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 In this House were I grew up...

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Catelyn Arryn
VAL D'ARRYN
■ Localisation : Donjon-Rouge, Otage de la Couronne.
MessageSujet: In this House were I grew up...   Lun 23 Oct 2017 - 0:25

In this House were
I grew up






« Je ne peux pas. »



C’est toute une dynastie qui va mourir avec lui. Le lâche ! Elle a vu son regard. Elle a vu ses larmes baigner ses grands yeux verts. Elle les avait vus toutes ces petites morts danser en lui. Pendant un court instant, elle s’était permise d’y croire… elle avait même avancer sa main vers la sienne. La saisir. La presser. Lui donner cette force des leurs pour que plus jamais ils ne s’abandonnent. LE LACHE ! Il part s’aligner derrière les autres. Et sur ses pas, la Rose aux épines… sans aucune réaction. Barré d’un masque glacial, la tête de Catelyn se secoue avec virulence. C’est comme des milliers de flèches qui lui transpercent le corps, sans jamais vouloir toucher son coeur. Sans jamais oser l’achever. Son regard croise celui d’Etaine, elle y lit de la déception. De la déception envers elle et non lui. Entre elles, craquèlent le sol de tremblements terribles. Désormais, ils étaient tous séparés. Désormais, oui, les temps d’avant il fallait les piétiner. Ces temps mensongers, il fallait les enterrer en criant avec rage ! On leur avait appris à être grand ! Ah, on leur avait appris à ne jamais faillir ! Il fallait toujours être droit et se placer au-dessus des hommes ! Etre au-dessus de la condition humaine ! Jace la regarde lui aussi secoue la tête. Il tente de faire reculer son épouse. La pousser pour qu’elle parte loin d’ici. Ici, c’est un futur lieu de crime. Ici, elle ne doit pas rester.  


« Votre Grâce. On vous dit un souverain sans égal, un roi qui rêve de paix dans le royaume et aussi hors de ses frontières. Comme vous, je ne désire rien tant que cela. Néanmoins, un des premiers actes de votre règne risque fort de déclencher une nouvelle guerre. Le Val possède de nombreux liens de sang avec le Nord, nos racines s'entremêlent depuis une éternité. Je ne lèverai pas les armes contre eux. Moi, Martyn Arryn, seigneur des Eyriés et Suzerain du Val d'Arryn, vous prête allégeance, et vous jure fidélité, service et soutien. »



Un serment qui n’en est pas un, ah ! il est beau l’honneur des Arryn. Il est beau l’honneur du fils des Eyrié ! Un serment sous condition ! Tout entier, son beau visage se contracte. Il concentre toutes ses forces pour ne pas gémir. Ses jambes luttent contre celles du Rougefort. Elle ne veut pas partir. Elle ne veut pas être sage et se taire ! Elle veut voir la chute des siens. Elle veut pouvoir dire qu'elle était là. « Ma Dame… » Jorelle regarde celle qui l’a accueilli comme une protectrice inespérée, elle voudrait la toucher mais elle n’ose. Elle ne comprend pas bien les problèmes de ces grands du royaume. Elle n’est qu’une bâtarde qui devait rester dans les champs. Dans l’ombre d’une ancienne royauté, elle apprend beaucoup mais beaucoup lui échappe. Elle sait seulement que son père ne croit plus en l’homme qui s’agenouille devant le nouveau Roi.



« Votre Majesté. Votre Altesse. Mon Roi. C’est avec humilité que je viens à votre rencontre, non pas en tant que sœur du seigneur du Val, ni même en tant que Dame du Val. Je viens à vous en tant que femme et veuve. Beaucoup ici connaissent certainement mon histoire et pourtant, j’aimerais la rappeler à votre mémoire. Promise au Prince de Dorne, Tristam Martell, ce fut dans le bonheur que je l’ai épousé. Un bonheur, pourtant de courte durée puisque celui-ci a été assassiné sur ordre de votre oncle, feu Maegor Targaryen. Et c’est en usant de la manipulation que ce même homme a encouragé le Val, ma famille, à prendre les armes sous sa bannière. Dupés, nous le fûmes tous et si la finalité a apporté une réponse, justice semble avoir été oubliée. »



A la Couronne, les Arryn n’offraient plus que commérages. Comment pouvait-elle s’avancer après son Suzerain? Etaine, à elle seule, étiolait toute leur image de droiture. Alors, dans gémissement horrifié, son corps accepte de reculer dans l’ombre. Il se rend, il clame défaite. Personne ne le regarde. Aux mots de la Harpie, les nobles se sont pressés. Ils agglutinent leurs corps vers l’avant, ils veulent voir cette femme dont les bardes parlent. Cette princesse déchue, mère des présumés Prince de Dorne. Lady Etaine de la Maison des Eyrié, la femme pour qui la guerre avait été gagnée par les Rebelles.



« Je sais, cependant, que ce n’est pas parce que deux hommes partagent le même sang qu’ils doivent être accusés des mêmes tords. Cependant, aujourd’hui, si mon Honneur semble détruit aux yeux de tous, celui de mes fils mérite réparation. Réparation que seule votre famille peut offrir. Votre Majesté, parce que votre oncle a fait de lui un orphelin, mon fils est aujourd’hui bâtard. »

Des paumes viennent trouver la bouche de la martyre, celle qui par le jeu du sort embrasserait l’héritage d’Alyssa Arryn. Chut. Chut. Chhhhh. Rien ne pouvait être fait maintenant, rien ne pouvait être effacé. Devant tous, la Harpie venait de clamer que ses noces sacrées avaient été consommées avant heure. Ils allaient la déchiqueter. Ces fils que le Val avait plus ou moins acceptés, jamais la Couronne ne les accepteraient. Comment ce pourrait-être quand elle-même ne pouvait le considérer? Elle aimait de tout son coeur ces deux garçons, mais ils ne pouvaient être légitimés. Jamais. La honte était quelque chose d’indélébile.

« Si Dorne accepte son aîné, lui ne sera jamais rien de plus qu’un oublié à qui l’on usurpera la place, le jour venu. Aussi, j’espère que votre clémence sera grande et que vous saurez, à l’avenir, vous montrer avenant avec ceux qui furent, ceux qui sont victimes des actes de votre prédécesseur. Pour cela, je suis prête à n’importe quoi. »



Si Elbert avait été présent, nul doute qu'il aurait traversé ce parterre de noble, assoiffé de sensations douteuses, pour lui donner une gifle bien mesurée. Il n’avait jamais tenu sa nièce en haute estime, fait rare chez un homme de sa contenance. Pour cela, je suis prête à n’importe quoi. Honte et déshonneur. Il l’avait toujours dit et il en avait tu bien plus. Sur l’autel des doléances : il n’y avait qu’une victime aujourd’hui. Catelyn Arryn. Du moins, ses tempes en ébullitions, c’est ce qu'elle pensait. Après de longs pas de longs en large, après avoir extirpé une à une ces flèches couardes : « Surveille Roslinn et Etaine... Nous ne sommes plus protégés ici. » Prenant la main de Jorelle, la tirant comme on tire un poids mort, elle se hâte vers le Donjon-Rouge. Il fallait préparer leurs affaires. Il fallait faire amerrir leur bâtiment. Pas un jour de plus ils ne resteraient ici.



☾ ☾ ☾




« Laissez-nous. »



Blanche est sa voix. Deux grands yeux l’observent, écarquillés. Ils aimeraient dire quelque chose contre cette intruse qui n’a même pas la décence de leur adresser un regard. La bouche s’entrouvre pour protester quelques refus peu assurés, mais elle est contrée. La Dame Arryn est déjà derrière elle, ne lui laissant que la possibilité de partir. D’un mouvement de tête foudroyant, elle est encouragée à déguerpir. Rapidement.

La nuit est tombée sur les jardins du Donjon-Rouge. Les flammes crépitent, les musiciens célèbrent quelques heureux morceaux. Ils tentent de faire oublier cet fin d’après-midi qui restera à jamais inoubliable. Elle aurait du déserter ces jardins, ne pas revenir sur ces lieux de perdition. Elle aurait du rester superviser ses propres ordres. Empaqueter ses affaires le plus rapidement possible. Envoyer quelques corbeaux, aux Eyrié, à Roche-aux-Runes, à Rougefort, à Winterfell. Elle aurait du faire amarrer le navire des Arryn et obliger Martyn et Roslinn à y monter dès le soir même. Pourtant, elle était là. Elle était dans cet éden de la désolation. Ce n’était pas des nobles chatoyants qui dansaient à l’orée des flamboiements, mais des petites morts. Finalement, en prenant place sur le banc délaissé, elle se demandait bien ce qui avait pu la motiver à venir à Port Réal. Abandonner son fils et les Valois derrière elle. Elle ne se souvenait plus pourquoi il lui avait semblé si important de voyager jusqu’ici. Au fond d’elle, peut-être avait elle espéré pouvoir réunir sa famille avant l’ignominie suprême. Une course infernale contre le vide lui-même. D’ordinaire si gracieuse et si éthérée, sa main s’empare brutalement d’un pichet de vin. Il lui faudrait boire. Son rire est soufflé. Une lamentation de tout son être qui n’a rien d’autre à dire. Il veut se noyer dans l'ivresse. Immobiles, ses yeux regardent ses doigts trembler et jouer autour de la anse. Du courage, il lui en avait fallu aujourd’hui. Oui, mais ce qui l’attendait lui en demanderait bien plus encore. 


« Leandra. »



Vernaculaires, ses yeux se posent sur ceux de celle qu’elle a tant aimé. Son visage ondule dans la lumière de la nuit, un miroir du temps et de ses ravages. Combien d’années? Depuis combien d’années ne lui avait-elle pas parlé? De cet edelweiss promise aux vulgaires jardiniers, elle pouvait encore se souvenir de la chaleur de ses bras. Observer ses iris noires se gonfler d’honneur, acceptants leur fortune. Les pas de l’étalon qui, dans la neige, ne faisaient aucun bruit. Aucun. Leandra s’en allait pour toujours et le Val se murait dans un silence somnanbulaire. La figure de l’aînée des Eyrié avait été un modèle de prestance, de droiture et d’élégance. Elle était la pierre lunaire du Val et les routes s’étaient barrées de quelques racines pour ne pas la laisser partir. La jalousie avait souvent sondé le coeur du Chaton en pensant que jamais elle n’aurait la place de ses royales cousines. Pourtant, Leandra la lui avait laissée. Elle lui avait confié sa chaleur fraternelle, la laissant en charge de prendre soin des leurs : Martyn parmi les autres. Ce garçon étrange que seule la fille d’Elbert semblait pouvoir faire sortir de sa caverne. Etaine partirait aussi, elle irait à Winterfell, et Catelyn serait la seule à rester. Les années avait passé. Celle qui est devant elle est une étrangère. Reconnaissable entre toutes, mais une étrangère. Elle était la Suzeraine du Bief, la Dame de Hautjardin, la princesse perdue des Montagnes et de la Lune. Elle était ce corps que Catelyn voulait prendre entre ses bras, ces épaules dans lesquelles elle voulait perdre son visage pour pleurer des maux trop grands. Cette main qu’elle voulait broyer et tirer avec force jusqu’aux Eyrié. Effacer les âges et lui obliger de rester à jamais aux côtés du trône blanc.

« Je n’ai pas réussi. »

Et, les mots manquent. Les mots fuient et se cachent. Ils se dissimulent si profondément qu’au milieu des réjouissances un silence s’impose. Elle hoche la tête, elle n’avait pu résister à la tentation. Ce terrible besoin de venir trouver sa cousine avant de partir. Pour lui dire quoi? Leandra était une Tyrell, elle l’avait assez prouvé ces dernières années. Aucune réponse à ses lettres, longtemps le Chaton en avait accusé Oberyn mais ce n’était pas suffisant. Cette inconnue qui se tenait devant elle, était une Bieffoise. Que comprendrait-elle des peines des Valois? Avait-elle encore quelques remembrances de ces temps passés?

« Cette promesse que je t’ai faite, à tes pieds, je viens en déposer les monceaux de chair. »



Martyn avait ployait le genou sous condition. Etaine avait clamé devant toute la Cour réunie qu’elle avait donné son corps avant la consommation officielle de son union. Catelyn, oubliée de tous, était restée en retrait. Des milliers de flèches avaient laissé des plaies béantes. Jace avait bien pu lui prendre la main, il avait bien pu la soutenir en silence, elles étaient la sanguinolentes. « A chaque fois que je ferme les yeux, je vois un paradis noir. » Ca avait été les premiers mots de leur mariage. Ses premiers mots au lendemain de leur nuit de noces. Que n’était-elle pas morte ! [Que n’était-elle pas morte ! Mais non, la mort elle-même ne semblait pas assez honorable pour sa misérable vie. Il lui faudrait supporter encore bien des pierres avant de couler. Combien de coups devraient-elles encore parer? Non ! Combien avant de ne plus pouvoir être aussi haute que l’honneur même? Et elle, cette inconnue aux traits tant aimés et adulés, pouvait-elle encore comprendre? Pouvait-elle encore être cette adolescente qui lui avait envoyé une lettre dans la nuit? Je t’en prie Catelyn. Je t’en prie Catelyn viens me retrouver. La torche haute, l’attention des siens déjouée, les bottines foulant la neige épaisse. Le manteau épais de la nuit protégeant leur promesse. Pouvait-elle encore vivre dans ce corps, cette adolescente qui lui avait demandé de prendre soin de leur famille? 

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Leandra Tyrell
BIEF
■ Localisation : Haut-Jardin.
MessageSujet: Re: In this House were I grew up...   Lun 23 Oct 2017 - 16:17

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Tu t'extraits à la fraîcheur du palais , ton menton se redresse vers le ciel pour venir accueillir les rayons de lumière. Le voile de chaire vient recouvrir tes orbes noisettes, alors le soleil vient délicieusement chérir ta peau blanchâtre. Tu te délectes de cette sensation qui nourris tes flammes intérieurs. Tu t’abandonnes dans les jardins, cédant à l'ennuie provoquer par un mariage sans aucun sens, de l'absence de ton époux qui te délaisse pour des discussions importantes, des discussions d'hommes auxquels tu n'es pas conviés... pour le moment. Peut-être. Tu n'es pas faite pour parader à son bras comme une vulgaire potiche, ignorante des affaires qui inquiètes la couronne. Tu n'as pas été élevée par décorer le bras d'un suzerain, mais pour siéger à ses côtés. La journée a été longue. Trop longue. Des jours que ça dure, des jours pour un si petit couronnement. Ce palais, cet endroit de tout repos pour une âme esseulée aux pensées viles. Le recoin des vipères ; le nid même. Tous ses nobles qui se pressent autour de toi, tu y es habituée et pourtant ça te délecte toujours autant. Pourquoi font-ils cela ? Ses questions qui résonnent dans ta boîte crânienne jusqu'à te donner des maux de tête.

Tu t'exaltes à l'idée de pouvoir enfin respirer un air pur, ce moment de tranquillité que tu guettes depuis le début de la journée. Tous ses suzerains qui renouvellent leurs voeux à un nouveau suzerain, et plus tard ce sera ton fils. Tu aimerais tellement le revoir naître, tes mains qui encercle son petit corps pour le protéger avant qu'il ne te soit retiré. Cette sensation de réussite, d'avoir accomplie l'un de tes objectifs, un héritier pour le Bief. Tu revoie ce sourire sur le visage d'Oberyn vous étiez si jeune, si insouciant de ce qu'ils allez vous arriver. Tu étais si innocente, si peut préparer à tous ses obstacles qui t'empêchent d'avancer. Tu te revois dire adieux aux-tiens, aux Eyrie. Et lui, et elle, ils ne sont pas là. Partie. Tu es seule, tu es l'étoile qui brille ce jour-là. Tu n'as pas eu le temps de te préparer, de le dire adieu qu'il était déjà partie et plus jamais tu ne reverras leurs si beau sourire. Pourquoi toi ? Pourquoi t'éjecte-t-il dans les bras d'un inconnu. Tu repenses au visage de ton père ce jour-là, si fière de toi alors que tu quittes le domaine familial sans aucune explication, sans aucun conseille. On te jette sur cette rose d'épine qui te pique les ailes. La colombe se retrouve encerclée par la rose, accrocher à ses épines qui ne lui font que du mal. La fillette doit devenir femme, c'est un ordre.

La colombe a donné la vie à un petit garçon. On applaudi, on est heureux, on dit oh quel beau garçon. Le marmot sera un jour à la tête de sa région. Toutes les familles veulent voir devenir leur enfant un jour son épouse; un honneur, et surtout un accès au pouvoir. Et la roue continue de tourner indéfiniment, bientôt ce sera Jeyne qui sera vendu pour son père, pour son pouvoir. Les femmes ne sont que des objets, soumises à leurs parents, à leurs frères, à leurs époux si elles ont la chance d'en trouver un. Ta vie continue de la même façon qu'elle a commencé, des promesses d'un avenir grandiose et pourtant rien. Les ennemis de ton époux sont de plus en plus nombreux, et les tiens n'en parlent pas. Le Bief se déchire, et ton coeur avec. Le vent frais vient glisser sur tes joues roses tandis qu'un frisson se balade sur l'intégralité de ton corps. Oberyn a de nouveau prêté allégeance au roi, mais à quel prix. Martyn a suivie les pas de père, tandis qu'Etaine demande réparation des actes de Maegor. Et toi tu les regardes tous, tu écoute leurs paroles et tu ne bouche pas, tu pense trop Leandra.

« Leandra. »

Cette voix qui fait remonter tant de souvenir à la surface. Celle a qui tu as tous donner, ton sang, ta sueur, ton coeur et tes larmes. Elle était la quand il y avais personne et tu était la quand personne n'était-là. Es-tu es partie l'abandonnant elle aussi. Tu te rappelles des traits de son visage quand elle souriait, tu rappelles de son doux visage ce poser sur toi, et ses yeux presque te supplient de rester. Tu étais déjà enchaîné à cet homme qui ta tant enlever. Elle était le jour quand tu étais la nuit, le soleil quand tu étais la lune, l'ange quand tu étais le diable. Sa voix est ce son si familier qui se glisse dans ton oreille. Ton coeur se brise, puis se répare avant de ce rebriser. Cette sensation d'avoir déçu, d'avoir échoué, mais est-ce toi qui as échoué. Et si ses vraie, l'avouera-tu ? Reconnaîtra-tu ton échec. Tu as le feu face a la glace. Et tu te remémores cette promesse, et tu penses. Les Arryn se déchirent, mais qui est la coupable ? Elle ? Tu ne peux l'imaginer. Elle est si attacher a son sang. Les années avaient passé, sans l'entendre, sans voir son visage. Tu n'es plus une Arryn, tu sers des autres. L'oiseau c'est petit à petit transformer en une rose plus piquante que l'authentique. Tu n'es plus cette enfant si joyeuse, tu n'es plus cette fille faiblarde. Tu es l'incarnation parfaite , la représentation parfaite d'un ange déchu. D'un diable encerclé d'une auréole, la fille est devenue une femme abandonnent tous son passé pour avancer.

« Je n’ai pas réussi. »

Aucun mot ne sort de ta bouche, elle est scellée. Rien ne sort, tu ne fait que la fixer tandis que le vent souffle de plus en plus fort laissé échapper une larme qui dévale ton visage pour atterrir à tes pieds comme une goûte de pluie qui veut te barrer le chemin. Est-ce de ta ça faute ? Aucun bruit seul celui du vent qui envole les feuilles déposer sur le sol. Seul vos regards se croisent, ils viennent combler ce manque de mot. Tu aimerais lui parler, lui dire à quel point elle ta manquer, mais ses mots sont-ils véridiques ? Tu aimerais la serrer dans tes bras mais est-ce digne d'une souveraine. Trop de question vienne tourmenter ton esprit, tous ses souvenirs qui s'entremêlent tandis qu'elle ce tiens droite devant toi, digne de son nom. Vous était si proche avant, vous êtes si différente maintenant. Tous vous séparer mais seuls un nom vous réunis, Arryn.

« Cette promesse que je t’ai faite, à tes pieds, je viens en déposer les monceaux de chair. »

Pourquoi cet échec. Pourquoi tous à échouer ? Ils auraient tous pu être heureux et voila qu'il se détruise. Tous à changer, même-là où elle n'est pu. Elle aurait dû prendre soin d'eux, elle aurait dû les protéger et non les laisser se déchirer. Elle aurait du prendre soins d'eux, elle aurait du les protéger et non les laisser ce déchirer. Pourquoi la vie est toujours compliquée. Pourquoi s'acharne-t-elle autant sur toi. Tu ne voulais qu'une chose qu'il soit heureux loin de toi, tu savais que tu ne pouvais les protéger de là où tu étais. Tu lui as confié une tâche, des plus simples et pourtant elle a échoué. Tu lui en veux et pourtant elle est de ton sang, elle n'est pas ta soeur mais pourtant tu avais l'impression qu'elle l'était. Catelyn. Elle a qui tu avais accordé toute ta confiance, cette confiance qui c'est évaporer depuis toutes ses années. Tous est si différent maintenant, comme un tableau qui faut recommencer. Tu arrive enfin à sortir quelques mots de ta bouche, aucun sens, que dire face a t-elle que tu as tant aimer.

« Tous est tellement différent. Je te sentais apte a réaliser cette tâche et pourtant tous ses écrouler. Aussi haute qu'Honneur, mais de qu'elle honneur parlons-nous. Notre maison, votre maison qui était autrefois si souder s'écroule sans que personne ne stoppe ça chute. Pourquoi ... »
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Catelyn Arryn
VAL D'ARRYN
■ Localisation : Donjon-Rouge, Otage de la Couronne.
MessageSujet: Re: In this House were I grew up...   Lun 6 Nov 2017 - 16:26

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« Tout est tellement différent. Je te sentais apte a réaliser cette tâche et pourtant tous s’est écroulé. Aussi haute qu'Honneur, mais de quel honneur parlons nous. Notre maison, vôtre maison, qui était autrefois si soudée s'écroule sans que personne ne stoppe sa chute. Pourquoi ... »



« Pourquoi? ! »




L’interrogation était brulante. Un souffle déchiqueté. Lançants quelques éclaies, ses yeux vernaculaires sont d’autant de petites taches argentées. Leandra ne pouvait pas tomber dans la mélancolie. Leandra devait être forte et, de ses mains, la relever. Elle ne devait pas incliner la tête, la rentrant dans ses épaules, pour mieux la conforter en sa désolation. Qui était cette étrangère qui, devant elle, n’avait plus aucune fougue montagneuse? Avaient-ils déraciné jusqu’à l’essence de son âme? On la disait éprise de son seigneurial époux, l’idée savait révulser Catelyn qui ne pouvait souffrir le bourgeois. Cet homme, si synonyme à ses malheurs, avait pris leur joyau pour reléguer la pâle soeur, la fragile fleur sans épines. Oberyn Tyrell avait fait de l’enfant de la Lune, une femme qui disait « votre Maison ». En accourant ici, le Chaton du Val avait eu bon espoir d’entrevoir la belle et spirituelle fille de Jace… Alors, Catelyn lui prends la main. Pas d’une façon douce, mais avec fureur et impérialisme. Elle enroule ses doigts dans le creux de sa paume. 


« Notre Maison. »

Notre Maison. Notre maison. Et ses doigts pressent un peu plus cette paume tiède. Ils tentent d’établir un contact charnel et ancien. Un contact qui aurait la magie de faire soulever la onde du passé. Elle peut lire toute sa déception en ses pupilles dorées. Une déception voilée qui cache bien plus que ces quelques mots. Quelles avaient été les années pour marquer son front de maux aussi énigmatiques? Etait-elle réellement derrière cette main diabolique qui avait massacrée des centaines de Valois? Etait-elle donc devenue cette femme qui disait « vous » et avait fermé le livre de ses ancêtres? Non ! Cela ne pouvait être ! Derrière elle, dansent les invités comme des ombres noirs. Elles ondulent, se superposant aux crépitements des flammes. Il y a comme un monde qui les entoure et dans lequel elles ne gravitent plus.



« Je ne peux demeurer longtemps… »



Déjà, Jace devait faire gonfler les voiles des Arryn. Que ferait Etaine au crépuscule de leur lignée? L’ingrate ! Quels esprits persifleurs l’avaient poussés à agir de la sorte… autant s’auto flageller les sangs. Quant à elle…, Catelyn Arryn celle qui se revendiquait digne héritière de ses ancêtres, grande et farouche, quels succubes s’étaient couchés en son corps pour parler de la sorte? Bien dangereuses étaient ses paroles, bien dangereuses étaient ces mots qui demain pourraient signer son arrêt. Elle n’avait pas le temps de l’expliquer à sa cousine, dont elle tenait fermement la main. Non, elle n’avait pas le temps de lui infliger une nouvelle petite mort. Pour ses yeux étrangers, l’immaculée resterait angélique. Elle resterait cette enfant qui lui avait promis de sauver, de protéger et de garder leur famille. Elle serait cette tête blonde qui souriait à tout va, sûre de ses charmes et de son avenir tracé. La désolante resterait la bienheureuse d’antan. C’est comme un boite de maux qu’il faut à nouveau fermer, dont il faut à nouveau cacher la clef silencieuse. Personne ne viendrait plus la consoler, personne ne viendrait plus lui prendre ta tête et la bercer de murmures lénifiants et sécurisants. Il n’y avait qu’elle ; contre les autres et pour elle-même. 



« Leandra, écoute-moi ! Regarde moi ! Les Faucons n’ont besoin de personne pour stopper leurs chutes, ils ont l’égide de leurs flancs. Je suis apte. Je le ferai, je rétablirai l’Honneur que les autres n’ont de cesse d’atrophier. Ha, dans leurs gibecières ils tentent de nous asphyxier. Ils veulent nous chaperonner pour mieux nous paonner à leurs besoins ! Je ne les laisserai pas faire Leandra. Je te le promets. Demain, dans dix ou dans cent, il y aura justice pour les nôtres… »

Ses doigts tremblent, elle a peur. Aucune couardise, mais un affolement des sens qui voudraient tout avoir. Ces sens qui voudraient se jeter par dessus cette table et attraper le corps de la soeur. Attraper ce corps si lointain et le coller contre le sien, tout proche de soi. Crier à l’unisson contre les malheurs qui ne cessent de leurs couper les jambes. Aux âges, combien de temps faudrait-il continuer à leurs arracher quelques joies, quelques liesses, quelques douceurs, quelques satisfactions ! Les Sept lui avaient donné un fils, mais à quoi servirait-il ce fils si cette terre sur laquelle il était né n’était destinée qu’à l’affliction, la dévastation et la mélancolie? Ne fallait-il pas mieux l’exposer aux Lynx-des-Fumées ; dans ce monde où le respect n’existait plus, ce fils du Ciel et de la Lune n’aurait plus jamais raison d’être. Son coeur se serre, là, elle perdait la raison. Elle perdait la raison ! Ce fils, cette chair de sa chair, elle lui donnerait l’avenir le plus brillant. Elle ne ferait pas de lui une poupée bien modelée, comme sa pauvre mère, mais un élu. 



« … l’Honneur retrouvera ses couleurs. Il claquera en haut des tourelles des Eyrié, forts et sans concession. Je te promets que je ramènerai notre famille dans un foyer où notre voix sera unie. Je confesserai mes écarts, j’achèverai de porter en terre mon amour, clapis sous les branches de nos saules éternels. Afin de réchauffer nos âmes, j’invoquerai les anciens rites et laisserai aux torrents quelques flambeaux et autre fanaux de mousse. 

A cet éreintement, elle oblige à nouveaux Leandra à la regarder. 

Mais toi… toi, ma chère cousine, qu’est-il advenu de toi pour que tu nous renies? »
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Leandra Tyrell
BIEF
■ Localisation : Haut-Jardin.
MessageSujet: Re: In this House were I grew up...   Mar 2 Jan 2018 - 15:58

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« Pourquoi? ! »

Tu te sens faible, abandonner de tous, seule. Tu aimerais tellement être comme ta mère l'était, aussi Haute que l'Honneur. Elle qui a dû quitter le Nord pour épouser un homme dont elle ne connaissait que le nom. Elle était si forte, un exemple. Elle t'a toujours parfaitement conseillé tu t'en veux d'avoir quitté le Val sans lui avoir dit adieu. Elle était si belle l'exemple parfait d'une Déesse. Elle t'a toujours protégé, guider vers les bons choix. Jamais au grand jamais elle n'a était contre toi. JAMAIS elle ne t'a abandonné. Tu retournerais Westeros tous entier rien que pour la revoir, rien qu'une seule seconde. Tu aimerais que de là-haut elle vous protège, qu'elle vous rapproche. Qu'elle t'aide à réparer les pots casser. Tu n'as pas les épaules assez solide, tu as l'impression que le monde s'acharne contre toi. Qu'à tu fait ? Tu te poses cette question chaque matin lorsque tu viens avec violence écraser ton poing contre le miroir. Une larme vient sublimer ton regard azure, Pourquoi? Une question tellement simple. Pourquoi Leandra ? Pourquoi à tu laisser autant de place à la rose jusqu'à détruire le faucon qui est en toi. As-tu perdue toutes tes valeurs ? Toutes les leçons enseigner par ton père. Tu aimais le crier, tu aimais le hurler sur le toit des Eyrié que tu étais AUSSI HAUTE QUE L'HONNEUR. Mais de quels honneurs parlais-tu ? L'honneur de ta maison que tu as abandonné au profit d'une autre ?



« Notre Maison. »

Catelyn vient avec rapidité et fureur agripper tes mains presque instinctivement tu relèves la tête pour plonger ton regard dans le sien. Lorsque ton regard croise le sien tu as l'impression de te noyer dans un océan de reproche et même un océan n'est pas assez large pour accueillir toutes ses reproches. Et pourtant c'est elle qui a failli à sa mission. Tu as l'impression qu'elle te brûle un peu plus fort à chacun de ses mots. Notre maison, mais c'est elle se que cela signifie ? Notre maison, alors que l'on t'a jeté dans les bras de la maison Tyrell. La brise n'est même plus apte à te donner quelques frissons ton regard ce réchauffe tu as l'impression d'être un volcan. C'est reproches t'étripes, te bloque l'oesophage. Elle ta crache des statuts de jade à la figure, elle t'écrase avec comme pour t'incriminer un peu plus. Elle te reproche tous et rien, Notre Maison tu n'es plus apte à le dire tu es une Tyrell maintenant pour le bien de cette Maison qui s'écroule sur elle même. Tandis qu'elle est la face à toi, les invités dansent et s'engraisse dans une pièce bien trop petite pour la grandeur du royaume. Tu devrais être aux côtés de ton époux à ce moment précis, mais non. Tu es là à sa merci.



« Je ne peux demeurer longtemps… »



Tu aimerait qu'elle reste à tes côtés, des années sans ce voir, sans ce parler, sans nouvelle, comment rattraper tant de temps en quelques minutes. Tu es comme une poupée de porcelaine qui lentement se fissure, porcelaine que l'on voudrait morceler au gré de la frénésie. Tu n'est que candeur petite fleur, douces pétales qui ne sont faites que de douceur. Opalescences miroirs de tant d'innocence. Pourtant à cet instant tes opales ne contemplent que la rage, celle qui est pure, celle qui est reine, celle qui est infernale. Tu as envie de laisser déferler toutes cettes rage qui est sceller dans ton corps depuis tellement de temps, mais elle ne le mérite pas. Les faucons qui volaient si haut autrefois frôle dangereusement le sol, nos ennemies en profite pour nous picoter les ailes avec des aiguilles pour nous détruire, elle était censée les protéger tous les protéger, les garder unir et pas les laisser se séparer pourquoi n'a t-elle pas accomplie sa mission. Tu la toujours considérer comme une Arryn, comme une soeur tu la penser digne d'être aussi Haute que l'Honneur, l'honneur aujourd'hui est bafouiller. Si père était là.. Aucun mot ne quitte ta bouche tu préfère l'écouté avec attention tandis que tes lèvres s’entrouvre pour laisser entrer l'air de la capitale dans ta gorge.

« Leandra, écoute-moi ! Regarde moi ! Les Faucons n’ont besoin de personne pour stopper leurs chutes, ils ont l’égide de leurs flancs. Je suis apte. Je le ferai, je rétablirai l’Honneur que les autres n’ont de cesse d’atrophier. Ha, dans leurs gibecières ils tentent de nous asphyxier. Ils veulent nous chaperonner pour mieux nous paonner à leurs besoins ! Je ne les laisserai pas faire Leandra. Je te le promets. Demain, dans dix ou dans cent, il y aura justice pour les nôtres… »

Tu l'écoutes, tu la regardes, ton visage et vide de toute émotion tu ne penses à rien hormis au tien. Elle ne te comprend pas, pas une seule seconde elle n'a essayer de se mettre à ta place, de te comprendre. Ils t'ont tous délaisser Leandra lorsque tu as quitté les Eyrié. SEULE. PERSONNE. Tu aimerais à ce moment précis, à cet instant te recroquevillé sur toi-même. Même disparaître. Ne plus être face à elle, ces mots sont durs comme de la pierre. Elle promet, mais ne t'avais t-elle pas promis de protéger les siens ? Cette promesse aussitôt faite elle la jetterait dans un océan de mensonge. Tes mains tremble dans les siennes, une larme rapide déferle sur ton visage et s'arrête au bord de tes lèvres. Tu n'arrive même plus à la comprendre, à la fixer dans les yeux. Tu es si faible Leandra et pourtant tu dois être si forte. Plus haut, plus fort.

« … l’Honneur retrouvera ses couleurs. Il claquera en haut des tourelles des Eyrié, forts et sans concession. Je te promets que je ramènerai notre famille dans un foyer où notre voix sera unie. Je confesserai mes écarts, j’achèverai de porter en terre mon amour, clapis sous les branches de nos saules éternels. Afin de réchauffer nos âmes, j’invoquerai les anciens rites et laisserai aux torrents quelques flambeaux et autre fanaux de mousse. 

Elle prend une pause qui ne dure que quelques secondes, quelques secondes de trop. 

Mais toi… toi, ma chère cousine, qu’est-il advenu de toi pour que tu nous renies? »

Jamais elle ne te comprendra, est-ce ta cousine en face de toi ? Cette même cousine qui ne voulait que tu quittes, celle que tu serais dans tes bras comme une soeur ? « Assez.. » Timbre glaçant qui vient déchirer le silence qui c'était installer depuis quelques secondes, tu devient givre Leandra. Ton regard est glacé sur elle. Tes mains viennent serrer un peu plus fort les siennes, tes ongles aiguisées frôle ses douces mains enfantines. « Arrête de formuler des promesses que tu ne pourra tenir. Notre famille ? Notre famille qui ce déchire et PERSONNE n'a essayer de les rassembler, de les tenir unir comme tu aurais du le FAIRE.. » Chacun de tes mots sont violent, tes pauses sont courtes, tu reprend ta respiration ton regard plonger dans le sien, tes yeux sont humides, mais tu te doit de continuer. « Je suis une Arryn, jamais je ne renierais les miens. Jamais tu ne m'as écrit. J'ai été seule, j'ai mené des batailles, j'ai grimpé des montagnes SEULE. J'ai était séparer des miens et aucun n'a pris le temps d'envoyer un corbeau jusqu'à Haut-Jardin et tu ose dire que je renie les miens, toi, Martyn, Elbert, Etaine.. » Tes prunelles ce ferment quelques instants alors que des éclats de diamant léger s'en échappe.

« Vous avez toujours été tous ensemble vous aurez dû vous soutenir et non vous détruire. J'ai traversé des épreuves douloureuses j'ai cru que j'allais m'écrouler, succomber sous le poids de mes responsabilités, mais je suis resté Haute et Forte. J'ai fallu perdre mes deux enfants. Par les septs j'ai fallu les perdre. Mais où étais-tu toi ma cousine lorsque mes larmes déferlées, lorsque mon corps se transformer en une tempête destructrice. Avais-tu oublier mon existence ? Moi, celle qui à recueillie tes larmes et tes cris. » Larmes silencieuses qui tracent les sillons de ta peine sur tes joues teintées de l’éclat carmin des coquelicots. Ton coeur devient fou. Ton coeur est pris dans des pincettes chirurgicales que tes ennemis tripotent, tournoient, ils exploitent chaque cellule de ce qui te fait présentement vivre. Est t-elle ton ennemie ? Elle est ton sang, mais elle te donne l'impression d'être contre toi..

lumos maxima

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⋆ I'm a princess cut from marble
smoother than a storm. and the scars that mark my body, they’re silver and gold. my blood is a flood of rubies, precious stones, it keeps my veins hot, the fire's found a home in me.
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Catelyn Arryn
VAL D'ARRYN
■ Localisation : Donjon-Rouge, Otage de la Couronne.
MessageSujet: Re: In this House were I grew up...   Mar 2 Jan 2018 - 20:13

In this House were
I grew up




« Assez… »

Catelyn sursaute et serre un peu plus ses mains sur celles de Leandra. Sa voix est cinglante, ses yeux vides d’émotions. Elle ne l’a probablement jamais vu ainsi, rageuse. A présent, ce sont ses ongles qui viennent déchirer sa peau. La blonde vernaculaire se fige. Elle lui fait mal, elle peut sentir son épiderme se creuser, doucement. Quel esprit tourmenté venait de s’emparer de Leandra? Non, quel esprit tourmentait s’était emparé d’elle? Elle n’avait plus rien à voir avec la cousine qu’elle avait côtoyé, la belle et calme Leandra. Celle pour qui les Valois avaient longuement pleuré, déposant fleurs d’ancolie sur les routes sinueuses des vallées. C’est interdite qu’elle observe la contorsion de son visage, celle de ses lèvres offrant un rictus méchant et provoquant. 


« Arrête de formuler des promesses que tu ne pourras tenir. Notre famille? Notre famille qui se déchire et PERSONNE n'a essayé de les rassembler, de les tenir uni comme tu aurais du le FAIRE. »

« Lâche-moi. »



Or, elle n’en fait rien. Leandra continue de la toiser avec agressivité. Une vague de ressentiments anciens et refoulés trop longtemps. Si elle tentait de l’intimider, le Chaton du Val de se laisserait pas prendre. A l’idée de perdre un autre membre de sa famille, son coeur se fait déception et agonie. Elle pouvait tenir ses promesses. Elle tenait ses promesses. Si le frère et la soeur se déchiraient jusqu’à la moelle, ce n’avait jamais été du ressort de Catelyn. On lui avait brimé tous les pouvoirs qui lui auraient permis de le faire. Notamment, son ascension à la suzeraineté des Eyrié. Elle avait tenté de parler à Martyn, le sortir de ses retranchements. Elle avait protégé Etaine de ses idées de fuite au Nord… Elle avait tenu ses mots, elle les avait tant tenu qu’elle avait laissé toute sa jeunesse s’évaporer. Refusant les multiples demande en mariage des Seigneurs et de leurs héritiers ! 


« Je suis une Arryn, jamais je ne renierai les miens. Jamais tu ne m'as écrit. J'ai été seule, j'ai mené des batailles, j'ai grimpé des montagnes SEULE. J'ai été séparée des miens et aucun n'a pris le temps d'envoyer un corbeau jusqu’à Haut-Jardin et tu oses dire que je renie les miens, toi, Martyn, Elbert, Etaine… »



Des larmes se forment en ses yeux, mais pas un seul instant la fière Valoise souhaite les sécher. Elle avait été sotte de croire que Leandra n’avait pas changée, qu’elle gardait en elle cette flamme incroyable. La personne qui lui faisait face était d’un égoïsme primitif. Tous avait du mener des batailles, tous avait grimpé des montagnes et tous avaient été seuls. Elbert, Martyn, Etaine, elle-même. Pas un seul Arryn ne souffrait de la solitude trop lourde qu’imposait le nom qu’il portait ! Bien plus, il était le rôle d’un noble de grande Maison que de pouvoir se porter seul ! Si elle avait été séparée des siens et du Val, elle ne devait que maudire son défunt père, point sa cousine ! Quant aux lettres, elles avaient été des centaines à être envoyés du Val. Les corbeaux été toujours revenus les serres vides. Longtemps, elle avait soupçonné Oberyn d’y être pour quelque chose… Cet homme était fourbe et vile. Elle le détestait depuis le jour où elle l’avait rencontré au tournois de Maegor. Ses poumons se gonflent de haine, s’apprêtant à cracher tout ce qu’elle pense à Leandra, mais elle se trouve coupée en son élan. 


« Vous avez toujours été tous ensemble vous aurez dû vous soutenir et non vous détruire. J'ai traversé des épreuves douloureuses j'ai cru que j'allais m'écrouler, succomber sous le poids de mes responsabilités, mais je suis restée Haute et Forte. J'ai failli perdre mes deux enfants. Par les Sept j'ai failli les perdre. Mais où étais-tu toi ma cousine lorsque mes larmes ont déferlé, lorsque mon corps se transforme en une tempête destructrice. Avais-tu oublié mon existence? Moi, celle qui ait recueilli tes larmes et tes cris. »



Son sourcil droit se lève, perplexe. Les larmes amères de sa cousine coulent, sans retenue aucune. Il était inconcevable que cette conversation tourne au drame en pleine fête de mariage. On ne devait pas surprendre la Dame de Haut-Jardin en train de pleurer aux côtés de Catelyn, c’était inconcevable et dangereux.

« Reprends-toi Leandra. Immédiatement. »



C’est un chuchotement, poussé de l’extrême bout des lèvres. Elle entendait ses mots, ses paroles et ses colères. Elle ne comprenait pas tout, et ce qui lui restait interdit elle n’avait pas le temps de l’approfondir. Leur temps passé ensemble était compté. Difficile il lui était de ne pas se sentir blessée et meurtrie par les propos incohérents et peu nobles de sa cousine, mais elle devait passer outre. Tout du moins, tenter. Ses mains sont toujours étroitement coincées dans celles de la Suzeraine du Bief, écrasées d’une haine inconnue. Etrangères, elles le sont certainement. Il serait plus simple de partir et de tourner définitivement la page. Pendant un instant, vif et brulant, elle le veut. Elle y pense avec ardeur, le coeur la pressant. Pourtant, elle reste. Elle laisse ses doigts craquer sous la force brune. Elles étaient les conséquences des autres, au fond d’elles-même il était certaine que Leandra demeurait la jeune fille qu’elle avait serré jusqu’à l’étouffement dans ses bras. Les manipulations de la guerre et ses blessures leurs avaient imposé des masques.



« Tu te dois de te contrôler, nous sommes peut-être observées. Catelyn observe la foule lointaine derrière les épaules de Leandra, personne ne les regarde réellement. Quand bien même… Il lui fallait retrouver contenance pour avoir les idées claires. Tu es en colère et tu dois avoir des centaines de raison pour l’être, je n’en suis pas l’une d’elle. J’aurais pu, mes agissements n’ont pas toujours été un modèle, mais tu n’as aucun grief à me reprocher. Est-ce clair? »



Sa voix est sèche, elle ne veut pas voir les atermoiements de Leandra. Ils sont dérangeants et la mettent mal à l’aise. Si les temps avaient été autres, si ils avaient été plus propices à une réunion, alors elle aurait pris sa tête et l’aurait obligé à se réfugier dans le creux de son épaule. Elle lui susurré de continuer à pleurer et déverser toute sa hargne. Or, les temps n’étaient pas à ça. Leandra, ce soir, ne pouvait que penser à elle comme une enfant égoïste. Ses dents entrechoquent ses pensées, rythmant les syllabes éloquentes. Catelyn était venue pour se voir pardonner, mais elle se rendait compte que c’était une fausse raison. Elle n’avait pas besoin de se faire pardonner par Leandra, car Leandra ne comprenait plus le Val. Elle en avait été arrachée et modelée pour être l’épouse, le jouet, la marionnette de son époux. Ce n’était pas sa faute, c’était celle de sa naissance princière même, mais c’était un fait. Indélébile.



« Parler de ce qui aurait pu se passer n’a pas de sens. Autrement, nous n’aurons pas terminé quand la race des hommes s’éteindra ! Nous avons tous souffert, bien plus que nécessaire. Il était de ton devoir de te marier dans une région étrangère comme il était celui d’Etaine d’aller à Dorne. Le mien était d’épouser ton frère, ce n’est pas faute de l’avoir ardemment désiré. Cette promesse que je t’ai faite quand nous étions enfant, m’était impossible dès lors que Martyn m’a chassée de notre demeure ancestrale. »



Face à la détresse de Leandra, elle reste trop calme. Glacier de douleurs tues, elle aussi aurait pu rugir de plaintes éparses ! Elle avait de quoi se lacérer pour la fin de ses jours et encore le futur semblait loin d’être certain ! Elle ne pouvait croire qu’on l’accule de la sorte, elle n’avait certainement pas les pouvoirs de sa cousine. Elle ne serait jamais Suzeraine d’une des régions les plus fertiles de Westeros. Au creux de son cou, sa pierre lunaire gronde. Si elle le voulait, elle pourrait se montrer aussi blessante et fausse que sa cousine, c’était certain. Ses chausses s’enfoncent dans la terre des jardins, il va être long d’ouvrir les yeux de la Bieffoise. Le chemin va être long et incertain, elle semble peu réceptive et aveuglée. 


« Nous t’avons tous écrit. Les semaines, les mois puis les années ont passé sans réponses. Rare les fois où Martyn recevait une lettre, quand cela était nous la dévorions tour à tour lors de veillée estivale. »



Ses paumes forcent pour s’échapper, elles viennent se réfugier vers le corps de leur maitresse. A plat sur la table de banquet, marquées par les ongles furieux de la belle. C’était la première fois qu’un des membres de sa famille la blessait physiquement, laissant stigmates visible sur sa peau parfaite. Ses mains se contractent, se serrent en deux poings distincts.



« Tu le dis toute seule : les corbeaux ont été absents pendant des années… alors ne te targue pas de savoir ce que tu ne peux connaitre. Tu es et resteras Arryn, c’est inaliénable, mais le Val t’es désormais étranger. Ton esprit peut certainement te promener en nos forteresses, mais tu ne peux y percevoir les maux qui les accablent. Ce n’est pas ma faute si ta fratrie se détruit mutuellement. Et, si tu ne me crois pas, pense bien que je n’ai aucun intérêt à voir une guerre imploser au Val, aucune jouissance à voir Martyn ployer le genou sous condition et Etaine plaider la cause de ses bâtards devant tout le gotha réuni ! »



Ses yeux fulminent, Leandra ne pouvait être aussi insensé. Il était impossible que son jugement soit aussi biaisé et faux. Catelyn était une cadette de Maison, si son influence était importante elle ne pouvait rien faire quand son suzerain même la désirait à l’écart. Cet écart, cet exil avait été nécessaire à cause de la seule promesse qui les avait liées. Oui, si elle avait accédé à la titulature qu’elle aurait du avoir tout aurait été pour le mieux… au Val. Il était fort probable que le Bief se serait retourné du Val d’Arryn et aujourd’hui, malgré la paix rétablie, les deux cousines seraient défendues de se parler, pour la sécurité de Leandra. Alors, il ne servait à rien de lui cracher de belles paroles quand le passé ne pouvait être changé. 


« Je ne sais plus pourquoi je suis venue te voir, ni ce que j’espérais… Je voulais que tu sois la soeur aînée que je n’ai jamais eu, encore une fois, et que tu me dises que cette promesse était bien trop lourde, bien trop terrible pour une enfant de dix années. Si tu veux savoir la vérité, c’est que pendant quinze ans je me suis évertuée à la tenir, quand bien même je devais prendre sur moi et me meurtrir. J’ai laissé passer ma jeunesse pour garder un oeil sur le coeur des Eyrié… jusqu’au jour où j’ai du partir pour Rougefort. Sa gorge se ferme, déglutir est difficile, mais elle n’a pas terminé. Il y a encore un point qui doit être appuyé, le plus douloureux probablement… 
Quant à nos silences… Il te faudra poser des questions à Haut-Jardin, face à ton incompréhension je n’ai que des hypothèses qui, sans preuves, seraient offensantes. »
lumos maxima

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as High as Honor
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