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 Plus Chaude A Minuit Qu'Au Soleil En Plein Jour

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Manfrey Martell
DORNE
■ Localisation : Lancehélion, à Dorne
MessageSujet: Plus Chaude A Minuit Qu'Au Soleil En Plein Jour    Mer 11 Oct 2017 - 10:08




Plus Chaude A Minuit Qu'Au Soleil En Plein Jour
La nuit était tombée doucement sur Lancehélion, enveloppant la cité princière et son Vieux Palais d'un voile d'un millier d'étoiles. Haute dans le ciel, la lune déversait ses rayons pâles le long de la grande façade de pierres brunes, projetant les ombres des sentinelles aux aguets sur les chemins menant à la double entrée frappée de la Lance Ensoleillée. Derrière ses hauts remparts, à l'abri des regards indiscrets et surtout, de quelques esprits ennemis, le pouvoir Martell s'étalait dans toute sa splendeur : des dalles de marbre recouvrant les innombrables couloirs, salles de réceptions et jardins intérieurs où le clapotis des eaux des fontaines se mêlaient au chant de quelque guitare accordée pour rythmer la soirée, en passant par les sculptures, poteries, tapis et autres décorations de premier goût, dont les Princes et Princesses de Dorne aimaient à embellir leur intérieur. Plus qu'un fief, davantage qu'une résidence, le Vieux Palais était avant tout la vitrine d'un Royaume, le seul à avoir su protéger et faire prospérer son Indépendance, d'abord envers la menace Targaryen, puis tout le long de la Grande Guerre qui s'était achevée un an auparavant. Et alors que là-bas, dans la lointaine Port-Réal, on s'apprêtait à célébrer le sacre d'un tout nouveau Dragon, Dorne et les Martells restaient Insoumis, Invaincus et Intacts, jouissant sans avoir à en célébrer plus que de raison, la suprématie d'une culture vieille de plusieurs millénaires sur les terres les plus chaudes et indomptables de Westeros !

« Et tu n'as pas de regrets ? Certaine de ne pas avoir voulu y assister ? » D'un mouvement brusque, mais d'une sensualité qui lui était propre - son geste chassant délicatement de son épaule la soie un rien transparente de sa robe ocre - Arianna se retourna. Dos à lui, allongée lascivement sur une méridienne à observer depuis le grand balcon de leur chambre le jeu le ciel étoilé, le mouvement fit danser contre la lune ses longs cheveux blonds, et vriller son regard d'un vert profond dans celui de son époux. Le sourcil levé, un œil à demi caché par une longue mèche dorée, elle arborait un sourire mi surpris, mi moqueur qui chantait dans sa voix. « Y assister ? A quoi ? Tu veux parler du Couronnement ? » Manfrey acquiesça de la tête. Comme souvent adossé au mur, les bras croisés sur son torse, il observait depuis de longues minutes l'exquise silhouette féminine qui, de temps à autre, portait une coupe de Rouge Dornien frais à ses lèvres. Sous les boucles brunes et l'expression impassible, les prunelles d'un noir de jet scintillaient, entre envie et admiration. Et lorsque leurs regards se croisèrent, un instant happé l'un par l'autre, ce fut elle qui rompit le charme en rejetant son buste en arrière, éclatant de rire. Un rire délicieux, qui montait le long des longues colonnades peintes, et si communicatif qu'il se surprit lui-même à sourire de sa propre question. Alors, il se détacha du mur et glissa jusqu'à la méridienne d'un mouvement souple et agile, passant instinctivement un bras au creux des reins de la jeune femme, attrapant son corps cambré entre ses mains. Naturellement, il ferma les yeux en déposant un chaste baiser à la naissance de sa gorge, cependant qu'elle riait toujours. Le parfum de jasmin qu'elle dégageait le fit frémir, de même que la main qui passait entre ses cheveux et le rapprochait davantage encore d'elle. « Qu'est-ce que j'irais faire à Port-Réal ? » fit-elle enfin, encore secouée de rire, sa voix s'enrouant cependant à mesure que leur étreinte s'intensifiait. « Je suis beaucoup trop bien ici... » Alors, il sourit contre sa peau, longeant la courbe délicate de son cou avant de fondre sur ses lèvres, laissant échapper un soupir bienheureux.

Deux ans qu'ils étaient mariés, et deux ans qu'il ne réalisait pas encore totalement sa chance ! Deux ans qu'elle était sienne, à lui et à lui seul, et deux ans qu'il craignait chaque jour qu'elle ait le mal de son pays, de sa famille et de ces Couronnes dont elle aurait pu, fut un temps, prétendre aux sommets les plus ultimes. Elle était belle, elle était riche, et issue d'un sang dont les ambitions rivalisaient à jeu égal avec celui des Dragons ! Était-ce cela que Myrcella avait décelé, cela qui l'avait poussée à proposer ce mariage au Seigneur Garett Lannister, allié de circonstance dans la rébellion contre les Targaryen ? Peut-être. Mais lui qui ne l'avait pas vu venir, qui n'avait jamais cru se trouver à ce point au cœur des affaires diplomatiques de la Principauté, lui n'y avait pas été préparé. Ni à cette beauté qui l'avait transporté dès le voile relevé sur les beaux yeux verts, ni à cette ambition qui avait tant forgé son caractère et qui l'avait sans doute préparée à ce rang de Princesse davantage que le natif que le Martell avait épousé. Deux ans qu'ils vivaient un mariage arrangé, un mariage heureux, un mariage qui le comblait. Et tandis qu'il couvrait doucement le corps de sa femme de révérences, la sentir frémir contre lui décuplait un peu plus encore l'adoration quasi ensorcelante qu'il lui témoignait chaque jours et chaque nuit.

Sans doute auraient-ils passé encore de longues heures enlacées si un bruit de pas, une demande toquée contre la porte entrebâillée et une voix gênée ne s'était pas glissé dans le silence de leur intimité. « Hum... Hum...! » D'un même mouvement un rien pris en faute, les deux époux se redressèrent, et Manfrey offrit une mine défaite, rougie et un souffle un peu court au domestique au torse nu sous une livrée au blason familial, qui se tenait dans l'embrasure de la porte. Lorsque leurs regards se croisèrent, le domestique plongea à terre par un genou, les yeux happés par le sol. « Ou...oui ? » fit Manfrey, encore déboussolé. « Milles excuses, mon Prince, mais Son Altesse Sérénissime, la Princesse Nymeria, souhaite vous voir ! » « Maintenant ? Et à cette heure ? » répondit Arianna, plus habile à reprendre ses esprits, sentant les membres de son époux encore contre elle se raidir à l'évocation de sa cousine. « Ce sont les ordres de Son Altesse, Princesse Arianna... » « Les ordres ? Notre sérénissime cousine aurait-elle quelque chose à reprocher à mon époux ?! » Une nouvelle fois, le domestique baissa l'échine. Manfrey, de son côté, fermait les yeux. Il se serait risqué à un début de sourire en entendant le ton de sa femme - le ton de Castral-Roc qui ressemblait si fort à celui de son frère et de sa mère ! - mais la pensée de Nymeria à l'attendre comme un fauve guettant sa proie lui retournait l'estomac. « Bien... Si les ordres sont les ordres... » fit Arianna, lasse, et se laissant retomber mollement dans les coussins. Elle prit nonchalamment une mèche de ses cheveux qu'elle commença à faire tournoyer entre ses doigts. Manfrey, lui, n'avait toujours pas bougé. « Manfrey ? Manfrey...? » Il déglutit. Cherchant le regard de son épouse, il espérait que le sien soit serein. Le reflet qu'il put alors lire dans les beaux yeux vert le fit rougir davantage encore. « Elle ne va pas te manger... N'oublie pas qui tu es ! » ajouta-t-elle, en déposant un baiser faussement chaste au creux de sa joue brûlante. « Qui je suis...? » Alors, le sourire de la jeune femme s'agrandit : passant un bras dénudé autour de sa nuque, elle approcha sa bouche de son oreille pour y souffler : « Tu es l'héritier ! »

Pour toute réponse, il avait lâché un profond soupir. Après quoi, non sans l'avoir une dernière fois embrassé, il se redressa, lissa les pans de sa tunique et rajusta sa ceinture, se passa quelques gouttes d'eau sur le visage et, après un dernier regard, suivait les traces du domestique en direction des appartements privés de Nymeria. Le petit trajet - on devait tout de même traverser une bonne moitié du Vieux Palais - permit au jeune homme de retrouver quelque peu ses esprits. Arianna avait raison. Comme toujours. Si les relations entre les deux cousins n'avaient jamais été faciles, et que depuis les évènements tragiques qui avaient conduit à la Grande Guerre, il leur était devenu impossible de terminer une discussion sereinement, Nymeria le considérait encore et toujours comme son héritier. Et si cette position ne l'enchantait guère, elle était néanmoins la dernière chose que les reliait positivement. Aussi, au nom de ce lien, de cet héritage qu'elle semblait catégorique à vouloir lui transmettre, elle se devait tout autant de se contenir. Pourtant, il savait combien cela lui en coûtait. Et combien, malgré tous les efforts du monde, Nymeria était sanguine, irascible et entière. Combien elle était absolue, dans sa façon d'être comme dans sa façon de gouverner. Si elle l'avait fait mandé, c'était pour lui annoncer une décision. Et si par malheur, il se prenait l'envie de la contredire... « Tu souhaitais me voir ? Me voici. » fit-il, alors que le domestique s'était arrêté puis avait, sans un mot, ouvert une porte presque dérobée, que Manfrey avait reconnue comme une des entrées les plus privées et secrètes qui menaient au cabinet de travail de sa cousine. Il déglutit lentement. La manière dont elle l'avait appelé, le cadre qu'elle choisissait, tout désignait l'entrevue comme une audience officielle. Et pourtant, il faisait nuit noire à présent.

©️ Belzébuth

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    I Don't Want The Crown, I Only Want You
    it was a big big world, but we thought we were bigger, pushing each other to the limits, we were learning quicker by eleven, smoking herb and drinking burning liquor. never rich, so we were out to make that steady figure ⠇7 YEARS, LUKAS GRAHAM
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Nymeria Martell
DORNE
■ Localisation : Lancehélion
MessageSujet: Re: Plus Chaude A Minuit Qu'Au Soleil En Plein Jour    Mer 11 Oct 2017 - 22:43

 
Le petit titre du rp

La salle à manger était plongée dans un silence quasi religieux, uniquement dérangé par le pianotement des doigts de Nymeria contre sa coupe. La nuit ne tarderait pas à tomber, et des torches avaient été allumées contre les larges colonnes qui bordaient la pièce alors que le soleil dardait le Palais Vieux de ses derniers rayons. A la gauche de la Princesse, Quentyn était assis, visiblement bien plus calme que sa nièce. Le siège à la droite de celle-ci, en revanche, demeurait désespérément vide. La tension qui régnait dans la pièce était palpable, que ce soit dans la stature encore plus droite que d’habitude des gardes à la livrée Martell, ou dans l’attitude des serviteurs, qui sentaient qu’ils devraient être encore plus réactifs que d’habitude s’ils ne voulaient pas encourir la colère de leur maîtresse.

« Par les Dieux, mais que fait-il encore... »

A peine Quentyn avait-il terminé de s’interroger que la dornienne poussa un long soupir agacé. Son oncle ne le savait dont pas ? La chose était pourtant claire dans son esprit à elle, et la dornienne n’en était que plus révoltée.

« Ce n’est pourtant pas compliqué. Ton fils est encore fourré entre les jambes de sa Lannister, comme chaque soir. Monsieur n’aura sans doute pas jugé bon de se présenter pour le dîner, ni même de nous prévenir. Je ne sais pas quel sortilège cette gamine lui a lancé, mais il est plus qu’efficace, ça je peux te l’assurer. Peu importe, je suis fatiguée de l’attendre.»

D’un geste sec, elle indiqua aux serviteurs d’amener le repas, ce que ceux- ci s’empressèrent de faire le plus discrètement possible. Quentyn, en conseiller de longue date, savait pertinemment ce qui allait suivre. Encore une fois, il devrait tenter de protéger son fils de l’ire de sa cousine, et empêcher celle-ci de prendre une décision trop hâtive pour régler le problème. Car problème il y avait, c’était clair : Manfrey était l’héritier du trône de Dorne, mais il ne l’acceptait pas, préférant rester près de sa femme, et de ses livres, plutôt que de prendre le rôle qui était le sien, à la droite de Nymeria, et son siège vide n’en était qu’une triste illustration. La Princesse Régente, elle, perdait chaque jour le peu de patience qu’elle avait pour son cousin, d’autant plus maintenant qu’elle avait décidé de la prochaine direction que prendrait la nation du Soleil et de la Lance. Le silence retomba pendant quelques minutes durant lesquelles le duo mangea en silence, Quentyn attendant patiemment que sa nièce finisse par exploser, comme elle ne tarderait pas à le faire. C’était le cas à chaque fois.

« Mais pourquoi a-t-il fallu que Mère le marie avec elle ?! Pas un jour se passe sans que je ne trouve une autre raison pour laquelle cet idiot devrait être séparé d’elle ! Il se laisse complètement consumer par son affection pour sa chère femme, quitte à négliger sa propre famille ! Et il faudrait que je laisse passer la chose encore une fois, peut-être ?! »

« Il est jeune et amoureux, Nymeria, tu sais ce que c’est, laisse lui le temps de... »


S’empourprant un peu plus, la Martell fixa son conseiller d’un regard mauvais. Croyait-il qu’elle ne savait pas ce que c’était qu’être éprise de quelqu’un ? Mais ces tentations, elle avait appris à les faire passer au second plan, pour le bien de ses terres et de son peuple. Tristam n’avait pas pu le faire, lui, et il suffisait d’y repenser pour voir où ses errances avaient mené le pays. Des bâtards qui se croyaient permis de revendiquer le Trône de Dorne, pour commencer, sa propre mort par la suite. S’il n’avait pas été si esclave de ses pulsions, peut-être serait-il encore à sa place aujourd’hui, mais dans tous les cas sa sœur n’aurait pas eu à devoir régler les innombrables problèmes que posaient les envies non réprimées de son frère. Elle avait pleuré sa mort, comme tous, mais elle seule comprenait les vraies conséquences du règne de son frère adoré.

« Manfrey a eu tout le temps du monde pour se faire à sa nouvelle condition, j’ai suffisamment écouté tes conseils à son sujet, mon oncle ! Des mois durant j’ai fait preuve de patience, et qu’est ce que j’ai récolté ? Mon propre héritier semble me porter moins de respect que mon pire ennemi, cet ingrat ne daigne même pas se présenter à ma table ! »

Désignant le siège vide d’un geste rageur, Nymeria empêcha son oncle de rétorquer quoique ce soit. Les faits étaient là, il ne pouvait le nier. Jusque là, il avait réussi à tempérer les idées de Nymeria concernant la manière d’amener Manfrey à accepter ce nouveau rôle, la convainquant de le laisser se faire à l’idée par lui-même. Mais ce temps était révolu à présent, et toute la patience du monde ne ferait pas changer d’avis la plus sanguine des Martell.

« Désormais, il prendra sa place d’héritier à ma manière, quitte à ce que sa vie devienne l’un des Sept Enfers, ainsi soit-il. »


Quentyn déglutit. Nymeria était tout à fait capable de mettre cette menace à éxécution, il le savait bien. La contredire ne ferait que renforcer son opinion dans ce cas de figure, elle ne le savait que trop désireux de protéger son fils. Non, il fallait rentrer dans son jeu s’il voulait éviter le pire à son enfant.

« Il faut qu’il apprenne, je suis d’accord avec toi. Mais tu sais très bien que si tu prends les choses en main par toi même, il va se braquer, uniquement ne fut-ce que pour te montrer qu’il ne veut pas être héritier. Si j’étais toi, je tenterais une approche plus indirecte… Un tutorat, peut-être ? Et si ça ne marche pas, il sera toujours temps pour toi de reprendre les choses en main plus directement... »

L’idée n’était pas mauvaise, en vérité, et concordait avec les plans immédiats de la dornienne. D’abord étonnée de voir son oncle abonder en son sens, elle s’était calmée aussi vite qu’elle s’était emportée, laissant place à un sourire en coin entendu, déjà consciente du déroulement de la prochaine situation. Et, si Manfrey refusait… Il verrait bien ce qu’il en coutait de contredire la souveraine de Dorne.

*******

Assise derrière le large bureau en bois de cèdre de son office, Nymeria attendait, presque patiemment, que son cousin la rejoigne. Elle n’avait envoyé qu’un serviteur dans un premier temps, mais dans le cas où le jeune Prince aurait refusé de répondre à sa convocation, elle avait donné l’autorisation à celui-ci d’aller chercher l’aide de quelques gardes pour l’aider à l’amener ici. L’heure n’était plus à la douceur avec Manfrey, et il fallait qu’il le comprenne, pour son bien comme pour celui du pays. Vêtue d’une robe de lin orange légère, Nymeria ressemblait presque à celle qu’elle avait été avant de devenir Régente. Non seulement n’appréciait-elle pas les atours princiers plus que de raison, mais elle savait également pertinemment qu’il lui suffisait d’être elle-même pour impressionner son jeune cousin.

Fut une époque où elle nourrissait une certaine affection pour lui, encore aujourd’hui c’était le cas, malgré tout ce qui s’était passé. Malgré sa défense d’Etaine quand toute sa famille pleurait son frère, malgré sa tentative de faire revenir Elia en l’invitant à son mariage à Accalmie, malgré son obstination à refuser ses nouvelles responsabilités. Il restait son cousin, son sang, et pour cela elle l’aimait autant qu’elle devait parfois se retenir de le haïr pour ses actes.

Enfin, Manfrey passa par l’une des portes plus petites qui menaient à son bureau. N’observant que le serviteur qui referma la porte derrière le Prince, la dornienne conclut qu’il n’avait pas été si difficile à convaincre. Un sourire en coin sur les lèvres, elle attendit qu’il avance dans la large pièce, aussi richement décorée que les pièces les plus utilisées du palais. Aucun feu n’était nécessaire en ce moment, même la nuit, mais plusieurs dizaines de bougies éclairaient l’endroit, offrant une ambiance plus romantique qu’elle n’aurait du l’être.

« Tu souhaitais me voir ? Me voici. »


Il n’était pas là depuis une minute que déjà une certaine frustration envahissait Nymeria, qui se retint de commencer directement leur échange par un affrontement. Elle se contenta d’arborer un sourire moqueur, ne prenant la parole qu’ensuite.

« Et moi qui te croyait trop occupé pour m’honorer de ton auguste présence… Je suis flattée, vraiment. D’autant plus que je m’attendais à te recevoir attaché à ta femme. »


D’un geste de la main, elle indiqua l’une des chaises de la pièce à Manfrey, et se servit une coupe de vin, avant de l’observer d’un air interrogatif, cherchant à savoir s’il en voulait une également. Elle finit par en servir une deuxième, qu’elle poussa dans sa direction avant d’en boire une gorgée. La suite de la discussion promettait d’être explosif, autant s’hydrater tant la gorge que l’esprit.

« Je suis lasse de te savoir sans cesse collé à ta femme, cousin. Le jour, la nuit, quand tu devrais être à mes cotés et me seconder en bon héritier, tu passes ton temps à te prélasser et à profiter de la vie. Crois-tu que le monde attende que tu te lasses pour avancer ? Tu es mon héritier, Manfrey, et il est temps que tu prennes ta place. »


Nymeria était restée calme, tout au long de son discours. Pour autant, cela durerait-il ? Tout dépendait de Manfrey, et elle ne croyait pas vraiment que les choses resteraient posées. L’étaient-elles jamais, quand il s’agissait de son cousin ?
Codage par Libella sur Graphiorum
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