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 De Griffes Et D'Epines

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Alerie Lannister
OUEST
■ Localisation : à Port-Réal, en Terres de la Couronne, pour le couronnement et le mariage du Roi Jaehaerys Targaryen
MessageSujet: De Griffes Et D'Epines    Jeu 17 Aoû 2017 - 18:41




De Griffes et D'Epines
Port-Réal. Le Donjon Rouge. La Cour des Targaryens. Une année entière s'était écoulée, et elle se retrouvait à nouveau au même endroit. Tant de choses s'étaient passées et pourtant, c'était comme si le temps avait été figé. Or, rien n'était et ne serait plus jamais comme avant. Elle l'avait compris à l'instant où le capitaine des Manteaux Rouge avait annoncé l'arrivée à destination, et qu'elle avait passé la tête par la portière. Tout comme elle l'avait fait, un an auparavant. A la différence que dès qu'elle en avait humé les premières bouffées, elle avait sentit que l'air n'était plus le même. La dernière fois qu'elle avait foulé le sol du siège royal, la ville n'était que feu et sang, douleur et misère. A présent, le soleil éclatant baignait de sa lumière une foule joyeuse et festive, qui respirait l'espoir et se tournait vers l'avenir. Dès les premiers mètres franchis par colossal cortège Lannister dans les entrailles de Port-Réal, Alerie avait été frappée par la vie qui irradiait de chaque maison, et par la population qui renaissait de ses cendres. On avait accroché des bannières colorées le long des ruelles, une multitude d'enfants jouaient à se pourchasser, à chaque coin de rue était égrainée une note de musique et un nom était sur toutes les lèvres : Jaehaerys. Malgré la sécheresse qui semblait avoir pris le relai de la guerre, la popularité du jeune prince devenu roi ne faisait que croitre, et tout le monde s'accordait pour dire que son règne serait le plus grand, le plus paisible, et le plus somptueux de la dynastie Targaryen. « Longue Vie au Roi ! » Telle était la devise universelle.

« C'est donc ça, "le Trône de Fer"... Il n'a pas l'air très confortable ! » murmura Wendy. Les deux sœurs lui faisaient face, contemplant mi révérencieuses mi dubitatives l'amas coagulé d'épées fondues. Autour d'elles, d'autres nobliaux et courtisans de la Cour observait le Trône en chuchotant. « Il n'a pas été forgé pour être confortable. C'est un symbole. » répondit Alerie, penchant quelque peu sa tête pour l'examiner sous un autre angle. Il fit réduire le fer de ses ennemis par le feu de son dragon. Cinquantes années seulement s'étaient écoulées et déjà, l'histoire de la Conquête se couvrait d'un voile de légende. « Certes. Mais le petit roi va tout de même devoir s'assoir dessus... A sa place, je serais terrifiée. » Alerie acquiesça. Outre le Trône, c'était le pouvoir en lui-même qui allait s'abattre sur ce tout jeune garçon de quatorze ans. Depuis le Roc où Garett et elle s'étaient retirés après le butin de guerre, les rumeurs allaient bon train. On disait que Rhaenys et Daenys s'écharpaient comme deux vautours autour de la chair trop tendre de leur nouveau chef de famille, et que si la Régence avait échu à la première, la seconde tenait la Cour et son réseau d'influences. Nul doute que tous, ici, attendaient avec impatience le Couronnement pour mettre fin à cet affrontement et pour voir enfin le Roi, malgré sa jeunesse, rétablir l'ordre et ses femmes dans le droit chemin. Encore fallait-il préparer cette ascension ! Depuis des semaines déjà, la populace fêtait allègrement l'évènement tandis que le Donjon résonnait des préparatifs - septons, mestres, hauts dignitaires, artistes et maîtres coqs rivalisant d’ingéniosité pour en faire le spectacle le plus éblouissant jamais donné. Et pour l'occasion, les grandes familles suzeraines allaient toutes faire le déplacement.

Sauf les Stark. Voilà un nom qu'on n'osait plus prononcer à Port-Réal depuis la sordide histoire de divorce prononcée par le Grand Septon entre lord Jorah et la princesse Rhaenys. Un nom qui aurait le don de faire rougir la très fière et puissante "Dragonne Enneigée, surnom hérité du temps ou pour les besoins de sa politique, Maegor l'avait vendue au Nord. Si Alerie, en tant que femme, en tant que victime de la guerre, ne pouvait que profondément sympathiser avec la jeune femme, la manière dont on avait disposé du mariage avec le Seigneur de Winterfell avait de quoi glacer le sang. Comment Jaehaerys pouvait-il débuter un règne avec comme antagoniste humilié, le maître de la région la plus vaste et la plus sauvage de toutes les Sept Couronnes ? Et qu'adviendrait-il des Sept Couronnes si, prenant l'exemple de Jorah Stark, d'autres régions se désolidarisaient du Trône de Fer ? Toutes, quelle qu'elles étaient, pouvaient trouver des raisons à redire à ce divorce et surtout, ce pourquoi il avait été prononcé. Jaehaerys et Rhaenys, selon la grande traditions valyrienne, seraient mariés devant les Dieux. Un mariage incestueux qui, murmurait-on, commençait à agiter certains grands défenseurs de la foi dans le Bief. Alerie avait observé le grand convoi des Tyrell approcher la capitale. La rébellion Hightower avait été matée, et sans doute Oberyn espérait-il prendre sa part dans le triomphe de Jaehaerys. Et grâce à son amitié avec Garett Lannister, c'était certainement chose déjà acquise. « Alerie ? Alerie ? A quoi penses-tu ? » « Rien. Je vais me retirer avant le dîner. Je me sens un peu lasse. » Wendy acquiesça d'un regard entendu, sans toutefois répondre. Aussi, dans un bruissement de soie, Alerie quitta la salle du Trône.

Ce n'était pas tant qu'elle était lasse - encore que la chaleur n'arrangeait rien - mais à chaque fois que son esprit formait le mot "Tyrell', elle sentait un relan de bile au fond de sa bouche. Les lunes s'étaient écoulées et pourtant, chaque fois qu'elle repensait à cette violente dispute qui les avaient déchirés, elle et Garett, elle n'arrivait pas à chasser de sa mémoire que l'ombre de Loreleï Tyrell planait sur le Roc et sur son maître comme une malédiction qui à jamais l'emprisonnerait. Était-ce de la jalousie ? Ou bien de la simple fierté féminine ? Elle avait vu des portraits de la défunte Dame du Roc, et l'exquise silhouette aux longs cheveux blonds n'étaient pas sans rappeler ses propres traits. Garett avait-il succombé à ses charmes parce qu'ils ressemblaient si forts à ceux qui par une fois déjà, l'avaient capturé ? Ou bien avait-il seulement cherché dans ses bras le moyen de retrouver un peu de ce que les fer-nés lui avaient pris ? Des questions restées sans réponses, car le Lion ne se rabaissaient pas à rendre des comptes à celles qu'il considérait comme inférieures à lui, à sa défunte épouse et à tous ceux qui d'aventure portaient son nom... « Ah... ! » Elle venait de bousculer quelqu'un ; toute à ses pensées, elle n'avait pas fait attention où elle mettait les pieds ni qui pouvait bien se trouver sur son chemin. Aussi, elle leva les yeux pour rencontrer un regard aussi clair que l'acier. Un regard perçant, comme ceux d'un faucon scrutant son territoire. Un regard sans pareil, habillé avec un extrême raffinement. Un regard qu'elle connaissait, pour l'avoir vu franchir les portes du Donjon. « Lady Tyrell ! Pardonnez-moi, je suis confuse. »


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Leandra Tyrell
BIEF
■ Localisation : Haut-Jardin.
MessageSujet: Re: De Griffes Et D'Epines    Jeu 17 Aoû 2017 - 21:02

De griffes et d'épines





C'était un soupire qui s'échappa des lippes délicates de la suzeraine, un soupire qui lui paru raisonner froidement dans la pièce. Ses iris étaient fixés sur le sol, tandis que ses doigts venaient tapoter nerveusement contre ses hanches habillées d'une soie dorée. Beaucoup de choses venaient se mêler et s'entremêler dans sa tête, des éléments extérieurs venaient s'interposer contre ses idées et cela n'arrêtait pas de lui brouiller l'esprit. Cela fessait quelques jours que Leandra, suzeraine du bief, était arrivée à Port-Réal, plusieurs jours qu'elle ne cesse de soupirer entre les murs du palais. Elle entendait encore les crient des soldats encore et encore, comme une boucle sans fin dont le but était de la hanter, et qui semblait facilement y arriver. Port-Réal qui était à feu et à sang recouvert d'une épaisse couche rouge de sang, des corps déposer à même le sol, en une année Port-Réal s'était reconstruit, les habitants ont retrouvé leurs sourires, certains crient dans les rues le nom du nouveau roi, Jaehaerys. Signe d'hypocrisie quand ont ses que c'est même habitant ont crier dans ses mêmes rues le nom de Maegor.

Elle la suzeraine qui souhaiter profiter de ses enfants qui lui avaient été enlever il y a de cela quelques lunes par la maison Hightower, eux qui ont été pardonner par son cher époux, Oberyn est un homme bon, trop bon. Les traîtres il n'y a que cela de nos jours, il vous prête allégeance pour mieux vous trahir, vous détruire, et vous anéantir pour acquérir votre pouvoir politique. Le bief lui manquait déjà, ses roses lui manquer déjà, ses enfants qu'elle doit déjà abandonner. Elle regarde ce trône, entourer de nobles, de famille importante de Westeros le roue continue de tourner, ce cercle qui se retrace à chaque mort d'un roi, les mêmes rituels, se présenter devant le trône, regarder ce trône forger d'épée sceller grâce au feu de Balerion, dragon appartenant à Aegon 1er. Quel étrange trône, certains ose dire alors qu'il rêve de siéger un jour sur ce trône si étrange pour certain. La chevelure ébène de la suzeraine se projette en arrière, la robe dorée de la Valoise attise la jalousie de certaines, elle l'ancienne princesse des Eyriées hight voltage princess, aujourd'hui suzeraine de Haut-Jardin, presque vendue à un homme qu'elle n'aime pas, donner à une famille qu'elle ne connaissait pas. Elle qui se méfie de tous ses gens qui l'entoure, de tous ses habitants qui la regarde et qui rêve de lui voler ça place. Son regard reste poser sur ce trône.

Toutes les familles suzeraines sont invitées à cet événement que beaucoup attendent depuis la chute de Maegor le Cruel, certains manquent à l'appel, comme les familles nobles du Nord, dont les Stark, maison suzeraines des terres froides et sauvages du Nord. L'annonce du divorce par le Grand septon entre lord Jorah Stark et la princesse Rhaenys Targaryen, avait contrarié le nord tous entiers, ce nom que personne n'ose prononcer dans la salle du trône, peut-être pour éviter de contrarier les Targaryen. Le nord vient de subir une humiliation qui ne sont pas près d'oublier, une erreur politique, ou une libération pour Rhaenys, les sept couronnes venaient de sortir d'une terrible guerre, une autre débutera elle, ou le nord oubliera cette humiliation faîte par la couronne. Les minutes s'écoulent, l'une toujours plus lentement que la précédente, et pourtant, elle, la suzeraine du bief est toujours-là devant ce trône. Les ombres s'effacent. Et elle est là, la suzeraine toujours face à ce trône alors que les nobles quittent un par un la salle. Ma Lady, nous devrions quitter la pièce, ses quelques mots sortent Leandra de sa réflexion. Une cascade de chevelure se soumissionnait au moindre mouvement, au moindre geste lorsque la belle se déplace de quelques pas. La belle croise le regard de son époux quelques secondes avant d'entamer une démarche pour quitter cette salle si grande, si froide.

Quelques servantes décident de suivre la suzeraine du bief dans ça marche vers la sortie, Leandra n'a jamais aimé être entourée d'inconnues, de traitre, d'alliées, de ses nobles vicieux qu'elle déteste par-dessus tous et pourtant elle devait faire avec, elle qui née Arryn, qui aujourd'hui est une Tyrell. Très jeune elle fut habituée à ses festivités, elle qui rêve de trouver sa liberté passer, liberté arracher. Les murs du palais lui faisaient penser à des cachots, il fessait si froid dans chacune des pièces du palais, et pourtant il fait si chaud dehors. Leandra fut pris d'un léger mal de tête, peut-être à force de penser. Les dernières lunes ont été douloureuses pour elle, elle souhaiter être seule, rien qu'une seconde. D'un geste de la main elle renvoie ses servantes. Elle s'apprêta à soulever son regard dans la plus grande lourdeur. Fixe le long couloir devant elle, elle fit quelques pas et se résigne au bout de quelques minutes à faire demi-tour son absence pouvait inquiéter ses servantes bien qu'elle soit minime, elle a pu profiter de ses quelques minutes de cette solitude qu'elle affecte temps.

Elle rebrousse chemin pour retrouver le trône de fer, elle baise les yeux pour regarder ce sol, pourquoi le regarde t-il? T-elle est l'énigme, ses carreaux qui lui font penser à un échiquier. Sa chevelure ébène se soumet au moindre de ses mouvements jusqu'au moment où son corps rencontre celui d'une autre personne. La suzeraine cachée par les filets en dentelle écarta ses bras. Ah... ! Elle lève les yeux pour positionner son regard sur le visage de la lady. Lady Tyrell ! Pardonnez-moi, je suis confuse,, son regard se place dans celui de Lady Lannister. Une courbe se dessine sur les lèvres de la belle avant qu'elle n'entame sa réponse Lady Lannister, vous n'avez pas à vous excuser, je ne regarder pas moi-même devant moi, je vous prie de m'excuser pour cette bousculade. Leandra aurait pu lui rejeter la faute dessus et pourtant elle ne le fait pas, une once de gentillesse. Le regard de la suzeraine du bief reste plongé dans celui de la suzeraine des terres de l'ouest, Leandra entre-ouvre la bouche pour entamer une seconde phrase. Je ne m'attends pas à vous rencontrer dans de t-elle circonstance, Lady Lannister. La ressemblance entre Alerie et Lorelei était frappante et pourtant Leandra n'ose pas le faire remarquer. Le regard de Leandra reste plongé dans celui d'Alerie Lannister, une première rencontre pour ses deux suzeraines, un sourire vint se dessiner sur le visage de la née Arryn, qui dépose ses bras le long de sa longue robe dorée.
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Alerie Lannister
OUEST
■ Localisation : à Port-Réal, en Terres de la Couronne, pour le couronnement et le mariage du Roi Jaehaerys Targaryen
MessageSujet: Re: De Griffes Et D'Epines    Ven 18 Aoû 2017 - 12:13




De Griffes et D'Epines
« Lady Lannister, vous n'avez pas à vous excuser ! Je ne regardais pas moi-même devant moi ! » Elle avait une voix claire et limpide, comme un cristal. Lorsqu'elle parlait, ses beaux yeux glacés pétillaient tant qu'elle ne savait pas très bien si c'était par joie ou par colère ! Et son port de tête, naturellement fier et altier, avait de quoi intimider. D'ailleurs, Alerie espérait secrètement qu'elle n'était pas en train de rougir. Malgré sa petite naissance, son mariage les plaçait sur un pied d'égalité, et elle n'avait pas à avoir honte de qui elle était, ni de ce qu'elle était devenue. Et si la Suzeraine du Bief en imposait naturellement, c'était à la Suzeraine de l'Ouest de lui tenir tête ! « Je vous prie de m'excuser pour cette bousculade. » Le sourire qu'elle lui adressa alors lui paraissait franc. Il dessinait de petites fossettes aux creux de ses joues, accentuant d'avantage encore les traits d'un visage où l'héritage valois lui semblait à présent peint dans la fraicheur du teint, dans le contour de la mâchoire. C'était ainsi qu'elle s'était toujours imaginé les descendants de la plus pure noblesse Andale, lorsque sa Septa lui faisait la leçon sur les grandes maisons du royaume.

« Mais je vous en prie ! » répondit-elle alors en lui rendant son sourire. Un sourire qu'elle espérait moins crispé que le premier. Dans le fond, le hasard de cette rencontre était peut-être une appel des Dieux. Ne pas se fier aux vieilles rancœurs et approcher l'avenir à cœur ouvert. Du reste, il était indigne de juger sur une seule mauvaise impression tirée d'un souvenir du passé. Presque deux ans s'étaient écoulés depuis que Garett lui avait jeté à la figure que jamais, elle n’égalerait Loreleï. Entre temps, le couple suzerain avait su trouver une forme d'équilibre. Si bien entendu, les mots prononcés ce jour-là avaient définitivement enterré toute chance de bonheur conjugal tel qu'ils l'avaient connu dans les premiers temps de leur mariage, une intelligence mutuelle des enjeux les avaient rapprochés sur le terrain du respect. Du reste, la volonté qu'Alerie avait employée à apprivoiser ses nouvelles terres et responsabilités avaient, du moins l'espérait-elle, adoucit le tempérament de son époux, qui ne pouvait pas nier que ses efforts étaient payés en retour. La popularité croissante de la jeune femme auprès des nobles, d'abord peu enclins à respecter une étrangère de toute petite noblesse, mais surtout, du peuple, n'était pas sans avantages...

Alors si Alerie Piper avait su se tailler la part du lion, pourquoi Leandra Arrryn n'aurait-telle pas, de son côté, fait croitre la rose dorée. Après tout, elle n'était qu'à moitié Tyrell et née d'un nom qui portait l'honneur en trop grande estime pour se montrer perfide. Aussi, elle choisit le parti de faire contre mauvaise fortune bon cœur. « Je vous ai vue arriver il y a quelques jours. J'espère que votre voyage a été agréable ? Je ne connais pas la Route de la Rose, mais avec un nom si évocateur, je gage qu'il est plus agréable que la Route d'Or ! » ajouta-t-elle avec un rire, en souvenir de la véritable corvée que représentait décidément ce chemin. D'ailleurs, elle avait bien l'intention d'en parler sérieusement avec Garett. La route d'Or était non seulement la route la plus rapide pour la capitale mais aussi, une route commerciale. On ne pouvait pas se permettre de ne pas choyer les marchands qui choisissaient de l'emprunter, et l'amas d'herbes sèches et de cailloux pointus risquaient, à terme, d'en effrayer plus d'un - surtout s'il transportait des objets précieux !

« J'étais en train de rejoindre mes appartements pour m'y retirer avant le dîner... Comme pour faire écho à ses dires, les cloches du septuaire sonnaient la cinquième heure de la seconde moitié du jour. « Mais nous avons encore le temps. Vous joindriez-vous à moi pour un rafraichissement ? » La meilleure façon de se faire une opinion était encore de braver l'inconnu. Après tout, Tyrell et Lannister étaient alliés, qu'elle le veuille ou non. Du reste, Godric Lannister et Harys Tyrell siégeaient tous deux au Conseil Restreint, et nul doute que Garett et Oberyn se retrouveraient pour discuter d'affaires communes. Leandra et Alerie étaient donc forcées à se côtoyer ; et plutôt que de faire payer à une femme le souvenir de sa défunte belle-sœur, elle préférait apprendre à la connaître.


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Leandra Tyrell
BIEF
■ Localisation : Haut-Jardin.
MessageSujet: Re: De Griffes Et D'Epines    Ven 18 Aoû 2017 - 17:42

De griffes et d'épines





La beauté d'Alerie était flagrante, un visage pâle et lumineux, des yeux couleurs noisette, une chevelure blonde ondulée tirée vers le brun. Deux suzeraines qui se rencontre, toutes deux ont dû quitter leurs familles, leurs terres natales pour rejoindre un homme qu'elle ne connaissait pas, tant de similitude entre Alerie et Leandra. Depuis toujours, la vanité demeurait une des caractéristiques typiques de la belle Leandra. De cette façon, Leandra savait parfaitement qu'une fée gracieuse s'était penchée sur son berceau à sa naissance pour lui faire don de traits harmonieux et de cheveux filés d'or. L'un des points forts de la douce, une caractéristique qui lui a permis d'avoir confiance en elle, de prendre le dessus sur les personnes qui se présentent à elle. Mais je vous en prie, dit-elle la suzeraine. Cette rencontre est totalement inattendue pour Leandra qui ne s'attendait pas à rencontrer Alerie Lannister dans de telles circonstances. Elle, Leandra qui auraient aimez-la rencontrer dans de meilleures circonstances.

Leandra, l'indomptable oiseau, la rose aux épines, son regard se mélange a la suzeraine de l'ouest. Un plis vint ce dessiner au dessus la lèvre supérieure de Leandra avant qu'elle ne prenne à son tour la parole. Le voyage a été très agréable, malgré que ce soit toujours aussi difficile pour moi de quitter Haut-Jardin. La route de la rose est une route très agréable, n'en est-il pas moins de la route d'or ? Enfin, je n'en demeure pas moins heureuse d'être arrivé à Port-Réal. Un sourire sincère vint se dessiner sur le visage de douce Leandra. Tous c'était bien passer pour Leandra sur la route de la rose. Elle aurait aimé profiter d'un petit moment de répit à Haut-Jardin. La guerre avait éloigné Leandra du Bief pendant de longues lunes, elle ne cesse de se rappeler que lors de ça dernière venue à Port-Réal, les Hightower en avaient profité pour prendre Haut-Jardin. La défaite de Lyam Hightower devrait servir de leçon à toute personne cherchent à renverser Oberyn, suzerain du Bief.

J'étais en train de rejoindre mes appartements pour m'y retirer avant le dîner, elle avait des étincelles dans ses yeux, celles qu’on retrouve chez ceux qui ont perdu tout espoir avant de le retrouver brusquement, elle qui était d'habitude si froide avec les personnes qu'elles rencontrer tente de briser la glace en ne cessent de sourire, ce sourire qu'elle avait chaque jour, chaque minute, chaque seconde sur son visage lorsqu'elle était enfant. Alerie faisait sourire la suzeraine du bief, la raison . Elle lui ressemblait, malgré la différence d'âge entre les deux femmes. Leandra vient déposer ça main droite sur ça hanche gauche avant de ramener sa main gauche sur sa main droite. Mais nous avons encore le temps. Vous joindriez-vous à moi pour un rafraichissement, tu as quitté la salle du trône pour être seule avant que tu ne te retrouve face à Alerie Lannister. Tu souhaites être loin de tous ses nobles qui t'entourent depuis ta naissance. C'est avec plaisir que je compte me joindre à vous pour prendre un rafraichissement, les suzeraines ont rarement le temps de parler entre-elles, cela nous permettra de faire plus ample connaissance, Lady Lannister. Un petit moment de détente auprès d'une suzeraine voisine, moment de répit pour Leandra. Alerie rappelle à Léandra sa défunte belle-soeur, Lorelei Tyrell. Le sourire de la suzeraine du bief s'efface au bout de quelques minutes, laissant place à un visage figer, sans aucune expression, le visage illuminer d'il y a quelques minutes laissent place à un visage froid, presque effrayant pour les personnes ne connaissant pas la douce Leandra. Leandra s’apprête a suivre la suzeraine de l'ouest, elle qui s'apprêter à rejoindre Oberyn dans la salle du trône s'apprête à entamer une discussion entre souveraine.
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Alerie Lannister
OUEST
■ Localisation : à Port-Réal, en Terres de la Couronne, pour le couronnement et le mariage du Roi Jaehaerys Targaryen
MessageSujet: Re: De Griffes Et D'Epines    Sam 19 Aoû 2017 - 11:44




De Griffes et D'Epines
« Le voyage a été très agréable, malgré que ce soit toujours aussi difficile pour moi de quitter Hautjardin. » Alerie ne releva pas. Bien sûr, elle avait pris soin de s'informer. Tout le monde savait que malgré un mariage électrique avec l'ambitieux Oberyn, la faiblesse de la belle Leandra était et resterait toujours ses enfants. Il n'y avait qu'à écouter les propos rapportés du Bief au sujet de la petite Jeyne, surnommée "Muse du Bief" et qui de ses caprices, faisait battre Hautjardin sur un bien autre rythme qu'autrefois ! On disait de la suzeraine qu'elle était trop laxiste, qu'elle gâtait trop sa fille au détriment de son fils, pourtant héritier. Mais pouvait-on décemment reprocher à une mère d'aimer ses enfants ? Ses enfants que celle-ci avait donné à ce mari si peu désiré, imposé par l'amitié entre deux hommes qui ne s'étaient pas demandé un seul instant si elle perdurerait chez leurs fils. Quand on savait que l'un et l'autre avaient choisi des camps différents durant la guerre, la réponse était négative... « La Route de la Rose est une route très agréable, en est-il moins de la Route d'Or ? Enfin, je n'en demeure pas moins heureuse d'être arrivé à Port-Réal. » « Si le loisir vous est donné de vous rendre à Castral-Roc, je vous laisserai juger par vous-même... » rétorqua Alerie, un léger sous-ton de sarcasme dans la voix. C'était décidé : sitôt le Couronnement achevé, elle parlerait à Garett. Plus on attendrait, et plus cette Route deviendrait Impasse !

Toit à leur échange, Alerie continuait d'observer Leandra. Elle n'arrivait pas encore à la cerner. La remarque faite sur Hautjardin pouvait aussi bien faire allusion à sa vie de famille qu'aux tumultes vécus ; un an auparavant, le fief des Tyrell était aux mains des Hightower, cousins mais surtout, rivaux de toujours qui avaient profité du départ en campagne d'Oberyn pour Port-Réal pour prendre le pouvoir. De vaudevillesque, la situation était devenue tragique lorsqu'on avait appris que le propre frère du suzerain déchu, Ser Harys Tyrell, avait disait-on favorisé la prise du château et accueilli Lyam Hightower en maître chez lui. Le fiel de la trahison avait obligé Oberyn et son épouse - elle avait exigé l'accompagner ! - à rebrousser chemin et à jouer les propriétaires spolié tandis que les armées de l'Orage et de l'Ouest chargeaient sur la capitale, le privant de sa part à la gloire. Dès lors, Leandra redoutait-elle de quitter Hautjardin par peur d'une nouvelle tentative de renversement ? Alerie avait été surprise de constater la nomination de Harys Tyrell au Conseil Restreint ; on lui avait vaguement expliqué que l'accusé traitre était en fait un stratège de génie qui avait ouvert les portes du trésor pour mieux le refermer sur le pilleur. Pour autant, pouvait-on réellement lui faire confiance ?

« C'est avec plaisir que je compte me joindre à vous pour prendre un rafraichissement ! » Alerie sourit. L'occasion parfaite pour mieux la connaitre, pensée qu'elle secondait d'ailleurs. « Les suzeraines ont rarement le temps de parler entre-elles, et cela nous permettra de faire plus ample connaissance, Lady Lannister ! » « Dans ce cas, suivez-moi s'il vous plait. » D'un signe de tête, Alerie repris donc le chemin là où elle l'avait arrêté, guidant Leandra dans le dédale de couloirs et d'escaliers qui menaient aux appartements installés pour la famille Lannister. Il s'agissait de plusieurs pièces spacieuses, donnant toutes sur la Baie de la Néra dont les eaux scintillaient sous le soleil de l’Été. En chemin, Alerie avait fait donner des ordres à ses domestiques aussi, lorsque les deux femmes pénétrèrent dans la double suite réservée à Alerie, elle constata avec satisfaction qu'on avait dressé une petite table sur le balcon. Une eau de menthe glacée trônait dans une jolie carafes aux verres assortis, et plusieurs plateaux de gourmandises fruitées et salées attendaient les improvisées attablées. « Laissez-nous ! » ordonna-t-elle à ses gens qui, d'un impeccable même mouvement, la saluèrent avant de disparaitre sans bruit derrière tapisseries et paravents. Elle savait que, n'écoutant rien de leur conversation, il seraient suffisamment proches pour l'entendre si elle les réclamait à nouveau. « Je vous en prie ! » fit-elle enfin à l'attention de Leandra, l'invitant à prendre place. Après quoi, elle fit de même et se laissa gracieusement glisser dans sa chaise.

Elle tendit alors la main vers la carafe et servit un verre à son hôte. « Je ne sais pas vous, mais avec cette chaleur, je n'arrive plus à boire de vin... Il m'en tourne la tête à en avoir d'affreuses vapeurs ! Mais si vous préférez un millésimée, je peux faire sonner pour un cépage de chez vous ! Mon époux emporte toujours avec lui quelques crus de la Treille : un péché mignon, dirons-nous ! » Alerie était passée maître dans l'art de la conversation. Un exercice qu'elle avait toujours détesté pour ses manières, mais dont elle avait appris l'utilité notamment aux côtés de sa belle-mère, Johanna. Il permettait de tâter plusieurs terrains, conquis ou à conquérir, et malgré ses premières réticences, Alerie avait fini par y prendre goût. Mais elle savait également qu'elle avait face à elle la suzeraine d'un pays où l'on pratiquait la conversation comme n'importe où. Cet intime échange promettait donc d'être intéressant.


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Leandra Tyrell
BIEF
■ Localisation : Haut-Jardin.
MessageSujet: Re: De Griffes Et D'Epines    Ven 27 Oct 2017 - 21:36

De griffes et d'épines





Si le loisir vous est donné de vous rendre à Castral-Roc, je vous laisserai juger par vous-même... Une réponse qui te fait rire de l'intérieur, ironique ou véridique ? Il faut dire que la route d'or n'est pas réputée pour être magnifique pour un long voyage à la différence de la route de la rose qui a bonne réputation. Une grande différence entre le Bief et les Terres de l'Ouest, l'esthétique est quelque chose d'important pour les biefois, ce ne sont que des détails et pour ça n'en est pas, le Bief est réputé pour sa beauté et les Terres de L'Ouest sont réputés pour . Mh, oublions ça prendrais trop de temps de chercher. Alerie paraît comme une femme faible a tes yeux pourtant elle a acquis le rang de Suzeraine, sans pour autant le souhaiter. L'histoire de son mariage avec Garrett est des plus dramatiques, et pourtant au jour d'aujourd'hui elle est obliger de vivre avec ce poids d'être Suzeraine. Tu as été former, dès ton plus jeune âge à devenir l'épouse d'un homme puissant, tu connais toutes les règles sur ce jeu d'échecs, tu as obtenue ton rang de Suzeraine, tard, et pourtant ça ne t'a pas empêcher d’agir dans l'ombre. Aujourd'hui tu toi apprendre à Jeyne, ta petite rose, ta fille unique, à devenir une femme forte, puissante sans pour autant lui donner ce goût de pouvoir tu ne pourra la protéger éternellement, elle doit forte pour le jour ou elle quittera Haut-Jardin pour ce positionner a côté d'un époux qui te remplacera.

Tu regarde a plusieurs reprise le visage d'Alerie, t'habitude tu cerne ton interlocuteur en quelques secondes, et la tu n'arrive pas, son visage ne dégage rien, rien d'inquiétant. Est elle faible ? Tu y penses, ça façon de te parler appuie fortement ton premier avis sur elle. Cette façon de parler, de te regarder. Tu n'a pas eu le temps, malgré les nombreuses possibilité de la rencontrer par le passé de lui adresser un mot, la guerre n'a pas favoriser les choses. Tous ses combats et ce nombre incalculable de mort, tu espère un règne meilleure sous la bannière d'un roi pieux et clément, tu espère ne pas revoir des corps sans vie sur le sol. Tu pries pour que la situation dans le bief redevienne normale. Des combats internes dans la région nocif pour les Tyrell, nocif pour toi. Oberyn n'intervient pas alors qu'il devrait, les ennemies sont nombreuses pour votre pouvoir, les menaces doivent être éliminées. Au lieu de ça Oberyn observe et se tait. Si ça ne tiendrait qu'a toi tu auras jeté un nombre incalculable d'ennemies au cachot, chacun avec une raison différente. Tu n'es pas patiente, trop de gens tentent de vous éliminer, tente de vous retirer ce pour quoi vous êtes nés. Comment Oberyn fait-il pour les laisser respirer. Dans ce cas, suivez-moi s'il vous plait.

Tu déambule dans les couloirs au côté de la Suzeraine voisine, les couloirs sont vides tous admire le trône sur lequel Jaehaerys Ier exercera son pouvoir jusqu'à sa mort. Pendant votre traversée tu croise quelques servantes qui s'active les festivités sont dans les jours qui viennent ils n'ont pas de temps a perdre. La capitale t'effraie toutes ses intrigues, ses guerres pour le pouvoir. Ici tu ne peux parler sans qu'une personne écoute aux portes, ils tentent tous d'obtenir des informations les plus pauvres comme les plus riches pour avoir l'ascendant sur toi. Le chantage est utilisé ici, les manipulations sont bien présentes. Port-Réal est très différent de Haut-Jardin, Haut-Jardin est un havre de paix, quelques personnes tentent d'espionner mais elles sont très vites dénoncer, tu es la reine là-bas personne ne te défie, personne ne tente de te faire chanter. Très vite vous vous retrouvez devant des escaliers tandis que tu jettes ton regard sur la demoiselle à plusieurs reprises avant d'arriver devant les appartements où sont installés les Lannister. Des appartements parfaitement placer, la vue donne sur la magnifique baie de la Néra. Alerie passe devant toi avant que rentre dans la magnifique pièce à ton tour. Au loin tu remarques le balcon sur lequel a été installer une magnifique table parfaitement dressée.

Laissez-nous ! Il semblerait qu'Alerie ait pris l'habitude de donner des ordres à ses servantes, comme si elle y prenait du plaisir. Il est difficile de s'habituer à avoir autant de personnes qui nous entoure mais très vites on y prend du plaisir il suffit d'un geste de la main pour qu'il quitte la pièce, puis besoins de leur parler, ils vous comprennent. Je vous en prie ! Il n'en fallait pas moins pour que tu vienne t'asseoir gracieuse sur la chaise avant de positionner ta jambe gauche au-dessus de ta jambe droite sur laquelle tu viens glisser tes deux délicates mains blanche comme la lune. Je ne sais pas vous, mais avec cette chaleur, je n'arrive plus à boire de vin... Il m'en tourne la tête à en avoir d'affreuses vapeurs ! Mais si vous préférez un millésimée, je peux faire sonner pour un cépage de chez vous ! Mon époux emporte toujours avec lui quelques crus de la Treille : un péché mignon, dirons-nous ! C'est pour cette raison que je ne comprendrais jamais les hommes, ils sont capables de boire des litres de vin dans n'importent quelques circonstances. Le vin ne me fait guère enfin avec cette chaleur qui s'abat sur la capitale. Les crus de la Treille, que dire de ses merveilles, de vrais bijoux vous en trouverez toujours à nos tables, Mon époux ne peut s'en passer et je peux que le comprendre. Tu fixe instinctivement ton interlocutrice ton regard perçant figer sur son visage tandis qu'une sourire ce dessine délicatement sur ton visage enfantin. Tu ne cessera de vanter les mérites du Bief, cela fait plusieurs années que tu arpentes les couloirs de Haut-Jardin, tu connait le Bief parfaitement, tu admire cette région qui est maintenant la tienne. La conversation risque d'être plus intéressante que prévue, rares sont les Suzeraines qui ont le temps de discuter en toute intimité.
lumos maxima


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⋆ I'm a princess cut from marble
smoother than a storm. and the scars that mark my body, they’re silver and gold. my blood is a flood of rubies, precious stones, it keeps my veins hot, the fire's found a home in me.
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Alerie Lannister
OUEST
■ Localisation : à Port-Réal, en Terres de la Couronne, pour le couronnement et le mariage du Roi Jaehaerys Targaryen
MessageSujet: Re: De Griffes Et D'Epines    Jeu 2 Nov 2017 - 13:51




De Griffes et D'Epines
Tout en servant son hôte, Alerie se demandait intérieurement ce que donnerait cet apéritif improvisé. En l'invitant, elle ne s'était pas posé davantage de questions, mais force était de constater qu'à présent qu'elles échangeaient les premières politesses, il serait dommage d'en rester au simple badinage. Néanmoins, il y avait l'art et la manière de tourner une conversation anodine vers un entretien diplomatique. Il y a avait des convenances à respecter, et elles devaient se montrer plus fines que leurs homologues masculins. « C'est pour cette raison que je ne comprendrai jamais les hommes, ils sont capables de boire des litres de vin dans n'importes quelques circonstances ! Le vin ne me fait guère envie avec cette chaleur qui s'abat sur la Capitale. » Alerie lui sourit. C'était peu, mais se raccroche à un commun, fut-il détail, la rassurait et la maintenant confiante en elle. Si elle arrivait à soutenir une conversation avec la descendante des Rois de la Montagne et du Val, alors elle était prête à tout surmonter. « Les crus de la Treille, que dire de ses merveilles ! De vrais bijoux, vous en trouverez toujours à nos tables, mon époux ne peut s'en passer et je peux que le comprendre. » « Je ne serais pas surprise que ce soit lord Tyrell lui-même qui ait initié mon époux aux vins biefois ! » répliqua-t-elle, toujours avec un sourire, avant de lever son verre à son intention. « A votre bonne santé ! Et à cette rencontre fortuite ! »

Elles burent quelques instants en silence. L'eau mentholée avait le don de vivifier les sens les plus endormis, et avec la chaleur, elle se révélait le parfait rafraichissement. Alerie s’accommodait encore toujours mal de l'air de la Capitale et à peine arrivée, elle comptait déjà les jours avant leur départ. Dans le fond, le Couronnement suivi du mariage royal lui importait peu. Davantage préoccupée par la situation des ouestriens, il lui suffisait de se dire qu'enfin, le légitime souverain retrouverait pleinement son Trône. Et si la perspective de le voir épouser sa sœur réveillait des pulsions contraires chez elle, elle savait qu'une protestation, au mieux ne servirait à rien, et au pire, lui demanderait cher paiement. Naturellement, elle ne pouvait pas le dire. Mais elle se languissait de la fraicheur de la forteresse de Castral-Roc et des promenades dans Port-Lannis. Au Donjon-Rouge, lorsque l'on étouffait pas de chaleur, on respirait mal avec les nauséabondes effluves qui pullulaient. Sans parler de la paranoïa ambiante qui régnait encore en maître malgré les jours meilleurs qu'on s'efforçait d'annoncer. On avait beau attendre avec impatience l'avènement du nouveau Roi, tous gardaient en mémoire les horreurs qui avaient été celles du Cruel. La Cour grondait encore de méfiance, et lorsqu'elle traversait les couloirs, Alerie ne savait trop si on la regardait avec pitié, avec haine ou avec envie... Enfin. Plus vite on serait rentré, et plus vite elle se sentirait à nouveau parfaitement à son aise.

Reposant son verre, elle croisa ses mains sur ses genoux et offrit un nouveau sourire à Leandra. « S'agit-il de votre première visite à Port-Réal ? » De mémoire, la belle Dame de Hautjardin s'était toute entière consacrée à ses enfants dès la seconde qu'ils avaient posé les yeux sur le monde. Elle n'osait pas lui demander directement de leurs nouvelles, car leur existence si paisible avait été drastiquement menacée dès l'instant où leur cousin, Lyam Hightower, s'était octroyé les droits de suzeraineté sur le fief Tyrell et le Bief tout entier. A l'époque, Alerie n'en avait entendu que des bruits, mais ce qu'on lui avait rapporté lui avait glacé le sang. On disait qu'en représailles de l'affront fait à sa famille, Oberyn avait fait brûler le fief de l'ancienne Main du Roi et so ennemi de longue date, Ondrew Piète. Elle osait à peine imaginer ce qu'il réservait au traitre qui avait prétendu à ce qui était sien ! Elle ne l'avait encore jamais rencontré, mais on le disait beau et ambitieux comme un démon. Sans doute la perspective, même effleurée, de perdre ses enfants, avaient renforcé ses désirs de grandeur pour que jamais plus on ne l'y reprenne. Et indéniablement, Alerie en revenait à l'étrange que constituait la nomination de son jeune frère Harys parmi les illustres membres du Conseil Restreint. Elle n'en avait encore jamais parlé à Garett - le sujet Tyrell était plus que brûlant entre eux ! - mais elle n'arrivait pas à se défaire de méfiance. Peut-être la belle Leandra saurait-elle l'éclaircir sur la nature de son beau-frère ?


© Belzébuth

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    I Will Fight Them Within My Marriage
    it was a big big world, but we thought we were bigger, pushing each other to the limits, we were learning quicker by eleven, smoking herb and drinking burning liquor. never rich, so we were out to make that steady figure ⠇7 YEARS, LUKAS GRAHAM
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