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 Le vestige d'un passé proche

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Myriah Ferboys
DORNE
■ Localisation : Auprès de Nymeria Martell
MessageSujet: Le vestige d'un passé proche   Mer 23 Aoû 2017 - 18:32

Le vestige d'un passée proche Cette première journée en tant qu’ambassadrice de Dorne s’était révélée plus difficile que Myriah ne l’aurait pensé, ou du moins à Port Réal. A peine avait-elle posé pied à terre qu’elle se retrouvait en face de la Main du Roi, Robb Baratheon, avec un entretien qui portait sur les disparitions dans les Marches de Dorne et ce problème devrait être réglé au plus vite car bien trop de preuves incriminaient les siens. Le reste de la journée s’était écoulée entre repas avec les seigneurs qui l’avait accompagnée et un tour de la ville avec en prime une visite d’un bordel réputé. Prendre du bon temps tout bon dornien savait le faire même Myriah qui malgré les cinq années écoulées depuis la bataille des Marches de Dorne était encore hantée par son défunt époux que le Destin, largement aidé par ce chien d’Osric Uller, avait choisit de séparer.
L’après-midi de la Ferboys fut donc rythmé par les allées et venues de courtisans, homme comme femmes, correctement payés et de coupes de vin. Les plaisirs de la chair ont presque toujours eu une part plus ou moins importante dans l’existence de Myriah et ce assez tôt dans sa vie jeune fille, bien que certaines expériences n’étaient guère acceptables et que cela restait secret le plus possible. Alors fréquenter des bordels était naturels pour la jeune femme mais il allait de soit que la conseillère de la Princesse faisait attention aux regards et aux oreilles qui pouvaient traîner, alors elle mît fin à son divertissement lorsque le soleil amorçait sa descente pour céder sa place à la nuit.

Pour clôturer cette journée elle avait demandé un peu plus tôt à l’un de ses hommes de faire préparer plusieurs mets et une table au meilleur placement des jardins du château pour qu’à son arrivée tout soit prêt et que sa sœur et son époux soient prévenus. Et quelle ne fût pas sa satisfaction, après s'être rendue dans sa chambre pour se vêtir d'une autre robe, que de constater que ses demandes avaient été exécutées. La table était positionnée sur une terrasse donnant sur la baie et était recouverte de plats avec différents mets comme un gâteau au citron, du poulet au miel, de l’anguille, des légumes préparés ou encore de nombreux fruits et plusieurs jarres de vin dont un aux prunes. Myriah salua sa sœur puis son beau-frère et tous les trois ils allèrent s’attabler pour ensuite discuter tranquillement tout en picorant de temps à autres les différents mets. Ils rirent de bon cœur en abordant l’étrangeté des habitants du nord des Marches de Dorne et parlèrent plus sérieusement à propos du couronnement lorsque Ashara décida qu’il était tard pour elle. Le couple se leva et Myriah fit de même puis alla déposer un baiser sur la joue de sa sœur avant de les laisser paritr, elle les regarda s’éloigner tandis qu’un garde s’approchait d’elle.

- Ma dame, souhaitez-vous retourner aussi à votre chambre ? Demanda-t-il poliment.

- Non je vais rester encore un peu, Azzak, répondit-elle en coulant un regard au garde dornien avant de se servir une nouvelle coupe de vin puis elle se posta devant le parapet de la terrasse pour admirer la vue qui s’offrait à elle. Son esprit se mit rapidement à s'évader, coulant sur la baie vers d'autres contrées et revenant l'inlassablement sur Dorne et sur Dastan à Lancehélion. Perdue dans ses pensées elle n'entendait pas des pas se rapprocher et elle ne faisait pas non plus attention à la présence qui s'installait à ses côté.

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Valyron Tyvaros
COURONNE
■ Localisation : Port-Réal
MessageSujet: Re: Le vestige d'un passé proche   Ven 1 Sep 2017 - 11:08

Le Vestige d'un Passé proche.

ft.








    Ils étaient partout.


      Ils grouillaient.


Tous bourdonnaient autour du nouveau souverain des Sept Couronnes. Ils venaient tous présenter leurs hommages, certains avaient traversé plus de la moitié du continent. Certains étaient venus d’Essos, venant assurer Jaehaerys de leur respect. Personne n’était venu de Mantarys, de Tolos ou d’Elyria. Ces trois dernières villes, les trois grands vestiges vivants de ce qu’avaient été la Valyria métropolitaine, à l’heure de son apogée sur les Possessions, n’étaient plus que l’ombre d’elles-mêmes. Elles étaient relativement prospères, bien entendu. La cité de Mantarys contrôlait ce qu’on avait commencé à appeler la Route des Démons, cette ancienne voie valyrienne qui reliait le Nord de la Valyria à Volantis à l’Ouest, et les cités ghiscaries à l’Est : Mereen, Yunkaï et Astapor, et plus loin, les ruines stérilisées de l’Ancienne Ghis. Le port continental de Tolos et l’île d’Elyria représentaient les deux derniers comptoirs commerciaux de la Baie des Serfs qui n’étaient pas aux mains des ghiscaris. On était loin des temps de jadis, où la région accumulait une bonne partie du commerce local, alors que les richesses arrivaient à profusion. La région était montagneuse, instable, et les trois dernières cités d’origine valyrienne n’avaient pas les moyens de sécuriser toute l’ancienne province de Valyria du Nord. Seuls les reliefs et le climat, hostiles à la vie, avaient permis aux trois cités de survivre aux Dothrakis, aux ghiscaris et autres fléaux qui parcouraient Essos. Pour toutes ces raisons, Mantarys avait abandonné tout espoir de grandeur et de reconquête, et ses habitants eux-mêmes semblaient résignés à vivre dans la médiocrité et le passé.

Ici, au moins, en Westeros, on pouvait accomplir quelque chose, on pouvait laisser une trace dans l’Histoire. Valyron regarda la tenture suspendue au mur de son bureau. D’hermine plain, au serpent violet enroulé autour d’un trident. Les couleurs de la maison Tyvaros, sa maison. Au cours de l’année précédente, Valyron avait fait plusieurs allers-retours entre Port-Réal et son fief de Port-d’Epice. Ce n’était pas immense, ce n’était pas Port-Réal, ce n’était pas Sombreval, ce n’était certainement pas Harrenhall. Port-d’Epice était une petite ville portuaire très dynamique sur l’île de Lamarck, dont la quasi-totalité était sous suzeraineté Velaryon. Par chance, Valyron avait toujours eu de bonnes relations avec le seigneur de la maison, Rhaegar. Ils avaient travaillé ensemble sous Maegor, et s’étaient retrouvés au conseil restreint de Jaehaerys. Ils n’étaient pas nombreux, les véritables loyaux aux Targaryen. Ceux qui travaillaient directement pour la grandeur de la maison royale, et non pas pour faire bénéficier leurs régions et leurs vassaux de quelconques retombées. Bien entendu, il fallait être naïf pour croire que Valyron travaillait à la simple grandeur des Targaryen. Il avait désormais un fief, un nom et une réputation à faire prospérer.

En sa qualité de Maître des Chuchoteurs, Valyron Tyvaros avait dû se faire à l’idée de cesser son office de Maître des Lois pour servir de manière bien plus dangereuse. Le maître-espion du Roi était autant un allié de valeur que certains voulaient se mettre dans la poche en le courtisant, tandis que d’autres le voyaient sans nul doute comme un ennemi, un obstacle à des plans, une cible à abattre. Oh, il les surveillait. Les espions du roi travaillaient désormais sous la houlette du natif de Mantarys, et il s’assurait que ces derniers surveillaient aussi toutes les potentielles menaces. Valyron avait des yeux et des oreilles au Nord, à Dorne, à Port-Réal et dans d’autres endroit encore. Les rapports semblaient indiquer que la paix régnait, mais le Serpent restait prudent. Il savait que le calme dans les complots et les intrigues pouvaient précéder la plus violente des tempêtes.

Toutefois, l’heure n’était pas au travail aujourd’hui. Il s’agissait de surtout célébrer le couronnement prochain. Tous avaient fait le déplacement, ou presque. On se doutait que le Nord ne viendrait pas, faisant bloc derrière le suzerain humilié. Toutefois, des inconnues pesaient encore sur la venue de certains, à commencer par le suzerain du Val, Martyn Arryn. Cela importait peu, ce qui comptait surtout, c’était la démonstration d’autorité et de majesté de la maison Targaryen.

Il y avait cependant une personne qui avait l’attention du Tyvaros. Myriah Ferboys. L’envoyée de la Princesse Régente de Dorne, Nymeria Martell. Valyron n’aimait pas les dorniens. Ils étaient responsables de la mort d’un dragon de la Conquête et de la princesse Rhaenys, l’épouse aimée du Conquérant. Ils avaient refusé la dominaiton Targaryen et se tenaient toujours indépendant, fidèles à leur devise provocante. Toutefois, le Serpent souhaitait rencontrer l’envoyée de Nymeria Martell. Non pas pour deviser gaiement ou lui souhaiter la bienvenue, mais bien pour jauger le personnage et s’assurer de ses intentions en venant à Port-Réal.

Vêtu d’une élégante veste grise rappelant le blason de sa maison et d’une broche représentant un serpent en améthyste, Valyron descendit dans les jardins, traînant derrière lui cette odeur si particulière de lavande et de cendres. Il était informé que les dorniens s’étaient installés dans l’une des plus belles parties des jardins. Il se dirigea donc très vite vers l’endroit où les natifs de Dorne avaient été signalés à son intention. Il la localisa avec précision lorsqu’il reconnût les gardes dorniens qui accompagnait l’ambassadrice.

Elle était de dos, vêtue dans une ample et légère robe violette, appuyée sur le parapet de la terrasse qui donnait sur la Baie de la Néra. Il s’approcha donc tranquillement, et ignora superbement le garde qui le voyait arriver. Il n’était pas n’importe qui, il était membre du conseil restreint, et proche des Targaryen. On devait connaître son visage. Et ce n’était certainement pas un dornien, un descendant d’esclaves en fuite, d’une race inférieure qui était celle des Rhoynars, des lâches qui avaient fui les dragons. Même les natifs de Ghis avaient pris les armes, durant des siècles, face à Valyria. Sans se gêner plus que cela, Valyron s’installa aux côtés de la jeune femme et posa son regard sur la Baie de la Néra.

« Dame Ferboys, lança-t-il en guise de salutations respectueuses. Votre première visite au Donjon-Rouge est-elle à votre convenance ? »




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Myriah Ferboys
DORNE
■ Localisation : Auprès de Nymeria Martell
MessageSujet: Re: Le vestige d'un passé proche   Sam 9 Sep 2017 - 22:52

Rencontre sous haute tension La soirée promettait d’être calme ou du moins, Myriah l’espérait après son arrivée mouvementée et son entrevue avec la Main du Roi. Tout au long de la journée elle n’avait pas manqué de noter le moindre regard lancé à son encontre ou tout autre noble et les soldats de Dorne. Elle pouvait comprendre la méfiance du bas peuple car il était rare de quitter sa ville pour des contrées méconnues mais celle des autres nobles de Westeros, ça elle ne pouvait le comprendre ni le pardonner. Comment osaient-ils regarder de haut ceux qui avaient eu le courage et la conviction de ne pas se soumettre aux Targaryen de Valyria ? C’étaient les maisons du Nord, du Bief, de l’Orage, de l’Ouest et des Terres de l’Orage qui étaient à regarder de haut, elles qui avaient laissé leurs représentants ployer le genou devant ces Dragons étrangers. Appuyée contre le parapet de la terrasse qui donnait sur la baie de la Néra, l’ambassadrice essayait de ne pas laisser de sombres pensées l’envahir pour laisser son esprit revenir librement sur Dorne et son fils. Elle aurait aimé l’emmener à Port-Réal mais il valait mieux lui faire découvrir des villes comme Lys, une ville faite de bâtiments épurés et de douces senteurs, Myr ou encore Braavos avec le colosse qui gardait l’entrée de la baie.

Occupée à imaginer le comportement que Dastan aurait lorsqu’elle l’amènerait sur Essos, elle ne faisait pas attention à ce qui l’entourait ce qui était une erreur de débutant. Toujours rester aux aguets, même avec un garde de confiance comme Azzak qui la suivait depuis des années. Elle revint à elle lorsqu’elle entendit vaguement la voie du guerrier l’appeler pour la prévenir et elle se tourna vers un homme de haute stature, fin et pâle au cheveux noirs et aux yeux clairs qui s’était installé près d’elle. L’homme portait une veste grise de haute facture et lorsqu’elle baissa les yeux sur son torse elle remarqua une broche d’améthyste en forme de serpent. Elle sentait une autre présence et jeta un coup d’œil à ses gardes qui s’étaient rapprochés et d’un geste de la main elle leur indiqua de reculer puis elle reporta son attention sur celui dont on l’avait prévenue de se méfier.

- Comme vous devez sûrement déjà le savoir, cette première visite a été mouvementée … lord Tyvaros, répondit-elle d’un ton calme et aussi courtois qu’elle pouvait. Et votre nouvelle nomination ? Ce poste vous convient-il ? Est-ce plus reposant que Maître des Lois du Cruel ?

Avant de venir à Port-Réal on l’avait prévenue de se méfier du Mantaryen, très voire trop proche des coutumes valyrienne. Elle connaissait l’histoire des Rhoynars, une partie de ses ancêtres, et elle savait que leur arrivée à Dorne était due à leur défaite dans la deuxième guerre de l’épice. Une femme avec un mélange de sang Andal et Rhoynar face à un homme né dans une ville qui était régie par les Dragons. Tout les opposaient sauf peut-être un point : ils étaient tous les deux fidèles envers une famille. Martell et Targaryen. Mais par-dessus tout, elle ne comprenait comment les Dragons aient pu laisser l’ancien Maître des Lois aussi proche du nouveau roi et qui plus est lui donner des terres et un titre de noblesse. Se rappelant qu'elle devait rester courtoise, Myriah adressa un léger sourire à Valyron Tyvaros.

- Mais où donc sont passées mes bonnes manières ? Souhaitez-vous boire du vin ?
Manger peut-être ?
demanda-t-elle en indiquant la table où trônaient fruits et gâteaux, Je vous conseille le vin de prunes, il est surprenant !
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Valyron Tyvaros
COURONNE
■ Localisation : Port-Réal
MessageSujet: Re: Le vestige d'un passé proche   Jeu 14 Sep 2017 - 17:00

Le Vestige d'un Passé proche.

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Myriah Ferboys. Dame de Ferboys, Gardienne de la Voie de Pierre et proche conseillère de la Princesse Régente Nymeria Martell. Assurément un personnage puissant, avec une influence sans doute plus grande que ce qu’elle laissait entrevoir. A première vue, Myriah Ferboys n’était qu’une envoyée de la dernière dirigeante réellement indépendante de Westeros. Certains se seraient aventurés à mentionner les Iles de Fer, dont les dirigeants Wynch – désormais exterminés par les Greyjoy – avaient proclamé la sécession du reste du royaume. Valyron, lui, savait que seul le travail qu’il restait encore à accomplir dans les campagnes et les cités dévastées avait retardé l’inéluctable pour les Fer-Nés. Ils devraient faire face au retour du Dragon et à son Châtiment. Dans les faits, les Iles de Fer étaient en révolte ouverte contre le Trône : Dorne, au moins, avait gagné son indépendance au prix du sang. Et d’un sang bien trop noble pour être gâché, alors que le natif de Mantarys adressait une rapide prière silencieuse en mémoire de la princesse Rhaenys et de son dragon Meraxès, tous deux disparus dans la tentative de soumission de Dorne par Aegon le Conquérant.

Myriah Ferboys n’était pas une femme de pouvoir. Ses terres n’étaient pas riches, même selon les standards dorniens, et il existait des maisons bien plus prestigieuses sur place. Pourtant, au vu de son cortège et de ses accompagnateurs, la fière dame n’était pas à prendre à la légère car elle était indubitablement femme d’influence expérimentée. Elle-même n’était pas à craindre, mais ses relations, et sa proximité avec la Princesse régente en sa qualité de conseillère en faisait une personne à ne pas sous-estimer.

« Comme vous devez sûrement déjà le savoir, cette première visite a été mouvementée … lord Tyvaros,il s’inclina légèrement à l’évocation de son nom. Et votre nouvelle nomination ? Ce poste vous convient-il ? Est-ce plus reposant que Maître des Lois du Cruel ? »

Un léger sourire vint perler sur les lèvres fines du Mantaryen. Maître des Lois du Cruel. Que diable d’aventures alors qu’il se souvenait des conditions difficiles de son accession au pouvoir : récompensé pour avoir livré à leur oncle usurpateur Rhaenys et Jaehaerys Targaryen. Et puis il avait fallu travailler à faire appliquer la loi de Maegor. Et ensuite, il y avait eu ce grand tour, dans les Terres de l’Orage, d’abord, puis à l’Ouest avant de remonter vers le Nord. Il avait rencontré de grands personnages de ce monde : Theodan et Edric Baratheon, Godric Lannister, Jorah Stark, pour n’en citer que quelques-uns. Et puis ensuite, était venue la guerre et son lot d’angoisses et d’incertitudes. Chaque fin de règne avait semblé plus dangereuse. Si les Dieux Dragons étaient cléments, Valyron n’en vivrait pas d’autre. Il plongea son regard acéré dans les yeux sombres de la dornienne.

« Œuvrer pour le bien des Sept Couronnes et Sa Royale Majesté est plus que satisfaisant, Dame Ferboys. J’ai foi en notre nouveau Roi. Jaehaerys sera un souverain juste et bon : ce sera un grand dirigeant. »

Il y avait certes dans la langue de bois, mais également une part de sincérité. Valyron croyait sincèrement en la réussite de Jaehaerys. Il avait accédé au trône jeune et pouvait donc espérer un règne long durant lequel il pourrait agir à sa guise pour le bien commun. Valyron avait fait une partie de son éducation, il espérait donc que les principes inculqués durant ces longues heures de leçons d’Histoire sur la Valyria, l’Ancienne Ghis et les Possessions seraient d’une quelconque utilité au jeune roi. Myriah, elle, lui adressa un sourire en indiquant la table sur laquelle se trouvait de la nourriture et quelques bouteilles.

« Mais où donc sont passées mes bonnes manières ? Souhaitez-vous boire du vin ? Manger peut-être ? Je vous conseille le vin de prunes, il est surprenant ! »

Une nouvelle fois, Valyron s’inclina avec respect. Il ne buvait que très rarement, durant les grandes occasions ou lorsque qu’une négociation difficile s’engageait, de façon à encourager son interlocuteur à faire de même. Cela dit, il s’arrêtait toujours au premier verre, laissant alors l’alcool enivrer sa contrepartie et donner envie de continuer à boire. L’ébriété permettait d’obtenir des résultats saisissants en matière de négociations préliminaires.

« Non, merci. Je ne bois guère, Dame Ferboys, toutes mes excuses. Je prendrai un peu de raisin, cela me suffira. » glissa-t-il avec un sourire alors qu’il attrapait une petite grappe dont il décrocha un grain pour le croquer.

Il se tourna vers la dame dornienne. Il fallait marcher sur des œufs. Elle était une plénipotentiaire pleine et entière, protégée par les convenances et les engagements de Jaehaerys. Elle était Dorne, en ces lieux, et lui manquer de respect à elle, c’était prendre le risque de voir la couronne dornienne en prendre ombrage. Toutefois, Valyron n’était guère là pour être diplomate.

« Quant à votre visite mouvementée… Oui, je pense voir ce quoi vous voulez parler. Après tout, c’est là mon travail : tout savoir, sur tout. » acheva-t-il en sondant le regard de la dornienne.

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Myriah Ferboys
DORNE
■ Localisation : Auprès de Nymeria Martell
MessageSujet: Re: Le vestige d'un passé proche   Sam 16 Sep 2017 - 11:48

Le vestige d'un passé proche S'il y avait bien une personne qui représentait une menace c'était bien le Maître des Chuchoteurs. Un homme qui détenait des espions partout sur le continent et probablement même sur Essos. Un homme qui possédait le savoir, qui connaissait le moindre secret du moindre habitant de Westeros, était un homme dangereux car d'un claquement de doigt il pouvait réveiller les animosités latentes. Et Valyron Tyvaros était à présent cet homme. Il savait que la Main du Roi avait convoqué Myriah à propos des attaques dans les Montagnes Rouges. Connaissait-il d'ors et déjà la décision prise par Myriah ? Elle espérait que non.

Elle était resté polie lorsqu'elle lui avait demandé si son nouveau poste était plus reposant que le précédent mais intérieurement elle voulait que sa remarque soit sarcastique car cela dégouttait la dornienne qu'un homme ayant servit un homme aussi cruel que le roi Maegor puisse être récompensé d'un poste aussi important que celui de Maître des Chuchoteurs. Certes avoir un fief pouvait être une raison de la surveiller mais le prince Jaehaerys souhaitait peut-être mettre fin au moindres doutes en lui accordant sa confiance mais selon l'ambassadrice les hommes ayant servit traîtres, meurtriers et fous étaient à garder à l’œil.
Œuvrer pour le bien des Sept Couronnes et Sa Royale Majesté est plus que satisfaisant. J’ai foi en notre nouveau Roi. Jaehaerys sera un souverain juste et bon : ce sera un grand dirigeant. Telle était la réponse de l'essosi. Six couronnes et non sept.

- Je n'en doute pas, en revanche il faudra éloigner les mauvaises langues qui pourraient empoissonner son esprit et le mener sur le même chemin que ses prédécesseurs. répondit-elle avant de proposer à Tyvaros de quoi boire et manger.

Le ventre plein et l'esprit enivré pouvaient délier les langues, non pas qu'elle voulait que ce soit le cas que son interlocuteur mais si cela pouvait exposer au grand jour ses pensées alors elle prendrait. Il ne buvait pas mais il prit une grappe de raisin et mangea quelques grains. Elle le regarda faire avant de prendre un quartier d'orange.

- Très bien. Qu'en savez-vous et surtout qu'en pensez-vous ? demanda-t-elle en se servant une nouvelle coupe de vin qu'elle entreprit de siroter tranquillement.

Elle se fichait de connaître son avis sur la question des disparitions sur la frontière oreageo-dornienne mais elle voulait savoir comment fonctionnait son esprit pour pouvoir jauger lord Tyvaros, savoir à qui elle avait affaire. Elle pourrait savoir à quel point le Maître des Chuchoteur était au courant de tout.

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