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 [Flashback] As beautiful as the moon, as sweet as honey [ft. Roslinn]

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Martyn Arryn
VAL D'ARRYN
■ Localisation : Port-Réal le temps du couronnement, ensuite Val et Nord
MessageSujet: [Flashback] As beautiful as the moon, as sweet as honey [ft. Roslinn]   Mer 6 Déc 2017 - 22:17


Flashback, An 40 quelques semaines après les noces unissant Martyn et Roslinn

Goeville. Un des fleurons du Val d'Arryn et certainement le lieu où on était le plus certain de trouver ce que l'on cherche. Des marchandises venues du Nord, de Port-Réal, de Dorne, de Villevieille voire même d'Essos étaient disponibles dans cet endroit où se côtoyaient des marins venus de contrées exotiques. Le climat marin de la Baie des Crabes y était aussi plus favorable qu'aux Eyriés, un peu plus poche de ce que Roslinn pouvait avoir connu dans le Bief ; de même que la végétation y était plus luxuriante que sur les hauteurs. Martyn pensait que l'endroit lui plairait. Il combinait ainsi une visite diplomatique auprès de Lord Grafton avec un voyage de lune de miel qui, il l'espérait plairait à sa nouvelle épouse.

Ils s'étaient unis un mois plus tôt, et la fête avait eu un ton moins joyeux qu'elle ne l'aurait pu. En effet, Lord Jace était décédé deux mois avant leurs noces. Martyn n'avait pas voulu rompre les fiançailles, même s'il l'aurait pu, maintenant qu'il était seul maître du Val. Leur union était importante pour la région, et Martyn avait fini par se faire à l'idée qu'il lui faudrait épouser Roslinn Tyrell. Ils ne s'étaient côtoyés que fort peu, trop peu pour Martyn qui avait trouvé sa promise charmante. D'ailleurs l'idée d'épouser la Rose du Bief lui paraissait moins terrible qu'il ne l'aurait cru au premier abord.

Et après un mois de cohabitation, il pouvait affirmer ne pas regretter son choix, que du contraire. Il avait seulement peur de paraître trop empressé et démonstratif auprès de sa jeune épouse. Il essayait de lui donner du temps pour s'acclimater, et avait demandé à Catelyn de les rejoindre aux Eyriés, sous couvert de devenir lectrice pour Roslinn, pour lui apprendre les traditions du Val et le protocole parfois complexe aux yeux des étrangers. Martyn pensait qu'il n'y avait pas de meilleure dame pour remplir cette fonction que sa cousine, elle était Valoise jusqu'au bout des ongles, et il appréciait également d'avoir sa confidente d'antan à ses côtés afin de continuer à le conseiller, lui qui faisait ses premiers pas en tant que suzerain. Il savait qu'elle serait toujours franche avec lui, s'il le lui demandait. Il lui faisait une confiance aveugle, et remerciait chaque jour les dieux pour avoir deux femmes d'exception à ses côtés.

Chaque jour qui passait, il apprenait à découvrir Lady Roslinn, et chaque jour, il l'aimait un peu plus. Parfois il se demandait si elle ne lui avait pas jeté un sort ou un charme pour que ses sentiments envers elles soient si profonds en un temps si bref. Elle était belle et délicate, la Rose du Val, comme on la surnommait déjà. Elle était sienne, la plus belle dame du Royaume, alliant beauté extérieure à une bonté et une délicatesse impressionnantes. A vrai dire, il était heureux d'avoir saisi l'opportunité de ce voyage pour la montrer à ses sujets, ceux qui n'avaient pu faire le déplacement pour le mariage. C'était peut-être stupide, mais il n'y avait rien de pareil pour lui que de se promener dans les rues de Goeville, sa dame au bras et de lui montrer les étals des commerçants de la rue des tailleurs. Bien sûr, ils n'étaient pas seuls, et une escorte en livrée Arryn les accompagnait, suivie par une paire de gardes aux armes des Grafton. Ils étaient arrivés à Goeville deux jours plus tôt, et après plusieurs repas et des heures de palabres concernant les prochains travaux de réfection des docks de la ville et les taxes sur les produits qui devaient les financer, Martyn avait fini par trouver un peu de temps pour son épouse. Il était heureux de pouvoir déambuler dans les rues, et même si les badauds s'écartaient sur leur passage et se penchaient à l'oreille de leurs voisins pour murmurer au sujet de leurs suzerains, il se sentait presque libre.

Il avait rapidement découvert à quel point le métier de suzerain était prenant, d'autant plus que la succession ne s'était faite que récemment. Il ne craignait pas de révolte parmi ses vassaux ; tous étaient fidèles aux Arryn, mais Martyn voulait leur prouver à tous qu'il ferait un bon suzerain. Il s'était juré de faire prospérer sa région et de faire honneur à la mémoire de son père.

Laines de toutes les teintes et de toutes les trames, lin, velours et brocard trônaient dans les devantures des magasins aux côtés de rouleaux de soie chatoyante et de dentelle fine. « Ma Dame, voyez-vous ici des étoffes qui vous plaisent ? » Demanda-t-il en passant devant plusieurs établissements de tailleurs. Il n'était toujours pas très à l'aise en compagnie de son épouse, ne sachant pas comment s'adresser à elle sans paraître empoté, ou empressé. Il se contentait donc généralement de rester correct et poli, voire même froid ; pour ne pas montrer la violence de ses sentiments envers Roslinn. Il ne voulait pas l'effrayer, et ce qu'il ressentait pour elle était si fort qu'il s'en effrayait lui-même. C'en était presque dangereux. Il n'aurait jamais cru pouvoir ressentir ce genre de sentiment pour qui que ce soit. Autant paraître un peu trop distant que de la voir reculer d'effroi. C'est du moins ce qu'il se disait.

Il devrait bientôt rentrer afin de continuer son travail mais ces quelques heures au moins étaient à eux, et si cela ne se voyait pas sur son visage, il était heureux de pouvoir se promener en compagnie de sa dame. Il faudrait qu'il pense à lui montrer la Fontaine de la Lune, un bassin d'eau construit en un marbre blanc sur une des places de la ville. La sculpture centrale valait le coup d'oeil et ses jets d'eau étaient remarquables. On disait que quiconque jetait une pièce dans l'onde pouvait y lire son avenir dans les eaux.
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Roslinn Arryn
VAL D'ARRYN
MessageSujet: Re: [Flashback] As beautiful as the moon, as sweet as honey [ft. Roslinn]   Dim 10 Déc 2017 - 13:12



Son mariage avec Martyn n’avait pas été une chose facile. Cela avait signifier quitter sa famille et tout ce dont elle avait connu. La séparation avait été rude et les adieux aussi difficiles qu’elle se les étaient imaginés. L’éloignement avait réussi à déstabiliser la jeune femme et elle s’était trouvée plus à fleur de peau qu’à son habitude. Elle avait perdu ses repères et sa nouvelle vie aux Eyriés lui avait fait tout recommencer de zéro. Cette vie de femme mariée avait été une épreuve redoutable pour Roslinn. Mais ce mariage était moins pénible qu’elle n’aurait cru. Le temps faisait son travail et plus les jours et les semaines passaient, plus son époux éveillait sa curiosité. Martyn Arryn était un homme intéressant, courtois, respectueux et... intensément attirant. Et pourtant, elle ne saurait dire si leurs nuits étaient aussi sincères pour elle que pour lui. Elle ressentait une distance, quelque chose de difficile à exprimer. Elle avait du mal à toucher du doigt ce dont elle faisait mal, ou pas assez bien. Roslinn craignait de ne pas être à la hauteur qu’aurait espéré son nouvel époux. Martyn était un homme plutôt froid, marquant la distance et ne montrant que peu ses émotions – que celles-ci soient bonnes ou mauvaises. Il était difficile pour la jeune Arryn de lire en lui ou même de deviner ses pensées. Ressentant de l’affection et de l’attachement grandir en elle, la difficulté qu’elle avait à saisir ses émotions la déstabilisait plus que de raison. Elle se rendait à l’évidence, ces sentiments n’étaient probablement pas partagés par son époux et cette pensée lui nouait souvent la gorge. La crainte de ne pas être appréciée autant qu’elle le désirait. La peur de se perdre dans ces émotions. Les propres sentiments qu’elle ressentaient au plus profond d’elle l’effrayaient, tant elle n’arrivait à les contrôler. Hors de contrôle, c’est d’ailleurs de cette manière qu’elle caractériserait les sentiments qui mûrissaient en elle. Incapable d’avouer ne serait-ce que quelques prémices d’émoi. Incapable de faire part de son trouble.

Martyn avait gentiment proposé à son épouse de lui faire visiter Goeville qu’il avait décrit comme le l’une des plus belles villes du Val. Il lui avait fait espérer que peut-être, elle y retrouverait un peu de son Bief natal. Les Eyriés étaient radicalement différents de Hautjardin, aux paysages beaucoup plus bruts et hostiles. Roslinn en avait fait, tout de même le deuil de son côté. Lorsqu’elle était arrivée à les Eyriés, elle avait rapidement déchanté. Ses paysages n’avaient rien à voir avec Hautjardin et la comparaison était devenue impossible.

Accrochée aux bras de son époux, ils déambulaient parmi les gens, parmi les étals des commerçants. Certes, ils n’étaient pas seuls et c’est bien gardé qu’ils pouvaient se promener en toute sécurité. La vie normale, ou presque, c’est ce qu’elle vivait en ce moment même. Le plaisir de se promener comme tout un chacun, son mari à ses côtés.

Passant devant les étals, ils observaient les tissus, les étoffes, la main de Roslinn posée sur le bras de Martyn.

« Ma Dame, voyez-vous ici des étoffes qui vous plaisent ? »
« Je vois beaucoup de choses qui me plaisent, sire … » lança-t-elle le regard concentré sur les étals. Puis, rapidement, son regard se posa sur Martyn, laissant planer le doute sur l’objet exact de son désir. « … croyez-moi, j’ai déjà tout ce dont une dame désire. » Elle avait effectivement, tout ce dont une femme pouvait désirer : un château, un époux charmant, une vie aisée et de belles parures… excepté peut-être un détail : l’amour de son époux. Et c’était un détail qui prenait de plus en plus d’importance tant il était absent.

« N’avez-vous pas l’impression de combler un peu trop votre épouse, sire ? » demanda-t-elle un léger sourire au bord des lèvres sans poser les yeux sur lui. Bien entendu, Roslinn ne parlait pas seulement de biens matériels. Bien qu’elle soit effectivement comblée à ce point de vue. Roslinn vivait comme la dame du Val, avec tout ce que cela supposait. Sa vie n’était pas à plaindre, non. Elle vivait entourée de belles choses, mangeait les meilleurs mets et portait les plus belles toilettes. Mais la conversation qu’ils avaient en ce moment même était bien plus à double sens qu’en apparence. Ils marchaient toujours, parmi le bourdonnement presque assourdissant de la foule qui rendait leur conversation inaudible pour les personnes les entourant.

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Martyn Arryn
VAL D'ARRYN
■ Localisation : Port-Réal le temps du couronnement, ensuite Val et Nord
MessageSujet: Re: [Flashback] As beautiful as the moon, as sweet as honey [ft. Roslinn]   Dim 10 Déc 2017 - 22:14


Martyn savait nécessaire les visites diplomatiques et les promenades afin de se montrer à la populace. Afin qu'ils n'oublient pas qui était leur suzerain. La leçon lui avait beaucoup pesé, étant jeune ; mais Lord Jace avait bien insisté et Martyn avait fini par comprendre qu'il avait raison. Mais il avait toujours peur de faire un faux pas, même s'il ne le montrait pas. Et si chaque moment passé en la compagnie de Roslinn lui était agréable, bien qu'elle ait l'art de le mettre mal à l'aise. Quand il était avec elle, il avait du mal à se maîtriser. Il faudrait qu'il apprenne à s'y faire, néanmoins.

Cette promenade en ville était plus agréable que celles qu'il avait subies étant jeune, la météo était clémente, les rues animées sans être bouchées, et les gardes leur permettaient de circuler sans encombre et il avait une charamnte jeune épouse à son bras. Il observait moins les étals que les visages de ses gens, qui témoignaient bien plus de leur humeur et de leurs soucis. De ce qu'il voyait, Goeville prospérait et ses habitants de même. Il était satisfait du travail accompli par Lord Grafton. Bien sûr, le lord en question était bien plus âgé que son suzerain et savait ce qu'il y avait à faire pour que son domaine prospère... Parfois à l'insu des domaines alentours d'ailleurs. Mais ici, il n'avait pas à s'en plaindre. Il faudrait simplement veiller à ce que les taxes soient supportées par les bons corps de métiers et non par les paysans uniquement. Martyn voulait que tous contribuent à la réfection des quais, pas seulement les pêcheurs mais aussi ceux qui profiteraient des nouveaux emplacements et du commerce qui en découlerait.

Roslinn semblait heureuse de la promenade, du moins ses légers sourires le lui suggéraient-ils. Et ses yeux quand elle lui avoua avoir tout ce qu'une dame pouvait désirer... il se demanda si ses mots cachaient quelque chose. Ce regard ! Il lui donnait envie de l'embrasser là maintenant au milieu de la rue et à la vue de tous les passants ! Mais cela n'aurait pas été correct du tout. Les badauds se demanderaient si leur suzerain était devenu fou, et de toute manière, il ne pouvait se le permettre. Mais le fait d'avoir eu cette idée en tête le choquait lui-même. Il ne pensait pas un jour arriver à apprécier une dame au point d'en oublier les convenances, même en pensée.

Il hocha la tête en signe de contentement, ses lèvres s'étirant en un mince sourire, mais la voix sévère d'un professeur expliquant une leçon à son étudiant, « Vous devriez néanmoins choisir un quelconque tissu ou bibelot, afin de montrer que vous appréciez les produits que Goëville propose. » Lord Grafton serait plus facile à amadouer concernant les taxes s'il notait l'intérêt de sa suzeraine pour son domaine et si elle lui glissait un compliment au sujet de la diversité des étals et des produits proposés. Martyn n'avait aucune idée de la façon de faire dans le Bief, mais il voulait que ses sujets sachent que leur nouvelle Dame s'intéressait à eux – et indirectement, qu'elle prendrait soin d'eux, également.

Roslinn à son bras, il couvrit sa main de la sienne en un geste galant, sans croiser le regard de sa femme. Il avait peur que si elle le regardait dans les yeux, elle puisse y lire son trouble, et cela ne serait pas séant.

« Vous êtes la Dame du Val, Ma Dame. Vous méritez ce qu'il y a de meilleur. Aujourd'hui et chaque jour que les Dieux font. Vous n'avez qu'à ordonner, et tous vous obéiront. » Cette promenade avait peut-être été une mauvaise idée. Il était beaucoup plus à l'aise avec les gens de sa maisonnée qu'avec des étrangers, et Roslinn ne lui était pas encore entièrement familière, malgré leur proximité physique. Il n'osait pas se laisser à la passion, de peur d'effaroucher la jeune demoiselle innocente qu'elle était. Il ne se le pardonnerait jamais si cela devait devenir le cas. Il réfléchit un instant avant d'ajouter, sa voix laissant filtrer sa curiosité, « Vous préféreriez vivre dans le dénuement, à l'instar de certains fanatiques ? » La cour du Val était déjà plus austère que celle opulente du Bief, il avait du mal à imaginer qu'elle veuille encore y ajouter. L'excès nuisait en tout, peut-être en était-ce un signe ? Quoi qu'il en soit, il veillerait à ce que le décorum soit simplifié s'il était trop lourd pour elle. Dans la mesure du possible, bien sûr. Les Valois portaient un amour certain au protocole et aux honneurs dus à leurs seigneurs.
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Roslinn Arryn
VAL D'ARRYN
MessageSujet: Re: [Flashback] As beautiful as the moon, as sweet as honey [ft. Roslinn]   Lun 18 Déc 2017 - 22:18



D’étals en étals, de stands en stands, le couple Arryn continuaient d’observer ce que les merveilles de Geoville pouvaient leur offrir. Roslinn n’avait besoin de rien, mais son époux lui conseilla au creux de l’oreille d’acheter tout de même quelque chose à un marchand. Geste qui démontrerait publiquement que la Rose du Val appréciait les produits locaux. « Oh… bien sûr. » répondit-elle doucement à Martyn lorsqu’il lui expliqua la raison de pourquoi ils devraient acheter quelques articles. C’était d’une évidence… et pourtant, la jeune femme n’y avait pas pensé. Elle n’avait pas eu cette clairvoyance et elle s’en voulu immédiatement. Loin de se laisser envahir par la précipitation, elle prit le soin, mais également le temps de choisir quelque chose qui lui plaisait réellement. Son regard se posa sur une broche à cheveux. Alors, Roslinn fit gentiment un signe à Martyn pour lui signifier qu’elle avait arrêté son choix. « Cette broche me plaît… » Dit-elle en saisissant l’objet dans sa main et en le scrutant avec minutie. Elle chercha dans ses yeux un regard approbateur.

Alors qu’ils continuaient leur promenade, Martyn posa sa main sur la sienne. Lorsque Roslinn senti la main de son époux sur la sienne, un sourire vint se nicher sur ses lèvres. Mais ce dernier semblait invisible pour le jeune Arryn, tant le visage de la Rose était tourné vers les étals. Son cœur s’emballa dans sa poitrine.

« Vous êtes la Dame du Val, Ma Dame. Vous méritez ce qu'il y a de meilleur. Aujourd'hui et chaque jour que les Dieux font. Vous n'avez qu'à ordonner, et tous vous obéiront. » Certes, dans les faits, elle était la Rose du Val, l’épouse du Suzerain et elle savait que ses moindres désirs pouvaient être ses ordres. « Incontestablement… » Malheureusement, certaines choses ne s’ordonnaient pas. Ne se commandait pas non plus. Son bras était tendu et rigide. Elle tourna enfin son visage vers son époux. Son regard était fuyant. Comme souvent d’ailleurs. Elle perdit son sourire d’un instant. « Je ne suis peut-être pas habituée à tant d’attentions… mais cela reste agréable à n’en point douter. En vérité, le pouvoir en règle générale n’a jamais été quelque chose qui m’attirait. En revanche… en votre qualité de suzerain, j’admets que vous en êtes une charmante représentation. »

« Vous préféreriez vivre dans le dénuement, à l'instar de certains fanatiques ? »

Visiblement, Martyn n’avait pas saisi les sous-entendus que son épouse lui avait lancés. Décidemment, cet homme était bien dur à comprendre. Il semblait concentré, l’esprit prit, comme à son habitude.

« Loin de moi l’idée de vous laisser entendre que je ne me sens pas bien aux Eyriés. Il n’en n’est rien, rassurez-vous… C’est… différent de Hautjardin, mais j’espère prendre mes marques…»

Non, Martyn n’avait pas saisit le double sens de ses phrases. Ou alors, il avait complètement compris le sous-entendu et avait fait le choix de ne pas relever. C’était au final, peut-être la pire solution. Celle d’être ignorée, ou simplement de ne pas voir dans ses sentiments une réciprocité. Allait-elle insister une seconde fois ou abandonner l’idée de tenter de lui faire comprendre ses émois ?

« Ces attentions qui sont les vôtres, sont-elles un privilège réservé à la dame du Val ou à Roslinn Arryn ? »

En ces mots, Roslinn tentait de savoir si les attentions, les privilèges qu’accordaient Martyn à son épouse étaient de la simple courtoisie, étaient-ils simplement une réponse au protocole que l’on devait à la dame du Val ou étaient-ils pour Roslinn personnellement ? Pour qui elle était et non pas ce qu’elle représentait ? S’il était une autre dame du Val, Martyn aurait-il été aussi attentif ? de la même manière ? Ce traitement était-il personnel ou réglementaire ? Bien que cette question n’avait, en réalité, qu’une bonne réponse, Martyn était un orateur suffisamment adroit pour évincer la question si malheureusement ses attentions envers elle n’étaient que protocolaires.

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Martyn Arryn
VAL D'ARRYN
■ Localisation : Port-Réal le temps du couronnement, ensuite Val et Nord
MessageSujet: Re: [Flashback] As beautiful as the moon, as sweet as honey [ft. Roslinn]   Lun 25 Déc 2017 - 22:12

Cette promenade au grand air lui agréait. Il ferait son possible pour la faire durer, peu désireux de retourner s'enfermer dans le castel de Lord Grafton à discuter taxes. Il montrerait à Lady Roslinn la beauté du Val, et surtout, sa richesse. Car c'était dans cet endroit que le commerce et les marchandises les plus précieuses circulaient. Les objets présentés sur le marché ne semblaient pas Elle flirtait avec lui, mais était-ce une simple réplique, ou bien la réelle teneur de ses sentiments ? Comment en être certain ? Lui savait qu'il l'aimait, trop pour être avoué. Il se surprenait parfois à la regarder alors qu'elle lisait un livre, ou bien qu'elle écoutait les légendes du Val contées par lady Catelyn, attentive et concentrée. Il prenait garde à ce qu'elle ne le voie pas, bien sûr. Mais elle avait éclairé sa vie comme nulle autre femme ne l'avait fait auparavant.

Il proposa à sa femme de choisir quelques marchandises, et lui expliqua à quelles fins. Elle n'avait pas semblé y avoir pensé, ce qui l'étonnait. Visiblement, son éducation auprès des Tyrell n'avait pas été complète. Ou bien, le Bief était trop différent du Val pour que ses précepteurs n'y aient veillé. Au bout d'un temps, et d'une inspection minutieuse, elle choisit une broche dans un des étalages et la lui montra. Elle semblait chercher son approbation et il la lui donna, d'un signe du menton, « Elle vous ira à ravir. » A la vérité, il n'avait que peu d'intérêt pour la quincaillerie, mais ceci la rassurerait. Et sans doute cette pièce de bijouterie lui irait-elle très bien. Elle était charmante, quelle que soit sa tenue, de l'avis de Martyn. « Vous pourriez la porter pour le dîner de ce soir... » De quoi lui montrer que la broche lui plaisait, et donc, qu'il appréciait ses goûts ; et elle-même par la même occasion. C'était ainsi qu'il l'envisageait, du moins.

Elle les fit s'arrêter un instant avant d'avouer ne as avoir l'habitude d'être aussi comblée, ni aussi puissante. Il avait du mal comprendre. N'avait-elle pas été éduquée dans une famille importante, et qui possédait énormément d'influence ? Avait-elle été bridée dans son enfance ? Il en était toujours à se poser la question quand elle lui lança qu'il était plutôt bel homme. Oh, pas en ces termes, mais c'était ce qui ressortait de sa remarque. Il resta n moment interdit, ne se voyant pas comme un modèle de la gent masculine. Ses soeurs n'avaient jamais commenté sur son physique, à part en termes peu élogieux. Sans doute le disait-elle comme une phrase apprise par coeur alors qu'on lui apprenait à charmer les hommes ? Ou bien c'était une répartie purement galante. Oui, sans doute. Mais son coeur avait battu plus fort à la pensée qu'elle le trouve beau. Il ne devait pas se faire d'illusion. Elle avait été mariée sans qu'on lui demande son avis, il aurait été fort étonnant qu'elle l'aime vraiment, alors qu'ils ne se connaissaient encore que peu. Il ne pouvait espérer, si c'était pour se retrouver avec le coeur en miettes quand sonnerait l'heure de la vérité. Il lui sourit légèrement, son compliment était apprécié, même s'il n'y croyait guère. « Mes soeurs ont une toute autre opinion de ma personne. »

Il lui demanda si elle aurait préféré vivre chichement plutôt que dans le luxe qui était le leur. S'était-il trompé en la gâtant autant qu'il le faisait ? Il remédierait à la situation, si tel était le cas. Et de son aveu, le problème venait d'ailleurs. Elle se disait heureuse, mais ne l'était pas vraiment. Trop de changements, sans doute. Elle était encore perdue dans ces montagnes qui étaient devenues son nouveau domaine. Ou bien, il ne comprenait rien à la gent féminine, ce qui était également possible. Il en était trsite au fond de lui, il ne voulait que son bonheur. Mais que pouvait-il faire de plus que ce qu'il faisait déjà ? Il irait demander conseil à Catelyn, elle avait toujours été franche avec lui, et saurait sans doute mieux lui expliquer le coeur d'une femme qu'il ne pourrait le découvrir par lui-même. Et ce serait plus rapide. Il ne supportait pas de la savoir mal à l'aise.

« Vous êtes la Dame du Val, lady Arryn. Je ne pourrais me permettre d'avoir le même genre d'attention envers vous, si je ne vous avais épousée. » La bienséance le lui aurait interdit, si son père ne l'avait pas fait avant. « Mais j'avoue qu'il me plait de vous voir heureuse. » Ne fut-ce que parce qu'une femme comblée est plus facile à vivre qu'une qui ne l'est pas.

« Cela revêt-il une telle importance à vos yeux ? » Il s'aventurait en terrain glissant, et ne pouvait lui promettre plus que ce qu'il ne faisait déjà. Mais peut-être en apprendrait-il plus sur elle ainsi, ce qui n'était pas non plus à négliger. Elle avait tout ce dont une dame peut rêver, que lui fallait-il de plus ?
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Roslinn Arryn
VAL D'ARRYN
MessageSujet: Re: [Flashback] As beautiful as the moon, as sweet as honey [ft. Roslinn]   Mer 3 Jan 2018 - 18:45

Martyn acquiesça son choix. Par un geste du menton, il fit comprendre à la jeune femme que cette broche était un bon choix. Il paya le marchand et le couple continua sa promenade.

« Vous pourriez la porter pour le dîner de ce soir... »
« Oui, je la porterai ce soir. Peut-être arriverais-je à mettre cette broche en valeur, qui sait… »

Certes, elle avait été éduquée dans l’opulence et la richesse. Pour autant, Roslinn n’était pas une jeune femme a en demander d’avantage. Elle n’avait jamais eu l’impression d’être trop gâtée ou de profiter à outrance des privilèges qui pouvaient lui être réservés. Malgré cela, elle pensait être restée une jeune femme simple, bien que privilégiée, elle en convenait.

« La fratrie est souvent juge le plus sévère et le plus critique… Pardonnez-moi mais vous avez éveillé mon intérêt, peut-être indiscret, j’en conviens… mais puisque vous ouvrez le sujet… quel est l’opinion de vos sœurs ? »

Certes, la question était peut-être indiscrète, ou pas, puisqu’il était désormais son époux. Et elle saisissait l’occasion, peut-être, pour que Martyn puisse parler de ceux qui l’entourent et de ses relations avec eux.

« Vous êtes la Dame du Val, lady Arryn. Je ne pourrais me permettre d'avoir le même genre d'attention envers vous, si je ne vous avais épousée. »

Martyn ne semblait pas avoir saisi ce que Rolsinn avait tenté de lui faire comprendre. Pour la Dame du Val, la question était désormais de savoir si les attentions quelle recevaient étaient-elles uniquement destinées à l’épouse Arryn ou à Roslinn personnellement ? Est-ce qu’elles auraient été identiques si la dame du Val avait été une autre ? Si Martyn en avait épousé une autre, aurait-elle reçu les mêmes attentions, les mêmes compliments, les mêmes regards. Recevait-elle tout cela parce qu’elle occupait la place de la Dame du Val ou parce que Roslin avait retenu les attentions de Martyn par sa toute singulière personnalité ? Le mystère était entier pour la jeune femme. Il était tellement complexe de lire dans le regard de son époux. De décrypter ses pensées, quelles qu’elles soient. Son âme semblait être une entité impénétrable et quelque fois, elle se sentait bien loin d’être capable de deviner ses pensées.

« Il n’en n’était pas question… Je me demandais si vos attentions m’étaient toutes personnelles ou si elles étaient destinées à la dame du Val, quelle qu’elle soit. »


« Mais j'avoue qu'il me plait de vous voir heureuse. » elle sourit sincèrement à Martyn. Loin de l’éclairer sur son niveau de satisfaction actuelle, elle préféra ne rien dire. Elle n’était pas heureuse, mais, en revanche, elle n’était pas malheureuse.

« Cela revêt-il une telle importance à vos yeux ? »

La question était capitale, la réponse peut-être tout autant. Et cette dernière fit son cœur battre. Elle le sentait dans sa poitrine, la Rose. Ce cœur qui battait plus fort quand son époux s’aventurait à lui poser des questions personnelles.


« Il se pourrait que ça le soit, oui. »
conclu-t-elle simplement, continuant sa marche comme si rien n’était. Innocente, la Rose, paraissait-elle parfois.

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[Flashback] As beautiful as the moon, as sweet as honey [ft. Roslinn]

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