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 Arya Lothston ♦ Mirror, mirror... Tell me who is the most beautiful in the world...

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MessageSujet: Arya Lothston ♦ Mirror, mirror... Tell me who is the most beautiful in the world...   Dim 10 Sep 2017 - 22:40


Arya Lothston

feat. Léa Seydoux

Froide ♦ Menteuse ♦ Calculatrice ♦ Vicieuse ♦ Méprisante ♦ Hautaine ♦ Méchante ♦ Rancunière ♦ Lunatique ♦ Capricieuse ♦ Séductrice ♦ Mystérieuse ♦ Dangereuse ♦ Jalouse


VALAR MORGHULIS

◮ Titre(s) :
Dame de la maison Lothston, muse du Conflans, surnommée "La Belle du Lac" en raison de ses baignades parfois peu pudiques dans le lac d'Harrenhal.

◮ Âge :
24 années.

◮ Lieu de naissance :
A Lothcave, fief des Lothston, au nord Est de Ville-Harren.

◮ Situation :
Célibataire. Elle fut fiancée à Corvin Piper et bénit les Sept d’avoir tué cet homme dans une barbarie sinistre.

◮ Statut :
Inventé. ()

◮ Groupe :
Conflans.

VALAR DOHAERIS

◮ Maison :
La maison Lothston est une maison importante du Conflans, possédant un Fief nommé Lothcave au Nord-Est de Ville-Harren. Maison aux origines anciennes, ils sont connus à travers toute la région tant pour leurs faits d’armes que pour d’étranges rumeurs, tantôt vraies, tantôt fabulées. On raconte que le lord fondateur de cette maison se nourrissait, à la manière des chauves-souris, du sang de ses victimes. Dès lors, il n’en fallait guère plus pour que toutes sortes d’histoires soient inventées autour de ce blason annonçant la mort. Coucheries, inceste, trahison familiale, parricide… Les vices se succèdent et semblent toucher chacun des membres de cette famille.

◮ Famille :
La famille Lothston fut composée en premier lieu, d’un grand-père, feu lord Jaimie Lothston (-22 ;37) et de son épouse, lady Alysanne Lothston, née Herpivoie (-18 ;18), morte d’une fièvre terrible et fulgurante. De cette union naquirent deux fils, Godric (0 ;47) et Gendry (5 ;…). Lord Godric épousa lady Ysaleen Beurpuits (8 ;35) en l’an 19. Son frère épousa de son côté lady Leona Nerbosc (8;44) en 21. La branche principale donna naissance à trois enfants : Kevan (20 ;47), Arya (née en 25) et Thalya (née en 28). Lord Lothston est également le père d'un fils bâtard, Ronald (né en 22), un jeune homme muet de naissance, qu'il a eut avec une femme de chambre. La seconde branche, quant à elle, n’eut pour enfants qu’un unique fils, Renly (né en 25).

◮ Informations complémentaires & faits divers :
L’apparence est une obsession chez Arya qui soigne tant le choix de ses toilettes que l’état de sa peau et de ses cheveux. Les mestres se succèdent à ses côtés, les uns étant renvoyés pour leur incompétence à satisfaire ses envies, les autres ne souhaitant pas rester au service d’une dame aussi mauvaise. Il en va de même pour les servantes qui ne brossent pas correctement les cheveux de la demoiselle : soit elles se font renvoyer vilainement, soit elles partent de leur propre chef, estimant qu’une meilleure place les attends ailleurs. Certaines, d’ailleurs, n’ont jamais donné de nouvelles… ♦️ La demoiselle est libertine. Séduire les hommes est une passion car elle sait son physique avantageux et aime qu’on lui fasse la cour. Le summum du plaisir naît en elle quand deux jeunes jouvenceaux menacent de se lancer dans un duel à mort pour être celui qui obtiendrait sa beauté… Que jamais elle ne donnerait sans y être forcée, évidemment. ♦️ Sa dernière lubie lui a été conseillée par l’antépénultième mestre à son service : un bain de sang. Littéralement. Se contentant généralement de saigner des agneaux, elle patauge ensuite dans le sang durant de longues minutes, ce qui apporterait d’énormes bienfaits pour sa peau. Du sang d’agneaux. Le plus souvent… ♦️ Elle porte une fine cicatrice à l’épaule gauche, souvenir d’une colère provoquée chez sa jeune sœur qui aurait pu lui coûter la vie. ♦️ Son cœur n’a appartenu et n’appartiendra à jamais qu’à son frère. En son souvenir, elle porte la chevalière en or frappée d’une chauve-souris qui était la sienne à son index. ♦️ Elle est l'une des seuls de sa famille à être en mesure de comprendre Ronald et a su créer avec lui une relation sincère.

DIS-MOI TOUT...

Ces six dernières années, la guerre a affaibli chaque région de Westeros, provoquant des pertes tant matérielles qu’humaines. Prenant la relève, la sécheresse vient ébranler les réjouissances de la paix. Comment avez-vous vécu les lendemains de la guerre? comment subissez-vous ce Long Eté? ✒️ La perte de mon frère et de mon père ainsi que le changement de gestion de notre maison fut un bouleversement qui n'est là que pour mieux nous mettre à l'épreuve. Si mon idiote de sœur semble s'en contenter, je dois résister pour mieux survivre et ce n'est malheureusement plus les Dieux qui m'aideront... Quant à la sécheresse, elle coûte tant en vies humaines qu'il devient presque facile pour moi de troquer mes agneaux contre un sang plus pur... Il y a toujours avantage à prendre de la pire des situations...

Maegor mort, Jaehaerys est le nouveau Roi des Sept Couronnes. Dans quelques mois, il épousera sa soeur, régente du royaume, Rhaenys Targaryen. Quel est votre position sur cette union qui suscite la colère du Nord? Pensez-vous que Daenys serait mieux à même de régencer le royaume? ✒️ Le Nord ne sont que des sauvages ingrats et mal-éduqués. Ils prient des Dieux qui n’en sont pas et sont incapables de se dire chevaliers… Il n’est guère étonnant qu’une femme, princesse de surcroît, ce soit détournée de cette région dès que l’occasion lui fut donnée de le faire. N’importe qui l’aurait fait, non ? Entre un Roi et un barbare, le choix n’est que rapidement fait… Maintenant, la régence arrive à son terme et la vieille princesse Daenys semble bien passée de mode… Mais n’est-ce pas le principe même de la vie que de se faire remplacer par une femme plus jeune et plus belle... ?

Sur ce nouvel échiquier, pourriez-vous trahir vos allégeances pour parvenir à vos fins? Quelle est votre ambition personnelle? ✒️ Trahison est le deuxième prénom de la plupart des membres de notre famille. La question la plus "Jusqu'à quand votre loyauté est-elle valable ?" La mienne n'est pas à vendre car ma seule loyauté allait à mon frère bien aimé, mort dans ce combat. Le reste n'a aucune importante. Le chaos règne dans mon cœur, qu'il règne tout autant dans ce monde. Je n'aspire qu'à mieux pouvoir détruire les hommes en les forçant à ramper. Un jour, mon oncle me forcera à me marier, je le sais, mais je fais le serment que jamais je n'aimerais mon époux comme jamais je n'aimerais le reste du monde.


DERRIERE LE MASQUE
• Âge |
25 ans de survivance.
• Prénom ou pseudo |
Enaira, Lilinor, Modéraptor, Celle-dont-il-ne-faut-pas-prononcer-le-nom.
• Sexe |
Ça dépend des jours.
• Comment as-tu connu le forum ? |
Mazette… J’ai eu un Alzheimer depuis…
• Autre chose ? |
PROUT

image by Tomasz Jedruszek # code by ATC.

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Invité
MessageSujet: Re: Arya Lothston ♦ Mirror, mirror... Tell me who is the most beautiful in the world...   Dim 10 Sep 2017 - 22:40


Arya Lothston

« Beauty isn't everything. It's the only thing… »


BUT FIRST WE LIVE

SLOTH
An 38.

« N’est-ce pas la seconde fois que tu échappes à ta séance de broderie, cette semaine ? » Poussant un long soupir, l’adolescente leva les yeux au ciel avant de les poser sur le visage amusé de son père. « Oh, père, je vous en prie. N’ai-je pas déjà suffisamment travaillé ce genre de vertu pour le restant de mes jours ? » Fermant le livre qu’elle était occupée à parcourir, elle se redressa dans son lit, le patriarche de la famille Lothston venant prendre place à ses côtés, jetant un œil à la couverture de l’œuvre qu’elle était affairée à lire. « Tu ressembles tant à ta mère… Ce livre lui avait été offert par un homme venu d’Essos, la beauté de cette chère Ysaleen l’ayant poussé à lui donner ce précieux trésor contant quelques mythes de ces contrées éloignées… » « J’aime ces fables… Plus que la broderie… Laissez cela à Thalya, elle a besoin de s’exercer, moi non. » Il rit avec douceur, venant poser sa main sur celle de sa fille. « Ce n’est pas en restant dans ce lit que tu découvriras le monde, ma fille. Tous les livres de ces terres ne saurait te monter les paysages qui entourent notre forteresse… Je pensais que ces histoires te pousseraient à sortir, au lieu de quoi, te voilà à larver dans ton lit toute la journée durant… » « Peut-être préféreriez-vous en effet que j’aille me baigner dans le lac… Cela fait bien longtemps… » « Arya… » Il soupira, sachant très bien ce que sous entendait la jeune fille dans une telle proposition car n’ignorant pas les pratiques de sa fille aînée quand il s’agissait de s’exhiber.

« Arya… Le monde est à tes pieds si tu souhaites qu’il le soit. Je ne fais que veiller sur toi car, plus tard, ta beauté et ta vivacité d’esprit te permettront de compter sur un mariage puissant. Peut-être même parviendras-tu à épouser le frère d’Elthan Tully, Torrhen, si les Sept t’y aident. Ne reste pas ainsi à rêver une vie que tu pourrais avoir en sortant de ta chambre. Cela m’attristerait énormément car, de tous mes enfants, tu sais très bien que tu es celle que j’aimerais toujours le plus. » Venant caresser les cheveux blonds de sa fille, il parvint à lui arracher un sourire. Doucement, Arya vint l’étreindre, se blottissant contre ce père aimant et tendre qui lui avait toujours tout offert, à elle que beaucoup jugeaient d’un mauvais œil en se demandant si la jeune fille n’était pas déjà perdue. « Soit, je vais sortir… Mais ne vous avisez pas de me forcer à aller broder ou jouer de la harpe… Pourrais-je seulement espérer un peu de temps en votre compagnie ? Kevan vous a toujours pour lui et moi, je suis si seule… » Comment résister à ces yeux de biche, à cette voix brisée qui offrait un ton implorant ? Le seigneur de Lothcave ne pouvait rien lui refuser et en cet après-midi, il modifierait son agenda pour mieux profiter de la présence de cette princesse façonnée depuis le jour de sa naissance. Oh, mon père adoré, ne comprenez-vous pas que je n’ai nul besoin de faire quoi que ce soit ? Plus tard, d’autres le feront pour moi.



LUST
An 44, lune 7, jour 16.

« Ma dame, vous ne pouvez vraiment pas… » « Laisse, Freyja… » Paisiblement installée dans sa baignoire, Arya se redressa, jetant un regard à sa belle-sœur qui était arrivée, furibonde, dans la pièce. Elle était entièrement nue, baignant dans une eau claire et fraiche, ses mèches blondes plaquées sur son crâne. « Ma chère lady Rowena… Veuillez pardonner mon état peu présentable mais je ne m’attendait guère à votre…Visite. » Sa belle-sœur était une Beurpuits et, à l’image des vaches laitières qui pouvaient habiter les pâturages de leur propriété, elle n’hésitait pas à charger. C’était une jeune femme quelconque aux yeux d’Arya qui ne cessait de répéter à l’oreille de son aîné qu’il méritait bien mieux qu’elle. Quelqu’un comme moi, Kevan… « Vous n’êtes qu’une misérable traînée, Arya… » La fille du seigneur Lothston haussa les sourcils, surprise d’une telle attaque. « Plaît-il ? » « Ne jouez pas aux innocentes avec moi ! Croyez-vous que j’ignore quel démon sommeil en vous ? » Levant les yeux au ciel avec une insolence qui lui était royale, Arya se leva sur ses jambes avant de quitter le petit bassin. « De grâce, ayez la sympathie de vous montrer plus claire… Les oreilles du domaine tout entier attendent impatiemment de quoi retourne votre nouvelle colère aussi matinale soit-elle… » Elle se saisit d’un drap de lin, s’entourant de lui tant pour masquer sa nudité à l’autre femme que pour se sécher. « J’aurais pu supporter vos regards bien qu’ils étaient déplacés à tous moments… Mais je ne peux plus supporter vos actes. » Le dos tourné à elle, regagnant sa chambre, Arya illumina son visage d’un large sourire.

Dès l’annonce des fiançailles, elle n’avait su se résoudre à voir son frère, son précieux frère, au bras d’une autre. Pourtant, Kevan semblait avoir fini par accepter cette situation et avait tenté bien des fois de faire entendre à sa sœur cadette qu’elle, aussi, allait devoir l’accepter. Un fait qu’Arya n’était guère déterminée à laisser passer sans mot dire. Les noces étaient venues et la terrible cérémonie du coucher qui allait avec. La blonde avait regardé les choses se faire dans le dégout, dans le chagrin… Avant que son esprit, doucement, ne s’envenime d’une vengeance froide pour mieux abattre cette ingrate qui lui volait le seul homme que jamais, son cœur ne pourrait aimer. Alors, elle avait mis en place un plan destiné à pousser la Beurpuits hors de cette forteresse qui était la sienne. Mielleuse à ses côtés, elle ne faisait que coup bas sur coup bas, affichant une proximité ouverte avec son frère, laissant parfois un de ses châle dans leur chambre conjugale ou parfumant les oreilles de ces fragrances de fleurs qu’elle seule portait en ces lieux. Un plan diabolique qui, visiblement, arrivait à son terme. Mais pas celui qu’Arya avait espéré. Elle aurait préféré voir sa rivale abandonner, s’en retourner dans sa famille de naissance pour ensuite, faire demande d’un divorce. Mais, visiblement, si elle était venue dans sa chambre où nul témoin ne pouvait maintenant les voir, c’était qu’elle avait certainement d’autres projets…

S’approchant du lit, elle finit par se retourner par faire face à l’autre dame de Lothcave, lui adressant un regard désabusé tout en se saisissant d’un de ces fruits venus du sud qui, toujours, se trouvaient dans une coupelle sur la table de nuit. « Mes actes ? Mais que voulez-vous dire, ma chère amie… ? » « Jamais je ne serais votre amie, petite idiote sournoise. Jamais plus je ne croirais le venin qui sort de votre bouche ! » Arya ne l’avait nullement remarquée, mais l’une des mains de l’autre femme était caché derrière son dos depuis le début de leur discussion. Main qu’elle finit par dévoiler, tenant fermement une dague que la blonde n’eut aucun mal à reconnaitre : celle de Kevan. Prenant une profonde inspiration, elle se sentit pour la première fois de sa vie en réel danger. Pourtant, serrant les dents, elle lui adressa un autre regard hautain. « La folie vous guette, Freyja… Je puis vous assurer que je ne comprends nullement de quoi ccette rencontre et cette discussion retourne… Vous devriez poser cet objet, personne ici ne souhaiterait que vous vous blessiez avec une telle arme… » « Assez ! » Et, sans prévenir, elle leva le bras au-dessus d’Arya qui para le coup, tombant sur le lit en hurlant et entraînant la femme de son frère dans sa chute.

Coincée. Arya se sentait menacée, au bord du gouffre. De nouveau, elle hurla, retenant pourtant la lame qui se rapprochait dangereusement de son doux visage. « Tu ne feras plus souffrir personne, sorcière ! Kevan ne sera jamais à toi, sale catin dévorée par le péché… » Combien de temps l’instant dura ? Elle n’en eut pas la moindre idée, se contentant de lutter de toutes ses forces pour que, jamais, la lame n’atteigne sa peau pour y laisser la moindre égratignure. Les choses auraient pu durer longtemps, encore, si quelqu’un n’avait pas fait irruption dans la pièce. « Arya ! » Kevan… C’était son nom qu’il avait prononcé. C’était pour elle qu’il s’inquiétait. Freyja aussi dut le sentir car, doucement, elle relâcha la pression sur l’arme pour détourner le regard. Un moment d’inattention. Un moment suffisant. Usant de ses forces, la rage de la blonde pour cette femme parla pour elle. Si elle s’entailla la main, elle finit par arracher la dague de la main de cette forcenée et, avant même qu’elle ne puisse réagir, la porta vivement à sa gorge qu’elle entailla sans réfléchir. Le sang jaillit de cette peau claire, se déversant sur le visage pur de la cadette des Lothston qui, un instant, fut aveuglée par ce liquide épais et chaud. Mais la Beurpuits de naissance, dans un dernier souffle de vie, se redressa, portant ses mains à cette gorge ouverte dont le sang semblait ne plus vouloir cesser de couler.

Finalement, elle s’effondra sur le sol, laissant échapper quelques gargouillis écœurants. Et le silence tomba. Arya se redressa, couverte de ce liquide pourpre. D’une main frêle, elle effleura sa joue, salissant son doigt. Elle l’observa de longues secondes, ignorant son frère qui s’était avancé jusqu’à sa défunte épouse. Puis, machinalement, elle porta son doigt tâché de sang à ses lèvres, venant lapper ce liquide de sa langue curieuse. Kevan se redressa, la saisissant par les épaules. « Par les Sept… Tu n’as rien ? » Elle hocha la tête en signe de négation, posant son regard sur le corps sans vie de la jeune défunte. « Que s’est-il passé ? J’ai remarqué que ma dague manquait et, hier encore, Freyja tenait des propos ridicules à ton sujet… » Relevant ses yeux clairs sur lui, elle porta une main sur sa joue, la caressant avec tendresse. « Je… Je l’ignore… Elle était devenue folle et a sorti cette arme avant de se ruer sur moi… Si tu n’étais pas entré… » Il la serra contre elle, qu’importe le sang qui pouvait la couvrir. Son odeur était un tel plaisir qu’elle huma sa peau avec désir. Je te veux. « Je t’aime, Kevan… » Il s’écarta doucement d’elle, l’observant avec une intensité qu’il lui avait rarement accordé. Puis, sans mot dire, il se saisit de son visage et vint poser ses lèvres contre les siennes.

Le baiser réveilla le désir, l’envie inassouvie de la jeune fille qui relâcha ses doigts qui tenaient le tissu qui la protégeait, révélant son corps nu. Kevan vint poser ses mains sur elle, caressant cette douceur, cette pureté parfaite. Bien sûr, qu’il l’avait désiré. Nous sommes faits l’un pour l’autre… Les mains de la jeune sœur descendirent, s’attaquant aux braies du chevalier de la maison Lothston, le déshabillant tandis qu’il la poussait sur le lit. Un lit rougi par la vengeance et l’envie. Un lit dans lequel, couverte du sang de sa rivale, elle se laissa aller contre le corps de son frère, abandonnant honneur et découvrant le plaisir d’un méfait accompli. Plus tard, Kevan aura prévenu son père de l’incident, prétextant que son épouse était obsédée par la beauté de la jeune sœur de la famille et qu’elle avait souhaité venir assassiner lâchement cette enfant de leur sang avant d’être interrompue et de mettre fin à ses jours de la plus terrible manière. Des faits confirmés par une Arya jouant l’enfant bouleversée… Mais qui n’avait de bouleversé que son cœur d’avoir su conquérir celui de son aîné. Tu es à moi.



ENVY
An 47, lune 4, jour 22.

La décoration était poussée à l’extrême. Les Tully, ou plutôt, lady Solveig, avaient souhaité démontrer à tous leurs loyaux vassaux que l’on ne refusait rien tant à eux, tant au Roi. Vêtu de Noir et d’or, le Monarque se démarquait dans l’assemblée par ses cheveux si clairs qu’ils semblaient argentés aux yeux de la blonde cadette de la famille Lothston. N’ayant de cesse de lever les yeux pour mieux le voir, elle finit par se pencher vers Kevan et murmurer. « Comment un homme aussi charismatique peut être montré du doigt comme un homme cruel ? » « Il l’est assurément… Les apparences sont aussi trompeuses, petite sœur. » Profitant de leur proximité, il déposa un baiser sur sa joue avant de joindre ses applaudissements à ceux de la foule venant accueillir la fin du discours du Monarque. Les verres se levèrent et un toast fu porté en l’honneur du Roi qui faisait l’honneur de sa présence à toute une région, ce jour-là. Portant le vin à ses lèvres, Arya sourit, dévisageant le Roi avec amusement. Elle portait une robe bleu saphir, mettant en valeur ses yeux. Un véritable chef d’œuvre réalisé par le meilleur artisan de Ville-Harren, taillé sur mesure à la demande de son père qui aimait tant voir sa fille ainsi éblouissante de beauté et transpirant le désir que tout homme pouvait éprouver dès que son regard se posait sur elle. Nul ne pouvait résister devant pareil minois autant qu’il était impossible pour elle de ne pas se retenir de les séduire.

La musique fut lancée et déjà, le Roi invitait lady Solveig à danser, bientôt rejoints par bon nombre de courtisans. « Kevan, fais-moi danser ! » Thalya était aussi fade qu’à l’ordinaire et dès que les premiers mots sortirent de sa bouche, Arya ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel. Ne pouvait-elle pas comprendre que rien ne lui serait jamais offert ? Qu’elle ne méritait nullement quoi que ce soit d’autre de plus que le mépris et la pitié d’autrui ? Pourtant, Kevan se montrait toujours plus avenant avec elle. « La prochaine, petite sœur. Pour l’heure, Arya risque de me tuer si je ne l’emmène pas de ce pas en piste. » Prenant la main de sa sœur, il l’emmena rejoindre les autres convives qui, déjà, enchaînaient les pas de danse. Suivant le mouvement, la cadette des Lothston profita des quelques rapprochements pour discuter avec son frère. « Tu ne devrais pas tant lui laisser croire des choses… Elle devrait se faire à l’idée que nul ne la désirera jamais… » « Je me mets surtout à sa place… Et je réalise qu’elle a de quoi t’en vouloir, toi qui a tout et tout ceux que tu désires… La jalousie te va pourtant bien, mon adorée. » Elle pinça les lèvres, relevant le menton, poursuivant sa danse en silence. Quand vint la fin de ce moment, la musique changea et Kevan la raccompagna sur le côté, prenant maintenant la main de sa jeune sœur. Oui, la jalousie la dévorait tant elle savait que Thalya l’enviait pour tout ce qu’elle n’aurait jamais.

Son père vint la rejoindre, posant une main douce sur son épaule. « Ne lui saute guère à la gorge, ma fille. Ta sœur, bien assez tôt, pourra calmer ses ardeurs te concernant. » « Que voulez-vous d… » Elle n’eut guère le temps d’achever sa phrase que son père s’inclina. Une ombre s’était imposée au-devant d’elle et elle tourna le visage pour y faire face. Le Roi se tenait là, imposant, la forçant à écarquiller les yeux de surprise. Baissant le regard, elle exécuta une révérence respectueuse envers celui qui gouvernait les Sept Couronnes. Il n’y eut guère de mots échangés. Une simple main tendue accueilli par un silence généralisé. Relevant le menton, Arya sourit, s’emparant de cette main pour se retrouver aux côtés du monarque qui l’emmena au centre de l’attention. La danse fut comme toute autre… Mais pour la jeune femme, elle représentait beaucoup plus. Sentant les regards posés sur elle, elle sut dès lors quelle envie elle suscitait, quelle jalousie elle créait. C’était tout ce qui importait. Elle croisa le regard inquiet de Kevan. Oh, mon frère… Jalouse-le, toi qui a osé me repousser une fois. La musique finit par s’arrêter dans une nouvelle révérence et le Roi se pencha doucement sur elle. « Ma chère, bien des femmes pourraient envier votre beauté mais nulle autre n’aura ce regard transperçant, semblable à deux lames aiguisées. » Elle sourit doucement, l’observant par-dessous les cils avant d’incliner délicatement la tête. Il la salua de nouveau avant de s’en retourner auprès des Tully. « Que t’a-t-il dit ? » Son sourire se fit plus narquois quand elle se retourna vers Kevan qui semblait inquiet. « C’est un secret… » « Ce n’est pas un jeu, Arya. » S’approchant de son oreille, elle lui murmura d’un ton fiévreux. « Tu as raison… Il est des jeux plus… plaisants. » Refermant sa main sur la sienne, elle n’avait nul besoin de confirmer ses intentions. Le regard brûlant, il l’entraîna à sa suite et au détour d’un couloir, l’embrassa avec désir et passion pour mieux posséder son corps et son âme.



GREED
An 47, lune 8, jour 20

« Tout est prêt, Ronald ? » Le muet hocha la tête, observant le sol, n’osant regarder dans les yeux sa jeune demi sœur. Arya sourit. Avec une lenteur presqu’exagérée, elle se leva de sa coiffeuse, s’avançant vers lui, vêtue uniquement d’un peignoir de soie. Avec tendresse, elle posa une main douce sur son épaule, relevant son menton de l’autre main afin qu’il la regarde dans les yeux. « Tu sais que je ne peux compter que sur toi, pour cela… Tu sais comme tout cela m’est précieux… Sans toi, Ronald, je ne serais déjà plus rien… » Le jeune homme eut un mince sourire tandis que sa sœur cadette se laissait aller dans ses bras. Pourtant, elle disait vrai. De sa famille, il lui semblait que le fils bâtard de son père était son dernier allié de poids, la dernière personne sur qui elle pouvait véritablement s’appuyer sans craindre quelconques surprises inattendues et d’un mauvais gout assuré. Ses cheveux blonds avaient été attachés dans une lourde natte qui descendait dans son dos. Se penchant, elle se saisit de la chandelle qui lui servait à s’éclairer quelques instants auparavant. De sa main libre, elle prit celle de son aîné, lui souriant un peu plus largement. « Allons-y. » Ronald sourit également, poussant le rideau dissimulant la porte par où il était entré.

Se faufilant dans les couloirs étroits que dissimulait la forteresse, ils progressèrent ensemble. Cela faisait maintenant une année que, à chaque pleine lune, Arya s’exerçait à ce rituel que lui avait conseillé un mestre désormais relevé de ses fonctions auprès de la famille Lothston. Lui, aussi, avait été captivé par la beauté de la jeune fille qui, désireuse de ne la conserver éternellement rien que pour elle dans un égoïsme profond, cherchait toujours un meilleur moyen pour se faire. Alors, le mestre lui avait parlé de cette magie du sang, venue d’au-delà les mers, employée par quelques païens. Le souvenir de sa belle-sœur égorgée et de son visage pulpeux et ce teint radieux lui était revenus en mémoire. Alors, dans le plus grand secret et s’aidant du silence imposé à son frère bâtard, elle lui avait demandé de lui aménager une pièce, dissimulée dans les bas-fonds de la forteresse, là où la fraicheur de la nuit était plus que présente et où la lumière de la lune ne filtrait que par un mince conduit. A chaque pleine lune, elle venait se baigner dans le sang de frêles animaux égorgés… Ou de victimes consciencieusement choisies. La sale besogne, finalement, revenait à ce frère qui exécutait ses ordres aveuglément tant Arya se montrait douce et à l’écoute de ses propres ennuis. Plus d’une fois, elle s’était dressée entre lui et leur père afin de faire valoir les droits de ce jeune homme incapable de se défendre verbalement. Entre eux existait un respect mutuel profond, une allégeance silencieuse envers la dame de la maison.

Arrivant dans la petite pièce, il l’aida à descendre les quelques dernières marches. Les rayons de lune venaient danser sur la surface de ce bain sombre. De multiples bougies étaient allumées un peu partout, créant une ambiance digne de la magie pratiquée en ces lieux. Les Sept n’avaient nullement leur place ici et Arya le savait. Si quelqu’un venait à la découvrir, que risquerait-elle ? La pendaison ? Le bûcher ? Là n’était pas la question pour l’heure. Souriant à son frère, son regard se fit plus perçant. « Agneaux ? » Il hocha la tête négativement, baissant le regard. Le sourire de la blonde, lui, s’élargit. « Alors c’est elle. » Cette fois-ci, il acquiesça, n’osant toujours pas relever ses yeux clairs sur elle. Elle ricana doucement. « N’aie crainte, mon frère, elle ne manquera guère à personne… Et surement pas à notre maison. » Délaçant la corde qui maintenait son peignoir fermé, elle l’ouvrit avant de le faire glisser de ses épaules, révélant son corps nu. « Tu peux rester. » Sans davantage de regard ou de mot, elle s’avança vers son bain de minuit si différent des autres, se glissant dans la tiédeur d’un sang frais, s’immergeant entièrement pour ressortir son visage couvert de cette substance épaisse et pourpre. Soupirant d’aise, elle se massa délicatement les épaules, dénouant son corps tout entier, se laissant aller dans une quiétude parfaite. Ainsi, quand Kevan reviendrait de la guerre… Elle serait parfaite pour qu’ensemble, ils annoncent leurs fiançailles. La beauté de ce monde est à moi… Toute la beauté.



WRATH
An 47, lune 10, jour 3.

« Oncle Gendry… De quel droit osez vous pénétrer cette demeure, vous, espèce de traitre ! En tant que dame de cette maison et intendante de cette forteresse en attendant le retour de mon père, je vous ordonne de quitter les lieux dès l’instant… Sans quoi je vous ferais arrêter ! » L’homme eut un large sourire. L’armure des Lothston portée fièrement, son fils le suivait dans son sillage, son casque sous le bras. Leurs armures étaient encore salies par la terre et ce qu’Arya devina aisément comme étant du sang séché. De quel droit osaient-ils venir parjurer le nom de son père qui défendait loyalement la cause de Solveig Tully ? Profitaient-ils de son absence pour venir prendre son fief et ses deux filles en otage ? Dès que Kevan aurait vent de cela, il n’hésiterait pas un instant pour venir les rejoindre et défier cet usurpateur en duel afin de regagner son droit sur un trône qui était sien. Levant une main gantée d’acier en geste de soumission devant la jeune femme qui avait quitté son fauteuil pour le toiser, il sourit de manière mauvaise. « Paix, ma nièce. Nul besoin de vous ridiculiser davantage. Nous ne venons que reprendre ce qui est notre droit, mon fils et moi. » La colère, doucement, rongea Arya du plus profond de ses entrailles et ses joues ne tardèrent pas à s’empourprer. « Votre droit ? Mon père et mon frère… » « Ne sont plus. L’Etranger les a emmené, les arrachant violemment du champ de bataille d’Harrenhal où ils sont morts avec les honneurs, l’épée à la main. »

Etait-ce le ciel qui venait de lui tomber sur la tête ? Les yeux de la jeune fille, doucement, s’écarquillèrent devant une telle nouvelle tandis que Thalya, dissimulée dans un recoin de la salle, commençait à pleurer à chaudes larmes. Renly, leur cousin, s’avança vers elle et la prit dans ses bras, cherchant à la calmer. Pourtant, ses yeux ne quittaient pas la dame de la maison Lothston qui venait de retomber dans son fauteuil. « Non… » Un souffle plus qu’un mot prononcé à voix haute. Les murmures se répandirent dans la large pièce de la forteresse tandis que Gendry s’avançait vers elle. Lui adressant un regard mauvais qui lui intimait de ne plus faire un pas de plus, elle gronda. « Vous mentez… Vous n’avez toujours fait que cela, mentir. » Il stoppa son avancée, haussant des sourcils surpris. « J’aimerais que ce soit le cas. Mais j’ai une preuve de ce que j’avance. » De son autre main qu’il tendit, il lui montra un objet qu’elle ne connaissait que trop bien. Une chevalière en or frappée de la chauve-souris des Lothston. Tendant la main pour s’en saisir, tremblante, elle la porta à son regard. La bague était tachée de sang. Kevan… Elle demeura immobile, incapable de bouger, de parler ou même d’entendre ce que l’on pouvait lui dire. Finalement, elle ne reprit conscience de ce qu’il se passait que lorsque Ronald vint la soutenir, l’aidant à se lever pour que son oncle prenne sa place. Par les lois d’héritage, il avait désormais plus de légitimité qu’elle à prendre place sur ce fauteuil. Dans un discours froid, il annonça à tous les présents le changement d’allégeance de la maison Lothston et le soutien qu’il apporterait désormais à Torrhen Tully, légitime suzerain du Conflans. Arya demeurait muette et Ronald la conduisit dans sa chambre.

Il lui fallut plusieurs jours pour encaisser ce choc, ce changement conséquent. Chaque jour, son oncle venait la voir, lui demandant si elle allait mieux, mais jamais elle ne répondit, se contentant de lui adresser toute la haine qu’elle possédait dans un regard noir. Elle était en colère. Et cela ne l’aida guère quand, lors d’un dîner, son oncle lui annonça officiellement qu’il avait convenu de fiançailles pour elle. Avec Corvin Piper, héritier de Château-Rosière. « Jamais. Je préfère me donner la mort plutôt que de devoir épouser un homme qui, jamais, ne me méritera. » Ses mots stoppèrent tout le monde. Renly, lui-même, la toisa, sa fourchette pleine s’étant arrêtée à mi-chemin entre son assiette et sa bouche. Le seigneur Gendry la toisa d’un air mauvais. « Eh bien… Allez-y, ma chère, nous vous observons. » Arya ouvrit la bouche avant de la refermer aussi sec. La mettait-il au défi ? D’un geste vif, elle se saisit de son couteau devant sa jeune sœur qui poussa un cri d’effroi, le plaçant contre son bras. Son regard de glace était plaqué dans celui de son oncle qui l’observait faire sans bouger. « Doutez-vous de mon courage ? » « Oh, ma chère nièce… Je ne remettrais guère votre courage en doute mais je songe aux Sept qui doivent vous regarder d’un air circonspect… Vous qui êtes si belle, si attachée à votre personne, voilà que vous seriez la seule à même de vous ôter la vie ? » Il sétacha son attention d’elle, revenant à son assiette d’un air insolent. Les lèvres de la jeune fille se tordirent dans une grimace haineuse et ce fut finalement avec rage qu’elle jeta le couteau sur la table, se levant et quittant la table sans même en demander la permission.

Quelques jours plus tard, à l’aube de son départ pour le fief des Piper, une nouvelle étonnante tomba. Corvin Piper était mort, tué dans un duel par Garett Lannister. La maison toute entière de Château Rosière avait été décimée. A cette nouvelle, un sourire vaniteux avait pris place sur les lèvres de la jeune femme. Voyez, mon oncle. Voyez de quel côté se placent les Dieux.



GLUTTONY
An 48, lune 3, jour 13.

La nuit était tombée sur Lothcave. Demain serait un jour radieux, un jour splendide pour la famille toute entière. Un mariage serait célébré. La jeune Thalya Lothston allait épouser le fils du seigneur Ouestrelin. Une alliance étonnante à l’exception près que l’oncle de la demoiselle avait côtoyé le père du fiancé lors de rencontres, et notamment suite à la chute de Maegor, quelques semaines auparavant. Les choses s’étaient enchaînées de toute part et c’était dans cette même précipitation que ces noces avaient été organisées. Des noces qui allaient parfaitement à la benjamine de la branche principale des Lothston qui n’aurait pu imaginer un mariage aussi prestigieux. Arya ignorait comment son oncle avait pu lui faire échapper à cette épreuve, mais elle s’en moquait, bien heureuse de ne pas être celle qui devrait épouser ce jeune homme, aussi charmant pouvait-il être. Le jeune homme et son père étaient arrivés quelques jours plus tôt, accompagnés par quelques hommes de la maison, afin que les deux promis puissent faire un peu connaissance.

Lasse et pourtant souffrant d’insomnie, Arya soupira une énième fois dans son lit. Renonçant à trouver le sommeil, elle se saisit de la chandelle qui se consumait doucement à côté d’elle et quitta sa chambre dans le but de se rendre aux cuisines. Elle y déroba une pomme et retournait dans ses appartements quand une autre lueur l’intrigua. Marchant, le jeune fiancé semblait aussi atteint qu’elle par la nuit tourmentée que lui offrait l’air du Conflans auquel il ne devait être que peu habitué. « Ser Ouestrelin ? » Il se retourna, lui faisant face, surpris mais rapidement apaisé de constater qu’il ne s’agissait que de la sœur de sa future femme. « Lady Arya… Veuillez excuser cette errance en votre demeure mais le sommeil semble ne pas vouloir me prendre dans ses bras… Je dois être nerveux quant à l’épreuve qui m’attend demain… » Elle eut un léger rire. « Epreuve ? Mon cher, ma sœur n’est guère difficile à vivre, je peux vous l’assurer… L’histoire aurait été toute autre si j’avais été votre promise. » A son tour, il rit doucement, se rapprochant d’elle avec une timidité presque amusante aux yeux de celle qui n’était jamais gênée par une quelconque situation. « A dire vrai… J’aimerais être honnête avec moi-même autant qu’avec votre sœur mais je ne sais comment lui confesser pareille chose, surtout durant la journée de demain… » Voilà qui était intriguant autant qu’intéressant et la curiosité de la jeune femme se fit plus grande. Haussant ses sourcils dans une moue surprise qui n’enlevait rien à sa beauté, elle cilla un instant, usant d’une voix mielleuse. « Peut-être souhaiteriez-vous que je le lui dise… Je suis sa sœur, après tout. » Si elles partageaient en effet le même sang, la rivalité qui avait toujours existé entre elles les avaient rendues aussi proches que des ennemis forcés de se tolérer.

Le jeune homme hésita, se balançant d’une jambe à l’autre. « Je… J’ai… Je dois vous confesser la honte que j’éprouve devant une telle idée et je ne saurais même comment vous présenter la chose sans paraître pour un pleutre… » L’esprit aiguisé d’Arya, lui, arriva rapidement à une conclusion qui était tant amusante que risible. Un mince sourire se dessina sur ses lèvres. « Essayez-vous de me dire, ser, que jamais vous ne vous êtes retrouvé en compagnie d’une femme ? » La chose paraissait étonnante et pourtant, le jeune homme eut le rouge aux joues avec une rapidité fulgurante, visiblement dérangé par un tel propos autant que par la situation qu’il créait. Arya, elle, retint un rire tandis qu’une idée sordide, doucement, naissait dans son esprit. « Croyez-vous qu’il faille que je lui en parle ? Après tout, après la cérémonie, ne devrons-nous pas… » Ses mots étaient hésitants et il semblait rougir plus encore tandis qu’il ne les prononçait guère. Finissant par venir à son secours, Arya se mordilla la lèvre inférieure. « Lui en parler pourrait l’effrayer, je le crains… Mais je pourrais… Peut-être, si vous me le permettez… » Le regard du jeune homme s’illumina alors, implorant de ses yeux brillant la jeune femme de poursuivre. « Je pourrais peut-être vous expliquer certaines choses… A ce sujet. » Visiblement, le pourquoi du comment elle pouvait être informée à ce sujet n’intéressa nullement l’héritier dévoué aux Lannister et à Jaehaerys car il s’empressa de prendre sa main, la suppliant presque de tout lui dire afin d’alléger son fardeau. « Pas ici, mon cher… Venez, nous n’avons qu’à aller dans ma chambre… Nous devrons être discret sans quoi les commérages pourraient être dérangeants… Pour vous comme pour moi. » Son sourire s’élargit tandis qu’elle se retournait. Ma chère sœur… Ils m’appartiennent tous car mon appétit est insatiable.



PRIDE
An 48, lune 5, jour 1.

« Bonjour, chère cousine… » Ouvrant ses yeux bleus, Arya découvrit avec horreur son cousin qui la dominait dans son propre lit. Tentant de se redresser, elle réalisa qu’elle ne put le faire, coincée sous le poids du jeune homme. Elle aurait pu se débattre, oui, mais cela n’aurait fait qu’accentuer peur et faiblesse, deux choses qui n’étaient pas en elle. Se laissant retomber contre son oreiller, elle le toisa d’un air mauvais. « Renly, mon cher, si vous souhaitez que je me lève, il va falloir envisager d’ôter votre magistral fessier de mes cuisses. » Il éclata de rire. « Qui a dit que je souhaitais que tu te lèves ? » Doucement, il se pencha sur elle, venant plonger ses lèvres dans son coup. Soupirant longuement, la beauté Lothston resta le plus impassible possible alors que les mains répugnantes du jeune homme vinrent trouver sa peau laiteuse et nue, tirant sur le drap pour mieux y accéder. Voilà ce à quoi elle serait condamnée ? Etait-ce pour son allégeance à Solveig, désormais enfermée à Vivesaigues et contrôlée par le seigneur Lefford autant que le reste du Conflans, ou bien pour cet amour qu’elle avait porté à son frère, à son père, mais jamais pour lui ? La jalousie avait toujours dévoré Renly, ses yeux parlaient pour lui. Toujours, il avait essayé de s’immiscer entre le frère et la sœur, cherchant à obtenir ses faveurs autant que Kevan les avait eus. Mais jamais il ne put avoir ce qu’il désirait car le cœur d’Arya, depuis la mort de son amant, était aussi froid et dur qu’une roche du Nord.

« Que veux-tu, cousin ? » Le titre sonnait comme une insulte dans la bouche de la jeune femme qui le toisait d’un regard mauvais. Il se redressa doucement sur elle, venant caresser son visage d’une main fièvreuse. « N’est-ce pas si évidemment, ma belle Arya ? Tu n’as plus que moi, aujourd’hui… Et père m’a enfin accordé le droit de te posséder. Bientôt, tu seras à moi, et à moi seul… Oh, je sais que ton honneur s’est égaré, mais ne t’en fais pas, je ne t’en tiendrais pas rigueur car j’ai pu entendre dire mille choses sur la manière dont tu pouvais traiter un homme… Aujourd’hui, c’est mon tour… » Elle réprima un frisson et aurait voulu protester mais ses lèvres furent plaquée par les siennes, envahissantes, écrasantes… Dérangeantes. Serrant les dents, elle accusait l’instant qui lui sembla durer une éternité quand une voix s’éleva. « Renly ! Il suffit ! » Le jeune héritier de la maison se redressa, faisant face à son père, avant de sauter hors du lit, permettant à la jeune blonde de se redresser pour toiser son oncle, rattrapant le drap pour dissimuler à sa vue sa poitrine. « Le maître d’armes t’attends. Va ! » Pour une fois dans sa vie, Arya fut ravie de le voir arriver, lui qui la regardait avec autant de gourmandise que la plupart des hommes. Le jeune homme grommela avant de passer la porte.

Une fois cette dernière close, Arya fronça les sourcils. « Puis-je savoir ce que signifie toute cette mascarade ? » Gendry s’avança vers elle, s’asseyant sur le bord du lit en soupirant. « Je n’ai guère eu le choix, ma nièce… Quel autre homme pourrait vouloir de toi, après tout ce que tu as fait… Après ce que tu as infligé à ta sœur. » Levant les yeux au ciel de manière insolente, elle soupira. « Combien de fois cette histoire sera-t-elle ramenée sur le plateau ? » « Autant de fois qu’il le sera nécessaire pour que tu comprennes que tu as dépassé les bornes… » Les yeux d’airain de son oncle quittèrent les siens pour descendre se poser sur ses épaules dénudées, admirant la peau parfaite de cette jeune femme d’une beauté sans égale. « Je mérite tellement mieux que Renly, et vous le savez… Père le savait, lui. Il ne m’a fiancé au Piper que dans un moment de faiblesse… » « Tu aurais pu mériter mieux si tu ne t’étais pas tant laissée aller dans le vice, idiote enfant que tu es… Qui voudrait de toi, désormais… ? » Ses narines se froncèrent tandis qu’elle réprima une insulte qui lui aurait forcément fait gagner une gifle, si ce n’était plus. Se contentant de pincer les lèvres dans une moue méprisante, elle releva le menton. « Laissez-moi du temps, et je vous prouverais que je peux obtenir bien meilleur parti que votre imbécile de fils. »

Si l’insulte aurait pu être relevée, il n’en fit rien, se contentant de l’observer dans un silence inquiétant. Un nouveau jeu. Arya souhaitait se lancer dans une partie où elle serait le prix tant convoité. Un sourire mauvais se dessina sur les lèvres du seigneur Lothston. « Bien… Je constate que tu ne t’es guère lassée de ces jeux d’enfants aussi sots soient-ils… Mais j’accepte de te laisser un sursis. Si tu te fiances avant que n’arrivent ta vingt-cinquième année, tu échapperas au mariage avec ton cousin. Le cas échéant… Je te laisserais choisir entre lui… Ou moi. » Elle déglutit avec difficulté, sachant quel fauve il pouvait être quand une proie l’intéressait. Pourtant, elle ne déroba pas le regard et attendit qu’il se lève, lui rappelant qu’elle était à l’origine de tout cela, elle qui était si belle, si désirable et qui jouait tant de ses avantages pour plaire, et sorte pour se laisser tomber à la renverse dans le lit, poussant un profond soupir. Quel serait son avenir si ce n’était que malheur et déception désormais ?


image by Tomasz Jedruszek # code by ATC.

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Alerie Lannister
OUEST
■ Localisation : à Port-Réal, en Terres de la Couronne, pour le couronnement et le mariage du Roi Jaehaerys Targaryen
MessageSujet: Re: Arya Lothston ♦ Mirror, mirror... Tell me who is the most beautiful in the world...   Lun 11 Sep 2017 - 11:02

(Re)bienvenue parmi nous !

Bénis les Sept autant que tu veux... #ChateauRosièresRemembers

Bref Hâte d'en savoir davantage sur ta petite peste, et si tu veux approfondir le lien avec les Piper ou davantage d'infos sur le sac ou autre, n'hésite pas !

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    I Will Fight Them Within My Marriage
    it was a big big world, but we thought we were bigger, pushing each other to the limits, we were learning quicker by eleven, smoking herb and drinking burning liquor. never rich, so we were out to make that steady figure ⠇7 YEARS, LUKAS GRAHAM
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Wendy Piper
OUEST
■ Localisation : A Port Réal, auprès de sa soeur
MessageSujet: Re: Arya Lothston ♦ Mirror, mirror... Tell me who is the most beautiful in the world...   Lun 11 Sep 2017 - 11:17

Re bienvenue avec ce petit monstre haut en couleur Diiiiis, tu veux pas te baigner dans le sang de Garett ? C'est un bon sang tu sais

Bon j'arrête de dire des bêtises, j'ai hâte de lire les détails de ton histoire, bon courage

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Little sweet poison
“We are what we pretend to be, so we must be careful about what we pretend to be.”
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Catelyn Arryn
VAL D'ARRYN
■ Localisation : Port Réal, Couronnement.
MessageSujet: Re: Arya Lothston ♦ Mirror, mirror... Tell me who is the most beautiful in the world...   Lun 11 Sep 2017 - 13:18

Bienvenuuuuuuue parmi nous, à nouveau!

Quel personnage! Je sens que tu vas encore nous vendre du rêve! Qui sait, peut-être que ce premier personnage inventé va te donner une folle envie d'en créer plein d'autres? Hâte de dévorer ta fiche, qui va forcément envoyer du pâté!

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AS HIGH AS HONOR
You were annoyed by the Seven, blessed by the moon but you don't yet possesses what really matters : the power. Without it you  will perish and all of Vale along with you. And now you dream of paradise but you must build it for yourself and let all the world know Catelyn Arryn has arrived.
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Faust
COURONNE
■ Localisation : Port-Réal
MessageSujet: Re: Arya Lothston ♦ Mirror, mirror... Tell me who is the most beautiful in the world...   Mar 12 Sep 2017 - 16:10

Vu comment ils sont tordus, c'est à se demander si les Lothston sont cousins avec les Osgris Si tu veux mon avis, ca fait longtemps que tu aurais dû te mettre à créer tes propres personnages. Une sanguinaire pareille me donne envie de dire "Fuck les PV". Voilà comment me convaincre d'aimer le Conflans ;) !

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I survived because the fire inside me burned brighter than the fire around me - Fallout
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Invité
MessageSujet: Re: Arya Lothston ♦ Mirror, mirror... Tell me who is the most beautiful in the world...   Mar 19 Sep 2017 - 14:50

Faust, il y a fort à parier qu'en remontant sur quelques générations, on pourra retrouver quelques liens de sang... D'ailleurs, on verra pour créer un lien Andrew/Arya dès ton retour (parce que t'as intérêt à revenir, choupinou).

Merci à vous pour vos petits messages ! La fiche est finie et prête à passer sur la table d'opération
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Le Chevalier Errant
ADMIN SUPRÊME & PNJ
■ Localisation : indéterminé.
MessageSujet: Re: Arya Lothston ♦ Mirror, mirror... Tell me who is the most beautiful in the world...   Mer 20 Sep 2017 - 10:57


Félicitations !
« Bienvenue sur ATC »

Eh bien! Pour un premier personnage inventé, ça rock! C'est un grand plaisir de te lire et de se laisser bercer par ton imagination débordante!

Et c'est pour cela que le staff et moi-même sommes heureux de vous annoncer que votre fiche est validée ! Vous êtes désormais un habitant de CONFLANS. En tant que tel, vous êtes soumis aux lois de celle-ci ainsi que celles de Westeros. Au plaisir, donc, de vous croiser dans l'un ou l'autre des Sept Royaumes.

Cependant, pour finaliser votre inscription et votre intégration au sein de la communauté, il vous reste quelques petites formalités à remplir obligatoirement :

Recenser l'avatar du personnage.
Déclarer sa famille.
Compléter le registre des multicomptes (si vous êtes un DC, TC, QC)
Recenser les dates importantes de votre personnage dans les chronologies détaillées
Créer et tenir à jour (impérativement) votre fiche de chronologie de personnage.
Ouvrir une fiche de liens.
Assortie à sa soeur, fiche de sujets.
Et de venir prendre du bon temps avec nous !

crédits image : ATC ; code by ATC.

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Arya Lothston ♦ Mirror, mirror... Tell me who is the most beautiful in the world...

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