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 La belle et la Bouseuse [PV Laoren]

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Stewyn Harclay
NORD
■ Localisation : Nord
MessageSujet: La belle et la Bouseuse [PV Laoren]   Sam 4 Nov 2017 - 13:26

On a faim !!!! ~


Tous avaient le ventre qui râlait. Avec un tel été interminable, les Harclay avaient de plus en plus de mal à trouver à manger sans trop entamer les réserves pour l'hiver prochain. Oh, il n'était pas prévu pour tout de suite, soyons franc, mais le père était quelqu'un de prévoyant. Ainsi donc, il avait mander tout les hommes de son clan dans la grand salle de sa demeure. Elle ne payait pas de mine, simple cabane de bois, de paille et de chaux, mais elle était la plus grande de leur communauté. Lui, comme ses ancêtres, ne s'était jamais vu comme des seigneurs, alors vivre dans une maison plus grande ? Non. Ils n'étaient que les chefs d'un clan, rien de plus. Mais revenons à ce qui poussa Le Harclay à réunir tout ses chasseurs. Ils avaient besoin de se nourrir. Tous. Garder des forces, cela peut être utile. De plus, les blessés – de la guerre, tous ne s'en étaient pas remis – devait être nourrit convenablement si l'on voulait avoir une chance de les revoir debout. Cependant, n'allons pas nous mentir. Le clan n'avait plus autant d'homme qu'avant cette foutue guerre. Ainsi, ne fit-il pas étonnée de retrouver dans la salle les filles aînées des famille ayant perdus leurs hommes. Par contre, le fait de croiser le regard de sa propre fille le fit soupirer. Quand bien même au fond de lui il était heureux de trouver sa petit prête à se mettre au service de la communauté, de temps à autre, il aimerait la voir se comporter en vrai femme. Sa mère était une Cassel, une noble. Comment Stewyn pouvait-elle être aussi… Aussi… Casse-cou ? Vous l'aurez comprit, le père ne comprenait pas comment sa fille en était arrivé là. Sauf que nous savons tous comment il l'a éduquée. Sans distinction avec ses fils. Du coup… Enfin voilà quoi . Il lui sourit et se lança dans une explication très brève. Celui – ou celle – qui ramènerait le plus gros gibier, qu'il soit terrestre ou aquatique, recevrait une récompense à la hauteur de sa prouesse. Cela galvanisa absolument tout le monde, surtout Stew, qui rêvait depuis longtemps déjà de quitter cet endroit et de trouver un maître. Quelqu'un qui saurait tout lui apprendre de la vie, de la politique et du monde. Puis Drokkan donna le signal de départ, heureux de constater que Sharak et Kragir participaient aussi. Ses trois enfants étaient de vrai Harclay !

Vêtue d'une tunique légère et d'un pantalon fait dans la même matière, la jeune femme avait attaché ses long cheveux en une longue tresse pour ne pas être encombrée par ceux-ci. Elle avait décidé d'aller à Bois-Aux-Loups, un peu plus au Nord de chez elle. Stew savait que ses frères n'étaient pas si loin que ça mais elle serait sans pitié avec eux. C'était chacun pour sa peau… Ou plutôt, pour sa proie. Elle avançait en faisant le moins de bruit possible, cherchant des traces de daim, cerfs, sanglier… Qu'importe tant que cela se mangeait. Et elle trouva enfin des traces. Pas vraiment ce à quoi elle s'attendait mais bon, c'était mieux que rien non ? Le cheval, c'était bon aussi après tout. Alors, elle se mit à pister l'animal. Cela ne mit pas trop de temps avant qu'elle ne l'entende. Un petit sourire victorieux étira ses lèvres et elle s’accroupit dans les buissons, restant calme, chassant l'impatience qui courait dans ses veine. Elle écarta quelques feuilles et le vit. Il était superbe, avec sa robe brune. Elle banda son arc prête à tirer quand elle sentirait le moment venu. Moment qui ne tarda pas. Et alors qu'elle était sur le point de lâcher la corde, ses doigts se détendant, une femme passa dans son champ de vision. Elle se serait prit la flèche destinée à l'animal si notre petite Stew n'avait pas brutalement dévier son arc, a la dernière seconde. Elle se redressa d'un coup, furibonde et prête à foutre des gifles à l'imprudente. Stewyn n'était pas un assassin et même si elle ne l'avouerait jamais, le fait d'imaginer qu'elle avait faillit tuer quelqu'un la foutait mal. Alors… Alors ouais, même si c'était sa propre bêtise, pour ne pas avoir prit le temps de regarder et de prendre en compte son environnement, elle avait envie de taper cette femme.

-Mais bordel à foutre !!! T'es pas bien dans ta caboche ?! J'ai faillis te tirer comme un lapin ! Fait gaffe un peu, inconsciente!!!

C'est donc sans plus de cérémonie qu'elle passa les fourrées et s'approcha pour scruter la jeune femme et être certaine qu'elle n'était pas blessée, par sa faute. Elle venait d'oublier, en quelques secondes, tout les principes de survis inculqués par son père et ses frères. Rien ne lui garantissait que la jeune femme n'était pas accompagnée, qu'elle n'était pas une combattante aguerrie ou même que la mort ne planait d'ores et déjà pas au-dessus d'elle. Sauf que tout cela était balayé par l'humanité profonde de Stewyn. Si elle était prête à tuer lors d'une bataille, pour le bien du Nord, tuer sans raison – et même l'idée de tuer tout court comme ça – chamboulait notre petite montagnarde.

Elle se mordit la lèvre et lâcha un soupire de soulagement quand elle put constater que la demoiselle n'avait rien. Un soupire qu'elle ne cacha pas le moins du monde. Cependant, la colère restait. Surtout tournée vers ell-même. Elle se massa l'arrête du nez quelques secondes, pour faire redescendre la tension qui venait de s'accumuler dans ses muscles puis posa ses grand yeux bleus sur celle qui désormais lui faisait face. Et Stewyn en eut le souffle coupée. Ok, elle était sublime. Et encore que ce mot ne rendait pas hoamge à la beauté de l'inconnue. Ses yeux d'un vert incroyable, se teint laiteux digne de la plus douce des nobles, et ses lèvres, pleines, qui pousseraient n'importe quel homme à vouloir planter ses dents dedans, à les posséder… Elle dut inspirer pour ne pas aller embrasser cette femme sur une pulsion. A croire qu'elle à passé beaucoup trop de temps à se voir comme un homme tiens. Elle finit par reculer de quelques pas, pour ne pas que la jeune femme se sente agressée inutilement… Quoi que, au vu de la situation, la pauvre serait dans son droit tiens… Stewyn s'inclina, bien trop masculine pour le coup, et offrit son plus beau sourire.

-Je vous présente mes excuses pour cet… Incident. Je ne savais pas que cette bête était votre et je m'apprétait à l'abattre pour ramener de quoi manger aux miens. Bienvenue sur les terres des Harclay, ma Dame. Je m'appelle Stewyn, ou Stew, peut importe. A qui donc ai-je l'honneur ?

Bon, on repassera pour allégeance et la féminité hein. Néanmoins, elle n'avait pas précisé qui elle était, ne voyant pas l'utilité. Et puis bon, pourquoi donner cette information à une inconnue ? Elle doutait même que celle-ci puisse connaître les siens. Qui s'attarderait à prendre connaissance des bannerets les moins important du Nord, hein ? Elle glissa son arc dans son dos et alla récupérer sa flèche, fichée dans un arbre à quelques pas d'elle, en attendant la réponse de la jeune femme. Si tant est qu'elle en est une à un moment...



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always For the North
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Laoren Redwyne
BIEF
■ Localisation : La Treille
MessageSujet: Re: La belle et la Bouseuse [PV Laoren]   Ven 10 Nov 2017 - 12:51

La Belle et la Bouseuse

L’endroit était magnifique. Au pas, je menais mon cheval à travers les arbres immenses qui composaient le Bois-Aux-Loups, les soldats composant mon escorte ayant décidé de bivouaquer un peu en arrière, avant de rejoindre le village où régnaient les Harclay. Ils s’étaient, evidemment, assurés qu’aucune bête sauvage ou pillard ne rôdait dans la région avant d’accepter à contrecoeur que je parte en exploration, mais mon frère n’était pas là, et j’étais donc la seule représentante de ma famille, il leur était par conséquent difficile de me refuser quelque chose d’aussi simple qu’une simple promenade seule en forêt. J’avais donc quitté le campement, faisant la promesse que je ne m’éloignerais pas plus loin que la portée de ma voix, même si je n’étais pas sûre de pouvoir moi-même évaluer que c’était le cas. Je n’allais pas crier toutes les cinq minutes pour m’assurer qu’ils m’entendaient, après tout !

Je m’étais donc aventurée seule dans ce lieu que je ne connaissais pas, une première pour moi, et certainement pas le fruit d’un courage inné ou d’une envie de chercher le frisson du danger, mais plutôt l’envie de découvrir cet endroit dont je n’avais pu que m’imaginer l’apparence à travers ce que j’en avais lu auparavant. De cette forêt, disait-on, venait le bois le plus solide de tout Westeros, et je ne pouvais que le croire, maintenant que je voyais la taille et l’épaisseur des troncs de ces pins, qui semblaient être là depuis des siècles. Il y avait quelque chose qui émanait d’eux, une sorte d’aura magique, qui donnait presque l’impression qu’ils ne venaient pas de ce monde. J’avais toujours trouvé ce genre d’endroits fascinants, et l’attraction qu’ils avaient sur moi n’avait jamais prouvé que ma différence par rapport aux autres membres de ma famille. Là où mes sœurs se seraient contentées de voir la beauté de la forêt, avant de la quitter par peur du danger, j’étais aveugle à ce dernier, parce qu’entre chaque branche de ces compagnons millénaires, je voyais se dérouler tant d’histoires, tant d’aventures. J’imaginais les Premiers Hommes qui avaient foulé cette terre, les Enfants de la forêt, si mystérieux, j’entrapercevais les histoires d’amour interdites qui avaient pu naître à l’abri des regards, les héros qui étaient venus y chercher l’inspiration… Leurs secrets s’ouvraient dans mon esprit, au point que je ne savais plus s’il s’agissait de simples fruits de l’imagination, ou de réels souvenirs qui m’étaient transmis.

Sans doutes m’étais-je trop éloignée, quand j’arrivai dans cette clairière où tout semblait silencieux. Nul doute que les gardes qui m’accompagnaient auraient choisi cet endroit s’ils l’avaient repéré. Calme et silencieuse, on n’entendait que le chant de quelques oiseaux lointains, et le bruit du vent à travers les arbres. J’aurais cru être dans une forme de paradis, si je n’avais pas été si habituée à la chaleur de La Treille, qui rendait cet îlot de sérénité trop froid pour que je m’y sente parfaitement à l’aise. Les locaux parlaient d’un temps exceptionnellement doux, mais cela ne m’avait pas empêchée de m’affubler d’une lourde cape verte foncée doublée d’une capuche large en hermine, cadeau de Lyam quand nous étions arrivés dans le Nord. Père nous avait envoyés, ou plutôt il l’avait envoyé lui, et j’avais tellement insisté pour partir qu’il avait fini par m’autoriser à être du voyage, afin de renouveller les accords commerciaux avec les familles nordiennes, maintenant que la guerre était terminée. Les Harclay ne faisaient pas partie de ceux qui achetaient nos vins, trop pauvres avait dit Lyam, mais je pensais qu’il fallait toujours mieux essayer de trouver d’autres clients, et j’avais su le convaincre de me laisser y aller, ne fut-ce que pour m’assurer que leur situation n’avait pas changé. Evidemment, je ne lui avais pas dit que je voulais surtout pouvoir voir de mes yeux cette forêt que nous traversions. Il était resté chez les Cassel, j’étais partie, nous étions tous les deux heureux de la situation, un petit mensonge valait bien ça. Et puis, que pouvait-il bien m’arriver ?

Pensant avoir trouvé l’endroit idéal, je descendis de ma monture pour faire quelques pas, avant de me laisser tomber sur le sol, les yeux rivés vers le ciel d’un bleu toujours ininterrompu. Ce long été avait cela pour lui qu’il permettait de contempler l’infinité de façon continue, pensai-je.

« Je suis sûre que tu aurais aimé cet endroit aussi. »

Trois ans, déjà, que Jessamyne avait quitté ma vie pour en commencer une autre. Bien sûr, nous gardions le contact par courrier autant que possible, mais… Les choses étaient différentes. Elle était devenue la femme d’un autre, plus uniquement ma sœur. Elle n’appartenait plus entièrement à notre famille, et cette époque me manquait. Alors pour elle, j’avais décidé que je vivrais un maximum de choses, pour qu’elle puisse, au moins, les entrapercevoir dans mes lettres. Dès que nous serions rentrés à la maison, je lui écrirais, pour lui raconter cette terre où le froid règne, et où les arbres ont plus d’histoires à raconter que le plus vieux et le plus loquace des villageois de notre île. Je restai ainsi un moment, jusqu’à ce que la fraîcheur du sol soit plus dérangeante que l’inspiration que me donnait la vue qui s’offrait à moi. Alors, seulement, je me relevai pour rejoindre mon cheval, il était temps de rejoindre mon escorte. Je m’apprêtais à me hisser sur la selle quand j’entendis un sifflement, puis un bruit mat contre un arbre. Détournant le regard, j’aperçus une flèche fichée en plein dans un tronc, mais je n’eus pas le temps de m’inquiéter de la situation que déjà une furie arriva dans mon dos en m’apostrophant, m’arrachant un cri de surprise.

-Mais bordel à foutre !!! T'es pas bien dans ta caboche ?! J'ai failli te tirer comme un lapin ! Fais gaffe un peu, inconsciente!!!

Tétanisée, je ne savais pas quoi lui répondre. J’avais toujours cru que le jour où je serais réellement en danger, je pourrais réagir comme tout ces héros, toutes ces héroïnes qui lui faisaient face la tête haute, sans crainte autre que celle de réussir cette nouvelle épreuve qu’on leur imposait. Comme je me trompais… J’avais frôlé la mort, peut-être pas définitivement même, et la seule sensation qui m’habitait tandis que cette inconnue s’approchait avec son air furibond pour m’inspecter sous toutes les coutures, c’était la peur et l’envie pressante de m’enfuir à toutes jambes, même si mon corps semblait se refuser à tout mouvement. Enfin, l’inconnue sembla se détendre un peu, et recula de quelques pas pour s’incliner et reprendre la parole :

-Je vous présente mes excuses pour cet… Incident. Je ne savais pas que cette bête était votre et je m'apprétais à l'abattre pour ramener de quoi manger aux miens. Bienvenue sur les terres des Harclay, ma Dame. Je m'appelle Stewyn, ou Stew, peu importe. A qui donc ai-je l'honneur ?

Comprenant qu’elle ne me voulait visiblement pas de mal, en tout cas pas pour l’instant, je me détendis un peu, ce qui ne devait pas se voir, étant donné que j’avais l’impression que tout le sang de mon visage l’avait quitté, me laissant plus pâle qu’un linge. Stewyn, puisque c’est ainsi qu’elle s’appelait, partit chercher sa flèche, et je profitai du fait qu’elle ne me regardait plus pour formuler une réponse un tant soit peu contenue, qui ne faisait, au final, que traduire l’état dans lequel je me trouvai.

« Laoren… Laoren Redwyne. Je… Je suis venue voir les Harclay, justement. »

Elle devait avoir le même âge que moi, pensai-je, mais nous ne venions certainement pas du même monde, vu son accoutrement et ses manières. En d’autres temps, j’aurais profité de la situation pour l’assaillir de questions sur cet endroit qu’elle devait connaître mieux que moi, mais en cet instant, je ne pensais qu’à fuir le plus vite possible pour rejoindre les soldats, consciente que j’étais devenue de la nécessité d’une escorte lorsque l’on était une jeune femme incapable de se défendre.

« Je devrais rejoindre mon escorte, maintenant, sinon ils vont s’inquiéter. »

Le terme correct aurait plutôt été qu’ils réduiraient la forêt en cendres si c’était le seul moyen de me retrouver. Ils devaient probablement déjà se demander où je me trouvais, j’avais après tout une fâcheuse tendance à perdre toute notion du temps. Je repris place sur la selle du cheval que j’avais visiblement sauvé d’un sort funeste, et cherchai la direction que je devais prendre quand, encore une fois, je fus rappelée à l’ordre par la nature elle-même : tout se ressemblait ici, et je n’avais plus aucun souvenir de la direction à prendre. Ah, comme j’aurais aimé être un bon pisteur, un de ces chasseurs de légende qui venaient à bout des proies les plus dangereuses pour la gloire et la sécurité de leur peuple ! Mais non, je n’étais qu’une dame de cour, incapable de s’orienter dans un endroit que je connaissais si peu.

Dans un soupir, je me laissai à nouveau glisser à terre et m’assit à même le sol, avant de me prendre le visage entre les mains. Que ferait Lyam quand il apprendrait que je m’étais volontairement perdue dans une forêt que l’on disait pleine de loups ? Et surtout, que ferait Père quand on lui rapporterait cette histoire ?

« Quelle idiote tu fais, ma pauvre Laoren... »


Tout à coup, la chasseresse semblait être le moindre de mes soucis. Mieux, elle pouvait être une solution bienvenue à ce problème d’orientation qui était le mien. Nul doute qu’elle connaissait cette forêt comme sa poche ! Et qu’elle parviendrait sûrement à retrouver les traces que j’avais laissée et à me ramener aux gardes ! Je relevai lentement la tête pour essayer de la trouver du regard, avant de lui demander timidement :

« Vous pourriez retrouver mes traces ? En échange, je suis sûre que les soldats de mon escorte partageraient un peu de leur ration pour nourrir votre famille. »
Codage par Libella sur Graphiorum
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