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 (FB) Là où la diplomatie à échoué, il reste la femme.

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Rohanna Baratheon
ORAGE
■ Localisation : Port Réal.
MessageSujet: (FB) Là où la diplomatie à échoué, il reste la femme.    Dim 27 Aoû 2017 - 20:31

Words as Weapons

« J'ose croire que tu voulais dire que Jasper se rendra… »

« Ma mère, vous m'avez parfaitement comprise. »

«  Quelle impétuosité ! N'oublie pas d'où tu vi… »

« ASSEZ! »



Sa voix s’élève, tremblante. Elle avait toujours tendance à l'être quand sa propriétaire était mise à mal. Rohanna Baratheon était une de ces personne incapable de s'énerver sans entendre sa voix devenir fluette, sans ses yeux s'emplir de larmes non-désirées. Son corps trahissait une grande fragilité qu’elle n’arrivait pas à maitriser. 


« N'oubliez pas à qui vous vous adressez Lady Mère. Vous n'avez plus aucune autorité sur ces terres, j'irai et Lord Connington m'accompagnera. Si vous voulez retourner en vos appartements, vous y êtes autorisée. Adieu. »

Ses grands yeux bruns observent sa belle-mère quitter la salle du conseil. Grande, élancée, féline. Contrée dans ses ambitions, nul doute qu'elle devait être en train d'exulter de rage. Le silence s’abat, tranchant et sans appel. Plus que jamais Kyra désapprouvait toutes ses décisions, il fallait sans cesse faire dans la diplomatie et contrer à l'avance tous les coups qu'elle pourrait parer. Forcée, la Biche Pendue devait l’éloigner, elle et Jasper, de tous les Conseils. Certains Seigneurs tentaient d'y percevoir quelque machiavélisme, mais il s'agissait simplement d'un corps bouclier. Robart loin, elle ne pouvait se permettre de voir son autorité bafouée. Du moins, pas devant les autres nobles. Il était évident que derrière les royaux paravents, il en était tout autre. Rohanna était soumise aux aléas des humeurs de la Lionne qui possédait encore beaucoup d'influence à Accalmie. Notamment auprès des servantes qui s’empressaient de lui rapporter les moindres faits et gestes de sa bru. Après chaque visite de Robb, lorsque les sangs de Rohanna revenaient, son dédain et sa méchanceté atteignaient leur paroxysme. Et Rohanna s'effondrait. Elle avait juste le temps de traverser les pièces pour arriver à sa chambre qu'elle pleurait. Seule, elle l'était probablement. Cinq ans qu'elle n'avait pas au le droit de voir sa famille. Désormais, Victory et Elliott étaient des visages dont il devenait difficile de se souvenir avec précision.

« Ma Lady ? »

La voix d'Oswell s'élève doucereuse. Un encouragement à ne pas laisser la colère prendre le contrôle de ses sens. Il était peut-être l’époux de cette chienne, cette princesse de petite vertu, mais il était son plus fidèle allié. Par la Providence, un ami offert.

« Messeigneurs, ma volonté est celle de votre frère, votre Suzerain et votre Lord Main. Je rencontrerai Lady Ferboys sur les Marches en la qualité de Lady d'Accalmie. Si l'un de vous à quelque chose à dire, je l’écoute. »

Sous leurs paupières mesquines, certains s’observent. Ils semblent soudainement se souvenir que la brune est l'épouse de l'homme le plus puissant du royaume. Des bouches se crispent, d'autres se tordent, mais finalement tous inclinent la tête. Elle irait donc aux Marches, sa première rencontre diplomatique avec Dorne. Ses yeux coulent vers Oswell, et un sourire de satisfaction nait dans ses commissures. Depuis des heures le Conseil des Lords pesait le pour et le contre d'une telle rencontre. Les frontaliers avaient avancé qu'une attaque était probable, d'autres que ce n'était pas la place d'une femme ou encore, comme Kyra, qu'il fallait mieux dépêcher un fils de Theodan. Jasper. Jasper dont l’autorité avait grandi ces derniers mois. Dans ses yeux ne dansait désormais plus qu’une soif de pouvoir. Une violence encore timide mais qui grondait chaque jour un peu plus. Leurs regards se croisent, se toisent et ils se baissent en même temps. Chacun était le jouet d'un autre, une frontière invisibles les séparait. La vie ne les remettrait plus jamais dans le même camp, ils n’avaient pas besoin de connaître l’avenir comme nous le connaissons pour le savoir. Il en résultait une gêne et une haine ondulante. Une orée matinale, sombre.

« Mestre, veuillez rédiger un corbeau à l’attention de la princesse Nymeria Martell et préparer le voyage. Vos Seigneuries, vous pouvez tous disposer. »


***




« La femme du Dornien chantait lorsqu’elle se baignait, d’une voix qui était aussi douce qu’une pêche, mais la lame du Dornien avait sa propre chanson et une morsure tranchante et froide comme une sangsue… »



Prolongement de sa fière monture, son corps se balance en cadence. Six jours qu’ils étaient partis de la forteresse. Jeunes et fougueuses, les montures avançaient rapidement ne semblant pas subir la chaleur. Heures après Heures, les rayons de l’Astre semblaient se faire plus brulants. Sous son voile, Rohanna sourit aux chansons des chevaliers. Prude, ses oreilles ne l’étaient désormais plus et elle devait avouer savourer cette soudaine liberté. Longues avaient été les années où elle ne s'était pas sentie aussi légère. Elle écoutait avec attention les histoires de ses protecteurs et riait à leurs effronteries. Seuls les oriflammes, claquants dans la brise, rappelaient à tous l’importance de leur mission.

Dans un charriot étaient transportés les cadeaux diplomatiques destinés à être transmis à Lancéhélion. Une sambue en samit d’un vif orange brûlé que la Princesse n’utiliserait probablement jamais. Incrusté d’ivoire et d’or, l’harnachement était magnifique tout autant qu’il n’était portable que pour les cérémonies. Des vins et des étoffes, taffetas et velours de couleurs chatoyantes. A l’intérieur, certaines dames de la Suzeraine avaient pris place, acceptant silencieusement l'éprouvant voyage. Toutes les trois cachées derrière des rideaux aux couleurs des Cerfs couronnés, on avait cherché à tromper l’identité de Rohanna en cas d’attaque. 



« CAVALIERS EN VUE ! »



A l'affût, Lord Connington s’élance à la rencontre de l’éclaireur, leurs mots sont indistincts. Ils s’agitent et un soupçon de peur se loge dans le ventre de la Biche. Ces terres n’étaient plus sûres depuis bien des mois, les disparitions et les pillages été nombreux... Se pourrait-il qu’on cherche à les attaquer? 


« Votre Seigneurie, le convoi de Lady Ferboys est en approche! »



La peur s’efface tout aussi rapidement qu’elle n’est jamais née. Ensembles, ils arrêtent leurs montures. Les hommes dépoussières leurs manteaux de voyages et on troque le garde-corps masculin de Rohanna pour un Grand Mantel à la cordelière d’or damassée. Si les relations avec Dorne étaient cordiales, aucune des deux régions ne devaient se sentir inférieure à l’autre. Tout avait été longuement préparé et minutieusement répété. Aucune bévue ne serait tolérée ce jour. Les enjeux étaient bien trop importants, tout comme son rôle à elle. La Lady d’Accalmie, la parvenue d’une petite famille désargentée au ventre creux, était désormais un pion sur l’échiquier des Grands. Si la rencontre était une réussite, elle en sortirait sa position bien plus consolidée. Tess avait été formelle, Kyra enragée. 


« Comment se termine votre chanson chevalier Mertyns? »



« Rien qui ne nous arrivera aujourd’hui Lady Rohanna. »


U
n sourire en coin et sa main s’abat dans l’air. Le convoi repart jusqu’au point de la frontière invisible fixée par les deux Maisons. Il leur faut une bonne heure avant d'atteindre la large tente aux couleurs de sable, où les attendent les envoyés de la Princesse. Des visages inconnus aux faciès différents de l’Orage. Un soupçon de son enfance resurgit, à la frontière des tempêtes et du soleil elle y était arrivée! Son escorte est désormais derrière elle, tout comme Oswell dont l’ombre s’est effacée pour lui donner la préséance. Elle est la Suzeraine de ces Terres.

En haut des montagnes, les oriflammes continuent de tonner avec prestance. Les Cerfs Couronnés flottent au vent saluant la riche ambassade Dornienne. Les quelques rares Dames du voyage descendent de leur voiture inconfortable. Un soupçon de soulagement sur leurs fronts tirés. La vingtaine de chevaliers mettent tour à tour pieds à terre. Rohanna ne les voit pas, mais elles les sent nobles et fiers. Certains d'entres eux ravis d'être présents, d'autres n'ayant qu'une envie trancher la gorge de quelques frontaliers. Oswell lui tend sa main pour l'aider à descendre, mais c'est sans son aide qu'elle glisse de sa monture. Ses jambes sont douloureuses d'avoir chevauché si longtemps et sous sa cotte elle les secoue avec discrétion.

« Votre Seigneurie, laissez-moi vous introduire à Lady Ferboys, Gardienne de la Voie et de la Pierre, Conseillère de la princesse Nymeria Martell. »

D'un rang supérieur, du moins par les titres plus que par le sang, Rohanna n'avait pas été présentée. A la place, elle incline légèrement sa tête, un sourire neutre sur les lèvres.

« Lady Ferboys, une dignité que celle de vous rencontrer. »

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Myriah Ferboys
DORNE
■ Localisation : Auprès de Nymeria Martell
MessageSujet: Re: (FB) Là où la diplomatie à échoué, il reste la femme.    Mar 29 Aoû 2017 - 15:09

Là où la diplomatie à échoué il reste la femme Les jardins de Palais Vieux étaient bien le lieu favoris de Myriah et ce depuis le jours où elle était arrivée pour la première fois à Lancehélion, accompagnée de son père. Selon d’un point de vue esthétique ces jardins et une grande majorité des autres dans les différents châteaux de Dorne pouvaient largement rivaliser avec l’architecture de l’endroit où ils avaient été construits, pour elle ils étaient comme l’âme de chaque familles.

Debout sur une terrasse qui donnait sur le bassin principal, les bras appuyés sur la rambarde, lady Myriah Ferboys écoutait attentivement la Princesse Nymeria, à ses côtés, qui lui donnait des indications quant à l’attitude à adopter et les mots à user lorsque la conseillère serait face à la suzeraine des Terres de l’Orage. La Ferboys mangeait un quartier d’orange lorsqu’une voix l’interpella en contre-bas.

- Mama ! Regardes ce que je sais faire ! Criait la voix.

Ses yeux se posèrent sur un enfant de cinq ans qui courrait devant la suivante en charge de le surveiller. Le petit garçon était fin et vif, tout en lui dégageait la bonne santé et la joie de vivre qui donnait le sourire à n’importe qui croisant son chemin. Il avait le teint mât comme sa mère, des yeux d’un brun foncé comme son père tandis que ses cheveux étaient bruns, épais et mi-long. Ce savant mélange résultant de l’amour entre deux êtres ne cessait de rappeler à la conseillère que ce qu’elle avait gagné, elle avait dû le perdre.

- Je te regarde mon petit soleil, répondit-elle avec un grand sourire avant de se tourner un instant vers Nymeria, J’ai compris comment je dois procéder, tu peux me faire confiance !

Elle profiterait encore du sourire de son fils avant de partir pour Ferboys où elle pourrait prendre le temps de retrouver les siens avant que l’entretien n’ait lieu. Elle avait presque six jours devant elle et en attendant elle regarderait un peu son fils marcher en équilibre au bord du bassin, son cœur battant au rythme des mouvements qu'effectuait Dastan pour ne pas tomber du mauvais côté.

***

Les instruction de Nymeria continuaient à flotter dans l'esprit de Myriah qui chevauchait à un rythme tranquille auprès de dorniens qu'elle avait en partie choisit pour l'escorter jusqu'au point de rendez-vous, à la frontière entre Dorne et l'Orage où une tente devait avoir été installées quelques heures auparavant par son frère, quelques servants et une vingtaine des soldats de Ferboys dont certains à l'heure actuelle devaient respecter le plan établit la veille. Si elle n'avait pas eu son mot à dire pour la dizaine de soldats de Nymeria, la conseillère de la Princesse était passée par le Tor pour que son cousin Hesam puisse l'accompagner avec cinq hommes à lui et enfin elle était venue avec le meilleur guerrier de sa garde personnelle, ser Azzak le scorpion. L'entrevue qui allait avoir lieu ne devait pas finir en bain de sang mais elle devait permettre une démonstration de force de la part de Dorne, il ne fallait pas paraître faible et surtout réfuter les accusations portées à leur encontre.

Avec environs une lieue devant eux, on pouvait apercevoir l'étendard à la herse noire sur champ de sable tandis que Myriah amenait avec elle le soleil transpercé d'une lance d'or sur fond orange et la plume d'or sur damier vert sombre et clair mais de leur côté les dorniens pouvaient aussi apercevoir l'étendard du cerf couronné dont quelques quelques porteurs d'oriflammes étaient perchés plus haut dans les montagnes. Myriah sourit en disant que si les orageois croyaient impressionner ils ne devaient pas se douter que des hommes de Dorne étaient campés eux aussi dans les montagnes prêts à prendre l'ennemi en tenaille au cas où ils seraient trop téméraires. La tenue de la Ferboys avait été choisie avec soin pour qu'elle puisse avoir de l'amplitude dans ses mouvements et surtout car elle aurait en face d'elle femme ayant pour objectif de régler cette histoire de disparitions ... ou du moins obtenir des explications. Arrivée au point de rendez-vous elle posa pied à terre et fût immédiatement imitée par son garde qui l'accompagnait. Béric s'approcha pour l'escorter avec Azzak, lance en main, tandis que les autres restaient à cheval et gardaient la monture de la brune et du Scorpion. Les trois dorniens rejoignirent la tente qui était aussi rejointe par une orageoise et des soldat à elle.

- Ne dis pas un mot Béric, je te pries. Les ordres de la princesse sont clairs et c’est moi qui doit diriger la rencontre, glissa-t-elle à l’attention de son frère tandis qu’elle dardait son regard sur la suzeraine des Terres de l’Orage. Myriah connaissait le tempérament de son frère qui à chaque fois que son honneur était mis en jeu agissait avec l’instinct plutôt qu’avec l’esprit et s’il ouvrait la bouche avec une réplique peu réfléchie, l’entretien pouvait mal se terminer.

Le trio de Dorne s’arrêta sous la tente de couleur sable, à quelques pas des orageois. La brune fût introduite par le soldat de la suzeraine qui elle-même ne fût pas introduite par un des dorniens, son rang supérieur lui procurait cet avantage mais cela aurait signifié écorcher la langue d’un enfant de Dorne que de présenter une noble d’une région étrangère. C’est d’ailleurs cette dernière qui prit la parole pour annoncer le fait qu’il s’agissait d’un honneur de rencontrer la conseillère de Nymeria. Simple politesse d’usage qu’affectionnaient beaucoup les nobles des autres régions de Westeros mais qui sonnait si fausse à l'oreille de Myriah.

- Lady Baratheon ! Allons donc prenez place, nous avons une discussion à entretenir, répondit-elle en indiquant une table où vin et nourriture avaient été disposés et où deux sièges se faisaient face.
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Rohanna Baratheon
ORAGE
■ Localisation : Port Réal.
MessageSujet: Re: (FB) Là où la diplomatie à échoué, il reste la femme.    Lun 11 Sep 2017 - 15:15

Words as Weapons


« Lady Baratheon ! Allons donc prenez place, nous avons une discussion à entretenir. »



Un regard glissé à Oswell. Ce n’était pas ce qu’ils avaient répété, ce n’est pas du tout ce qu’ils avaient répété. Pendant des semaines elle avait entendu parler de diplomatie. Un ordre chronologique avait été établi, un ordre millimétré et répété. Combien semblaient biaisées toutes ces heures à réfléchir sur les impairs à ne pas commettre! Imperturbable, le Lord présente son bras et l’invite à suivre la directive de la Conseillère. Etrangement, cette simplicité du geste n’était pas pour déplaire à la Biche Pendue. Elle sent la lourdeur diplomatique s’effacer. Les choses n’en seraient pas plus aisées, mais elle en tirait bien plus de bénéfices! Une épreuve à laquelle elle se donnait, le coeur battant.


La Gardienne de la Voie était une de ces femmes qui ne lui avait jamais été donné de voir. Une beauté si pulpeuse qu’aucune femme ne devait croiser son regard sans baisser le sien. Rohanna l’avait fait. Une férocité brute et éclatante qui semblait défier le monde lui-même. Elan de supériorité naturel ou non, la suzeraine de l’Orage sentit soudain son territoire bien plus menacé qu’il ne l’était déjà. On disait les femmes de Dorne capables de choses dont les autres n’auraient jamais idée. Les sens charnels et les effluves sensuelles, on les disait ensorceleuses des femmes comme des hommes. Guerrières, leurs corps semblaient sculpter dans le marbre le plus fin, le plus lisse et le plus pur. Ce n’était pas que les traits du parfait visage de la Conseillère qui rayonnaient, c’était une vie vigoureuse. Unique et légendaire.

D’une main Rohanna soulève son lourd mantel, elle prendrait place. Elle ne se laisserait pas désamorcer par des manières étrangères, elle n’était pas de ces femmes là. Le bras droit de la Régente pouvait bien avancer ses cartes dominantes, elle attendrait. En elle aussi coulait cette vitalité étonnante, cette fermeté et fougue capable de faire plier autrui. Assise, ses yeux n’observent pas les mets gouteux, disposés à escient. Derrière un masque de convenance, elle tente de rassembler ses pensées. Elle tente de se souvenir des gestes de Robart. Son éloquence, sa grâce et sa verve. La fermeté de son corps quand il s’adresse aux autres, cet élan charismatique qu’il porte en lui… Une chaleur bienveillante enveloppe son corps, il était sa verdeur. Elle réussirait cette épreuve.

« Lady Ferboys, croyez bien que j’aurais aimé vous rencontrer dans une situation plus légère que celle qui nous amène ce jour… ces mots en suspens, ses pupilles parcourent l’assemblée dornienne d’un regard emprunt d’une douceur élégiaque. Composée de soldats et de nobles aux regards sombres, on aurait pu croire que se jouait là un pourparler de guerre. Et peut-être, dans les années à venir, était-ce leur triste sort… mais aujourd’hui, il faudrait pour les dirigeants garder une main de fer sur la situation! Ces derniers mois, mes vassaux ont déploré d’étranges faits sur leurs terres. Nous aurions pu penser à quelques rapts frontaliers, si les habitants de Dorne n’avaient pas été aussi touché. »


Après un léger signe de ses doigts bagués, un page s’approche portant sur ses bras une boite en bois de cerf. Ouvragée, plus allongée qu’épaisse, elle renferme les doléances des Oragiens. Sur ce sujet et sur un point, les trois femmes de la Maison s’étaient montrées soudées et fermes : aucun crime ne resterait impuni. Les corbeaux avaient volé, les sabots des étalons avaient battus la terre. On avait demandé à tous de porter témoignage et quant à ceux qui ne pouvaient pas écrire, le Mestre d’Accalmie avait couché pieusement leurs mots. Personne n’avait été oublié, pas même leur Seigneur qui de la capitale entretenait une correspondance quotidienne.



« Tout comme vous, j’ai parcouru ces centaines de lieux pour assurer nos deux peuples du bon vouloir de leurs Suzerains. J’ai pris soin de recueillir les déplorations et témoignages des Oragiens touchés. »



Il n’y avait nul trace de supériorité dans ses paroles, plus une volonté maternelle de protéger son peuple de souffrances qu’il n’avait pas à vivre. A tous, la guerre avait déjà bien trop arraché pour laisser la peur et l’insécurité proliférer. Fille de Gallowsgrey, elle avait de nombreuses fois vu les voleurs et les braconniers pendus par ses pairs. A cru sur une monture, on leur bandait les mains dans le dos et après leur avoir passé une corde épaisse on tirait avec ardeur. Certains nobles disaient que cette manière était peu chevaleresque, mais Rohanna était prête à rendre la même justice à tous ceux qui continueraient à prendre vie sur les terres des Baratheon. On disait encore peu de choses sur la nouvelle Dame d’Accalmie, mais il n’y aurait rien qu’elle n’aurait fait pour son époux et son peuple. Et si Dorne n’était pas à l’origine de ces troubles, elle n’aurait de cesse que de trouver les investigateurs.



« Soyez assurée que la même considération sera prise pour les Dorniens. »


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Myriah Ferboys
DORNE
■ Localisation : Auprès de Nymeria Martell
MessageSujet: Re: (FB) Là où la diplomatie à échoué, il reste la femme.    Dim 24 Sep 2017 - 17:49

Là où la diplomatie à échoué il reste la femme Rohanna Baratheon. Une femme qui avec sa peau pâle semble frêle mais mais Myriah a bien apprit une chose : il faut toujours se méfier des apparences, en particulier à Westeros. Derrière cette apparence la biche devait sûrement être stratège ou du moins dotée d’une force d’esprit qui n’était pas chose commune chez les femmes hors de Dorne. Elle jeta un coup d’abord un coup d’œil à son Scorpion, ser Azzak, qui arborait une mine sérieuse tandis que ses yeux analysaient leur environnement puis elle regarda un instant son frère qui était loin d’être rassuré par cette histoire. Les présentations et paroles d’usage tournèrent courts lorsque la Ferboys invita sans plus de cérémonie la suzeraine de l’Orage à s’asseoir à table.

Lady Baratheon prend le bras de son garde qui l’escorte jusqu’à son siège. Comme si elle ne pouvait pas le faire seule ... Sans attendre, la porte-parole de Lancehélion s’assoit et sert elle-même du vin dans leur gobelets d’or. L’entrevue débutait enfin lorsque l’orageoise s’exprima. Tout d’abord elle déplorait les circonstances de cette rencontre, il était vrai que Myriah aurait préféré ne pas se déplacer pour parler de maudits brigands mais les faits étaient là donc il était trop tard. A la suite des paroles de son interlocutrice elle plissa légèrement les yeux, au moins Rohanna Baratheon n’omettait pas que Dorne était tout aussi lésée que sa région. La suzeraine effectua un geste de la main et un jeune homme lui apporta un magnifique coffret en bois, ouvragé avec finesse. La Ferboys ne pu s’empêcher de sourire, c’était que son interlocutrice mettait les formes et voulait bien faire. La dornienne attrapa délicatement son gobelet et sirota son vin tout en écoutant attentivement les paroles de l’orageoise.

Effectivement elle avait à cœur de bien faire, de réussir cette entrevue. Elle avait prit soin de recueillir le témoignage de chaque vassal se trouvant près de la frontière. Myriah avait chargé son frère de ramener le témoignage des seigneurs des Montagnes Rouges mais Forrest, Wyl, Noirmont, Boisleau et Poulet ainsi que leurs gens s’accordaient sur le fait que ces bandits connaissaient la région et attaquaient quiconque cheminait dans les montagnes. Elle tourna la tête vers son frère qui s’éloigna quelques instants avant de revenir avec plusieurs parchemins qu’il lui confia.

- Nous avons aussi recueillit les témoignages du peuple de Dorne vivant dans les Montagnes Rouges, qu’ils soient nobles ou non, et il va de soit que nous devons toutes les deux prendre en considération les avis de tous, répondit-elle en commençant à dérouler le premier parchemin. Les maisons Wyl et Forrest sont les plus proches de la frontière et se sont leurs paysans qui pâtissent le plus des attaques sur la frontière. J'imagine qu'il en va de même pour vos bannerets ? Pour le moment les pertes de marchandises s'élèvent à 100 dragons d'or pour les nobles et bien plus pour les paysans qui travaillent durement, ajouta-t-elle en tendant le parchemin faisant états de pertes matérielles dues aux attaques.

Myriah Ferboys n'était pas venue avec la moindre offrande pour la suzeraine des Terres de l'Orage, il fallait établir un rapport de domination avec elle, jouer la carte de l'offense. Dorne ne donnerait rien aujourd'hui.
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