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 Laoren Redwyne - Sur les flots pourpres

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Laoren Redwyne
BIEF
■ Localisation : La Treille
MessageSujet: Laoren Redwyne - Sur les flots pourpres   Mer 20 Sep 2017 - 15:02


Laoren Redwyne

feat. Astrid Bergès-Frisbey

♦ Aimable ♦ Lunatique ♦ Mystique ♦ Studieuse ♦ En retrait ♦ Romantique ♦ Attachée à sa famille ♦ Envieuse ♦ Rêveuse ♦ Patiente ♦ Rancunière ♦ Entière ♦ Curieuse ♦


VALAR MORGHULIS

◮ Titre(s) :
Damoiselle de La Treille

◮ Âge :
21 ans

◮ Lieu de naissance :
La Treille

◮ Situation :
Célibataire

◮ Statut :
Inventé.

◮ Groupe :
Bief

VALAR DOHAERIS

◮ Maison :
Mon allégeance va d'abord à mon seigneur et frère, Lord Lyam Redwyne, Seigneur de la Treille. Je suis une Redwyne, et nous n'obéissons qu'aux seigneurs du Bief, que leur nom soit Tyrell ou Jardinier m'importe peu, je serais présomptueuse de croire que mon avis sur la question compte pour quelque chose. Mais Lyam semble loyal aux Tyrell, alors je le suis aussi.

De la même façon, les Tyrell offrent leur obéissance aux Targaryen, alors s'ils commandent, j'obéirai, tant qu'on ne me dit pas le contraire. Il y a des choses bien plus belles et intéressantes que les noms de ceux qui veulent diriger.


◮ Famille :
Je suis née Redwyne, de l'union de mon père, Mance Redwyne avec son épouse, Alysha, née Ambrose. Cadette d'une fratrie de quatre enfants, je ne suis pas de ces jeunes filles, dernières venues, qui font une dernière fois le bonheur de leur père, ou même de leur mère. Contrairement à mon frère aîné, Lyam, ou à mes deux soeurs, Dyanne et Jessamine, je n'ai pas hérité de l'extravagance héritée de notre père. Discrète, effacée, loin des canons de beauté, j'ai passé mon adolescence dans l'ombre de ma soeur la plus proche, Jessamine, qui attirait à elle nombre de prétendants.

Si mes relations avec mes parents ont toujours été distantes depuis mes premiers souvenirs, celle que j'entretiens avec mon frère et mes soeurs est toute autre. Ils ont toujours été un bouclier pour moi alors que l'on me reprochait de ne pas être comme eux, et en échange, je leur offrais mes visions du monde, mes histoires, mes rêveries. Ils représentent ce que j'ai de plus cher, et pour eux je sacrifierais jusqu'à mon âme.

Si aujourd'hui seul Lyam est encore présent dans notre forteresse, mes correspondances avec mes deux soeurs restent régulières et animées des événements qui jalonnent nos vies. Avec l'âge et la distance, je suis devenue leur confidente, dépositaire de secrets qu'elles ne sauraient révéler à leur mari, ou même à leurs dames de compagnie.


◮ Informations complémentaires & faits divers :
Dernière née de la famille, à un moment où mes parents n'espéraient plus avoir d'enfants, je ne ressemblais que très peu à mes soeurs aînées, qui avaient hérité des traits caractéristiques de ma famille, au point que que mon père a longtemps cru que j'étais le fruit d'un adultère de ma mère avec un autre, ce qui n'a pas arrangé le manque d'affection que celui-ci avait pour moi. Mon adolescence fut difficile, tant mon corps semblait se refuser aux changements qu'il subissait, là où Dyanne et Jessamine étaient devenues rapidement belles et gracieuses, il semblait que seul mon rang me permettrait un jour de faire un beau mariage.

Ce manque d'attrait physique, je l'ai vite compensé par une curiosité et un besoin profond de comprendre les choses du monde, faisant de notre mestre un mentor et la figure paternelle qui me manquait. La majorité de mon temps libre, je le passais en sa compagnie, l'aidant à s'occuper des corbeaux et l'assaillant de questions sur tous les sujets qui me venaient à l'esprit. Parmi tous les sujets, ce sont les mythes fondateurs qui me fascinaient le plus, réponses plus ou moins maladroites à la raison de notre présence en ce monde. J'ai fini par me faire ma propre idée, loin de la Foi des Sept que je considérais bien trop complexe pour expliquer une chose pourtant simple: tous, autant que nous sommes, avons la possibilité d'apporter un peu de lumière en ce monde, ou au contraire, de contribuer à le plonger dans les ténèbres. Je me gardais bien cependant de faire état de ce scepticisme devant mes parents, ou notre septon, de peur de déclencher leur colère.

La vie que je ne m'imaginais pas vivre, je la vivais par procuration, enivrée des récits, qu'ils soient ou non fiction, de chevaliers et seigneurs vivant un amour aussi profond qu'il pouvait être ravageur, ou des aventures plus épiques les unes que les autres. Les livres étaient mon exhutoire, et bientôt je me découvris également un talent pour créer mes propres histoires, qui me semblaient souvent plus réelles que la vie morne que je vivais auprès des miens. Si aujourd'hui mon corps semble s'être réconcilié avec lui-même, et que du haut de mes 21 années on commence enfin à me courtiser, je ne peux m'empêcher de comparer tout ces gens aux nobles des histoires, et de n'y voir que des manoeuvres politiques, bien éloignées de mes idéaux d'amour vrai et de romance. Je sais que je ne suis pas destinée à ces histoires, mais simplement à être un outil dans les manoeuvres politiques de mon père, mais je ne peux m'empêcher d'espérer qu'un jour, ce sera mon histoire qui sera racontée dans les ouvrages que j'apprécie tant.

DIS-MOI TOUT...

Ces six dernières années, la guerre a affaibli chaque région de Westeros, provoquant des pertes tant matérielles qu’humaines. Prenant la relève, la sécheresse vient ébranler les réjouissances de la paix. Comment avez-vous vécu les lendemains de la guerre? comment subissez-vous ce Long Eté? ✒️ La Treille n'a pas vraiment eu à subir les affres de la guerre, et si l'absence de Lyam, parti combattre au coté de mon père et des Tyrell m'a beaucoup pesé, tout comme la peur qui me tenait de savoir mes deux soeurs sur le continent, ma vie quotidienne n'a connu que peu d'impact, en comparaison à d'autres Maisons.

Pourtant, la sécheresse, elle, est une menace pour nos récoltes de raisin, et l'absence de mon père m'a permis d'ingérer plus que je n'aurais du dans le travail de nos paysans. Être utile, me sentir utile, était un sentiment que je n'avais que peu connu, et qui me donna enfin l'impression d'avoir un but dans cette vie. Pour autant, je n'en reste pas moins extrêmement concernée par ceux qui n'ont pas notre chance, maisons nobles aux terres réduites en cendre par l'ambition de leurs seigneurs, et paysans qui bientôt pourraient se retrouver incapables de survivre par manque de nourriture. Le problème est bien trop gros pour que j'aie une chance d'y faire quelque chose, et ce sentiment d'impuissance m'attriste autant qu'il me révolte.


Maegor mort, Jaehaerys est le nouveau Roi des Sept Couronnes. Dans quelques mois, il épousera sa soeur, régente du royaume, Rhaenys Targaryen. Quel est votre position sur cette union qui suscite la colère du Nord? Pensez-vous que Daenys serait mieux à même de régencer le royaume? ✒️ Si j'ai compris une chose de cette guerre, c'est que Maegor était loin d'être un homme bon. Est-il pour autant vrai que ceux qui se sont dressés contre lui l'étaient forcément? Rien n'est moins sûr, après tout ils sont tout autant responsables de la désolation qui règne actuellement sur le continent, et je ne peux pas croire que la seule préoccupation de ces grands noms qui ont mis un nouveau Roi sur le Trône de Fer était uniquement de réparer une injustice. J'espère néanmoins que Jaehaerys sera le Roi que l'on promet, juste et bon.

Qu'il se marie avec sa soeur m'importe peu, après tout ça a toujours été une pratique courante chez les Targaryen. Quant à la question de la Régence, je ne peux pas me faire d'idée sur deux femmes que je ne connais pas, et de toutes façons, cela a-t-il une importance? La Régence sera bientôt terminée, et il y a peu de chance qu'elle n'impacte La Treille, encore moins mon existence...


Sur ce nouvel échiquier, pourriez-vous trahir vos allégeances pour parvenir à vos fins? Quelle est votre ambition personnelle? ✒️ Si je n'ai pas énormément d'affection pour mon père, il n'en reste pas moins le chef de famille, et j'aime trop Lyam, son héritier, pour ne fut-ce que penser à déshonorer notre nom d'une manière ou d'une autre. J'agirai comme on me dit de le faire, même si cela me brise le coeur. Qu'il s'agisse de lui ou de mes soeurs, je leur resterai loyale aussi longtemps que je vivrai.

J'espère malgré tout que je pourrai un jour vivre cette histoire d'amour que mes lectures me promettaient, celle que Dyanne et Jessamine se sont vues refuser par un mariage de raison. Je continuerai aussi à apprendre, à poser des questions, et un jour, peut-être, trouverai-je les réponses à celles qui importent vraiment.



DERRIERE LE MASQUE
• Âge |
27 ans
• Prénom ou pseudo |
Ysa
• Sexe |
Peut-être
• Comment as-tu connu le forum ? |
C'est toujours la même chose
• Autre chose ? |
DC de Robb Baratheon

image by Tomasz Jedruszek # code by ATC.

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Laoren Redwyne
BIEF
■ Localisation : La Treille
MessageSujet: Re: Laoren Redwyne - Sur les flots pourpres   Mer 20 Sep 2017 - 15:02


Laoren Redwyne

«Le monde est un livre dont chaque pas nous ouvre une page »


BUT FIRST WE LIVE

Chapitre Premier : Le temps des questions

An 35, Lune 6, jour 11


« C’est quoi, une bâtarde ? »

Cette question, je l’avais longtemps posée étant enfant, sans jamais obtenir de réponse, jusqu’à ce jour là. C’était un mot maudit pour moi, qui semblait rendre mon père fou de colère, et ma mère plus distante à chaque fois qu’ils se disputaient. Encore, encore, et encore, il m’accusait d’être cette chose qui semblait si terrible, ma mère lui hurlait le contraire, et je les observais s’époumoner jusqu’à ce qu’ils se rappellent de ma présence, et que d’un geste, Père intime à un serviteur de m’éloigner.

Enfant déjà, on pouvait affirmer que je ne ressemblerais jamais à mes sœurs. Là où leurs cheveux évoquaient une pluie de feuilles à l’automne, les miens rappelaient le plus noir de la nuit. Elles étaient gracieuses de natures, des nymphes bien plus âgées que moi, la première entrant dans sa vingtième année alors que la seconde arrivait au terme de la quinzième. Du haut de mes sept ans, il semblait clair pour tous que je n’aurais pas les dons de Dyanne dans les arts de tenir une maisonnée noble, elle qui excellait en matière de diplomatie et de bonnes manières, je passais mon temps à assaillir les gens qui m’entouraient de questions sur tous les sujets qui me passaient par la tête. Je n’avais pas non plus l’âme envoutante de Jessamyne, qui représentait pour moi la princesse par excellence, aussi belle qu’elle était douce. Personne sur notre île ne dansait et ne chantait aussi bien qu’elle, et Père s’enorgueillissait de cette fille prodige qui lui apporterait sans doute un beau mariage. Non, à l’image de ma chevelure, je n’étais pas faite pour briller, préférant rester dans l’ombre de ces visages que j’adorais, toujours cachée derrière un pli de robe ou suppliant l’une d’elle de me raconter l’une de ces histoires qui me fascinaient déjà. Je n’existais qu’en tant que leur sœur, et cela me suffisait amplement.

Père et Mère ne l’entendaient pas de cette manière pour autant, le premier ne supportant que très peu ma présence silencieuse, et entrant dans des colères noires dès que je lui posais mes habituelles questions, celle dont je parle aujourd’hui la première. Ma mère, elle, était plutôt aimante, du moins tant que je n’amenais pas ce sujet, elle m’écartait alors rapidement pour me confier à une gouvernante. J’avais tout essayé, gardes, servantes, cuisinières, mais aucun d’eux, pas même mes sœurs, ou mon frère, n’avaient daigné me répondre. Un jour, pourtant, alors que nous étions tous les quatre réunis le long de la plage…

« C’est quoi, une bâtarde ? »

J’étais assise sur les genoux de Jessamyne, qui tressait mes cheveux avec patience pendant que Dyanne observait Lyam tenter de battre son record personnel de ricochet. Je les avais déjà assailli de questions, auxquelles ils avaient répondu tant bien que mal, et même si je n’avais pas grand espoir qu’ils répondent à celle-là, je devais essayer. Leur réaction ne se fit pas attendre, je sentais les mains de mon aînée s’arrêter de tresser, tandis que Lyam poussait un long soupir pendant que Dyanne secouait la tête.

« Tu ne t’arrêteras dont jamais de poser cette question idiote, Laoren ? Tu ne préfèrerais pas que je t’expliques comment faire des couronnes de fleur ? »

« Mais je veux savoir ! Promis, si vous me le dites, je ne vous poserai plus de questions aujourd’hui ! Je serai aussi silencieuse que les gardes ! S’il vous plait, s’il vous plait, s’il vous plait ! »

Ce fut Lyam qui craqua ce jour-là, peut-être parce que ma question lui avait fait rater son lancer. Il se tourna vers moi avec cet air mutin, celui qu’il arborait quand il s’apprêtait à enfreindre un interdit, avant de lancer très simplement, comme s’il me disait bonjour, au lieu de me fournir enfin la réponse à cette question qui me hantait depuis si longtemps :

« Une bâtarde, c’est une fille qui n’est pas née d’un couple marié, soeurette. »


« Lyam ! »


Au regard noir que lui lança Dyanne, je crus comprendre qu’il n’aurait pas du, mais peu m’importait, j’avais enfin une réponse. C’était donc de cela que mes parents m’accusaient ! J’aurais du me taire, j’avais promis, mais la réponse ne me convenait pas autant qu’elle aurait du, elles n’y arrivaient jamais vraiment. Je continuais donc sur ma lancée, incapable de comprendre la raison pour laquelle Père et Mère se disputaient à ce sujet.

« Mais alors, ça veut dire que Mère n’est pas ma mère ? »

La nouvelle question fit éclater Jessamyne de rire, tandis que notre ainée levait les yeux au ciel et se désintéressait de cette conversation qui ne l’intéressait, au final, pas plus que cela. Lyam, lui, se mit en quête d’un autre galet.

« Oh non, Mère est bien ta mère, petite mouette, je peux te l’assurer. On était tous là quand tu es née, et même si tu ne pouvais pas encore nous poser des questions à répétition, tu nous a empêché de dormir toute la nuit avec tes cris et tes pleurs. Et Père est ton père aussi... »


« Enfin, sûrement »

Ce fut au tour de Jessamyne de fusiller notre frère du regard. Le seul garçon de notre fratrie haussa les épaules en lançant un nouveau galet sur les vagues, tandis qu’elle me serrait dans ses bras, comme si ce qu’il avait dit était une chose terrible qui nécessitait qu’elle me console.

« Père dit ça quand il se dispute avec Mère parce que tu ne nous ressemble pas vraiment, avec tes cheveux noirs, mais il sait très bien que tu es sa fille, sinon il ne t’aurait pas donné son nom. Tu es autant une Redwyne que nous, et tu es ma petite sœur adorée, nous avons les mêmes yeux, non ? Ne t’inquiète pas avec ça, les hommes de la famille ont une forte tendance à parler trop vite et à dire des choses qu’ils ne pensent pas. Père t’aime comme il nous aime, même s’il ne le montre pas. Je crois qu’il pensait qu’il n’aurait pas d’autres enfants, alors avoir une mouette comme toi qui caquette à longueur de temps, il ne devait pas s’y attendre. Mais ne t’inquiète pas avec ça, il finira par arrêter avec ces histoires. »

Je ne m’inquiétais pas, perdue dans mes pensées que j'étais entre les bras de ma soeur. J’imaginais déjà que peut-être mon vrai père était un prince d’une contrée lointaine, avec un château encore plus vaste que le nôtre et des cheveux aussi noirs que les miens, et qu’un jour peut-être il viendrait me chercher pour que je devienne une princesse moi aussi, et qu’alors je pourrais être aussi belle que Jessamyne, aussi noble que Dyanne, aussi courageuse que Lyam. Oui, être une bâtarde ne m’aurait pas déplu, enfant que j’étais, sur cette plage calme, entourée de ceux que j’aimais, la tête pleine de rêves, les yeux perdus dans le bleu du ciel.

« Pourquoi le ciel est bleu ? »

Jessamyne rit à nouveau, avant de me pincer doucement la joue, m’arrachant un cri bien trop exagéré pour qu’il témoigne d’une réelle souffrance.

« N’avais-tu pas promis de ne plus poser de questions, petite mouette ? »

« Mais je veux vraiment savoir ! Promis, si tu me réponds, après je ne pose plus de questions ! »

Chapitre Deuxième : Le temps des découvertes
An 40, Lune 2, jour 18

Dès que j’ai eu neuf ans, j’ai appris à lire. Pour ça, je peux remercier le manque d’intérêt de mon père pour ma personne, sans quoi il m’aurait probablement plutôt forcé à m’intéresser à d’autres choses. Après tout, il avait déjà deux filles parfaites pour le mariage, et un héritier tout près à reprendre les rennes du pouvoir le temps venu. Quelle importance avait dont pour lui une fillette beaucoup trop bavarde et peu au fait des bonnes manières incombant à son genre dans la noblesse ? De mon côté, je m’étais vite rendue compte que mes nombreuses questions ne trouveraient pas toujours une réponse de la bouche de ceux qui daignaient me répondre, et m’étais résolue à les découvrir par moi-même. Tout naturellement, je me suis donc tournée vers notre Mestre, qui s’est fait un devoir de m’apprendre à déchiffrer les parchemins et ouvrages qu’il conservait dans la bibliothèque de La Treille.

Si dans un premier temps, Mestre Chrestan était mon percepteur dans l’espoir qu’ensuite je le laisse tranquille, j’ose espérer que ces séances lui ont appris à m’apprécier. Il comprit, à l’inverse de mes parents, que tout ces questionnements dont je ne me départais pas n’étaient pas pour moi un moyen de me rendre intéressante, mais une vraie curiosité, une soif de savoir inextinguible. Dans une autre vie, sans doute aurais-je pu moi-même étudier à la Citadelle, mais les mœurs de notre temps ne permettaient certainement pas à une simple femme d’accéder à une telle somme de savoirs. Le plus clair de mon temps, je le passais désormais en sa compagnie, plongée dans des ouvrages aussi divers que variés, ou bien aidant à m’occuper des corbeaux. Pour autant, et même si j’adorais m’instruire, c’étaient les contes et légendes qui avaient ma préférence. Songes d’une vie que j’aurais aimé vivre moi-même, je me sentais plus vivante à travers ces lignes, en vivant par procuration les vies de ces héros, de ces princes et princesses que dans ma propre vie.

Dyanne avait bien vite quitté La Treille suite à son mariage, avec l’âge Lyam avait pris plus d’importance dans la gestion de nos terres, et Jessamyne… Jessamyne passait le plus clair de son temps en compagnie de ce chevalier dornien depuis qu’il était arrivé au château pour servir notre père. J’avais douze ans, et la puberté prélevait sur mon corps bien plus qu’elle ne l’avait fait pour mes sœurs. Il semblait se rebeller contre ces premières lunes, marquant mon entrée dans l’âge adulte, gratifiant mon visage de poussées d’acné, ma taille d’une croissance chaotique, ma voix d’un ton enrayé qui avait achevé de me convaincre de ma différence avec elles. Je préférais l’isolation, et la compagnie du Mestre aux sourires parfois désolés, parfois moqueurs de ceux que je croisais. Pour les autres, j’étais une ombre, ou bien une farce des dieux à la grâce de ma famille, mais lui ne se souciait pas de ces considérations, et louait au contraire ma soif de savoirs et mon intelligence.

« Tu sais qu’il y a une réception, ce soir, Laoren ? »

Assise en tailleur à même le sol de la bibliothèque, sans aucune considération pour l’état de ma robe, j’étais plongée dans un compte-rendu de la Conquête de Westeros par Aegon. Dans ma tête, leurs visages royaux se succédaient aux batailles glorieuses qui avaient du se jouer. Des batailles sans effusion de sang, sans cri, uniquement auréolées de gloire, qui ne laissaient au combat que sa dimension épique, sa grandeur et celle de ceux qui y avaient participé. Je vivais dans leur monde, à leur coté, chevauchant leurs dragons et recevant les serments de loyauté de ceux qu’ils avaient vaincu. Comment aurais-je pu entendre la voix lointaine, et pourtant si proche de mon mentor ?

« Laoren ! »

Sursautant face à ce ton plus fort que le silence habituel de la bibliothèque, je levais les yeux de l’ouvrage, et offrit un sourire contrit à mon interlocuteur. Chrestan n’était pas fâché, il avait juste appris qu’il fallait parfois crier pour que j’offre à nouveau mon attention au monde qui m’entourait.

« Ton père reçoit les Tarly aujourd’hui, et un festin est donné ce soir. Ta présence sera requise, tu ferais mieux de te préparer. »


A ces mots, mon sourire s’effaça pour laisser la place à une inquiétude palpable. Je n’aimais pas ces réunions que je trouvais déjà ennuyeuses étant enfant, mais depuis que j’étais devenue « une femme », ou du moins que je devais en être une, elles avaient pris une tournure plus douloureuse, me forçant à affronter autant le regard de ma famille que ceux de nos invités. Avais-je honte ? Sans aucun doute. J’étais laide, là où mes sœurs avaient de tout temps été plus belles que le jour. Je n’avais pas leurs qualités pour la sociabilité, et mes réponses en public face à des gens que je ne connaissais pas tenaient presque toujours du monosyllabisme. A la pensée d’être à nouveau le monstre de foire de la soirée, mon estomac se serra, et je dus déglutir pour réprimer un haut le coeur.

« Ne pourriez-vous pas annoncer que je suis souffrante ? Ce ne serait même pas un mensonge, et je pourrais vous aider avec les... »


« Non. »

Le ton du Mestre était sans appel, et dur, même si ses yeux trahissaient la compassion qu’il avait à mon égard. Il tendit sa main pour m’aider à me relever, et me laissa lisser ma robe avant de continuer.

« Quoiqu’en disent les regards des autres, tu es une enfant Redwyne, et un jour où l’autre c’est cette place que tu devras prendre, pas celle de mon assistante personnelle. L’entrée dans l’âge adulte peut se révéler… Difficile pour une jeune fille, mais tu dois passer cette épreuve, et tu t’épanouiras comme toutes les jeunes filles de Westeros, sois en sûre. En attendant, tu devrais aller voir ta sœur, elle saura te rendre plus que présentable pour ce soir. Demain, je t’expliquerai le système de récoltes de l’île, et si la soirée se passe sans encombres, il y a peut-être un ouvrage à propos d’un certain Prince qui aurait traversé tout le continent pour retrouver sa fiancée que j’aurai retrouvé d’ici là. »

J’appréciais les tentatives de motivation de l’homme de science en face de moi, mais pour autant la soirée en perspective n’en demeurait pas effrayante. J’en savais assez sur le Mestre, néanmoins, pour ne pas tenter de le convaincre, et j’avais trop de respect pour lui pour tenter de l’amadouer. Je fis donc mine de récupérer courage face à ses paroles, avant de ranger le livre à sa place, et d’entamer le dédale de couloirs menant à la chambre de ma sœur. Elle devait sans aucun doute s’y trouver si banquet il y avait ce soir, occupée à choisir sa plus belle robe, et à intimer à ses servantes la coiffure précise qu’elle voulait arborer.

« Jessamyne ? »


Alors que j’ouvrais la porte de la chambre-sans frapper, comme à mon habitude- je découvris qu’elle n’était pas seule, et qu’au teint pivoine qu’elle arborait ainsi qu’à celui de son compagnon, bien trop proche d’elle selon les coutumes, je n’aurais pas du être là.


« Laoren ! »


Je restais un instant silencieuse, la bouche aussi ouverte que la porte, cherchant une raison à mon intrusion, qui me semblait plus grave à chaque seconde.

« Je… Mestre Chrestan m’a dit que tu pourrais m’aider à me préparer pour ce soir, alors… J’aurais du frapper, je suis désolée. »

Ce fut elle qui récupéra sa tempérance la première, m’offrant un sourire un peu gêné tandis qu’elle s’approchait de moi pour me pincer la joue d’un air moqueur.

« Il y a encore des manières que tu dois apprendre, petite mouette ! Ser Vorian venait juste de me raccompagner jusqu’à ma chambre. Il allait partir, tu ne déranges rien du tout. Merci pour votre temps, ser, mais je suis sûre que vous avez du travail à présent, vous pouvez nous laisser. »

Sautant visiblement sur l’occasion, le chevalier se fendit d’une révérence plus poussée que nécessaire, agrémentant celle-ci d’un « Lady Redwyne », avant de s’éclipser en coup de vent, me laissant à peine le temps de m’écarter de l’encadrement de la porte pour disparaître de l’autre côté de celle-ci. Jessamyne la referma ensuite derrière lui avant de se tourner vers moi, en m’indiquant la chaise posée devant le miroir posé sur sa commode.


« Nous allons te rendre plus jolie qu’un lever de soleil, tu verras ! »

Nous restâmes longtemps silencieuses ensuite, tandis qu’elle passait un onguent sur mon visage ravagé par une acné sauvage et tressait mes cheveux pour en faire une couronne ceignant mon front. Elle concentrée, moi trop gênée pour prendre la parole. J’étais jeune, oui, mais j’avais lu trop d’histoires d’amour pour ne pas comprendre la scène qui s’était passée devant mes yeux. Si j’avais été une bonne fille, j’aurais du courir auprès de ma mère pour lui raconter ce scandale, elle aurait certainement insisté pour que le dornien quitte notre Cour au plus vite, et les choses se seraient arrêtées là. Mais…

« Tu l’aimes, hein ? »

J’avais murmuré ces mots, comme je l’aurais fait si j’avais voulu lui confier un secret difficile à porter, et c’est exactement l’effet qu’ils eurent sur ma sœur. Elle se raidit un instant, me fixant dans le miroir, ne sachant trop quoi répondre tandis que je la fixais de mes grands yeux. Pour la première fois, il me semblait voir Jessamyne vulnérable, et cette expression sur mon visage brisa un peu l’image parfaite que je me faisais d’elle. Je m’étais attendue à une réponse franche, passionnée comme elle savait les formuler, comme j’avais pu en lire des dizaines, mais elle ne put qu’acquiescer lentement, comme lorsque l’on me prenait en train de fureter là où je ne devais pas. Elle se plaça ensuite devant moi, presque à genoux en prenant mes mains dans les siennes et en les serrant fort.


« Mais tu ne dois rien dire à Père, je t’en supplie. Nous avons prévu de lui parler, Vorian et moi, mais s’il l’apprenait au mauvais moment, ou s’il savait que nous nous voyons déjà... »

Je secouais vivement la tête à ses paroles, détruisant les efforts de tressages pas encore achevés. Comment pouvait-elle croire que je la trahirais ainsi ? Ma sœur méritait d’avoir tout ce qu’elle désirait, elle était Princesse sans en porter le titre, par son attitude et sa prestance, elle avait toujours été là pour moi, elle n’avait même pas à me demander quoi que ce soit, ma loyauté lui était acquise ! Et puis, il y avait quelque chose d’exaltant à être la dépositaire d’un secret aussi important, j’étais la gardienne de leur amour secret, j’avais un rôle à jouer dans cette histoire.

« Tu mérites d’être heureuse, grande sœur, je ne dirai rien à Père, ou à Mère, ou à qui que ce soit, pas même à Mestre Chrestan, je te le promets ! Personne ne sera au courant de votre secret, je serai muette comme une carpe ! »

Visiblement soulagée, Jessamyne se redressa et me serra dans ses bras, étreinte que je lui rendis de bon coeur.


« C’est une grande promesse, venant de toi. Merci, petite mouette. »

« Tu penses qu’il pourra me parler de son pays, à l’occasion ? Tout le monde ici dit qu’il est différent de nous, et que les dorniens ont des manières… Lubriques ? C’est ça le mot ? Qu’est ce que ça veut dire, d’ailleurs ? »

Un instant, ce fut le visage de Dyanne que je vis à la place de celui de ma plus jeune sœur ainée tandis qu’elle claqua la langue, frappant légèrement mon épaule avant de se remettre au travail.


« Il y a des mots que tu ne devrais pas utiliser à ton âge, Laoren. Et puis, Vorian n’est pas comme ça, différent ne veut pas dire mauvais, tu sais. Regarde-toi, tu es différente de moi, et pourtant tu me ressembles aussi. Je suis sûre qu’un jour, tu seras la plus belle d’entre nous. Et puis, si tu veux lui poser des questions, tu n’as qu’à nous retrouver demain, je suis sûre qu’il sera heureux de te parler de ses terres d’origine. »

Je fis la grimace, mais elle fit mine de ne pas l’avoir vue. Plus belle qu’elle ? Ce ne serait jamais le cas, et je le savais pertinemment. Mais j’avais un secret maintenant, et j’étais encore plus proche de ma sœur qu’auparavant, sans compter que Ser Vorian serait sûrement obligé de répondre à mes questions, si Jessamyne lui demandait gentiment. Oui, maintenant, cette réception me semblait bien moins effrayante, peut-être que c’était ça aussi, devenir adulte. Montrer que l’on pouvait me faire confiance.

Chapitre Troisième: Le temps des déceptions
An 45, Vieux-Jardin

Je la vois encore, comme si son mariage avait eu lieu hier. Droite et fière tandis qu’on la préparait, elle n’avait pas versé une larme. Pas ce jour là, du moins. Il y avait eu les nuits suivant l’annonce de son mariage avec l’héritier des Oldflowers, ces nuits d’insomnie que nous avons passées ensemble, seul soutien familiel sur lequel elle pouvait compter dans cette affaire. Mère était décédée un an plus tôt, et Lyam… Lyam était devenu l’héritier qu’il devait être. Il avait supporté Père dans sa décision, et était-il à blâmer ? De leur point de vue, Dorne n’était plus une option après les Marches, et l’union avec les Dayne était politiquement caduque. Mais de leur tour d’ivoire, ils ne comprenaient pas à quel point ils dévastaient l’étoile de notre famille. Des atermoiements d’enfants, voilà comment ils avaient qualifié son chagrin. J’aime mon frère, de tout mon coeur, mais son insensibilité pour Jessamyne, je ne la pardonnerai jamais.

Ensemble, nous avions échaffaudé tous les plans possibles : évasion jusqu’aux Météores, demande d’intervention des Tyrell, fuite sur les routes du Bief sur le chemin de Vieux-Jardin. Ils n’étaient restés que ce qu’ils étaient, des désirs de jeune fille amourachée, destinés à tomber dans l’oubli. Alors, nous étions arrivée dans le château des Oldflowers, et elle avait réussi à sembler heureuse d’être là. D’un seul coup, j’avais l’impression d’être la seule que la situation révoltait. La seule qui n’était pas prête à accepter que ma sœur suive une voie dont elle ne voulait pas. Elle aimait Vorian Dayne, il l’aimait. J’avais vu leur regard, je les avais cotoyé ensemble, je savais . J’étais la seule présence familiale qu’elle avait autour d’elle pour ce jour, Père et Lyam se trouvant aux côtés des Tyrell pour la guerre. Cette guerre qui avait forcé l’union qui allait se dérouler, entre autre. Les tensions avec les Hightower allaient grandissant, avait-on dit, si bien que nos suzerains avaient demandé à un seigneur fidèle de sécuriser une alliance avec une autre famille qui se disait descendante des Jardinier, pour empêcher qu’elle aussi ne décide qu’elle valait mieux que les Tyrell.

Je l’observais, assise sur une chaise posée dans un coin tandis que les servantes arrangeaient ses cheveux, l’aidaient à enfiler la robe somptueuse qui avait été prévue pour l’occasion. Elles fixaient des ancolies à travers ses mèches blondes, parce que la couleur allait de pair avec celle de la robe, qui elle reflétait celle de notre Maison. Ne savaient-elles pas, ces idiotes, que la fleur représentait la mélancolie ? Certainement pas, et je me serais bien gardée de leur signaler, elles seraient également le reflet de l’âme, la conséquence d’une décision qui n’avait rien pour faire du couple qui allait naître un couple heureux. Et pourtant, elle était calme . Pourquoi ? Pourquoi ? Elle devrait crier, les empêcher de faire leur travail, tout faire pour s’échapper de cette prison dans laquelle on voulait l’enfermer… Mais non. Divine, elle les laissa achever leur travail, avant de les remercier et de les congédier. Alors, seulement, elle tourna son visage vers moi. Alors seulement, elle m’adressa la parole pour la première fois depuis que nous étions arrivées.

« Et bien ? Ne fais pas cette tête, petite mouette. Je ne veux pas te voir aussi sombre à mon mariage. Dépêche toi de faire apparaître un sourire, allons ! »

Pour toute réponse, elle n’obtint d’abord qu’un regard noir. Etais-je une étrangère pour elle ? Croyait-elle réellement que son masque heureux pouvait me tromper ? Elle n’avait aucunement envie d’être là, pas plus que moi-même. Elle aurait voulu être à la maison, ou à Dorne ! Partout ailleurs, mais pas à un homme qu’elle n’avait même jamais croisé ! Je ne comprenais pas, à l’époque, je crois que je ne comprends toujours pas. Et cette incompréhension me brûlait aussi sûrement que le feu du dragon.

« Et pourquoi TOI tu ne fais pas cette tête ?! On pourrait déjà être loin, on pourrait être à Dorne, tu pourrais être avec ton Vorian ! Ce n’est pas comme si on était sous haute surveillance, même une vieille femme pourrait sortir du château sans que ça se sache ! Mais non, tu fais semblant que tout va bien, et puis tu me reproches de ne pas faire la même chose ? Mais je sais moi, comment tu te sens vraiment, et je ne veux pas savoir que parce que ce sont des hommes, ils te condamnent à oublier un bonheur que tu n’auras jamais ! Rappelle-toi, bon sang ! Rappelle-toi, et partons ensemble ! »

Pour la première fois, et sans doute la dernière, j’avais crié sur ma sœur. Jessamyne la Douce, celle qui jamais n’avait haussé le ton, quand j’étais trop curieuse, quand je disais des choses que je ne devais pas dire. Jamais, au grand jamais, elle n’avait montré à quel point je pouvais être une nuisance pour elle. Mais les cris avaient vite perdu en ampleur, inondés par les larmes qui coulaient sur mon visage devant celui de celle que j’admirais tant, et qui semblait se résigner à une vie dont elle ne voulait pas, dont je ne voulais pas.

« Laoren... »


Sans aucun égard pour sa robe dont les épaules ne manqueraient pas d’être tâchées, ce fut elle qui me prit dans ses bras, elle qui me consola, alors que ça aurait du être l’inverse. J’aurais dû être forte, et elle dévastée. Si les choses s’étaient passées comme ça, peut-être, oui peut-être qu’aujourd’hui aurait été différent. Mais non, je pleurais, parce que je ne voulais pas la voir partir, parce qu’accepter son sort, c’était en quelque sorte accepter qu’un jour, je pourrais subir la même chose. Et encore une fois, le rôle de la consolatrice lui revenait à elle.

« Tu ne peux plus être une enfant à présent, ma chère sœur. Demain, tu repartiras, et je ne serai plus à tes côtés. Ce sera toi, la Dame de La Treille, et tu devras te comporter comme telle. Ce mariage, je ne l’ai pas voulu, mais c’est mon devoir de sauvegarder l’honneur de notre famille… Et un jour, peut-être, ce sera le tien également. Tout ça peut te sembler cruel, petite sœur, mais je t’aime, et il faut que tu comprennes ces choses, que tu oublies tout ces rêves que tu lis dans tes livres, parce que ce n’est qu’en acceptant que ton destin n’est pas le tien que tu pourras peut-être être tout de même heureuse dans ta vie. »

Mais je n’étais pas elle. Je ne pouvais pas me faire à cette idée, je ne pouvais pas abandonner ma vie, mes espoirs au profit d’un homme qui ne m’avait jamais vraiment aimée. Mais pour elle, pour sa tranquillité, je pourrais au moins faire semblant, jusqu’à demain. Ensuite… Je trouverais un moyen, c’était certain. Je n’avais que 17 ans, la vie devant moi, et je ne voulais pas abandonner ces rêves qui depuis toujours m’avaient bercées. Pour elle, donc, je séchai mes larmes, et acquiescai sagement à ses paroles. Dans un sourire, elle m’assit alors à la place qu’elle occupait auparavant, et s’empara de sa brosse à cheveux.

« Bien. Alors laisse moi m’occuper de te rendre belle, une dernière fois. Non qu’il y ait encore beaucoup à faire… Ne t’avais-je pas dit qu’un jour tu serais la plus belle des sœurs Redwyne ? »

image by Tomasz Jedruszek # code by ATC.

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Alerie Lannister
OUEST
■ Localisation : à Port-Réal, en Terres de la Couronne, pour le couronnement et le mariage du Roi Jaehaerys Targaryen
MessageSujet: Re: Laoren Redwyne - Sur les flots pourpres   Mer 20 Sep 2017 - 15:40

(Re)bienvenue avec ce personnage féminin aux traits si délicats
Hâte d'en savoir davantage sur cette demoiselle !!

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    I Will Fight Them Within My Marriage
    it was a big big world, but we thought we were bigger, pushing each other to the limits, we were learning quicker by eleven, smoking herb and drinking burning liquor. never rich, so we were out to make that steady figure ⠇7 YEARS, LUKAS GRAHAM
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Wendy Piper
OUEST
■ Localisation : A Port Réal, auprès de sa soeur
MessageSujet: Re: Laoren Redwyne - Sur les flots pourpres   Mer 20 Sep 2017 - 21:17

Re bienvenue parmi nous avec la jolie Astrid Je suis pressée d'en apprendre plus sur Laoren, bonne rédaction

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Little sweet poison
“We are what we pretend to be, so we must be careful about what we pretend to be.”
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Catelyn Arryn
VAL D'ARRYN
■ Localisation : Port Réal, Couronnement.
MessageSujet: Re: Laoren Redwyne - Sur les flots pourpres   Jeu 21 Sep 2017 - 0:35

Youpiiiiiiiiiii ! Un nouveau personnage de folie ! J'ai trop trop trop hâte de voir ce que tu nous prépares du coup ! Je trépigne d'impatience !

Bon courage et ... olalala

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AS HIGH AS HONOR
You were annoyed by the Seven, blessed by the moon but you don't yet possesses what really matters : the power. Without it you  will perish and all of Vale along with you. And now you dream of paradise but you must build it for yourself and let all the world know Catelyn Arryn has arrived.
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Laoren Redwyne
BIEF
■ Localisation : La Treille
MessageSujet: Re: Laoren Redwyne - Sur les flots pourpres   Ven 22 Sep 2017 - 12:06

Merci à vous

Je m'attelle au RP d'intro dès que possible, j'essaierai de me montrer à la hauteur de vos attentes
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Garett Lannister
OUEST
■ Localisation : Près de Port-Réal
MessageSujet: Re: Laoren Redwyne - Sur les flots pourpres   Ven 22 Sep 2017 - 14:55






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Oriane Tully
CONFLANS
■ Localisation : Port-Réal
MessageSujet: Re: Laoren Redwyne - Sur les flots pourpres   Ven 22 Sep 2017 - 17:15

La belle Astrid Hâte de voir ce que vous avez prévu ! Rebienvenue alors

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Bride of the River, Daughter of the Storm
Remember who you are, what you were made to be. Remember your words.
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Leandra Tyrell
BIEF
■ Localisation : Haut-Jardin.
MessageSujet: Re: Laoren Redwyne - Sur les flots pourpres   Sam 30 Sep 2017 - 17:22

Rebienvenue, qu'elle est belle cette biefoise hâte d'en lire plus!

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⋆ I'm a princess cut from marble
smoother than a storm. and the scars that mark my body, they’re silver and gold. my blood is a flood of rubies, precious stones, it keeps my veins hot, the fire's found a home in me.
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Laoren Redwyne
BIEF
■ Localisation : La Treille
MessageSujet: Re: Laoren Redwyne - Sur les flots pourpres   Mar 3 Oct 2017 - 18:17

Merci pour vos messages

J'essaierai de ne pas vous décevoir
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Faust
COURONNE
■ Localisation : Port-Réal
MessageSujet: Re: Laoren Redwyne - Sur les flots pourpres   Ven 6 Oct 2017 - 18:11

Ouiii! Viens grossir les rangs du Bief et ne soit pas trop pressée de le quitter pour épousailler un quelconque étranger! Laisse nous profiter un peu de ta bouille! En tout les cas, bon courage pour la finalité de ta fiche et rebienvenue dans les parages avec ce nouveau personnage

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I survived because the fire inside me burned brighter than the fire around me - Fallout
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Le Chevalier Errant
ADMIN SUPRÊME & PNJ
■ Localisation : indéterminé.
MessageSujet: Re: Laoren Redwyne - Sur les flots pourpres   Mer 18 Oct 2017 - 22:52


  Félicitations !
 « Bienvenue sur ATC »

Quelle fiche ! C'est merveilleux comme tu as su te mettre dans un tout autre personnage, on en oublie qui est ton double ! C'est très bien écrit, les répliques sont belles et intelligentes ! L'histoire tragique... ouais ouais même à moi on me la fait pas !

Et c'est pour cela que le staff et moi-même sommes heureux de vous annoncer que votre fiche est validée ! Vous êtes désormais un habitant du BIEF. En tant que tel, vous êtes soumis aux lois de celle-ci ainsi que celles de Westeros. Au plaisir, donc, de vous croiser dans l'un ou l'autre des Sept Royaumes.

Cependant, pour finaliser votre inscription et votre intégration au sein de la communauté, il vous reste quelques petites formalités à remplir obligatoirement : 

Recenser l'avatar du personnage.
Déclarer sa famille.
Compléter le registre des multicomptes (si vous êtes un DC, TC, QC)
Recenser les dates importantes de votre personnage dans les chronologies détaillées
Créer et tenir à jour (impérativement) votre  fiche de chronologie de personnage.
Ouvrir une fiche de liens.
Assortie à sa soeur, fiche de sujets.
Et de venir prendre du bon temps avec nous !

crédits image : ATC ; code by ATC.

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MessageSujet: Re: Laoren Redwyne - Sur les flots pourpres   

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