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 ♠ Oberyn Tyrell ♠ There is a lot that can happen between Now and Never

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Oberyn Tyrell
BIEF
■ Localisation : Hautjardin, dans le Bief
MessageSujet: ♠ Oberyn Tyrell ♠ There is a lot that can happen between Now and Never   Mar 23 Jan 2018 - 11:47


   
Oberyn Tyrell

feat. Henry Cavill

♦ Fier ♦ Sûr de lui ♦ Sanguin ♦ Arrogant ♦ Charmeur ♦ Ambitieux ♦ Passionné ♦ Stratège ♦ Protecteur envers les siens ♦ Très attaché à sa famille ♦ Impulsif ♦ Calculateur ♦ Manipulateur ♦ Prudent ♦ Meneur né ♦ Bon vivant ♦ Travailleur ♦ Terre à terre ♦ Hautain ♦ Combatif ♦ Chevaleresque ♦ Charismatique ♦ Intelligent ♦ Fidèle ♦ Orgueilleux ♦ Cultivé ♦ Populaire ♦

   

   
VALAR MORGHULIS

◮ Titre(s) :
Lord de la maison Tyrell, Sire de Hautjardin, Grand Maréchal du Bief, Défenseur des Marches et Gouverneur du Sud.

◮ Âge :
35 ans.

◮ Lieu de naissance :
Hautjardin, dans le Bief, fief des suzerains de la région.

◮ Situation :
Marié à Lady Leandra (Arryn) Tyrell depuis l'an 32.

◮ Statut :
PV.

◮ Groupe :
Le Bief.

VALAR DOHAERIS

◮ Maison :
Les plus revêches et les envieux les appellent encore les Intendants, souhaitant par cette insulte à peine masquée rappeler à la maison Tyrell ses origines médiocres, ses titres dignes de simples mestres, tout juste bons à gérer un domaine, tenir des comptes et des livres d'Histoire. Mais à ceux-là, Oberyn, dans toute sa superbe, se fait un plaisir de répondre par un arbre généalogique remontant à bien avant la conquête et liant les Tyrell aux rois Jardinier par les liens sacrés du mariage à plusieurs reprises depuis des générations. Et que si le lignage féminin n'a pas de valeur héréditaire, il n'en est pas moins un lignage de sang justifiant aujourd'hui la suzeraineté offerte à la maison Tyrell par Aegon Targaryen, premier du nom.
Aux Florent, Rowan ou encore Oakheart, disposant eux-aussi de traces du sang Jardinier, Oberyn répondra que c'est précisément la qualité de Haut Intendant offert par Gwayne V Jardinier il y a des siècles, au temps de l'Invasion Andal, qui aura prévalu sur d'autres éventuels prétendants : qui de mieux placés pour gouverner Hautjardin et le Bief que ceux ayant aidé à cette gestion depuis des siècles ? On les accuse d'avoir plié genoux devant Aegon, d'avoir vendu le Bief pour en obtenir la suzeraineté, mais qui, aujourd'hui en Westeros, peut se vanter de ne pas avoir ployé sous la menace du Dragon Tricéphale et d'être encore vivant ? Dorne est une exception, mais les dorniens ne sont que des sauvages et quel bieffois voudrait prendre exemple sur eux ? Que la critique est aisée, surtout quand l'envie pointe le bout de son nez. La reddition était la seule option pour épargner le peuple bieffois, et si l'Orgueil et l'Envie ne les aveuglaient pas, chacun l'avouerait sans mal.

Oui, les Tyrell étaient des Intendants, mais dans leur lignage il y a également de nobles chevaliers, des champions reconnus. Et depuis qu'Aegon le Conquérant leur a octroyé Hautjardin, sis au sommet d'une collines surplombant les rives de la Mander, et la gouvernance de la région, la maison de la Rose Dorée s'acharne à prouver au monde et en premier aux bieffois qu'elle en est parfaitement digne. Oberyn Tyrell s'est formé sans relâche, nourri par l'ambition de sa mère et la sienne propre, pour devenir aujourd'hui un Seigneur respecté, craint et populaire parmi son peuple qui voit en lui un leader né qui, malgré ses quelques erreurs éraflant sa réputation, saura les mener jusqu'à la Gloire et la prospérité que le Bief mérite.

Si son père était dévoué aux Targaryen, Oberyn s'est quant à lui montré plus frileux. Son allégeance leur est acquise, mais les tribulations incessantes des dernières années l'ont rendu prudent. En bon stratège, il prend le temps de parfaitement analyser la situation avant d'agir, ce qui lui provoque parfois les reproches de ses sujets voire de ses pairs l'accusant d'immobilisme et de neutralité stratégique. Mais, au bout du compte, n'est-il pas surtout important de faire parti du camp des vainqueurs ? N'est-il pas plus important d'assurer la pérennité de la région et sa prospérité ? Ayant rejoint le camp des rebelles lors de la guerre, les Tyrell ont juré allégeance au nouveau roi Jaehaerys lors de son couronnement, et sa loyauté est acquise.


◮ Famille :
Oberyn a eu la chance de grandir au sein d'une famille aimante et affable, dans le cadre le plus idyllique qui puisse exister en Westeros. Hautjardin est la parfaite incarnation d'un jardin paradisiaque, ses murs blancs et élégants recouverts de lierres, de vignes et de roses, petit bijou dans un véritable écrin de verdure en floraison constante. La clémence du climat apporte ce doux soleil qui gorge les fruits d'un jus pulpeux et savoureux, et offre un terrain de jeu permanent aux enfants, adolescents et adultes. Combien de fois Oberyn avait-il emmené sa dernière conquête sur une barque romantique, dérivant lentement sur l'eau calme de la Mander, les mettant à l'abri des regards ?

Entouré d'un père aimant et profondément gentil, le défunt Mors Tyrell, et d'une mère à l'intelligence effrayante qui n'avait d'ambition que pour lui, la redoutable Grainne Redwyne, Oberyn a su faire fructifier son héritage. En tant qu'aîné, il s'est toujours montré très protecteur envers ses frères et sœurs : Harys Tyrell, aujourd'hui son plus proche conseiller, Roslinn Arryn, son point faible, et Loreleï Lannister, lumière éclatante qui s'est éteinte bien trop tôt sous la barbarie des Fer-Nés.

Par les liens du mariage, il est doublement lié aux Arryn et aux Lannister : en l'an 32, il a épousé Leandra Arryn, mariage politique désiré ardemment par leurs pères respectifs. Quelques années plus tard, Roslinn fut astreinte à la même alliance en épousant Martyn Arryn, seigneur des Eyrié et suzerain du Val. Le cœur d'Oberyn se fendit en deux en voyant sa délicate rose partir pour ces contrées sauvages et inhospitalière peuplées d'habitants bien trop sérieux... Une nièce résulta de cette union. Puis Loreleï fut promise au seigneur Garett Lannister, seigneur de Castral Roc et suzerain des Terres de l'Ouest, lui donnant un neveu, aujourd'hui otage des Fer-Nés. Enfin, Harys acheva de lier la maison du Lion et de la Rose en épousant Eresys Lannister, sœur de Garett.

Leandra, dont il finit par tomber éperdument amoureux malgré leurs disputes permanentes, lui donna deux beaux enfants : Jeyne et Brynden. Ils sont tout deux devenus sa raison de vivre et sa raison de se battre pour leur léguer une maison forte et respectée. Il voue un culte à sa fille et voit en son fils le digne héritier qu'il rêvait d'avoir.


◮ Informations complémentaires & faits divers :
Oberyn, en bon stratège, adore se torturer les méninges sur un plateau de Cyvosse, depuis sa plus tendre enfance. Il s'y exerce tant par plaisir que par véritable exercice de réflexion, prenant le plateau comme champ politique et de bataille.
Il possède également une chevalière héritée de père en fils qu'il ne quitte jamais.

DIS-MOI TOUT...

    ◮ Ces six dernières années, la guerre a affaibli chaque région de Westeros, provoquant des pertes tant matérielles qu’humaines. Prenant la relève, la sécheresse vient ébranler les réjouissances de la paix. Comment avez-vous vécu les lendemains de la guerre? comment subissez-vous ce Long Eté? ✒️ Parce que la guerre est finie ? Parlez pour vous... Si le Cruel est tombé et que le roi légitime a enfin été couronné grâce à la victoire des rebelles dont je faisais partie, le Bief est plus que jamais menacé d'éclater. Je vis les lendemains de la Guerre des Six Ans dans une parfaite continuité de ces temps tourmentés car en mes terres ont éclos deux autres conflits, profitant de mon absence pour mettre la région à feu et à sang. Les conséquences de la guerre sont des plus pernicieuses et il m'arrive parfois de regretter de m'être engagé dans le combat rebelle... Mon heure de gloire pour ce choix qui s'est fait attendre m'a d'ailleurs été refusée l'instant où Lyam Hightower a cru bon de me défier en prenant Hautjardin et en transformant mes enfants en otage, m'obligeant à tourner bride pour reprendre mes biens et mater cette trahison éhontée. Et voilà qu'en prime j'hérite d'une guerre fratricide. Alester Osgris ou Andrew Osgris... La peste ou le choléra... Je n'ai guère fait mon choix même si les ambitions du premier sont dangereuses... Pour le moment, je reste neutre, mais leur guerre ne fait qu'aggraver la situation inquiétante de la région...

Si la sécheresse épargne suffisamment nos terres pour nous permettre de nous nourrir décemment, il serait irresponsable de ne pas voir le sol se craqueler par endroit, de ne pas voir que nous ne récoltons pas assez pour exporter nos denrées, et que les conflits persistants dans le Bief n'arrangent rien, mobilisant les paysans dans le nord et vidant les caisses de leurs seigneurs... caisses qui ne peuvent plus se remplir de revenus réguliers découlant des ventes d'exportation... Le Long Été jette une ombre malfaisante sur l'avenir de la région, la déséquilibrant dangereusement... Il serait peut-être temps de mettre fin au conflit Osgris et d'ôter toute envie à d'autres seigneurs de réitérer l'expérience Hightower... Me voilà tel un funambule, marchant sur le fil tendu et tremblotant du Bief. Il va me falloir agir.


  ◮ Depuis le mariage Targaryen, la régence est tombée entre les mains de Robart Baratheon, suzerain de l'Orage, dont la popularité ne cesse de grandir à Port-Réal comme dans ses terres. Comment voyez-vous cette ascension, est-ce une opportunité ou un obstacle? ✒️ Jeune suzerain, le voilà propulsé au sommet de la pyramide, de quoi tourner la tête de n'importe qui... Un Baratheon recherche toujours la lumière, à être aimé pour sa puissance et la Justice dont il s'abreuve... Qu'il monte, qu'il monte, grand bien lui fasse, mais plus dure sera la chute. Car arriver au sommet est aisé, y rester l'est beaucoup moins, d'autant que sa position est convoitée... ou idéale pour s'attirer des ennuis. Quoi qu'il en soit, opportunité ou obstacle, il est bien trop tôt pour le dire, en ce qui me concerne... Quoi que les quelques jalons posés ça et là par son nouveau pouvoir ne m'inspirent guère confiance. Je crains que le Cerf, orgueilleux et grandiloquent d'essence, ne s'enivre de sa nouvelle position de force, il n'y a qu'à voir la façon dont les Arryn ont été traité et le soutien silencieux qu'il semble apporter à la Harpie, aux dépens de ma propre sœur et suzeraine du Val... Ce qui pourra d'ailleurs constituer un obstacle à notre bonne entente... Sa folie vengeresse pour l'empoisonnement de sa femme et la mort de ses héritiers semble l'aveugler quelque peu... L'avenir me donnera la réponse, je reste sur mes gardes et je crains que ce ne soit réciproque....

    ◮ Sur ce nouvel échiquier, pourriez-vous trahir vos allégeances pour parvenir à vos fins? Quelle est votre ambition personnelle? ✒️ Parvenir à mes fins tout en conciliant la chèvre et le chou est mon mode de vie. D'aucun le critiquera pour son aspect non tranché, toujours ouvert, toujours trop prudent pour les ardents défenseurs de telle cause ou de tel principe. Mais je n'ai qu'un principe : survivre pour assurer la position de ma maison, qui reste fragile malgré 49 ans de suzeraineté légitimée. Je les sais tous là, tapis dans l'ombre, prêts à profiter d'une faille pour s'y engouffrer et me sauter à la gorge. Je ne les laisserai pas faire, et pour cela, je dois manœuvrer avec extrême prudence.
Trahir une allégeance est un acte bien trop... définitif... Et j'espère avoir l'esprit plus fin pour ruser dans les arcanes du pouvoir sans froisser personne tout en parvenant à mes fins.
Mon ambition personnelle, quant à elle, est très simple : retrouver ma position de force dans le Bief que j'étais parvenu à obtenir durant mes premières années de gouvernance, et malgré ma volonté d'obtenir ce que je souhaite en contentant tout le monde -le charme affable peut s'avérer une arme redoutable, parfois meilleure que la force brutale- j'ai bien peur qu'il me faille taper du poing sur la table et me résoudre à des mesures plus... drastiques quant au traitement de mes ennemis.


   

   
DERRIERE LE MASQUE
• Âge |
Canonix :P
• Prénom/pseudo |
Mrs X
• Sexe |
Toujours cette proposition indécente
• Comment as-tu connu le forum ? |
J'y suis déjà !
• Autre chose ? |
Je vous aime et je suis addict

image by Tomasz Jedruszek # code by ATC.


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Growing Strong
“I swear to you, sitting a throne is a thousand times harder than winning one.”
   
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Oberyn Tyrell
BIEF
■ Localisation : Hautjardin, dans le Bief
MessageSujet: Re: ♠ Oberyn Tyrell ♠ There is a lot that can happen between Now and Never   Mar 23 Jan 2018 - 11:48


Power resides where men believe it resides...

« It's a trick, a shadow on the wall. »


HIS MOTHER'S CHILD


An 20 ¤ « Ne rougis jamais de ton sang, Oberyn. »

La voix inflexible n'était ni tendre, ni véhémente, mais simplement vibrante d'une dignité formidable, de celle qui ne demande caution à rien ni personne et qui ne fait qu'énoncer un fait connu et reconnu de tous, ne tolérant la moindre contradiction. Une vérité absolue, une interdiction solennelle. Du haut de ses six années, Oberyn contemplait sa mère d'un air penaud, résistant à son regard étincelant d'une superbe princière pour lui prouver qu'il était digne d'elle. Grainne Redwyne, devenue Tyrell depuis dix ans, était une femme à la prestance impressionnante, au regard brillant d'arrogance implacable et au port de tête impérial. Dantesque, sa personnalité ne laissait personne indifférent et fascinait autant qu'elle pouvait terrifier. Tout en elle criait son ascendance royale et son mariage suzerain, la distinction de son rang et l'ambition dévorante qu'elle en retirait. Et le premier intimidé par cette allure redoutable n'était autre que son propre fils, le petit héritier qui était venu bénir l'union entre Mors et Grainne, la lumière étincelante de l'avenir flamboyant de la maison Tyrell, que Grainne désirait puissant et imposant, sans conteste.

« Ton lignage remonte au Premiers Hommes, à Garth Main-Verte, fondateur de la dynastie Jardinier, lignée des rois du Bief pendant des siècles. Son fils, Gilbert, fonda la noble et ancienne maison Redwyne, ma maison, comme tu le sais, nous faisant rois également, rois de la Treille, durant des générations jusqu'à ce que l'île de la Treille soit annexée, nous transformant en vassaux. Ton propre père revendique son lignage Jardinier, par les femmes, justifiant sa position actuelle de laquelle il n'a pas à s'excuser. Les Tyrell ont aidé à la gestion et la gouvernance du Bief pendant des siècles, fidèlement, loyalement, et habilement. Tout son arbre généalogique et le statut de sa famille légitiment la maison Tyrell à la tête de la région la plus prospère et fertile de Westeros. Alors... »

Lentement, sa robe d'un pourpre profond se froisse et étale son étoffe luxueuse sur la pierre d'albâtre tel le sang royal dont elle ne cessait de parler. S'accroupissant à la hauteur de son fils, Grainne rive ses yeux d'un bleu translucide dans ceux d'Oberyn, posant une main douce sur sa joue enfantine... « ne rougis jamais de ton ascendance, fusse t-elle stigmatisée d'intendants par les imbéciles, car c'est le sang des premiers rois qui coule dans tes veines. Ne l'oublie jamais, Oberyn. »

Un sourire, plein de fierté, étire les lèvres de la belle Grainne et d'un baiser, elle vient oindre le front de son héritier, prémisse de son futur glorieux pour peu qu'il écoute ses sages conseils. Dans un élan d'amour, Oberyn jette ses petits bras autour du cou de sa mère pour venir se blottir contre elle et lui susurrer quelques mots confus à l'oreille.

« Je n'oublierai pas, mère, et je vous rendrai fier... » Elle serre l'enfant contre elle, distillant en son petit corps tout l'amour qu'une mère peut apporter en ce monde. Cet amour inconditionnel le réchauffe, et sa poitrine se gonfle d'émotion : sa mère, c'est tout pour lui. Elle est son aimée, elle est son modèle, elle est son mentor, plus que ne le sera jamais son père. Ça, même à son jeune âge, Oberyn l'avait bien compris. L'étreinte se détend et les deux êtres se séparent, la suzeraine se redressant de toute sa hauteur avant de se détourner pour vaquer à d'autres occupations, non sans jeter un dernier regard à ses deux fils.

Lorsque la porte se referme, Oberyn se retourne pour observer Harys, son jeune frère, de deux ans son cadet. C'était pour lui qu'il s'était enflammé, pour lui qu'il avait déclenché une bagarre comme le dernier des fils de paysans. Pour lui, et pour sa toute jeune sœur, celle qu'il avait chérie dès l'instant qu'il avait posé les yeux sur le petit être rose et délicat, bien protégé dans l'écrin des bras de leur mère : Roslinn. Elle n'était encore qu'un nourrisson, mais il avait su qu'il l'aimerait toute sa vie bien plus que lui-même ou personne d'autre. Oberyn n'avait pas supporté l'attaque malveillante contre son sang, sur leur sang, sur leur famille. Il n'avait pu tolérer l'insulte de se faire appeler intendant pendant que son adversaire, Brynden Florent, s’autoproclamait héritier légitime de la grande maison Jardinier. Et au lieu de répondre par le mépris comme la vérité l'exigeait, il avait utilisé la manière brutale d'un rustre qui se sent taché par ces mots, donnant raison à son ennemi, à la place de s'élever du débat pour ne pas se laisser atteindre par un affront gratuit destiné à le provoquer, purement et simplement. Il avait donc succombé, il était tombé dans le piège tendu, se comportant de façon prévue et prévisible. Mestre Davos avait été contraint de les séparer, le ramenant par l'oreille à l'intérieur du château et mandant aussitôt sa noble mère.

« Tu as entendu Harys ! Plus jamais nous ne devrons réagir avec les mains, c'est leur faire croire qu'ils ont raison et qu'il n'y a que la vérité qui blesse ! Mère a raison... » « Votre mère a toujours raison sur ce point, petit maître. Allons, venez tous les deux, il est temps de faire un peu de géographie, les cartes sont déjà installées dans mon bureau... »

Mestre Davos leur emboîtant le pas, Oberyn plongea son regard dans celui de son petit frère. A quatre ans, il arrivait déjà à suivre les leçons de son aîné sans avoir à rougir, et d'ici quelques années, tous deux s'entraîneraient sans doute ensemble à l'épée et à la lance... Pourtant, Oberyn ne pouvait effacer de son esprit l'envie persistante de le protéger de tout. Déterminé, il offrit un sourire malicieux à son frère. « Le dernier arrivé au bureau de Mestre Davos se fera manger par les snarks !! » Sans prévenir, l'aîné des frères déguerpit à toute jambe, bousculant au passage le vieux mestre, jetant des oeillades derrière lui pour vérifier l'avancée de Harys. Riant aux éclats, le cadet imita en tout point son frère, provoquant des remontrances de la part de mestre Davos les menaçant de parler à leur noble père de ce comportement puéril et indigne de petits seigneurs... Mais les enfants Tyrell n'avaient que faire de ces menaces : la vie était trop belle et Hautjardin trop beau pour ne pas en profiter pleinement à l'âge où c'était encore possible...


***

« Ne rougis jamais de ton sang »... Te souviens t-il de ces mots, répétés inlassablement tout au long de notre enfance ? Te rappelles-tu que je les avais pris pour maxime et que je me plaisais à inculquer à mon tour cette leçon de vie à chacun d'entre vous ? Combien de fois ai-je mis en application, à partir de cet instant, cette règle inviolable, n'offrant que mépris et dédain glacial envers ceux trop sots pour comprendre l'ineptie de leurs propos ?... Mais qu'il est loin aujourd'hui, le temps de l'insouciance où l'on se battait pour des chimères en croyant jouer déjà le jeu des trônes ! Qu'il est loin l'âge où nos actions capricieuses ou trop audacieuses n'avaient aucune autre conséquence que celle de recevoir une punition parentale ou un rabrouement du mestre ! Aujourd'hui, je ne rougis toujours pas de mon sang, que je sais fier, que je sais noble et royal, que je sais méritant... Mais ce sont mes terres, nos terres, qui rougissent, se gorgeant de sang, se repaissant de colère, se délectant des guerres fratricides et séditieuses... C'est mon emblème qui s'imbibe de carmin et mon cœur qui se meurtrit encore un peu. Ô toi ma sœur, bienheureuse es-tu de ne pas avoir vécu la trahison de celui que nous croyions frère de cœur.

Doués, nous l'étions tous les deux, t'en souviens-tu ? Lyam et moi avions un talent pour les intrigues diplomatiques que nous parvenions à démêler et à en comprendre l'intérêt, une mémoire effarante nous permettant de retenir ce que d'aucuns appelaient détails et une capacité à lier entre elles différentes informations parfois très éloignées pour en déduire une conclusion d'une logique intelligente. Nous aimions à nous défier l'un l'autre, d'abord dans des joutes verbales et des luttes de connaissance, ensuite devant un plateau de Cyvosse, redoublant de ruse et d'anticipation pour s'emparer du roi de l'autre, et enfin sur le terrain d'entraînement, épées à la main au corps à corps, ou lances levées lancés à toute allure sur nos fiers poneys ! Mère voyait notre amitié fraternelle d'un bon œil, sachant que la compétition amicale ne ferait que stimuler davantage mon intellect et ma propension à vouloir vaincre quoi qu'il arrive, à vouloir trouver la meilleure ruse pour contrer Lyam ou pour le laisser sur la touche. Elle voulait toujours que j'entraîne Harys dans nos jeux rivaux, pour mieux le former, et je le prenais sous mon aile malgré mon air affecté l'âge passant. Je ne vivais que pour vous, mais mon orgueil de mâle, d'aîné, ne pouvait admettre la tendresse que je ressentais pour notre frère. Alors je me montrais souvent railleur, grandiloquent et dirigiste... Alors qu'au fond de moi grandissait la fierté pour mon cadet qui se montrait habile lorsqu'il acceptait de se joindre à nous. Mais il s'isolait beaucoup et vivait sa propre vie, s'amusant nonchalamment et s'abreuvant d'art, de bonne compagnie et surtout d'absence de responsabilité...

Mais Hightower a laissé la pourriture entrer en son cœur, l'envie lui ronger les entrailles, aiguisant avec patience le couteau qu'il comptait planter dans mon dos. D'où est venue cette haine pour nous, le sais-tu, ma sœur, toi qui vis parmi les Sept omniscients ? Moi je crois savoir que le verre s'étant immiscé dans la pomme porte un nom, celui de Gabrielle Rowan. Son ambition n'avait d'égal que son arrogance et c'est cela qui l'a finalement tuée. Douce vengeance qui n'a d'amer que le fait de ne pas avoir été donné de mes mains... A moins que... Le croirais-tu ?... Le croirais-tu si elle y était pour quelque chose, elle aussi ?...

***

An 31 ¤ « Je vous hais... »

La voix était tremblante, ondulant de colère et de tristesse, elle était basse, contenant l'ouragan dévastant son cœur... mais c'était un cri muet, un cri de désespoir, un hurlement contenu qui s'exprimait avec toute sa violence par le miroir de ses yeux céruléens. La déception. La déception titanesque, de celle qui vous broie le cœur et brise votre âme. C'était ce sentiment qui brillait dans les prunelles claires de cet être divin et Oberyn sentait l'impuissance s'emparer de lui. Qu'elle était belle, cette fleur blessée ! Comme il l'avait admirée, cette jouvencelle aujourd'hui devenue femme !

« Allons, Ysolde, soyez raisonnable... » Il s'approche de l'animal mortifié, tendant deux mains consolatrices pour se saisir des épaules de la belle Hightower. Il espérait que le contact chaud, autrefois si aimé, l'apaise et l'adoucisse. Combien de fois avait-il senti le long frisson traversant le corps de la jouvencelle, venant perler sa peau de mille et uns petits picots de chair de poule, dès qu'il posait une main sur elle ? Combien de fois avait-il alors senti en lui ce désir ardent de l'enlacer et de parcourir sa peau de porcelaine de baisers gourmands ? Mais peu importait à présent son appétit avide ou les élans de son cœur. L'heure n'était plus au jeux badins, mais à l'accomplissement de son devoir d'héritier. Elle comprenait, sans aucun doute. Comment ne pourrait-elle pas comprendre après tout ?

« Ne me touchez pas ! » Ysolde se recule brusquement, lançant un regard haineux et presque apeuré au Tyrell qui venait de briser son cœur en même temps qu'il brisait ses rêves. Il masque avec difficulté la colère pointant dans son estomac.
Mais que croyait-elle ? « Vous m'avez trahie... Tout ce temps, vous m'avez menti, sans honte, sans scrupule, profitant de moi et de ma faiblesse pour vous ! » Elle crachait sa peine comme une chatte feulant son hostilité affichée. « N'avez-vous donc aucun respect pour moi, ou pour mon frère et ma famille ? Votre assurance orgueilleuse ne connaît-elle donc aucune limite pour se jouer d'une jeune fille amoureuse, prête à se donner à vous, pour lui faire croire aux rêves les plus fous, pour lui faire croire qu'elle pourra un jour vous épouser ? »

« Il suffit Ysolde. La sottise s'est-elle emparée de votre esprit que je croyais si fin et raffiné ? » Oberyn s'était raidi, rendant sa stature impressionnante. A 17 ans, il avait bien grandi et son corps avait été façonné par des heures d'entraînement au même titre que son esprit avait été affûté par les leçons de sa mère et les heures passées auprès de son père, apprenant à gouverner le Bief à ses côtés. Sa carrure en imposait et son regard devenu glacial suffisait à terrasser la jeune lady Hightower. La colère montait et son dédain pointait. « Je vous ai toujours respectée, preuve en est que je n'ai jamais dépassé les limites du flirt avec vous. Sans quoi, je vous aurais troussée comme toutes les autres, déjà bien trop heureuses d'avoir connu le plaisir de ma compagnie. Pensiez-vous être la seule ? » Il la regarde, plein de toute sa superbe, celle qu'il a appris de sa mère, qu'il a vue et revue et s'est employé à imiter. Oui, il l'avait aimée, assez pour préserver son honneur, et par respect pour Lyam qu'il considérait comme un frère. Mais pensait-elle réellement qu'il n'avait pas connu les plaisirs de la chair avec d'autres femmes moins importantes, moins regardantes, quelques soubrettes ou jeune fille de basse noblesse ? Il avait profité de son année passée à écumer les terres bieffoises pour goûter à chaque femme de la région, les séduisant et obtenant sans mal ce qu'il désirait. Oberyn aimait les femmes, Oberyn aimait la vie et ses plaisirs, un bon repas, une bonne fête, un bon vin. Et quand l'alcool vous tourne les sens, quoi de plus facile que de succomber et faire succomber ? « Je ne vous ai bercé d'aucune illusion. Vous avez choisi de croire qu'une union était possible, vous avez laissé votre cœur d'enfant prendre le dessus sur votre mental et votre raison. Mais je ne vous ai jamais parlé mariage et vous êtes bien sotte de croire que mon père,
votre suzerain, irait quérir, pour son héritier, alliance dans ses terres quand le tout Westeros s'offre à lui. Nous sommes suzerains, nous ne nous appartenons pas et nous ne voyons pas notre bonheur personnel mais l'avenir de notre région, celui destiné à protéger le Bief et ses habitants de guerres éventuelles. Et pour cela, il nous faut faire des alliances politiques. Je n'ai pas à choisir ou à décider d'accepter ou non, j'obéis à mon seigneur père qui a réfléchi à une alliance avantageuse pour notre région. J'épouserai Leandra Arryn, suivant le souhait de mon père et j'accomplirai mon devoir comme se doit de le faire un futur suzerain. Haïssez-moi si vous voulez, mais par les Sept, réfléchissez bien avant de céder à votre caprice de petite fille gâtée. »

Il tourne les talons, sans un dernier regard pour celle qu'il avait aimée. Il ne céderait pas à la tentation de se retourner pour l'enlacer une dernière fois et lui jurer amour éternel. Car c'était faux, c'était simplement le fou soubresaut d'un homme faible qui se sentait nostalgique d'un temps qu'il ne connaîtrait plus, ou du moins pas avec elle et certainement pas publiquement. Il ne voulait pas de Leandra Arryn, sans nul doute une femme froide et orgueilleuse, aussi dure et glaciale que ses montagnes natales, imprégnée d'un honneur qui n'existait plus et qu'elle se plairait sans conteste de lui jeter à la figure. C'était folie de son père... Il avait eu beau tenir un discours élogieux et respectueux devant Ysolde Hightower, Oberyn ne voyait pas cette alliance d'un bon œil. Car l'alliance n'avait pas été réfléchie stratégiquement, mais émotionnellement. Mors Tyrell vouait une amitié exacerbée à Jace Arryn, et c'était cela et seulement cela qui avait motivé ce mariage. Et pour couronner le tout, non seulement il désirait unir Oberyn et Leandra, mais aussi Roslinn et Martyn Arryn, héritier de la maison. Le bon sens politique de son père était inexistant aux yeux du jeune homme. Il pouvait encore admettre la première alliance, qui, malgré tout, pouvait se justifier. Mais quel était, par les Sept, l'intérêt de la deuxième ? Ne valait-il pas mieux unir ses filles avec d'autres maisons plutôt que de consolider une alliance déjà établie et cautionnée par un mariage ? Et l'idée de savoir Roslinn, sa chère Roslinn, quitter bientôt Hautjardin pour ces montagnes hostiles le révulsait...

« Tu as parlé en seigneur, mon fils. Je suis fière de toi... » Oberyn s'arrête au croisement d'une allée du labyrinthe fleuri et pivote sur lui-même. Grainne se tenait, impériale, dans un bosquet discret, un sourire triomphateur flottant sur ses lèvres. Elle s'était glissée tel le rameau tortueux d'une vigne pour écouter la conversation. Loin d'être irrité, le Tyrell s'approcha d'elle, s'emparant d'une de ses mains blanches pour y déposer un chaste baiser. « Vous m'avez tout appris, mère... » Il relève un regard malicieux et charmeur pour le planter dans celui de sa génitrice. De tout, ils parlaient de tout, aucun secret entre eux, et chaque action était analysée entre eux. De tout le royaume, elle était sa meilleure et sa plus précieuse alliée, il le savait depuis longtemps. Tout son futur serait grâce à elle, il en avait conscience et lui vouait un respect sacré que rien ni personne ne viendrait gâcher... Ou du moins le croyait-il sincèrement à cet instant...


***

« Elle t'attirera des ennuis... Il faut la marier et vite. » Ce pourrait-il que mère ait eu raison lorsqu'elle me mit en garde contre l'ire amère d'Ysolde ? S'est-elle tant nourri de rancune qu'elle a murmuré à l'oreille de Lyam, en concert avec Gabrielle sa nouvelle femme, de causer ma perte et de prendre ma place ? Aurai-je finalement dû braver la décision de notre père pour épouser la fille Hightower, empêchant les événements de prendre cette tournure acide qu'il était impossible à prévoir ? Non. Aujourd'hui, je sais que non. A l'instant même où j'ai rencontré Leandra, j'ai su qu'elle était ma destinée, pour le meilleur et pour le pire. C'est une garce. Tu le sais aussi bien que moi, sinon mieux, toi qui ne l'as jamais appréciée et qui fuyait insolemment sa compagnie, avant de nous quitter pour les Terres de l'Ouest. Mais c'est une garce irrésistiblement intelligente, au caractère de feu et aussi puissant que la montagne. Elle est un volcan, celui qui embrase mon cœur et mes sens à chaque instant, oscillant entre l'envie de serrer mes mains autour de son cou pour l'étrangler et celui de lui prodiguer des caresses fougueuses pour l'aimer passionnément comme elle le mérite. Elle possède l'allure digne de sa lignée royale et qui s'accorde à merveille avec la mienne. Tous les deux, nous jetons une ombre si grande que ceux qui veulent briller plus que de mesure doivent s'exiler.

Tel fut le destin forcé d'Ondrew Piète. En voilà un autre qui m'a causé tracas. Fier comme un paon, depuis son plus jeune âge il se pense supérieur à moi. Son arrogance me révulse depuis toujours, alors même que je n'étais que jeune héritier en visite officielle avec mon seigneur père. Tout en lui criait son ambition et sa prétention. Et le pire coup bas que j'aie pu recevoir n'est autre que l'alliance malsaine entre Piète et Hightower, la catin de Lyam ayant aidé la jeune fiancée d'Ondrew a échapper à mon contrôle... et les Piète renvoyant la pareille en se mettant sur mon chemin pour entraver mon avancée pour reprendre Hautjardin des mains traîtresses. Mais nous y reviendrons...

Tu le sais comme moi, l'arrivée de Leandra et l'évolution explosive de notre mariage a tout changé. D'abord, elle m'a fait homme, puis père. Quelle fierté d'avoir pu assurer si vite la descendance de notre maison ! Une fille, suivie d'un fils. D'autres enfants suivront peut-être bien que j'aie perdu espoir aujourd'hui. Mais surtout, Mère a vu son pouvoir sur moi diminuer comme peau de chagrin. Elle n'était plus la seule à partager mes pensées secrètes, mes plans imaginatifs et mes réflexions politiques. Elle n'était plus la seule à pouvoir m'influencer, ou à me contredire pour mieux me faire trouver la solution. Leandra grignotait cette place un peu plus chaque année, réveillant la jalousie de notre mère et nous plongeant dans une nouvelle ère : celle où mon mentor et moi n'étions plus constamment en accord, et où j'ai commencé à faire mes propres choix. Surtout à la mort de notre père. Suzerain j'étais devenu, et pleinement je prenais l'ampleur de la charge à laquelle j'avais été préparé pendant des années. Le peuple devait voir que j'étais suffisamment prêt et indépendant pour gouverner selon mes propres volontés, et non selon celles de ma mère.








THE CANNY LORD


An 42 ¤ Le papier de vélin se froisse d'un coup d'un seul, se recroquevillant sur lui-même dans un douloureux bruit de déchirure, broyé par une main puissante et atrabilaire. Orageux, le regard noir d'Oberyn Tyrell cible et foudroie du regard l'échanson se tenant près d'une table où trônait une carafe d'un cru de la Treille et quelques gobelets d'argent, prêts à se faire engloutir à tout moment. Le courtisan se raidit instantanément, bombant son torse et crispant les traits de son visage. « Qu'on aille chercher mon frère, tout de suite. » La voix du seigneur ne s'était pas élevée, mais elle tremblait d'une rage inquiétante et inquiétée, provocant un frisson d'effroi le long de l'échine de l'échanson qui s'empressa de déguerpir à la recherche d'un messager.

Laissé seul, Oberyn commença à tapoter son bureau avec des doigts nerveux, signe de son intense réflexion et de sa préoccupation grandissante. Voilà que Maegor le plaçait dans une situation inconfortable et périlleuse. Décidément, ce nouveau roi n'avait rien de rassurant ni de respectable, non content de s'être emparé illégalement de la couronne et d'avoir massacré un nombre incalculable de Fils du Guerrier lors de l'incendie du Septuaire du Souvenir, voilà qu'il partait pour une chasse aux sorcières jusque dans les terres bieffoises, méprisant sans vergogne l'autorité du Gouverneur du Sud. Celui qu'on appelait maintenant le Cruel marchait vers le nord du Bief pour achever d'exterminer la Foi Militante et ses Pauvres Compagnons, reclus dans les terres Osgris, rassemblés pour continuer leur lutte contre l'Impie Usurpateur. Le Sire de Hautjardin avait envoyé missive sur missive au roi Maegor en marche, appelant à la raison et à la tempérance en demandant une trêve. Tout pourvu d'empêcher une armée royale de fouler ses terres, prête à décimer tout sur son passage... Que dirait-on de lui s'il ne s'évertuait pas de défendre son peuple, leur fortune et leur travail ?... Que dirait-on de lui s'il acceptait l'Injustice contre la Grande Foi ? Il avait réussi, depuis sept ans, à gagner sa place à la tête de la région, conquérant le cœur de ses sujets en se montrant à la foi débonnaire et puissant, régalien et modéré, apportant prospérité et stabilité au Bief. Oberyn avait su devenir populaire malgré son nom rappelant l'Intendance, menant une politique stratégique et intelligente, tant sur le plan économique que sur le plan des alliances. Il était d'ailleurs en pourparlers avec l'Ouest depuis plusieurs mois, pour unir sa jeune sœur Lorelei et Garett Lannister, jeune suzerain du Roc. Et voilà que le Targaryen voulait balayer tous ses efforts d'un revers de main, pour assouvir une vengeance malsaine contre ceux osant s'élever contre lui, alors qu'il ne s'agissait plus que de quelques misérables affaiblis, trop éreintés et affectés pour faire de mal à une mouche ?

« Mon frère ? Tu voulais me voir ? » La voix de Harys sort Oberyn de sa torpeur, les yeux toujours assombris par mille et une pensées funestes et rageuses. « Après le silence, est venu le refus pur et simple. Après le rejet impatient, viennent les menaces. » D'un coup violent, le suzerain abaisse sa main droite sur le bois noble de son bureau, relâchant son étreinte colérique sur le papier froissé. Son frère l'observe d'un air perplexe. « Maegor ne fera pas demi-tour et il me menace de sévir contre nous si d'aventure il me prenait désir d'aider mon peuple. Me voilà à devoir choisir entre deux maux : abandonner mes gens en m'écrasant devant Maegor, perdant toute crédibilité ou trahir ma maison
et mon peuple en réveillant la colère du Cruel qui ne s'apaisera que dans le sang versé. » De ses doigts, il vient masser ses tempes, en proie à une migraine fulgurante... « La situation est en effet plus que complexe... Le peuple risque de t'en tenir rigueur, sans parler des seigneurs qui seront affectés par leur prise de partie... mais lever une armée contre Maegor provoquera inévitablement des pertes, bien plus que si tu ne t'en mêles pas, sans parler du risque pour ta position et la pérennité de notre maison... » Oberyn laissa les mots de Harys faire leur chemin dans son esprit, pesant le pour et le contre, le risque utile et le danger inconsidéré. Depuis son accès à la tête du Bief, c'était sa première décision d'importance, et elle risquait bien de lui coûter très cher quoi qu'il arrive...

« A quoi sert de se battre, de faire couler le sang, si c'est pour que tout le monde soit perdant à la fin ? Les bieffois ne le verront peut-être pas de cet œil, mais je les sauve en grande majorité en même temps que je nous sauve en ne bougeant pas. C'est le meilleur pari. Quant aux autres, ils ne seront victimes que de leur folie et de leur stupidité stratégique. » Quels imbéciles ! Leur sens moral aura prévalu sur la prudence qui aurait voulu qu'ils se calment un temps pour mieux se préparer, se faire oublier pour mieux aiguiser leurs épées et leurs lances, en secret, et mieux attaquer ensuite, en construisant des alliances plus larges... Leur lutte, telle qu'elle existait aujourd'hui, était vouée à l'échec. Et Oberyn refusait de faire tomber sa maison et toute la région pour une poignée de fous.


***

L'an 42, comme tu le sais ma sœur, marqua un tournant majeur dans nos vies, de ceux qui bouleversent ce que l'on croyait acquis, et qui vous plongent dans une incertitude prégnante et sans fin. Ma première décision d'importance provoqua un tollé dans le Bief, comme je m'y étais attendu, trop aveugles qu'ils étaient de voir ma non-intervention pour acte de prudence, préférant y déceler de l'indécision, de la faiblesse, voire même de la lâcheté. Les premiers à m'accuser de couardise furent évidemment ceux qui eurent à pâtir de ces événements : les Osgris, déchus de leur fief principal de Froide-Douve, déchus de leur suzeraineté, devenant de simples vassaux de vassaux, plus grand affront que l'on puisse faire aux grands de ce monde. Ils devinrent vassaux des Rowan, fait important qui, contre toute attente finira par me servir. A l'inverse, les grands gagnants de l'histoire furent les Tyssier, fait autrement important qui lui, contre toute attente, finira par me desservir... Puisque la fille Tyssier eut la très mauvaise idée de s'enticher de mon rival de toujours : Ondrew Piète. Que la vie est étrange, ma chère sœur, que les dieux sont farceurs, ne trouve-tu pas ? Et cet Ondrew acheva de m'offenser en s'alliant avec le Cruel, devenant son plus proche ami... et devenant sa puissante Main. Voilà qui n'était pas pour me plaire, te souviens-tu la colère dans laquelle cette nouvelle m'a plongé ? C'était juste avant que tu ne quittes Hautjardin pour Castral Roc, ce doux temps où tu étais encore avec moi, à l'abri, protégée... vivante.

La débandade se déclencha définitivement en 43, lorsque je m'alliais à la maison du Lion et à la maison du Cerf, pour m'opposer à Maegor, cet usurpateur qui n'avait fait que plonger Westeros dans l'infamie et l'instabilité par sa soif de pouvoir. Cependant, je me gardai de déclarer officiellement la guerre à la couronne... Combien de corbeaux ai-je reçu de ta main pour me convaincre de suivre ton époux dans sa lutte proclamée ? Mais tout comme mon instinct de survie m'avait dicté de ne pas intervenir à Pont-l'Amer, il m'ordonna d'agir avec mesure et extrême prudence. D'aucun pourra me juger frileux, opportuniste, me rangeant presque dans les deux camps en affichant mon hostilité à Maegor sans pour autant lever armes contre lui, mais moi je sais. Je sais que je n'ai agi que pour préserver mon peuple d'une guerre sanglante, et que j'ai agi pour ma famille en la protégeant de la rage dévastatrice du Cruel. Il était bien trop occupé ailleurs pour s'inquiéter de nous autres, ne le menaçant pas encore concrètement... « Regardez de quel côté le vent souffle avant de vous engager... » J'ai lu un jour cette phrase dans un livre de notre mère... Pour survivre dans ce nid de serpents, j'en ai fait mon mode de vie. Car à quoi sert de guerroyer pour tel ou tel principe si l'on ne vit pas assez longtemps pour en voir le résultat ? Ou, plus encore, si le résultat escompté n'arrive jamais ? Beaucoup l'ont appelé frilosité, moi je l'appelle intelligence d'anticipation. Et j'avais d'autres soucis plus immédiats que de lutter pour la Justice.

La naïveté des sentiments de notre défunt père avait conduit Roslinn dans l'antre du diable. Rose, ma chère et tendre Rose, cette fleur si délicate, si raffinée, si profondément gentille... Comme j'ai souffert de la voir quitter mes côtés, elle qui était ma face calme et tranquille, modérée, quand j'étais le côté pile impulsif, impatient et sanguin de cette pièce unique que nous étions. Tu en étais jalouse, je le sais... Mais je t'aimais autant, je te l'ai assez montré. Mais Roslinn est mon âme sœur... Une âme que notre père a déchirée. Non seulement elle fut envoyée à l'autre bout du continent, dans des terres hostiles, aux principes très différents de ses terres natales, mais en plus, cette nouvelle position ne fit que la précipiter dans les affres de l'incertitude. Une incapacité à donner un héritier rendait sa position fragile et dangereuse... Maintes fois je lui ai juré assistance et proposé de la rapatrier à Hautjardin. Mais elle a toujours refusé. Et la guerre l'a placée du mauvais côté de la barrière, Martyn Arryn étant loyal à Maegor. Te souviens-tu de son imbécile de sœur ? Etaine ? A la veille de son mariage, elle a succombé aux plaisirs, l'engrossant comme la première des paysannes, avec son fiancé Martell,... qui s'est retrouvé assassiné le lendemain même. Evidemment, les dorniens y ont vu complot des Faucons et des Dragons pour soumettre la seule région indépendante.Voilà ce qui résulte de ce genre d'alliance contre-nature, j'ai toujours su que l'on ne pouvait décemment s'allier à ces sauvages...

Devais-je réellement, sous prétexte de défendre la Justice, mettre en danger ma propre sœur, peut-être même me battre contre sa nouvelle famille, peut-être passer au fil de l'épée son époux ? Ma position était délicate, ce qui justifie mon attentisme et la rétention de mon armée. J'ai d'ailleurs dû violemment repousser l'ost Martell, qui, malgré mes multiples interdictions, avait décidé de franchir les Marches de Dorne pour marcher vers les Eyrié. Jamais de mon vivant une armée de dorniens foulera en toute impunité mes terres. Encore moins pour leur permettre d'aller saccager une forteresse où vit ma sœur révérée. Peu m'importait qu'ils soient officiellement de « notre » côté, du côté rebelle, du côté opposé à l'Usurpateur. Mon ost, soutenant ser Hunt, les a mis en déroute et nous a débarrassé de bons nombres de misérables des sables. Le monde ne s'en porte que mieux. Que les autres se battent pour de grandes idées, moi je me bats pour les miens et en les protégeant au mieux. Il sera toujours temps de les rejoindre plus tard, lorsque le vent sera favorable... En attendant, l'on peut m'accuser de tout, mais le Bief était épargné pendant que les régions rebelles se gorgeaient lentement du sang de son peuple, décimant ses terres et ses récoltes.

***

An 47 ¤ Le silence régnait en maître, un tyran oppressant pesant sur l'âme inconsolable du Sire de Hautjardin, droit comme un piquet, paré de toute la dignité qu'il avait peiné à rassembler en cet instant sombre. Seul le discret écho de pas étouffés par des souliers en peau tannée résonnait comme une mélopée inarrêtable et, contre toute attente, réconfortante pour le cœur si lourd d'Oberyn. Et ce n'était pas la magnificence du Septuaire de Castral Roc qui lui apportait le moindre apaisement, malgré l'affection évidente qu'avait ressenti le seigneur Garett pour sa défunte épouse, en témoignait le luxe sobre et digne s'étalant dans l'antre sacramentelle.

Que les Sept étaient cruels...

Les Sœurs du Silence achevaient d'installer la dépouille de celle qui fut si belle et si enjouée, fauchée à un si jeune âge par la barbarie inattendue, la recouvrant d'une gaze toute aérienne pour la préserver des attaques extérieures et allumant quelques cierges disposés autour de l'autel mortuaire pour la guider dans l'au-delà. Il avait mal. Oberyn souffrait d'une douleur sans nom, lui qui n'avait vécu que pour protéger sa famille. Il avait échoué. Lorelei était morte, terrassée par une attaque éclaire et imprévue des Wynch à Port-Lannis. Il n'avait pas su la mettre en sûreté. Peut-être aurait-il dû, finalement, la marier à un petit lord, perdu quelque part dans des terres convenables mais non ostentatoires. Les grands de ce monde étaient exposés, quoi qu'ils fassent. D'autant plus en temps de guerre.

Une main se glisse silencieusement, pudiquement, dans la sienne, entremêlant leurs doigts pour renforcer une étreinte qui se veut remplie d'amour et de soutien. Son cœur se serre et sa gorge se noue. Elle est là, toujours, contre vents et marées. Et il l'aime pour ce qu'elle est. Leandra ne lui offre aucun regard, fixant la dépouille. Auguste, sa présence irradie de l'Honneur qui lui est propre, cette dignité dont Oberyn s'offusque parfois. Mais en cet instant, c'est muettement qu'il la remercie d'être ce qu'elle est ; en cette heure, elle est son pilier.

Lorelei est morte. Son fils, Tommen a été enlevé par ces barbares. « Je te vengerai, j'en fais le serment solennel sur ton corps meurtri... » Un murmure, une promesse de sang...


***

Ô ma sœur, comme je t'ai pleurée ! Comme je m'en suis voulu ! Et comme j'ai enragé contre les Fer-Nés ! Avec ton époux, j'ai couru te venger, même Harys a accompagné l'ost bieffois, démontrant son habileté en débarquant sur les plages de Pyke et en massacrant un nombre incalculable de Fer-Nés. Ma haine désespérée n'a su trouver d'apaisement que dans le sang de ces monstres... Même le Wynch a péri, plus tard, certes, mais il a succombé à ses blessures. Mais une fois de plus, j'ai échoué malgré tout, malgré les têtes coupées et les corps maculés de sang... Tommen n'a pas été libéré, et aujourd'hui encore, ma douce Lorelei, il est aux mains de ces démons. Mais je te le promets, je le ramènerai, je le sauverai et je le chérirai. Les guerres m'en ont empêché pour le moment, mais je n'ai pas oublié. Jamais je n'oublierai...

Les guerres. LA guerre. Tu vois, c'est précisément pour ce genre de conséquence que j'ai refusé de m'engager trop vite, sans réfléchir, sans peser le pour et le contre. Regarde ce qui t'est arrivé ! Si Garett n'était pas parti jouer les idéalistes, tu serais encore vivante. Les Fer-Nés ont été la main assassine, mais c'est bel et bien la guerre contre Maegor qui t'aura été fatale. Ce conflit de Justice aura entraîné les seigneurs loin de leurs terres, les laissant sans défense, sans protection, exposées aux machinations les plus effroyables... J'en ai malheureusement fait les frais, plus tard... Car victime d'un attentat contre ma personne, orchestré par Ondrew Piète, Main du Roi, Rival de toujours, habité par cette soif revancharde contre moi, je me suis finalement décidé à convoquer mon ban. Maintenant qu'il avait récupéré sa chère Elinor Tyssier, qui m'avait échappé à cause de la catin de Lyam Hightower, Ondrew n'avait plus peur de rien et était décidé à m'éliminer, moi qui avait été une entrave tout au long de sa vie. Maegor était forcément informé. C'en était trop, si l'on commençait à m'attaquer dans ma chair, sur mes terres, pendant un tournoi organisé en l'honneur de notre victoire sur Pyke, l'heure n'était plus aux circonvolutions ou à la prudence, mais à la frappe définitive. Et mon armée, la plus imposante de tout le continent, était celle qui pourrait faire la différence, à l'instant critique.

J'entrai en guerre, mais aujourd'hui encore, je m'en mords les doigts. Ma colère m'a fait voir rouge, mais c'est ma prudence légendaire que j'aurais dû écouter.






THE ANGRY SUZERAIN


An 47 ¤ Le coup fit trembler la terre autant que les murs de pierre, assénant sa puissance monstrueuse contre le bois massif de la grande porte de Chelsted. Le grondement colossal était accompagné des cris d'une douleur presque jouissive des bieffois manipulant les chaînes pour donner l'amplitude maximum au bélier à tête d'acier. Ses cornes vigoureuses s'enfonçaient dans le bois, le faisant éclater pour mieux le faire céder. Juste un peu de patience et ils pourraient entrer... Dans ses veines, son sang bouillait d'une eau galvanisante, enveloppant tout son être d'une impatience dévorante et revancharde. Enfin, il y était. Enfin il pouvait montrer à tous de quoi il était capable lorsqu'il s'engageait...

Il avait fallu vingt soldats pour faire rouler le châssis jusqu'au pied de la forteresse. Avec brio et suivant les injonctions de leur suzerain, ils avaient évité les obstacles jetés des remparts, destinés à les entraver. Véritable travail d'équipe, œuvre d'art militaire, dont le chef d'orchestre n'était autre qu'Oberyn Tyrell, incarnation du Guerrier en cet instant décisif. Son charisme allié à la puissance de son ost le rendait presque invulnérable, et chaque soldat se sentait stimuler jusque dans sa chair, leur donnant bravoure et ténacité pour percer la ligne adverse. Le Tyrell n'était guère la plus fine lame du royaume, ni le plus grand chevalier, mais son instinct de leader et sa fine intelligence de stratège militaire compensaient pleinement et suffisaient à faire de lui un adversaire redoutable. Des créneaux volaient des flèches enflammées, venant se ficher dans le dos du bélier... vaine tentative d'empêcher l'assaut, car c'était des peaux et du cuir qui recouvraient la machine de guerre, stratagème voué à ralentir les incendies suffisamment longtemps pour permettre au bélier d'exploser l'entrée tant convoitée. Dans un fracas assourdissant, la porte s'éclata en son centre, et ce fut une invasion de haches qui vint achever de percer l'accès. L'orifice vomit son lot de guerriers loyalistes vindicatifs tentant, dans un dernier sursaut, de défendre ce qui ne pouvait plus l'être, et dans un concert de hurlements impérieux, Oberyn pénétra enfin Chelsted. Son but : trouver Daeron Targaryen et en finir avec cette guerre inutile.

« Sors de ta cachette, chien ! Pleutre ! Vas-tu laisser tous tes hommes mourir pendant que tu te caches ? Est-ce là la réputation des Dragons ? Bats-toi !! » Oberyn martelait le sol d'un pas furieux, son armure cliquetant dans un tonnerre effroyable, alors que, épée en main et entouré des meilleurs soldats du Bief, il parcourait la forteresse de Chelsted à la recherche du frère de Maegor, terré quelque part, fuyant l'échec cuisant imposé par le seigneur de Hautjardin. « Monseigneur ! Monseigneur ! Il se cache dans cette salle ! » Aux pieds du combattant rebelle gisait le corps ensanglanté et sans vie d'un homme arborant les couleurs rouge et noire de la maison Targaryen. Dans un beuglement bestial, Oberyn et ses hommes enfoncèrent la porte. Les traits du suzerain étaient déformés par la rage et la haine, sa peau était recouverte de taches vermeilles et son armure maculée de terre. « Bieffois !! Pour le roi légitime !! » La clameur s'éleva, terrifiante, animale lorsque les derniers loyalistes, défendant Daeron Targaryen, se jetèrent sur les guerriers rebelles. Les épées fendaient l'air et s'entrechoquaient dans une valse macabre et dangereuse. Les soldats du Bief firent honneur à leur seigneur, lui permettant d'atteindre Daeron, et, de la pointe de son épée dirigée sur sa gorge, Oberyn Tyrell lui ordonna de se rendre et d'arrêter le massacre annoncé. Il avait mis longtemps à s'engager dans la lutte rebelle, mais cette victoire marquait un tournant décisif, et le sourire vainqueur étirant ses lèvres démontrait que le Tyrell en avait parfaitement conscience...


***

Embrassant enfin ouvertement la cause rebelle, je déployai mon ost sur les frontières des Terres de la Couronne, décidé à en découdre avec ceux trop sots pour commanditer mon assassinat tout en prouvant par les actes mon alliance aux Lannister et aux Baratheon. Ils pourront dire ce qu'ils veulent, mais mon intervention fut décisive et n'est-ce pas là ce qui compte le plus ?... Faire prisonnier le frère du roi, personne jusque là n'avait réussi tel exploit et n'est-ce pas à l'issu du Jugement des Sept qui en découla qu'on apprit l'entourloupe de Maegor, celle qui changea le cours de la guerre, renvoyant les Arryn dans leurs montagnes et plus tard, dégoûtant les Stark de cette alliance mystifiée ? Mon action changea la donne, et ils n'ont pas intérêt à l'oublier...

Pourtant, ma douce sœur, je ne cesse de me mordre les doigts de ces fugaces instants de gloire au nom du Royaume, au nom du roi légitime, car c'est en mon fief que le péril se fit menaçant, profitant de mon absence. Comme tu le sais maintenant, Lyam nous trahit, sans vergogne, sans honte. Et je dois t'avouer que cette trahison éhontée a révélé les véritables talents de notre frère. Harys s'est montré à la hauteur des enjeux, à la hauteur de la fourberie de nos ennemis, optant pour la meilleure défense en acceptant de faire entrer le loup dans la bergerie, pour éviter des effusions de sang. Il a su s'immiscer dans le cœur du serpent, trompant sa vigilance pour mieux lui planter un couteau dans le dos en m'avertissant et en me permettant de préparer la reprise de Hautjardin. Alors que je devais mener mon armée jusqu'à Port-Réal pour assiéger la ville, je dus tourner bride précipitamment. Et c'est là que les fantômes du passé refirent surface de façon inattendue. Premièrement, Lyam et sa catin ayant aidé la Tyssier à rejoindre son fiancé Main du roi, le Piète saisit l'occasion de cette sédition pour renvoyer la pareille aux Hightower, entravant mon avancée vers Hautjardin alors que je passais Tumbleton. Ma patience trouvant sa limite, et craignant pour mes enfants, ma seule option resta de brûler tout sur mon passage, château et domaine : j'avais déjà perdu bien trop de temps. Finalement, les Tyssier qui auraient presque dû m'être reconnaissants pour l'obtention de Froide-Douve se sont révélés les artisans de mon malheur. Pendant que, étonnamment, l'aide précieuse m'est venue des Osgris, les seigneurs déchus dont la haine à mon encontre était justifiée... Alester se rangea derrière ma bannière et prit en charge nombre combats et sièges pour servir ma cause et ma reprise rapide de Hautjardin, et Ondrew, le fanatique, m'assista dans la reprise de mon château. Oh, tu me sais suffisamment réaliste et terre à terre pour connaître les véritables aspirations derrière cette aide miraculeuse... Alester voue une haine sans nom à ses seigneurs imposés : les Rowan, famille de Gabrielle Hightower... Et il ne rêve que de retrouver sa superbe d'antan et d'élargir sa suprématie en se vengeant des profiteurs de guerre. Quant au fanatique religieux, il n'est venu me soutenir à Hautjardin que pour sauver sa belle-soeur et sa nièce, véritable héritière Osgris... dans le but de contrer l'ambition démesurée de son frère Alester...

La politique apporte son lot de déconvenues... Tu dois le savoir, même si les Sept n'ont pas voulu que tu vives assez longtemps pour l'expérimenter... Alors que, après la reprise de Hautjardin, j'avais soif de vengeance, poussé en cela par Leandra qui désirait faire un exemple avec la rébellion Hightower, ma prudence légendaire vint me susurrer quelques mots à l'oreille... L'idée de mettre la tête de Lyam au bout de pique était des plus alléchantes, et c'était peu cher payé compte tenu de l'affront incommensurable faite à son suzerain, mais la sagesse précautionneuse me faisait envisager de possibles soulèvements contre l'anéantissement d'une des plus puissantes maisons du Bief. Je voyais déjà les Grands Lords élever la voix et crier au scandale, me jugeant arbitraire et inconséquent, voire même cruel... L'autre risque n'était pas non plus à occulter : celui de passer encore une fois pour un faible ou un indécis, à qui les décisions trop radicales font peur... Donnant de nouvelles idées séditieuses à ceux qui ne rêvaient que de prendre ma place à la tête de la région... La clémence accusée de faiblesse ou la rigidité accusée de cruauté ?... La décision était cornélienne, et les Sept savent que Leandra n'était pas d'accord avec moi. Qu'aurais-tu fait, ma Lorelei ? Quel mal aurais-tu choisi ? Car encore une fois, la peste ou le choléra, telles étaient mes possibilités, et je savais que, peu importe mon choix, les conséquences seraient légions.

Tu n'es plus là ma sœur, mais le spectre de ta présence continue de hanter nos vies... Roslinn a même prénommé sa fille en ta mémoire. Et il ne passe pas un jour sans que je ne pense à ton fils, prisonnier des Iles de Fer... Un nouveau règne débute, sous, croirait-on, de bons auspices, laissant la part du lion aux vainqueurs, les Cerfs en premier, qui semblent en profiter un peu trop à mon goût. Ton époux n'est pas en reste et sa nouvelle femme se pavane sous des monceaux de tissus plus luxueux les uns que les autres... Elle n'égale en rien ton raffinement, l'on voit au premier coup d'oeil qu'il s'agit d'une parvenue, extraite de la petite noblesse crottée des terres perdues quelque part dans le Conflans. Mais tu n'es pas oubliée, je l'ai vu dans les yeux de Garett, et ta mort sera vengée doublement lorsque nous aurons récupéré Tommen...

Mais il me faut d'abord accomplir mon devoir au nom de notre famille, pour nos terres, pour les garder et assurer leur pérennité, et aujourd'hui je sens le vent souffler d'une étrange manière, apportant avec lui un parfum corrompu qu'il me faudra annihiler avant qu'il ne soit trop tard... Et mon petit doigt me dit de me méfier du nouveau pouvoir central... Si je dois défendre Roslinn des Serres Malfaisantes et des Bois Acérés, peut-être me montrerai-je moins frileux qu'à mon habitude...

L'avenir m'appartient, mais il est aussi flou que la ligne d'horizon embrumée par les embruns sur les mers fallacieuses... Me conduiras-tu, ma sœur, sur ce chemin à l'insidieuse perfidie ? Moi qui n'ai pas su te guider dans la vie, me guideras-tu dans ton existence trépassée ? Là où la Mère a échoué, peut-être l'Etranger saura réussir...





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Growing Strong
“I swear to you, sitting a throne is a thousand times harder than winning one.”
   
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Catelyn Arryn
VAL D'ARRYN
■ Localisation : Donjon-Rouge, Otage de la Couronne.
MessageSujet: Re: ♠ Oberyn Tyrell ♠ There is a lot that can happen between Now and Never   Mar 23 Jan 2018 - 12:31

TRES CHER COUSIN PAR MARIAGE !

Ravie de te revoir avec ce superbe PV et que tu seras incarné à la perfection !
C'est Rosie et Leandra qui vont être contentes, quelle stature, quelle allure !

Tellement hâte de lire ta fiche... je salive déjà et je me demande si je ne vais pas prendre un congé qui consisterait à actualiser la page jusqu'à en devenir folle.


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as High as Honor
You're not the untold story
You're the secret weapon

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Myriah Ferboys
DORNE
■ Localisation : Auprès de Nymeria Martell
MessageSujet: Re: ♠ Oberyn Tyrell ♠ There is a lot that can happen between Now and Never   Mar 23 Jan 2018 - 12:58

Re-bienvenue avec superbe PV ! Et bon courage pour la rédaction de l’an fiche

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Nous gardons la voie
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Elenei Connington
ORAGE
MessageSujet: Re: ♠ Oberyn Tyrell ♠ There is a lot that can happen between Now and Never   Mar 23 Jan 2018 - 12:59

Ahahahahah!!!! Un beau-frère pour Martyn! Chic chic chic!

Finis vite ta fiche!

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Andrew Osgris
BIEF
■ Localisation : Froide-Douve | Bief
MessageSujet: Re: ♠ Oberyn Tyrell ♠ There is a lot that can happen between Now and Never   Mar 23 Jan 2018 - 14:25

Le Bief est heureux de compter en son sein le suzerain!
Bon ça ne durera sans doute que quelques instants, car après cette validation je devrais composer avec l’une des fines plumes du forum certes - mais également avec cette fille se gavant de plans tordus au petit déjeuner . On reconnait bien ta patte sur ce premier jet venu combler quelques trous! Je sens que tu te fais plaisir et je ne peux que t’en souhaiter d’avantage . Bon courage dans l’élaboration de ce personnage et re bienvenue chez-toi!

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We were doing something great down here. We were gonna change the world. This was only the beginning.
The sacrament × by lizzou.
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Alerie Lannister
OUEST
■ Localisation : à Castral-Roc, en Terres de l'Ouest
MessageSujet: Re: ♠ Oberyn Tyrell ♠ There is a lot that can happen between Now and Never   Mar 23 Jan 2018 - 15:16

OH YEAH
(Re)bienvenue parmi nous, très chère

Que dire. Cette classe. Ce panache. Ca donne juste envie de créer un personnage dans le Bief pour pouvoir jouer avec toi
Tu seras magique avec Oberyn

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i will fight them within my marriage
you know what "legacy" means? it's what you pass down to your children, and your children's children. it's what remains of you when you're gone. it's the family name that lives on ▬ but your legacy is a lie. and soon, your name will turn ashes in your mouth
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Elinor Piète
COURONNE
■ Localisation : Port-Réal.
MessageSujet: Re: ♠ Oberyn Tyrell ♠ There is a lot that can happen between Now and Never   Mar 23 Jan 2018 - 15:33

Alerie Lannister a écrit:
Ca donne juste envie de créer un personnage dans le Bief pour pouvoir jouer avec toi

ALLEZ VENEZ ON EST BIEEEEEEEEN !

Re-bienvenue, mon cher et adoré suzerain...

J't'envoie le récap de notre historique commun par MP d'ici peu

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The Beautiful Spider
The dangerous black widow encases her victims with silk, and then kills with poison from her fangs.
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Invité
MessageSujet: Re: ♠ Oberyn Tyrell ♠ There is a lot that can happen between Now and Never   Mar 23 Jan 2018 - 19:27


Okok too much feels
Double joie je suis tellement contente de voir un Oberyn débarqué et en plus sous ta sublime plume.
j'suis genre TROP TROP TROP contente que t'ai craquée
Je ne pense pas avoir besoin de t'écrire un roman pour t'expliquer que Oberyn c'est le best PV
Toi et moi ont vas faire de belles choses pour le Bief
Je ne te dis pas bon courage, car tu en as pas besoin tu es parfaite pour ce personnage, je vais juste te souhaiter bonne chance pour la fin de ta fiche et Leandra est juste super contente, mais de fouuu
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Oberyn Tyrell
BIEF
■ Localisation : Hautjardin, dans le Bief
MessageSujet: Re: ♠ Oberyn Tyrell ♠ There is a lot that can happen between Now and Never   Mar 23 Jan 2018 - 21:54

Merci merci merci pour tous vos encouragements et votre enthousiasme débordant Ca fait chaud à mon petit coeur Je vais tâcher de me montrer à la hauteur de vos attentes

Et j'ai hâte de RP avec vous tous Alerie, je suis certaine qu'on aura l'occasion de RP ensemble

Leandra Je vais te MP d'ailleurs

Je m'y remets

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Growing Strong
“I swear to you, sitting a throne is a thousand times harder than winning one.”
   
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Invité
MessageSujet: Re: ♠ Oberyn Tyrell ♠ There is a lot that can happen between Now and Never   Mar 23 Jan 2018 - 22:40

QU'IL EST BEAU MON FRERE ! LE PLUS FORT, LE PLUS... !


Merci d'avoir choisi notre Oberyn, il ne manquait que toi dans la team !
Vraiment hâte de lire ta fiche, dépêche-toi, tout le monde est si impatient (la pression xDD)


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Oberyn Tyrell
BIEF
■ Localisation : Hautjardin, dans le Bief
MessageSujet: Re: ♠ Oberyn Tyrell ♠ There is a lot that can happen between Now and Never   Mer 24 Jan 2018 - 8:56

Merci pour ton accueil ma jolie petite soeur adorée

Je me dépêche

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Growing Strong
“I swear to you, sitting a throne is a thousand times harder than winning one.”
   
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Invité
MessageSujet: Re: ♠ Oberyn Tyrell ♠ There is a lot that can happen between Now and Never   Mar 30 Jan 2018 - 17:02

Re-bienvenue à toi et bon jeu dans le Bief
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Rhaenys Targaryen
COURONNE
■ Localisation : Au Donjon Rouge, Port-Réal
MessageSujet: Re: ♠ Oberyn Tyrell ♠ There is a lot that can happen between Now and Never   Mar 30 Jan 2018 - 19:43

Oh la la quel bonheur de te voir sous ces traits
J'aurais adoré RP avec toi à l'époque ou je jouais Léandra

Re-bienvenue

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If I look back I am lost
I am the blood of the dragon. I must be strong. I must have fire in my eyes when I face them, not tears. © by anaëlle.
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Oberyn Tyrell
BIEF
■ Localisation : Hautjardin, dans le Bief
MessageSujet: Re: ♠ Oberyn Tyrell ♠ There is a lot that can happen between Now and Never   Mar 30 Jan 2018 - 21:18

Merci Isaline

Et merci ma Rhae Encore une occasion manquée de RP Mais on a de quoi faire maintenant

J'avance lentement mais sûrement D'ailleurs, est-ce que quelqu'un qui gère les codes mieux que moi pourrait m'aider ? Pour la partie histoire, je voulais découper en trois grandes parties et pour les délimiter clairement, je voulais utiliser le code

HIS MOTHER'S CHILD


Sauf que quand j'utilise ce que je vous montre, ça se met "dans" la grande partie, et non pas "en plus" et du coup j'aurais aimé que ce soit vraiment distinct, comme dans la partie présentation (valar morghulis toussa) Quelqu'un sait ?

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Growing Strong
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Valyron Tyvaros
COURONNE
■ Localisation : Port-Réal
MessageSujet: Re: ♠ Oberyn Tyrell ♠ There is a lot that can happen between Now and Never   Mar 30 Jan 2018 - 21:43

J'ai réussi à bidouiller ça o/

Visuel moche parce que ça apparaît dans une quote:
 

Le code:
 

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Des mes ordres, dépend le destin du peuple.
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Oberyn Tyrell
BIEF
■ Localisation : Hautjardin, dans le Bief
MessageSujet: Re: ♠ Oberyn Tyrell ♠ There is a lot that can happen between Now and Never   Mar 30 Jan 2018 - 21:47

C'est parfait merci Tu es le meilleur ô grand chef (comment ça j'en fais trop ? )

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“I swear to you, sitting a throne is a thousand times harder than winning one.”
   
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Oberyn Tyrell
BIEF
■ Localisation : Hautjardin, dans le Bief
MessageSujet: Re: ♠ Oberyn Tyrell ♠ There is a lot that can happen between Now and Never   Ven 2 Fév 2018 - 11:30

Coucou les amours

Alors, je viens simplement demander un touuuuut petit délai, je suis sur la fin de la fiche mais ma vie continue d'être compliquée justement quand il faut pas Je pense avoir terminé pour dimanche, maiiiis comme les rebondissements sont légions chez moi, est-ce que je pourrai avoir un délai jusqu'à mardi ?

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Rohanna Baratheon
ORAGE
■ Localisation : Port Réal.
MessageSujet: Re: ♠ Oberyn Tyrell ♠ There is a lot that can happen between Now and Never   Ven 2 Fév 2018 - 13:51

UN DELAI? TU VEUX NOTRE BAVE PULLULANTE SUR TOI?

Mh.
Allez, c'est accepté. Vile créature, tu te fais désirer. Tout à fait ton personnage !

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+just a bad dream+
SOFTNESS IS NOT WEAKNESS IT TAKES COURAGE TO STAY DELICATE IN A WORLD THIS CRUEL
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Wendy Piper
OUEST
■ Localisation : A Port Réal, auprès de sa soeur
MessageSujet: Re: ♠ Oberyn Tyrell ♠ There is a lot that can happen between Now and Never   Sam 3 Fév 2018 - 0:43

Merci

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Little sweet poison
“We are what we pretend to be, so we must be careful about what we pretend to be.”
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Invité
MessageSujet: Re: ♠ Oberyn Tyrell ♠ There is a lot that can happen between Now and Never   Sam 3 Fév 2018 - 8:53

ah bienvenue à ce charmant monsieur ! :D
bonne chance pour ta fiche ^^
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Invité
MessageSujet: Re: ♠ Oberyn Tyrell ♠ There is a lot that can happen between Now and Never   Dim 4 Fév 2018 - 22:53

Donnez moi un "O", donnez-moi un "B", donnez-moi un "E", donnez.... */SBARFF/*

Allez, grand frère, tu vas y arriver, je crois en toi

PS: vous avez remarqué, vous aussi, comme il était sexy mon frérot sur son vava et son gif #mode fan off
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Freyja Stark
VAL D'ARRYN
■ Localisation : En route pour Port-Réal.
MessageSujet: Re: ♠ Oberyn Tyrell ♠ There is a lot that can happen between Now and Never   Lun 5 Fév 2018 - 20:44

Rebienvenue parmi nous alors
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Oberyn Tyrell
BIEF
■ Localisation : Hautjardin, dans le Bief
MessageSujet: Re: ♠ Oberyn Tyrell ♠ There is a lot that can happen between Now and Never   Lun 5 Fév 2018 - 22:02

Merci merci merci à toutes

Merci jolie Janna

Ma chère soeur, j'arrive

Douce Freyja, merci

Et voilà, c'est officiellement terminée

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Catelyn Arryn
VAL D'ARRYN
■ Localisation : Donjon-Rouge, Otage de la Couronne.
MessageSujet: Re: ♠ Oberyn Tyrell ♠ There is a lot that can happen between Now and Never   Mar 6 Fév 2018 - 11:27

Waouh. C'est la plus belle fiche que j'ai jamais lue... je crois. Merveilleuse façon de construire le récit, ça m'a rappelé un peu la manière de Mathias Eynard dans Parle leur de batailles de rois et d'éléphants (que je te conseille du coup ). Je me doutais qu'il se confiait à Loreleï, mais quand ça a été certain j'ai eu les larmes aux yeux. Trop émue...

Par contre, je me sens trop bête de devoir te le demander, mais il faut que tu complètes (même trois lignes suffiront ) la partie "informations complémentaires & faits divers". Après ça, je te donne tes couleurs et ton blason Monseigneur !

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as High as Honor
You're not the untold story
You're the secret weapon

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MessageSujet: Re: ♠ Oberyn Tyrell ♠ There is a lot that can happen between Now and Never   

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♠ Oberyn Tyrell ♠ There is a lot that can happen between Now and Never

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