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 Et, un jour, la douleur s'est envolée.

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Menaka
DORNE
■ Localisation : Lancehélion
MessageSujet: Et, un jour, la douleur s'est envolée.    Lun 18 Sep 2017 - 22:03


Menaka

feat. Deepika Padukone

♦ Sensuelle ♦ Ferme ♦ Rusée ♦ Physique ♦ Plurilingue ♦ Manipulatrice ♦ Intuitive ♦ Pragmatique ♦ Autonome ♦ Secrète ♦ Obéissante ♦ Persuasive ♦ Solitaire ♦ Créative ♦ Vive ♦ Hardie


VALAR MORGHULIS

◮ Titre(s) :
Courtisane & assassin, ombre de la princesse Régente Nymeria Martell.

◮ Âge :
26 ans.

◮ Lieu de naissance :
Bordel familial, Cité Libre de Lys.

◮ Situation :
Mariée à sa dague, amante de la nuit.

◮ Statut :
Inventé.

◮ Groupe :
Dorne

VALAR DOHAERIS

◮ Maison :
La large maison d’Abislah abrite bien des fonctions différentes. Gynécée sensuel, bordel lubrique, centre d’assassin réputé. Les visiteurs y viennent de jour pour voir les petites filles s’entrainer à danser, ils viennent la nuit pour allonger leurs corps sur elles. Pour leur hymen, ils paient des fortunes. D’autres longent les couloirs incertains pour se confier à une ombre. Aux services du sang on paie son propre poids. Les âges ont fait la fortune de ce lieu que si tout le monde connait, demeure secrètement gardé. Entre ces murs nulle allégeance, tous ceux qui foulent son seuil savent que seule la main qu’ils trouveront décidera de leur honneur ou de leur déshonneur.

◮ Famille :
Un corps se déchire pour donner naissance, mais les mères sont nombreuses. Quant au père, maitre des lieux, il est celui qui a droit de vie ou de mort sur ses bâtards -quoique le terme n’existe pas-. Mâa est la beauté, la fine déesse meurtrière, qui a eu le droit d’entrer dans les appartements du maitre. Il est peut-être un oncle, un frère ou un cousin. Ile de plaisirs, le lignage à Lys n’a aucune reconnaissance. Vivre ou mourir est la seule réalité.

◮ Informations complémentaires & faits divers :

Je suis née pour être servile, cette condition ne m'affecte pas. Elle répugne certains êtres humains, mais pas moi. Combien de femmes et d'hommes peuvent profiter de la vie autant que moi? Peu, trop peu. L'amour et la mort sont les deux seules chose qui gouvernent le monde connu. Je suis une des rares qui les possèdent entre les mains.

Je maitrise quelques poisons et leurs antidotes. C'est un art qui demande bien trop d'attention pour que j'y excelle. Ne me demandez pas de vous préparer des Pleurs de la Déesse Lys, je n'ai réussi qu'une fois. Je connais les simples choses : celles qui empêchent les hommes de féconder et les femmes de porter à terme leurs semences, comment déclencher le feu dans un estomac ou comment mobiliser les muscles pour plusieurs heures jusqu'à ce que je le coeur lâche.

Au creux de mes seins balance une bague d'or et de perles. Avant je la portais à mon pouce, à présent je la garde pour garder mémoire d'un temps qui n'existe plus. Cette bague est bien des choses, mais elle n'est jamais ce que les autres croient. Ma dague au manche d'ivoire, damassée de lettres valyrienne, ne me quitte jamais. Ma mère me l'a donné le jour où je suis rentrée dans la maison des assassins. Elle mon centre névralgique, ce à quoi tout mon être est rattaché.

Silencieuse et observatrice, je ne parle pas beaucoup. La langue de Dorne m'est désormais familière, mais je conserve un accent fort et prononcé. Il m'est presque impossible de m'en défaire.

Je suis être loyale à qui sait toucher atman, mon esprit, mon essence. Bien sûr, mes sens sont bien trop éveillés pour que mon enveloppe corporelle n'appartienne qu'à un seul. On ne m'a pas élevé dans cette conception des choses. Au contraire, la vie n'est que luxuriance et la chair en est un élément vital. Lys est une cité particulière. On y célèbre la débauche et la tromperie, si j'ai pris par au premier de ces synonymes je n'ai jamais cautionné le second.


DIS-MOI TOUT...

Ces six dernières années, la guerre a affaibli chaque région de Westeros, provoquant des pertes tant matérielles qu’humaines. Prenant la relève, la sécheresse vient ébranler les réjouissances de la paix. Comment avez-vous vécu les lendemains de la guerre? comment subissez-vous ce Long Eté? ✒️ Six années? si tu le dis, probablement. De Westeros et de ses guerres, il m’importe peu. Du monde des Lords, je ne connais que l’or, la dépravation et leurs bâtards. Je suis née un jour où la température était si haute qu’on pensait que Mâa en étoufferait. Je me contre fou que des hommes se meurent, la mort prend tous les jours. Je ne crois pas que ces questions soient pour moi.

Maegor mort, Jaehaerys est le nouveau Roi des Sept Couronnes. Dans quelques mois, il épousera sa soeur, régente du royaume, Rhaenys Targaryen. Quel est votre position sur cette union qui suscite la colère du Nord? Pensez-vous que Daenys serait mieux à même de régencer le royaume? ✒️ Maegor. Jaehaerys. Rhaenys. On dirait une fable pour les enfants trop dissipés Qu’un gamin de quinze ans baise sa soeur ainée ne me choque pas. Il n’y a bien que Westeros pour s’en offusquer! Tout comme il n’y a bien que le Nord pour s’en trouver colérique! Les hommes et les femmes ne devraient pas être entravés par ce qu'ils croient pêchés.

Sur ce nouvel échiquier, pourriez-vous trahir vos allégeances pour parvenir à vos fins? Quelle est votre ambition personnelle? ✒️ 
Je ne trahis pas, ce sont les autres qui s’aveuglent. Un jour, je retournerai à Lys et je gagnerai la place qui m’est due. Je serai le Maitre de la maison du Désir et les hommes viendront m’offrir leur semence. Pour l'instant, mes arts sont dévoués à la princesse régente Nymeria Martell. Il en sera ainsi tant qu'elle le décidera ou qu'on lui prenne sa vie. Mon éducation méritocratique à fait de moi ce que je suis, ce que je crois : les faibles ne sont pas fait pour voir l'Aurore.


DERRIERE LE MASQUE
• Âge |
taratatata, il change à chaque fois que je reviens!
• Prénom ou pseudo |
Parvati
• Sexe |

• Comment as-tu connu le forum ? |
Je ne me souviens plus?
• Autre chose ? |
je me lance dans l'inconnu le plus hurluberlu et le plus fascinant!

image by Tomasz Jedruszek # code by ATC.

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Menaka
DORNE
■ Localisation : Lancehélion
MessageSujet: Re: Et, un jour, la douleur s'est envolée.    Lun 18 Sep 2017 - 22:05


MENAKA

« when it feels scary to jump, that is exactly when you jump »


BUT FIRST WE LIVE

PARTIE 1 :
Cité Libre de Lys, Bordel d'Abilash, an 339 (48 pour les Sept).


Ils me jettent violemment à terre. J’ai mal. J’aimerais aboyer, mais je n’ai des râles. J’ai mal, mais je suis seule. Tandis qu’ils jettent le corps de ma mère dans la mer du coucher, ils vont me dissimuler. Je ne crois pas qu’ils m’oublient ici, ils vont se faire une joie de saccager mon corps. Mes frères demain me tueront. Je ne dormirai pas. Je ne m’abaisserai pas à gaspiller ces quelques heures pour rêver de choses que je n’aurais plus jamais. Je veux me souvenir de tout. Je vais tout te dire à toi. Ce soir ne laisse pas les rêves, qui savent nous enivrer les sens pour nous plonger dans un temps sans âges, m’envelopper. Ne me laisse pas m’endormir car je ne veux pas que le jour vienne me saisir. Je veux me saisir de lui comme je me saisirai de tous ceux qui viendront demain. Dans ce monde où tout n’est qu’à eux, cette nuit m’appartient. 


***

D ’une main autoritaire Abha fait taire les musiciens. En sanskrit son prénom veut dire « beauté éclatante », elle l’a peut-être été mais aujourd’hui elle ressemble à un vieux serpent fripé. Mes mères disent même que si elle se cache le visage sous ses élégants voiles c’est parce qu’elle n’a plus ses dents. Elles disent d’autres choses sur comment elle les as perdues, mais je n’ai pas le droit de le répéter. Mâa dit que ce sont des commérages, pourtant ça l’a fait beaucoup rire. Abha tout le monde la respecte parce que c’est la plus âgée des femmes ici, même des hommes. Personne ne connait rien de sa vie, à part que son fils est le Maitre. Exigeante et autoritaire elle tient le gynécée avec une poigne de fer. Personne n’ose jamais rien lui dire, tout le monde la respecte, du moins devant elle. Je sais que je devrais continuer de danser, mais mes talons sont meurtris. « Tu arrêtes? Elle rit et tout le monde hausse les pieds pour voir si on aperçoit ses dents. Son rire est faux et bientôt c’est une gifle qui s’abat sur ma joue. Petite insolante, tu danseras jusqu’à ce que je te dise que tu peux retrouver ta mère. » « Non! J’ai mal! » Je soulève mes lourdes jupes pour lui montrer que mes talons saignent. La vieille chienne, si elle continue je devrais rester couchée et Mâa perdra toute crédibilité. J’ai huit ans, mais je connais très bien les règles de notre univers. Je sais très bien ce qu’il m’attend si un matin je ne me lève pas. « Un jour peut-être tu deviendras une femme, tu saigneras bien plus que ça. » Elle fait claquer ses doigts et le taal reprends. Mes soeurs se remettent à danser, elles reprennent leurs frappes de pieds incessantes. Après un temps où je continue de défier Abha du regard, je me plie à son jugement. Derrière les cloisons j’entends Rustom rire. Les garçons, ils n’apprennent pas à danser comme les filles. Dans notre demeure, chacun à sa place et dès notre naissance nous vivons pour servir les Arts. Le plus pur des Arts et celui de la Mort, mais pour y arriver il faut savoir faire naitre le mahabhuta dans nos yeux. Nous ne seront pas beaucoup à y arriver et les rares qui y arriveront seront voués à mourir.

« Aïe ! » Mâa me regarde avec de grands yeux noirs, cesse de geindre disent-ils. Elle applique une pâte de poudre sur mes talons. Elle n’est pas née ici, elle a été achetée comme esclave alors qu’elle était adolescente. Sur son épaule gauche, quand elle est nue, on peut voir la marque de son marchand. Elle a traversé la mer de Jade pour venir ici, mais elle n’en parle pas souvent. J’espère que je lui ressemblerai plus tard à cette beauté de Mahraj. « Mâa, tu reviens quand? » Rustom est dans l’embrasure de la porte. Il n’aime pas quand elle part. Je ne sais pas sourit-elle énigmatiquement et elle nous fait signe de nous taire. Elle ne nous promet jamais qu’elle reviendra, nul ne sait quand sonne l’heure de sa mort. Ici chacun à un rôle, le sien est d’être une main de l’ombre. On sait bien que si elle ne doit pas revenir, nous ne vivrons pas bien longtemps. Nous ne sommes pas encore assez âgés pour être utile à notre père. « N’aie crainte Rustom, je prendrais soin de toi! » Son orgueil de jeune paon piqué à vif, il se jète sur moi et nos cris heureux appellent notre fratrie de bâtards.

***


Es-tu heureux de ton enfance? Moi, oui. J’aimais ma maison, j’aimais les mères qui se réunissaient pour faire la cuisine, laver le linge, coudre nos robes, en chantant des poèmes sur l’amour. Sens-tu l’odeur de l’encens? Elle me rappelle le chaos de la cour du gynécée. Peut-être qu’elle vient de là-bas… peut-être que mes mères prient pour Mâa. On passe à côté de la beauté de notre vie, on ne voit que ce qu’il y a de sale et de mauvais. Mon corps n’est qu’une marchandise pour les autres, plaisirs de la luxure ou plaisirs du sang, et bientôt il pourrira. Les riches ils pensent que nous sommes des objets à disposition de leurs bourses d’or. Peut-être que tu fais partie d’eux… J’espère qu’ils me bruleront, je ne veux pas que les vers viennent manger mon âme. J’ai une âme tu sais, j’ai une âme. Je suis un être de chair. Je suis comme toi.

***

« Cet homme est gras, on dirait un porc et ses pieds… » se cachant leurs visages dans leurs mains, elles ne peuvent plus se contenir de rire. Elles rient toujours quand je leur parle de mon favori. Il a acheté m’a virginité il y a deux ans et depuis il ne cesse de me rappeler auprès de lui. Il n’y a que mes soeurs pour écouter mes histoires, nos frères eux ne parlent jamais des femmes ou des hommes qui les paient. Moi, si je n’en parle pas, j’étouffe. Rustom à désormais le droit de s’entrainer aux armes, mais moi je n’ai pas encore quinze ans. Je continue donc de danser tous les jours et chaque soir des nouveaux clients viennent payer notre Maison. Je préfère les étrangers parce qu’ils me parlent dans des langues que je ne connais pas. Ils me racontent des histoires qui se passent de l’autre côté de la mer : des histoires de guerres, de dragons, de rois et de princesses, ils m’expliquent la neige et les glaces. Lui, je le déteste mais il m’a acheté le premier, il a donc pouvoir sur moi. C’est un Lysene et je ne pourrais jamais me séparer de lui et de ses pieds malodorants. Il fait partie du Conclave et personne ne sait réellement le rôle que notre père a dans la Cité. « Menaka ! » Sous mes longs-cils j’observent la vieille Abha, qui n’est pas encore morte malgré toutes ces années, avant de rire avec mes soeurs. 


« Tu es sûre que tu l’as bien faite? » Il me regarde avec une suspicion d’adulte. Il me toise ainsi depuis qu’il a eu accès à l’apprentissage des armes. Entre ses doigts tourne la nouvelle pomme de senteur que je lui ai préparée. J’enduis la lame de son poignard d’une couche incolore et sans senteur. Une coupure à un seul endroit permet d’engourdir les membres de la personne, ils s’engourdissent jusqu’à se refermer sur le coeur. « Goutte et tu le seras bien assez tôt. » Je n’aime pas le ton qu’il emploie avec moi. J’ai les quatre éléments, bientôt moi aussi j’aurais le mahabhuta dans mes yeux. Avant, nous étions proches. Ce n’est pas parce que nous étions enfant, c’est parce nous avions les mêmes blessures. A Lys, les hommes ne connaissent pas la pureté du lignage, dans quelques années peut-être que je porterai les enfants de mon frère. Mâa ne veut pas que nous participions tous deux à l’élection du nouveau Maitre. Elle dit que c’est du suicide, mais aucun de nous ne se voit laisser la place à l’autre et aucun de nous ne se voit mourir. Nous sommes trop jeunes pour penser à la mort, ce même si nous la manipulons tous les jours entre nos mains. Avant nous étions proches, bientôt nous serons un danger potentiel l’un pour l’autre.

***

Le vent s’est levé et il s’engouffre jusque dans ma cellule. Il est chaud et emprunt de parfums floraux. Tu ne dois pas bien comprendre ce que je te raconte, c’est normal. Personne ne peut réellement comprendre, j’imagine… Le Maitre, mon père, va mourir demain. A partir de ces quarante années, ses fils et ses filles ont le droit de le provoquer en duel. Une journée de sang, une journée de gloire. Entre ces murs tu es dans un monde à l’intérieur de tant d’autres, nous sommes régis par la méritocratie. Ne naissent entre nos murs que les progénitures des plus beaux et des plus forts des êtres humains. La laideur, la faiblesse et la disgrâce sont mis à mort dès la naissance ou pendant l’adolescence. J’ai soif, tu n’as pas soif toi?

***

Je sens le plaisir de l’alcool prendre possession de tout mon corps. Je suis enivrée. J’ai toujours aimé cette sensation. J’ai entendu dire que par delà les mers les femmes n’ont pas le droit de boire plus que de raison. Leur vie doit être bien austère. « Tu surpasses ta mère en beauté. Personne ne surpasse Mâa en beauté, l’Astre n’était pas né avant que maman jaillisse en ce monde. A en croire les autres, tu la surpasses en tout. » Ses yeux soulignés de khôl, il me fixe sans me laisser la possibilité de m’échapper. Il m’a vu nue, il m’a vu vulnérable et blessée, mais moi je ne l’ai jamais vu comme je le vois ce soir. Celui que je croyais dieu, n’est que pulsions humaines. Il peut tenter de le cacher ce n’est qu’un homme. La lame de ma dague descend entre mes seins, je ne cille pas. Il ne me tuera pas, il me veut moi. Il nous veut tous. Ce faisant, il tente de défier la mort elle-même. « Dis-moi, aimes tu offrir la mort? » « Oui. » Il sourit. Parfois, je n’aime pas et j’ai envie de vomir. Nous avons un code d’honneur, mais il ne nous empêche pas de tuer les enfants. La majorité du temps, j’en éprouve une étrange satisfaction. Dans cette vie que la déesse m’a donnée, je ne suis libre de rien. J’ai donné mon corps à des hommes et de femmes que je ne peux plus compter, mais je n’ai jamais aimé. Par contre, quand j’offre la mort je peux décider. Lente, rapide. Douloureuse, indolore. Angoissante, rassurante. Elle est froide la lame, elle est glacée de tout son désir. « Veux-tu tuer Rustom? » « Je veux te tuer toi. » Mes doigts se resserrent autour du manche de ma dague. Il n’a pas le droit de l’utiliser, elle m’appartient à moi. Nous restons un instant nos mains rattachées à l’instrument de notre mort. Tejas danse en nos yeux, tandis que les autres célèbrent la déesse. Aujourd’hui, les castes de notre demeure sont abrogées, aujourd’hui on s'oublie à l’amour de Lys, notre mère et protectrice. Entre les mains de mes soeurs coulent l’ivresse de nos frères. « Nous verrons. »


« Menaka? » l’ombre a disparu aussi rapidement qu’elle m’avait plaquée contre le mur. Ma dague dans ma paume, je sens encore toute sa chaleur orgiaque. Mâa me regarde, ses sourcils tracent une convoitise que je ne lui connais pas. En plus de vingt ans, je ne lui ai jamais vu cette expression. Je sais que je n’ai pas besoin de lui dire, je sais qu’elle peut le lire sur mon visage. Pourtant, alors que je range mon poignard dans mon large pantalon coloré, je ne peux m’empêcher de laisser les mots sortir de ma gorge, vainqueurs. « Je viens de rencontrer mon père. »

***

A présent, la nuit est avancée. Les étoiles doivent briller dans le Ciel. Tu les observes les étoiles? Moi, je n’ai jamais pris le temps de le faire. C’est étrange, je me demande pourquoi… Serre-moi contre toi, ne me laisse pas m’endormir. Dans mon existence il ne s’est pas passé grand chose, mais j’ai aimé ma vie. Serre-moi fort! Oui comme ça, comme ça. Laisse-moi poser ma tête contre ton épaule. J’ai été un diamant. Eclatante et forte. Malheureux, te voilà prisonnier dans cette cellule! Il te faudra partir demain, tu ne veux pas mourir avec moi. Tu as déjà tué quelqu’un toi? Quand on entre dans la maison des assassins, on doit s'entailler la peau. Pour les siècles à venir, mon sang est inscrit sur les murs de ma maison. Tu devrais voir cette salle, des centaines de mains sont apposées sur la terre ocre. J’ai vingt-cinq ans aujourd’hui ou du moins cette année. Je ne connais pas le jour exact de ma naissance. Vois-tu, le temps n’existe pas à Lys. Non, tu n’as pas compris. Tu peux bien parler du Soleil et de la Lune, mais pour nous ce sont des amants éternels et le jour où ils se retrouveront nous mourrons.

***


L’altah de mes mains est aussi rouge que le sang humain. Il n’y a que les femmes qui maitrise l’Art de la Mort qui peuvent le porter. Depuis des années, désormais, il décore ma peau. Lui et la bague de mon favori. Elle orne mon pouce d’or et de perles. Plus de dix ans que je lui appartiens, ou qu’il m’appartient. Aujourd'hui, son corps est flasque, une cascade de peau en décomposition prochaine. L’amour en une poussée, il me paie bien plus par nostalgie de son passé qu’autre chose. Bientôt je pourrais l’enlever, Rustom m’a dit qu’il m’avait trouvé une protectrice plus importante et bien plus riche. Depuis des jours, je sens une présence qui m’observe. Elle m’est invisible, mais je sais qu’elle est là. Les autres chuchotent et mon frère abhorre un sourire satisfait, tout comme Mâa. Je crois qu’elle est fière de nous, elle sait qu’on peut y arriver. Dans quelques mois, je tuerai le Maitre et elle prendra la première place du gynécée. Les mères de ceux qui auront perdu la vie, mourront. Elles auront le choix du poison ou de la lame. Mâa ne fera pas partie d’elles et elle le sait. Cette assurance des prochaines années, les autres l’ont remarqué. Sûre de moi, cette ombre je la laisse donc me suivre partout : à mes entrainements et même à mes émois intimes. « Tu es déjà flétrie que seules les femmes veulent de toi? » « Piyali, j’attends avec impatience le jour où ta langue céraste t’étouffera… si je ne le fais pas avant! ». Le fait qu’une femme s’intéresse à moi ne me dérange pas, le plaisir de la chair et des sens sont les mêmes pour tout le monde.

Puisque je ne crains pas la mort, je me sens invincible. L’être humain est puéril et bête, j’en suis un exemple. Alors que je me plie aux désirs de mon frère pour qu’une riche femme engage mes services, je ne vois pas que les autres se sont ligués contre moi. J’ai la connaissance des poisons, mais je ne sens pas le venin que mon frère rumine. Ma soeur me lance un regard terrorisé, elle sait que mes paroles sont bien plus que des menaces. Je n'ai jamais su comment elle avait réussi à survivre jusqu'à aujourd'hui. Elle n'a jamais eu le droit d'apprendre les armes tant son esprit est éteint. Quand je serai Maitre de ces lieux, ce sera la première à s'endormir pour ne jamais se réveiller. « Va-t-en! »

***

Il me reste encore quelques heures… C’est gentil, tu ne m’as pas laissé m’endormir. Je sais, mes souvenirs te sembles probablement éparses et insuffisants, mais pourquoi voudrais-tu connaitre plus? Tu seras libre d'inventer des fables sur les mystères de celle qui t'es restée voilée : le premier homme que j’ai tué, les enfants que j’ai du enlever de mon corps, … Moi, j’étais juste une petite fille qui voulait vivre, j’écoutai les histoires des fantômes d’Abilash et j’ai cru que je pourrais les surpasser. Tu sais, cette fille qui chantait et dansait avec ses mères dans la cour du gynécée, qui épiçait trop les repas et qui riait parce que la bouche des autres brulait, n’est pas celle que tu vois. Je ne suis pas celle que tu vois. D’où viens-tu? De quoi rêves-tu? De quoi as-tu peur? Toutes ces questions, tu seras libre d'en écrire les réponses, car je ne serai bientôt plus là pour y répondre. Quelques heures sont bien trop courtes pour narrer une vie....

***

J e cours sans réellement savoir pourquoi. Mâa est morte, ils lui ont tranché la gorge. Juste là où il faut, un travail propre et rapide. Ses cheveux étaient collés sur son visage sanglant, même dans la mort elle demeurait belle. Et moi, je cours. Je cours pour tenter de trouver Rustom ou pour tuer mon père. Je ne sais pas, je ne sais plus. Demain nous devions tous nous avancer en même temps pour défier notre père et Maitre. Les traitres, ils vont m’assassiner parce que je suis bien meilleure qu’eux! Ont-ils déjà tué mon frère? Alors que je cours, j’entends les chants de mes soeurs qui ne savent pas quelle tragédie vient de se produire. Ecoutez toutes ces jalousies qui ne naitront pas demain, la luminescence de leur splendeur ne sera jamais vue. Tu es de l’autre côté, mais l'Astre demain brillera quand même. Ils ne le disent pas les amants, mais c’est leur manière d’aimer. Je me baisse violemment et je repousse de mes mains le corps d’un de mes frères. Ils ont mis leurs tenues noires, celles qui cachent les visages. « LACHES ! LACHES ! ». Nos lames se frappent, elles se déchirent. Ils sont sept et moi je suis seule. Mon père ne viendra pas, ce n’est pas comme ça que notre monde fonctionne. Le meilleur gagne, les autres meurent. Je vais mourir. J’ai beau me défendre, ils sont trop nombreux. Une lame déchire mon épaule et je cri de douleur et de rage. Mon poignard vient trouver un coeur frémissant au même moment qu’on envoie mon sabre valser à l’autre bout de la cour. Je tombe à genoux, vaincue. Il m’est difficile de laisser ma tête haute et fière, j’aimerais me recroqueviller et fermer les yeux. Ce n’est juste pas comme ça qu’on affronte la mort.

Elle ne vient pas. A la place, une poigne attrape violemment mes cheveux et me traine sur le dallage de la maison. Les mères et les soeurs ne chantent plus, elles sont contre le mur et elles ferment les yeux. J'aimerais leur cracher dessus, mais toutes mes forces sont concentrées dans cette douleur atroce. Mes mains tentent de retenir ma chevelure, mais ils ne me tirent que plus violemment. J'essaie de me relever, mais c'est mon bras qu'ils broient. « Nous verrons. » La lente procession continue jusque dans quelques pièces oubliées de la demeure. Nulle fenêtre, nulle ouverture sur le monde extérieur. Des larmes viennent couler sur mes joues. Je n’ai pas pleuré depuis des années, mais aujourd’hui je pleure. Ici, sera mon mausolée.


PARTIE 2 :
Lancehélion, Principauté de Dorne, an 49..


Je regarde la caravane s’ébranler. Les étendards de leurs nobles maisons sont hissés. Hauts et fiers, ils peignent le ciel de dizaines de couleurs. Allyrion, Dalt, Dayne, Noirmont, Wyl, Ferboys, tous se rendent sur des terres qui me sont inconnues. Ils disent que c’est la terre des Dragons contre laquelle leurs ancêtres se sont battus. Leurs montures s’ébrouent, sentent-elle le danger d’une telle expédition? Ici, je ne suis qu’une ombre et personne ne m’a dit aurevoir. Autant que je suis sous leurs yeux, ils ne me voient pas. Sur ces terres dont les coutumes me demeurent étrangères, mon ombre ne m’appartient plus.

***

«  Ils ont mis un démon dans ton oeil. » « Ferme-la et avance! » Ses mots sont secs, violents. Je ne peux pas croire qu’il soit là, à m’exiler de force. Lui, parmi tous les autres. Quand il est venu me chercher dans ma cellule, j’ai lacéré son visage. J'aimerais pouvoir faire bien plus, mais maintenant les forces me manquent. Les deux hommes qui m’attendent, je ne veux pas les suivre. Je préfère mourir à Lys que prendre les flots vers des rivages inconnus. Je n’ai pas la curiosité des autres moi! Je n'ai pas cette douceur du coeur, cet élan à rêver de ce que je ne connais pas. Nos yeux se défient, le mahabhuta pulse entre nous. De tous, je pensais qu’il aurait été le premier à pourfendre mon corps de sa dague… mais non, c’est un lâche comme les autres. Sa main broie mon poignet, mais la douleur je ne la sens plus. Je ne ressens que la mort qu’on ne me donne pas. Elle est la pire sentence qu’il soit. Il continue de resserrer sa poigne et je sens cette pulsion meurtrière s’accélérer. « Tu me prives de ma seule liberté. » Je sais qu’il comprend. Je sens que son choix lui est douloureux. Ce que je ne sais pas c’est tout ce qu’il n’a pas le temps de m’expliquer. « Je te sauve de ta misérable vie. » « Alors, tu m’arraches ma fierté. » Je ne peux pas lui pardonner. Me poussant devant, il me libère. Sous l’intensité du geste, je manque de trébucher. Mon coeur se gonfle trop vite et mes yeux sont trop humides. Dans un geste souple il sort de sa chemise la dague qui m’a été remise il y dix ans. Dans ses paumes plates déposées, elle apparait comme un piège subtil. « Ta vie sera meilleure. » Prends-la, chuchote ses lèvres. « Et pourtant, ce n’est pas toi qui t’exile. » Prends-la, chuchote à nouveau ses lèvres. « Lys est trop petit pour nos deux égos. » Il fait un signe indistinct et les sbires de cette femme se rapprochent. Mes mains se referment autour de la dague. Dans l’ombre je recule. Si la vie nous est permise encore longtemps, oui si la vie nous est permise assez longtemps pour que nos chemins s'emmêlent : je le tuerai. « Nous verrons. »

***

Mes yeux glissent sur elle. Ils sont nombreux à la craindre cette princesse guerrière. Sur son passage, ils baissent tous leurs visages. Plus que par respect, c’est pour cacher les nombreux désirs qu’elle inspire. Elle le sait, elle est pleinement consciente de son emprise sur son peuple. Moi je ne baisse pas la tête, je la considère. Elle n'est pas comme les autres nobles grossiers à la bourse pendante. Elle a mahabhuta en ses yeux. Les éléments de la terre combinés. Ici, certains disent qu’elle vole la place de ses neveux, d’autres que son profil mythique ressemble à celui de Maegor le Cruel. Un nom qui semble avoir été inventé pour faire taire les enfants trop turbulents.


***

Mes iris se gonflent. Elles font toujours ça quand Mâa raconte les origines de mon prénom. Je monte la couverture de coton jusque sous mon menton. J’aime les histoires sulfureuses des dieux et des déesses des terres inconnues. Elle me dit de fermer les yeux et de me laisser porter jusqu’à Manjah. Elle m’a décrite déjà des centaines de fois l’île dont elle est originaire. Le décors est planté. « Menaka était une apsara de l’eau. On dit qu’elle est née à la source de la mer de Jade, mais aucun être humain à ce jour n’a pas pu aller le vérifier. Un jour que les hommes-chevaux venaient de combattre quelques simples humains sur les rivages de leur île, le plus brave et droit d’entre eux décida d’aller prendre un bain. Alors que le guerrier lavait ses membres, se purifiant du sang de ses ennemis, une beauté nue surgit des eaux. On raconte que personne n’avait vu femme aussi belle et que ceux qui tentèrent de la repousser devinrent fous. Visvà, lui, succomba. Ils s’unirent et elle porta son enfant. Mais les autres hommes-guerriers étaient jaloux et commencèrent à vociférer de terribles rumeurs… » « Quelles rumeurs Mâa? » « … celle que par sa nudité elle avait dupé l’homme le plus pur de l’île. Les rumeurs prirent raison de l’esprit de Visnà qui maudit sa belle. Désormais, il leur serait impossible de vivre ensemble. Mise à mort, Menaka appela ses soeurs. Un murmure sur l’ondine de la mer de Jade. Nues, elles sortirent des flots. Inspirants tour à tour luxure et passion sanguinaire. Tentatrice de l’excès, les humains devinrent leurs amants. Auprès de leurs corps reposés, elle soufflèrent la mort à leurs ennemis. Le noble Visnà et ses frères furent les derniers hommes-chevaux, leurs fils et filles massacrés.» « Et qu’est-il arrivés aux hommes? »« On dit que le corps de ces amants reposent à jamais à la source de la mer de Jade. On dit que ces amants ne sont pas vraiment morts, dans les sillons de l’eau ils s'unissent à jamais. De plus, ils demeurent vénérés à Manjah car le fils de Menaka transmis leur culte. ». Et la nuit sera belle. Les rêves coulent en mon corps, ils m'endorment et m'emmènent loin. De ces héroïnes de la onde, cruelle et sensuelle, je serai quelques heures.

***

Tous les noms semblent avoir été inventé pour inspirer craintes et fantasmes. Celui de la belle Nymeria Martell n’y échappe pas! Dans le futur, que diront leurs Mestres sur cette femme qui tient tête à des dragons? Pour savoir ce qu’il se passe entre les murs de Lancehélion et quels complots habitent le coeur de ses habitants, je ne vous dirai rien. Je suis une ombre et les ombres n’existent plus dans la noirceur des temps. Je regarde une dernière fois la Conseillère s’en aller. C’est elle qui m’a choisie pour servir secrètement sa maitresse, pourtant tant qu’elle était là je n’existais que trop peu. Elle peut bien lever son menton avec fierté, quand elle reviendra -si elle revient- elle ne sera plus la seule à avoir la confiance de sa délicieuse princesse. Je n'attends pas que le convoi devienne nuage de poussière, je recule et me faufile entre les murs. Menaka veut un jour retourner sur la terre de ses ancêtres et Menaka veut retrouver la place qui aurait du être sienne.

image by Tomasz Jedruszek # code by ATC.

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Myriah Ferboys
DORNE
■ Localisation : Auprès de Nymeria Martell
MessageSujet: Re: Et, un jour, la douleur s'est envolée.    Lun 18 Sep 2017 - 22:13

Que vois-je ? On rejoint les rangs de la terre sacrée de Dorne ? Magnifique ! Tu ne peux faire qu'un bon choix en prenant cette région

En tout cas je te souhaites rebienvenue sur notre beau forum qu'est ATC et bon courage pour la rédaction de ta fiche que j'ai hâte de lire

Edit : J'avais pas vu que c'était toi Catou

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Nous gardons la voie
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Valyron Tyvaros
COURONNE
■ Localisation : Port-Réal
MessageSujet: Re: Et, un jour, la douleur s'est envolée.    Lun 18 Sep 2017 - 22:25

Ohhhh Catouuuu

Que j'ai hâte de voir ce que tu nous prépares

Re-bienvenue à toi avec ce beau personnage

Bonne rédaction de fiche à toi

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Des mes ordres, dépend le destin du peuple.
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Rhaenys Targaryen
COURONNE
■ Localisation : Au Donjon Rouge, Port-Réal
MessageSujet: Re: Et, un jour, la douleur s'est envolée.    Mar 19 Sep 2017 - 9:46

J'ADOOOOOOOOOOOOOOOORE

Pas bienvenue... parce que t'es déjà des nôtres

Mais je suis foooort pressée de voir ce que tu nous réserves

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If I look back I am lost
I am the blood of the dragon. I must be strong. I must have fire in my eyes when I face them, not tears. © by anaëlle.
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Alerie Lannister
OUEST
■ Localisation : à Port-Réal, en Terres de la Couronne, pour le couronnement et le mariage du Roi Jaehaerys Targaryen
MessageSujet: Re: Et, un jour, la douleur s'est envolée.    Mar 19 Sep 2017 - 10:29

(Re)bienvenue avec ce personnage qui promet

Rien que le pitch me mets des étoiles dans les yeux, hâte d'en découvrir davantage sur ta jolie dornienne/lysienne

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    I Will Fight Them Within My Marriage
    it was a big big world, but we thought we were bigger, pushing each other to the limits, we were learning quicker by eleven, smoking herb and drinking burning liquor. never rich, so we were out to make that steady figure ⠇7 YEARS, LUKAS GRAHAM
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Wendy Piper
OUEST
■ Localisation : A Port Réal, auprès de sa soeur
MessageSujet: Re: Et, un jour, la douleur s'est envolée.    Mar 19 Sep 2017 - 11:18

Re bienvenue avec ce personnage qui fait rêver Et quel choix d'avatar
Je suis toute aussi pressée que les autres de découvrir ce personnage !

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Little sweet poison
“We are what we pretend to be, so we must be careful about what we pretend to be.”
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Oriane Tully
CONFLANS
■ Localisation : Port-Réal
MessageSujet: Re: Et, un jour, la douleur s'est envolée.    Mar 19 Sep 2017 - 11:36

Comme elle est belle

Moi qui m'étonnais de ne guère voir de natifs d'essos sur ce beau forum si fourni, me voilà servie

Le début est toujours aussi agréable à lire, comme tous tes écrits. J'ai hâte de voir la suite de ce que tu nous réserves !

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Bride of the River, Daughter of the Storm
Remember who you are, what you were made to be. Remember your words.
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Menaka
DORNE
■ Localisation : Lancehélion
MessageSujet: Re: Et, un jour, la douleur s'est envolée.    Mar 19 Sep 2017 - 12:14

Olalalala tant d'amour!

Je vais essayer d'être à la hauteur de vos attentes, si touchantes et qui me vont droit au coeur!

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I'm well acquainted with villains that live in my bed They beg me to write them so they'll never die
   
crackle bones
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Le Chevalier Errant
ADMIN SUPRÊME & PNJ
■ Localisation : indéterminé.
MessageSujet: Re: Et, un jour, la douleur s'est envolée.    Dim 24 Sep 2017 - 22:02


Félicitations !
« Bienvenue sur ATC »

Que dire, ma chère Parvati??

C'est une fiche incroyable que tu nous a pondu. On jurerait un personnage issu des bouquins de George lui-même

Hâte de voir ce que tu vas en faire et hâte de te croiser en RP : bravo

Et c'est pour cela que le staff et moi-même sommes heureux de vous annoncer que votre fiche est validée ! Vous êtes désormais un habitant de DORNE. En tant que tel, vous êtes soumis aux lois de celle-ci ainsi que celles de Westeros. Au plaisir, donc, de vous croiser dans l'un ou l'autre des Sept Royaumes.

Cependant, pour finaliser votre inscription et votre intégration au sein de la communauté, il vous reste quelques petites formalités à remplir obligatoirement :

Recenser l'avatar du personnage.
Déclarer sa famille.
Compléter le registre des multicomptes (si vous êtes un DC, TC, QC)
Recenser les dates importantes de votre personnage dans les chronologies détaillées
Créer et tenir à jour (impérativement) votre fiche de chronologie de personnage.
Ouvrir une fiche de liens.
Assortie à sa soeur, fiche de sujets.
Et de venir prendre du bon temps avec nous !

crédits image : ATC ; code by ATC.

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Elia Sand
DORNE
■ Localisation : Noirmont
MessageSujet: Re: Et, un jour, la douleur s'est envolée.    Lun 25 Sep 2017 - 19:02

Houla je suis en retard en moi ! Bravo pour ta validation !
Super ce personnage, je suis sûre qu'on aura maille à partir !

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Avec le temps, ce rêve devint un objectif qui donnait un sens à ma vie, et ma vie une flèche volant vers cette cible. Jamais, me promis-je, je ne laisserais la peur compromettre ce que j'étais : l'héritière légitime de Dorne.

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MessageSujet: Re: Et, un jour, la douleur s'est envolée.    

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Et, un jour, la douleur s'est envolée.

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