mais elle se contentait de me tendre un petit tas de brindilles. A peine les brindilles avaient-elles touché ma main que l’enfant s’éloignait en courant, dans une hâte toute vitale. D’un air inquiet Robb s’était approché et m’avait aidé à me relever. La petite fille aux cheveux noirs avait disparue dans l’obscurité des couloirs attenant au patio. Fixant attentivement l’endroit où je l’avais aperçue pour la dernière fois avant qu’elle ne soit happée par l’obscurité, je n’avais pas encore accordé d’attention à ce qu’elle avait déposé dans ma main. Alors que je baissais les yeux sur ce que j’avais pris pour un petit tas de brindilles, je découvrais que le tas était en réalité une forme… Une forme humaine. Quelques ficelles faisaient office de chevelure, dont la couleur s’approchait sans doute de la mienne. Les brindilles attachées en corolle formaient un jupon original. Une poupée de brindilles. Fixant à nouveau mon regard sur l’endroit où l’enfant avait disparue, je ne pouvais plus à présent retenir les larmes qui coulaient lentement et silencieusement le long de mes joues.

« Rhaenys… Rentrons… »

Moins pressant, plus doux, Robb avait saisi sans peine l’intensité de l’instant, la signification de ce cadeau. M’attrapant par le bras doucement, il m’attira vers la sortie non sans avoir effacé d’un geste discret les traces humides qui maculaient mon visage.

***

« Alors c’est décidé. Le seigneur Rhaegar Velaryon se verra proposer la fonction de Maître des Navires tandis que Valyron de Mantarys occupera le rôle de Maître des Chuchoteurs, à la demande de Son Altesse. Il nous faudra ensuite trancher, à la prochaine réunion, les dignitaires des postes de Grand Mestre et de Lord Commandant de la garde royale. »

Les discussions avaient été longues et si je m’étais efforcée d’y participer le plus activement possible, je ne pouvais empêcher mon esprit d’être ailleurs. Le sujet du conseil restreint devait concerner les rôles à endosser par chacun dans le futur conseil, et aucun autre sujet ne devait venir parasiter les conversations. Robb avait été clair sur le fait que même si le peuple et sa situation était importante, il nous fallait d’abord régler les problèmes de gouvernance pour nous assurer que rien ne vienne par la suite saper nos efforts de reconstruction. Un gouvernement fort pour un peuple plus fort. Fatiguée et éprouvée par notre longue sortie à l’hospice je n’avais rien dit, Jaehaerys avait acquiescé et je m’étais tue.

« Fort bien, si c’est tout pour aujourd’hui, vous pouvez disposer. »

Tous se levaient comme un seul homme et la réunion prenait finalement fin. Je restais assise, les yeux à présent perdus dans l’observation méticuleuse de la petite poupée de brindilles qui reposait sur mes genoux. Alors que les seigneurs du conseil se dirigeaient vers le devant de la salle du conseil pour prendre les escaliers qui les ramèneraient à leurs appartements, Jaehaerys passait par l’arrière de la salle pour emprunter un escalier secret le menant plus directement encore aux quartiers du roi. Passant aux côtés de mon fauteuil, il déposait une main tendre sur mon épaule et attendit un instant que je lève les yeux vers lui. Lorsque je le faisais, je savais qu’il prendrait la mesure du trouble qui m’animait. Alors qu’il se penchait rapidement pour déposer un baiser sur ma joue, il murmurait :

« Fais ce que tu as à faire, Rhae. Je t’attends dans mon bureau. »

Alors qu’il quittait tranquillement la salle, avec de nombreux parchemins sous le bras, il me fallut un instant pour décider justement de ce qu’il me fallait faire. Je relevais la tête pour voir nombre des plus grands seigneurs du royaume discuter brièvement tout en se dirigeant vers la sortie. Assise de là où je me trouvais, je pouvais admirer largement la magnificence de leurs atours, la posture de ces grands seigneurs… Quel contraste saisissant avec ce que j’avais pu observer auparavant. Garett Lannister était sans doute le plus fier de tous les seigneurs qui occupaient la table du conseil. Le lion comme nombre des gens du royaume aimaient à l’appeler avait un caractère fort et une conscience accrue de sa position. Sans doute était-il bienheureux qu’il puisse avoir pour conseiller Lord Godric Lannister, un homme sage et d’expérience. Il me semblait que le seigneur de Castral Roc avait tout d’un homme vaillant et d’un bon meneur d’hommes, mais sa grande conscience de sa propre condition avait tendance à le rendre imprudent. Nombreuses déjà étaient les plaintes des Baratheon et d’autres seigneurs proches du pouvoir à propos de l’attitude de Lord Garett depuis la victoire. Il serait prompt à attribuer le mérite de la victoire aux seules armées Lannister, certains allaient jusqu’à dire qu’il se vanter d’être à l’origine de la légitimité de Jaehaerys… un comble.

Lord Garett était donc un vassal turbulent s’il en était un, et un homme de revendications. Il était déjà très saillant qu’il souhaitait exercer une certaine influence sur les décisions de Jaehaerys, le pensant sans doute trop jeune et suffisamment naïf pour être impressionné. Là était l’erreur de Garett Lannister, et déjà son peu de clairvoyance concernant la position de Jaehaerys lui avait fait commettre des erreurs. D’aucun dirait que l’une de ces erreurs finirait par lui être fatale à la cour.

« Seigneur Garett, un mot. »
« Votre Altesse ? S’il s’agit de mon avis pour les deux personnes que vous souhaitez nommer au conseil, princesse, je ne partage pas la décision de votre assemblée, bien que je n’en fasse pas partie. »

Il m’accorda un sourire auquel je ne répondais pas. Je restais stoïque et d’un air des plus calme, laissant retomber le silence après sa tirade bien mal venue. Donner son avis alors qu’il ne lui était pas demandé, m’appeler princesse alors que j’étais reine régente, autant de faux-pas dont il n’avait sans doute même pas conscience tant il se voyait en homme indispensable de par la force de son armée et son rôle dans le siège. Bien mal avisé.

« Et si ce n’est pas ça, j’ai encore une fois parlé comme un damné idiot, Votre Altesse. »

Il ne semblait toujours pas déstabilisé et je résistais à toute envie d’envoyer un pique en réponse à la tentative d’humour du jeune homme. Je restais silencieuse un instant, les mains posées délicatement sur mes cuisses, le dos droit et la tête droite. Ma respiration était d’un rythme calme et mon visage n’exprimait rien d’autre que la plus profonde des neutralité. Mon regard s’était plongé dans le sien depuis quelques secondes déjà et je percevais l’interrogation qui pointait dans celui-ci à mesure que le silence semblait s’étendre à l’infini.

« Je vous remercie de votre avis précieux, Lord Garett. »

Un sourire discret et empreint seulement d’une courtoisie toute protocolaire, j’avais insisté sur le mot précieux, en prenant garde à ne démontrer aucune ironie. Il était bien difficile d’entrevoir ce qui pouvait se cacher derrière la façade de mes propos tant je commençais à maîtriser à merveille l’art de la dissimulation.

« Il est vrai cependant que ce n’est guère pour cela que je souhaitais vous parler. »

Déposant délicatement la petite poupée sur la table, je me levais doucement pour me diriger vers la desserte sur laquelle avaient été disposées quelques coupes de vin prêtes à la consommation. Je me saisissais de deux d’entre elles pour en tendre finalement une à Garett et en conserver une. Je m’étais approchée de lui sans le quitter des yeux et n’avais interrompu ce lien visuel qu’après qu’il n’ait saisi la coupe de mes mains. Je m’éloignais ensuite pour lui faire face de nouveau.

« J’ai visité l’hospice créé à la hâte après la fin du siège. La situation là-bas choquerait sans doute jusqu’à Maegor, qui n’était pourtant guère connu pour son grand cœur. Les orphelins désoeuvrés y côtoient les mourants, dont une grande partie sont des femmes. Les Septas sont débordées par les souffrants qui affluent de jours en jours. »

Je laissais retomber le silence alors que je portais à mes lèvres la coupe et goutait avec parcimonie le liquide qu’elle renfermait.

« Je suis sûre que vous serez d’accord avec moi pour dire que nous ne pouvons pas rester sans rien faire. »

Déposant finalement la coupe sur l’imposante table sur laquelle traînaient encore de nombreux parchemins immaculés, destinés à la prise de note, et autres plumes et encriers, je perdais mon regard un bref instant sur une note prise à la va vite par mon frère et oubliée face à son siège. Lorsque je relevais les yeux vers Lord Lannister, je prenais une longue inspiration avant de dérouler ce qui avait déjà été discuté avec Jaehaerys et Robb… en partie.

« Nous allons réserver les lieux de l’hospice à la création d’un orphelinat, où tous les enfants ayant perdu leurs parents seront élevés aux frais de la Couronne. Les blessés seront transférés vers le Sept pour certains d’entre eux… Vers le Donjon Rouge pour la minorité la plus faible. Le hall de l’aile Ouest sera sans doute un environnement plus confortable pour leur guérison. »

La nouvelle était de taille. Jamais encore le peuple n’avait eu accès aux endroits les plus secrets du palais. La mesure avait été acceptée à condition qu’il ne s’agisse que des plus touchés, mais non pas mourants, et qu’il ne s’agisse que d’un lieu transitoire avant un transfert vers le Sept une fois leur condition améliorée.

« Je souhaiterai que vous nommiez des hommes de l’armée de l’Ouest pour encadrer les opérations… évidemment aux côtés d’hommes des armées de l’Orage, du Bief, de la Couronne et bientôt du Nord. »


Je tentais de rester concentrée sur mes propos pour ne pas dériver plus avant sur le sujet de l’armée du Nord qui devrait arriver d’ici peu à Port-réal, pour ne pas dériver surtout sur le sujet du chef des armées du Nord qui était arrivé avant même son armée. Si Jorah n’avait pas pris part au conseil restreint c’est simplement parce qu’il était arrivé récemment et devait prendre ses quartiers, mais il faudrait compter sur sa présence le lendemain.

« Puis-je compter sur votre aide, Lord Lannister ? »
© GASMASK

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If I look back I am lost
I am the blood of the dragon. I must be strong. I must have fire in my eyes when I face them, not tears. © by anaëlle.
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Garett Lannister
OUEST
■ Localisation : Près de Port-Réal
MessageSujet: Re: (FB) There is no glory in battle worth the blood it costs   Lun 24 Juil 2017 - 12:37

L’absence de réaction de Rhaenys marqua immédiatement Garett. Alors qu’il s’était attendu à une entrevue presque conviviale face à une jeune femme de son âge, même plus jeune que lui, en l’état, il se retrouvait désormais dans ce qui semblait être un véritable entretien. Les yeux d’émeraude mouchetés d’or du seigneur au Lion se posèrent sur la jeune femme qui avait rejoint la capitale à dos de dragon. Elle ne disait toujours rien, se contentant de le fixer droit dans les yeux. Quel regard elle avait. Deux améthystes pures semblaient avoir remplacé ses yeux. Un regard d’une telle intensité était rare, c’était un véritable don des Sept, une vision divine, un regard royal, impérial. Toutefois, le jeune homme se demandait sincèrement ce qui pouvait désormais l’attendre.

« Je vous remercie de votre avis précieux, Lord Garett. »

Elle lui rendit un sourire, mais le sien était sans chaleur aucune, une simple banalité de politesse. Elle avait insisté de manière visible sur le précieux, comme si elle souhaitait se moquer de cela. Garett ne releva pas, tant il lui était impossible de pouvoir prétendre quelles étaient les intentions de la jeune femme.

« Il est vrai cependant que ce n’est guère pour cela que je souhaitais vous parler. »

Il la vit déposer doucement un petit tas de brindilles sur la table. De là où il se trouvait, ce n’était autre qu’un fétu miniature, avec quelques traces de tissus colorés. Repoussant son fauteuil, la Targaryen se leva avec délicatesse et une grâce toute mesurée. Elle se dirigea vers la desserte qui trônait dans un coin de la salle, sur laquelle se trouvaient plusieurs coupes de vins déjà remplies par les valets du Donjon Rouge. Il fit quelques pas en direction de la jeune femme qui se retourna vers lui pour lui tendre une coupe. Toute d’or ciselé, le récipient devait valoir à lui seul une petite fortune, et se trouvait gravé aux armes des Targaryen. L’artisan avait dû passer plusieurs semaines, voire plusieurs mois, à le confectionner pour pouvoir le vendre au client le plus exigeant et le plus prestigieux du continent. Lorsque Garett détacha ses yeux de la coupe, Rhaenys s’était légèrement éloignée, lui faisant de nouveau face avec cet air empreint de toute la majesté inhérente à une personne royale.

« J’ai visité l’hospice créé à la hâte après la fin du siège. La situation là-bas choquerait sans doute jusqu’à Maegor, qui n’était pourtant guère connu pour son grand cœur. Les orphelins désoeuvrés y côtoient les mourants, dont une grande partie sont des femmes. Les Septas sont débordées par les souffrants qui affluent de jours en jours. »

Elle prit le temps pour boire une gorgée du vin qui se trouvait dans sa coupe. La gorge de Garett, elle, s’était serrée en attendant la suite.

« Je suis sûre que vous serez d’accord avec moi pour dire que nous ne pouvons pas rester sans rien faire. »

La bouche du jeune homme s’entrouvrit pour laisser passer un son, mais il s’interrompit, se contentant d’hocher la tête. Alors qu’il prenait le temps de poser son esprit pour réfléchir à ce qui pouvait éventuellement suivre une telle introduction, il remarqua la jeune femme se perdre un bref moment dans ses pensées alors que son regard balayait la grande table de réunion du conseil restreint.

« Nous allons réserver les lieux de l’hospice à la création d’un orphelinat, où tous les enfants ayant perdu leurs parents seront élevés aux frais de la Couronne. Les blessés seront transférés vers le Sept pour certains d’entre eux… Vers le Donjon Rouge pour la minorité la plus faible. Le hall de l’aile Ouest sera sans doute un environnement plus confortable pour leur guérison. »

Garett ne disait toujours rien, hochant simplement la tête mécaniquement, le regard dans le vague, tendant l’oreille en attendant la suite. Pour le moment, il n’y avait rien de choquant pour le jeune homme qui ne connaissait que mal le Donjon Rouge ainsi que les us et coutumes de la capitale. L’ouverture du Donjon Rouge ne lui semblait pas vraiment une excellente idée, cela lui paraissait… déplacé.

« Je souhaiterai que vous nommiez des hommes de l’armée de l’Ouest pour encadrer les opérations… évidemment aux côtés d’hommes des armées de l’Orage, du Bief, de la Couronne et bientôt du Nord. »

Toujours en train d’hocher du chef, Garett s’arrêta net et planta un regard vif sur la jeune dirigeante des Sept Couronnes. C’était donc ça. Deux choses avaient fait réagir le jeune Lion. La première, bien entendu, était la véritable demande de Rhaenys Targaryen : des hommes, encore, et toujours. Par contre, la nouvelle du Nord prenant part aux opérations était nouvelle. Jorah Stark était effectivement plus tôt dans la journée, à la tête d’un petit groupe de cavaliers, mais il se murmurait qu’une véritable armée nordienne descendait la Route Royale. Celle-ci était composée de vétérans de la guerre, elle était bien ravitaillée et bien équipée. Face à un tel déploiement de force, les armées Lannister et Baratheon auraient bien mauvaise mine.

« Puis-je compter sur votre aide, Lord Lannister ? »

En d’autres circonstances, la question aurait pu paraître insultante. Surtout venant d’une personne qui devait tout – ou presque – au dit seigneur Lannister. Garett, toutefois, n’était pas un idiot sans cervelle. Il avait conscience de l’importance que lui donnait son armée stationnée dans la capitale, ainsi que son statut de chef rebelle. Il n’était pas non plus sans cœur. Il était encore capable d’aimer, comme il l’avait découvert peu avant la bataille. La compassion ne lui était donc pas étrangère, d’autant plus qu’il avait vu sa propre cité être mise à sac. Il ressentait donc sincèrement la douleur du peuple de Port-Réal, ce qui était l’une des raisons pour lesquelles il évitait de trop quitter l’enceinte du Donjon Rouge. Il s’inclina longuement devant Rhaenys, l’air déférent.

« Cela fait cinq ans que vous pouvez compter dessus, Votre Altesse. Je ne vous laisserai pas tomber. J’ai vu les souffrances du peuple. Les hommes de l’Ouest ont aussi souffert. Il ne sera pas dit que nous serons vus comme des bouchers valant à peine mieux que Maegor et sa clique. »

Garett trouva enfin le temps de goûter le vin dans sa coupe. Il lui paraissait pourtant âpre, ferreux, comme du sang. Il déposa la coupe encore à moitié remplie sur la table et plongea son regard fatigué dans celui de l’enfnat du Dragon.

« Nous avons tous une dette envers les habitants de cette cité. Un Lannister paye toujours ses dettes, Votre Altesse. Je ferai don d’une centaine de dragons d’or pour cette entreprise de charité qui est la vôtre. J’ose espérer qu’avec une telle somme, à défaut de leur rendre la vie qu’ils avaient avant la bataille, nous pourrons améliorer leurs jours futurs. »

Ce faisant, Garett avait fini par rompre le contact visuel pour faire quelques pas dans la salle avant de finir par observer la cité dévastée par la fenêtre. Tant de désolation, c’était à peine croyable, surtout en si peu de temps. La fureur des hommes était terrifiante, seule celle des éléments semblait pouvoir l’égaler. Du moins pour qui n’avait jamais vu de dragon en colère… Garett aurait alors voulu assurer la fille d’Aenys qu’elle pouvait compter sur le soutien de chacun de ses hommes, mais cela lui était impossible. En premier lui parce que ses hommes étaient épuisés. La campagne menée par les armées de l’Ouest avait été de loin la plus éprouvante. Ils avaient ainsi combattu pendant cinq longues années dans le Conflans, dans les Terres de la Couronne, et parfois même sur leurs propres terres. Les hommes restants étaient terrassés de fatigue et de lassitude. La guerre était terminée et tous n’aspiraient plus qu’à rentrer chez eux, retrouver foyer, femme et enfants. Le combat était d’ailleurs loin d’être terminé. Garett brûlait de repartir à la chasse aux Fer-Nés, pour récupérer son fils unique et héritier Tommen. Cependant, tant que les cérémonies officielles de couronnement n’auraient pas commencées, il ne pouvait pas quitter la capitale. Ce faisant, il se rendait bel et bien compte que les choses ne se passeraient pas comme il le souhaitait. Il ne pouvait rentrer tout de suite, et il ne pouvait donc pas congédier ses troupes tout de suite. Un silence passa durant lequel le jeune Lion regardait la ville meurtrie s’étendre sous lui.

« Les troupes de mon armée seront là pour aider ces gens. Par contre… »

Puis il se tourna, l’œil animé par autre chose. Ce n’était pas vraiment de la défiance à proprement parler, mais une forme de méfiance qui s’était installée au cours de la discussion, pourtant brève. Un étrange sentiment de malaise tiraillait le ventre du Lannister. Toute trace de superficialité avait disparu du visage du seigneur suzerain. Une ride soucieuse barrait son front tandis que ses sourcils étaient froncés sous le poids du questionnement.

« Vous avez mentionné, je crois, une armée du Nord ? »

Le regard se fit accusateur alors qu’il dévisageait Rhaenys sans bouger d’un iota. Si la présence de Jorah Stark avait déjà été mal perçue par bon nombre de seigneurs, en particulier ceux de l’Orage qui avaient affronté à maintes reprises les Nordiens au cours d’une partie de la guerre, la perspective de voir lesdits Nordiens, les mêmes qu’ils avaient affronté durant trois longues années, aurait le même effet à la Cour qu’un bocal de feu grégeois au milieu d’une flotte transportant de l’huile, le tout par une journée de canicule. Garett lui-même n’était pas certain de pouvoir supporter très longtemps les bannières au Loup. Même si l’on devait en partie la victoire finale à l’absence des osts nordiens et valois. Cela, il n’était pas prêt de le reconnaître.

« Si je puis être audacieux, je conseille la plus grande prudence, Votre Altesse. Je suis certain que vous n’ignorez pas le problème, mais j’aimerais insister dessus à titre personnel. »

Il soupira, prenant appuis sur le rebord de la fenêtre situé derrière lui. Décidément, la paix semblait encore plus dure à mener que la guerre. Il lui tardait de retrouver le Roc. Puis, il repensa a un message recu la veille :

« Votre Altesse, une dernière chose que je souhaite porter à votre attention. J'ai reçu hier un corbeau de Torrhen Tully. Il a visiblement réussi à obtenir le soutien de la maison Frey dans son entreprise de reconquête du Conflans. Il sollicite mon aide et je souhaiterai lui accorder en lui envoyant des hommes. Bien entendu, dans les proportions adéquates : n’entravant donc ni notre travail de sécurisation de la ville, ni cette entreprise d’orphelinat. »

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