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 L'Ombre du Crépuscule

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Elbert Arryn
VAL D'ARRYN
■ Localisation : Au Val d'Arryn, bien sûr
MessageSujet: L'Ombre du Crépuscule   Mar 20 Mar 2018 - 14:58

L’Ombre du Crépuscule.









    Les Portes Sanglantes étaient fermées.


Alors qu’approchait au loin la suite du suzerain Martyn Arryn, remontant le long défilé rocheux qui aboutissait jusqu’à l’édifice défensif qui contrôlait cette entrée du Val. La forteresse avait toujours été là : la présence d’un bâtiment défensif gardant l’entrée du domaine des Arryn remontait à bien avant l’arrivée des Andals en ces terres. Il avait fallu attendre le roi Osric V pour que les Portes Sanglantes prennent leur apparence actuelle : deux forts de pierre grise, reliés entre eux par un pont qui enjambait le défilé, précédés par de nombreuses tours de garde. De mémoire d’homme, jamais aucune armée n’avait réussi à forcer la place, à l’instar de Moat Cailin, la porte marécageuse du Nord. Au faîte de chaque bâtiment flottait gaillardement dans le lit du vent montagneux une bannière bleu ciel au Faucon et à la Lune d’argent.

Au-dessus de la porte, les poings contre ses hanches, un vieil homme à la chevelure grise regardait l’imposant convoi approcher avec tranquillité : le seigneur de la Montagne rentrait chez lui. Le regard de rapace du vieil homme détaillait chaque pouce, chaque détail des chevaliers et des chariots qui approchaient. Tous portaient hautes et fières les couleurs des Arryn du Val, annonçant que le maître du Val était de retour de la capitale des Targaryen. Écrasée dans son poing droit, un fin parchemin envoyé par un corbeau. L’écriture n’était pas celle de Catelyn mais ses mots étaient bien là : se préparer à fermer les Portes, les Arryn étaient emmenés quelque part. Il n’avait rien eu depuis, aucune nouvelle, ce qui avait renforcé son inquiétude. Jamais sa fille ne lui aurait fait parvenir pareil billet sans raison, et le silence assourdissant qui avait suivi n’avait rien arrangé pour le vieux Chevalier de la Porte. Et aujourd’hui, enfin, les membres de la maison au Faucon rentraient chez eux. Pourquoi Catelyn ne lui avait-elle pas écrit pour le rassurer et lui dire qu’ils rentraient ? Il craignait que quelque chose de grave ne soit arrivé : depuis Maegor, il n’avait guère confiance en les Targaryen.

« Devons-nous faire ouvrir, Prince ? »

L’un des officiers qui l’aidait à régir la vie martiale des Portes s’impatientait en voyant le convoi s’arrêter devant les portes closes. Personne ne pouvait avoir manqué de voir l’impressionnant cavalier qui chevauchait en tête de la procession, tant il était aisé de reconnaître le magnétisme de son regard qui contenait tout le froid des glaciers des montagnes de la Lune. Martyn Arryn lui-même avait daigné lever un regard sans doute surpris vers les créneaux où le dévisageaient plusieurs hommes d’armes ne sachant pas quoi faire. Elbert le fit taire d’une simple main levée et s’avança vers le bord du chemin de ronde, croisant le regard de son neveu. Il ne pipa mot, se contentant de soutenir ce regard qu’il avait maintes fois croisé au cours de sa longue existence. Et sans plus parler que cela, il se détourna de son neveu, pourtant son seigneur et maître, et fit un signe d’assentiment au responsable de la porte tout en descendant l’escalier en colimaçon qui menait à la cour.

Alors qu’il regardait son neveu et son convoi franchir les Portes, il se rendit compte avec une certaine forme de déchirement dans le cœur que ni Catelyn ni Etaine n’étaient là. Les mines étaient renfermées. Par les Sept que c’était-il passé à Port-Réal ? Alors qu’Elbert réussit à accrocher le regard de son neveu, il s’inclina légèrement pour marquer sa déférence.

« Soyez le bienvenu chez vous, monseigneur. »

Il était évident que le vieil homme avait envie d’en dire plus, il avait mille questions qui lui brûlaient les lèvres mais il conserva le silence. Il y avait trop de monde autour d’eux. Il espérait avoir rapidement une explication sur ce qui avait pu arriver là-bas. Martyn s’arrêterait-il pour lui en parler ici ou bien le convoquerait-il aux Eryé plus tard ? Il n’en avait aucune idée, mais il espérait qu’il serait rapidement au courant.





HRP:
 
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Martyn Arryn
VAL D'ARRYN
■ Localisation : Port-Réal le temps du couronnement, ensuite Val et Nord
MessageSujet: Re: L'Ombre du Crépuscule   Sam 24 Mar 2018 - 10:27

Monté sur un grand étalon bai brun aux allures relevées, Martyn aurait aimé que le voyage entre les Eyrié et les Portes de la Lune soit encore long. Mais il avait besoin de vitesse, malgré la fatigue. Il redoutait la rencontre avec son Oncle, le dernier Prince du Val, le chevalier qui l'avait adoubé et la personne qu'il respectait le plus au monde par ailleurs. Le décevoir était inconcevable, mais il pensait bien que ce serait le cas cette fois. Quoi qu'il en soit, les nouvelles qu'il lui apportaient méritaient, nécessitaient même qu'il se déplace en personne. Catelyn était retenue prisonnière à Port-réal pour des faits de trahison. C'était à peine concevable. Lui-même avait toujours du mal à le réaliser, alors même qu'il en avait été témoin. Il espérait que la reine tienne sa promesse de protection, mais ne pouvait vraiment y croire. Les dragons étaient sous la coupe du Cerf, pour quelques années encore au moins. Si le royaume n'explosait pas avant cela par la faute de ce dernier. Martyn observait les murailles, et les silhouettes perchées dessus d'un air déterminé. Comment cet homme pétri d'honneur allait-il prendre la nouvelle de l'emprisonnement de sa fille bien-aimée ? Mal, certainement. Renierait-il Catelyn, ou bien déciderait-il de partir en guerre sur le champs ? Depuis l'annonce de la sentence, Martyn s'était demandé comment annoncer les faits à son oncle, et n'était guère plus proche de la réponse que dans le salon où le Baratheon les avait fait attendre.

Et maintenant il ferait face au dernier Prince du Val, se demandant si le coup qu'il allait lui porter lui serait mortel. De la vitesse avait été requise dans cette affaire. Il avait à peine posé le pied hors de la selle de son cheval, le temps d'annoncer les tristes nouvelles à Freyja et d'installer sa dame dans le confort de son château, avant de repartir vers l'ouest et les Portes de la Lune, afin d'avertir lui-même Ser Elbert. Un corbeau aurait pu faire le trajet plus rapidement, mais son oncle méritait cette marque de respect. Des corbeaux étaient partis dans toutes les directions, afin d'avertir les vassaux qu'une réunion allait se tenir aux Eyrié prochainement et qu'ils y étaient conviés... Particulièrement le Sunderland et Abbel, ce bâtard de neveu. Il serra les mâchoires. Ces traîtres ! Etaine était peut-être hors d'atteinte à Port-Réal, à la recherche de pouvoir, distillant son venin dans les oreilles du Cerf. Qu'elle y reste ! Qu'elle s'étouffe dans ces complots qu'elle se complaisait tant à tisser !

Catelyn lui avait dit avoir envoyé un message afin de faire fermer les Portes de la Lune, et il s'en félicitait. Visiblement l'ordre avait été suivi, à voir la garde si nombreuse aux crénaux. Mais Ser Elbert n'avait probablement pas été informé de la raison de cet ordre. Il le serait bientôt. Il ne pouvait rester indéfiniment devant les portes à hésiter. Martyn fit franchir le portail à son cheval avant de l'arrêter devant Ser Elbert. Il salua son oncle, en s'inclinant depuis sa selle. « Je vous remercie, Ser. » Il flatta l'encolure de son cheval avant de rassembler les rênes et des descendre de sa monture. Bien entraîné, une fois les rênes au sol, le cheval ne bougea plus. Il ajouta en haussant la voix, pour les chevaliers et hommes d'armes à leurs poste, « Je suis fier de voir le Val aussi bien gardé ! » Martyn se dirigea vers le vieux chevalier. S'il ne portait pas des vêtements de deuil, l'expression de Martyn n'en était pas moins solennelle. « Si vous le permettez, j'aimerais vous parler en privé. J'ai beaucoup à vous raconter. » Il attendit d'avoir l'assentiment de son oncle avant de le suivre à 'intérieur de la forteresse. Il en connaissait les couloirs aussi bien que ceux des Eyriés, les Portes étant la résidence d'hiver des Rois de la Montagne, et il y a avait passé plusieurs années en tant qu'écuyer, par ailleurs. Mais partout où il regardait, il s'attendait à voir apparaître Catelyn au détour d'une porte ou d'un couloir, en vain, bien entendu. Il se demanda si elle pourrait à nouveau un jour arpenter sa maison d'enfance à nouveau. Un entretien privé était bien plus sûr. De préférence pas trop loin de l'infirmerie, et avec de l'alcool sous la main. Même si son oncle n'était pas du genre à boire pour faire passer un choc, le suzerain du Val préférait ne prendre aucun risque. Il se concentra pour maintenir un calme apparent alors qu'ils marchaient. Inutile d'alarmer les gens de la maison sans raison... Même si raison il y avait, pleinement, d'être paniqué.

Une fois seuls et à l'abri des oreilles indiscrètes derrière une lourde porte, Martyn inspira un grand coup avant de se tourner vers son oncle. Mains croisées derrière son dos, il ne le lâchait pas du regard, et seuls ses yeux trahissaient les tourments de son âme. Sa voix était étrangement calme, presque vide d'émotion. « Catelyn est restée à Port-Réal. Elle y est retenue prisonnière, pour trahison envers la couronne. »
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Elbert Arryn
VAL D'ARRYN
■ Localisation : Au Val d'Arryn, bien sûr
MessageSujet: Re: L'Ombre du Crépuscule   Lun 16 Avr 2018 - 22:39

L’Ombre du Crépuscule.









« Je suis fier de voir le Val aussi bien gardé ! »

Elbert n’eu même pas besoin de se retourner vers les hommes qui composaient l’imposante garnison du fief des Faucons pour savoir qu’ils devaient tous arborer un sourire de fierté. Quoiqu’on pût en dire, les hommes aimaient leur suzerain et se trouvaient toujours ravis de se faire complimenter sur leur travail. Ils le respectaient car il était un homme d’honneur et l’un des plus grands guerriers de Westeros. Elbert n’était pas du genre à se laisser avoir à laisser filtrer son véritable avis sur les siens, mais il restait secrètement fier de son neveu, celui qu’il avait entraîné et éduqué comme le fils qu’il n’avait jamais eu. Sa mine solennelle et son ton pressant surprirent le vieux chevalier.

« Si vous le permettez, j'aimerais vous parler en privé. J'ai beaucoup à vous raconter. »

Des choses à raconter, il y en avait certainement. Les plus folles rumeurs courraient dans le Val depuis quelques jours. Le dernier prince du Val était dévoré de curiosité et d’inquiétude. Il hocha sobrement du chef et invita le suzerain du Val à le suivre jusqu’à la grande salle des Portes, celle où siégeaient les maîtres Arryn lorsqu’ils descendaient de leur perchoir pour s’installer dans la solide citadelle. Les grandes colonnes blanches qui soutenait la voûte n’étaient pas aussi grandes qu’aux Eryés, et elles étaient plus lourdes, trapues et imposantes du fait de l’usage très martial du bâtiment. Toutefois, un élégant petit trône était glorieusement installé au sommet d’une estrade de pierre grise. La pièce, qui en hiver regorgeaient de tapisseries, de braseros et de courtisans, était désespérément vide. La seule touche de couleur venait d’un long tapis bleu Arryn parcouru d’épais fils d’argent qui signaient quelques motifs. La longue pièce de tissu courait des deux imposantes portes de bois de barral jusqu’au sommet de l’estrade où siégeaient en temps normal les suzerains du Val. Les pas des deux hommes résonnaient dans la grande salle alors qu’Elbert ne savait pas encore ce que lui dirait son neveu. Il s’arrêta au niveau d’une fenêtre en ogive qui donnait sur la sortie du défilé, ainsi que les contreforts des montagnes de la Lune, et, au loin, la silhouette embrumée des Eryé. Que cette salle semblait vide, aujourd’hui, comme si elle avait été oubliée depuis des siècles, alors qu’elle reprendrait vie dès le prochain hiver.

« Catelyn est restée à Port-Réal. Elle y est retenue prisonnière, pour trahison envers la couronne. »

Elbert, qui tournait le dos à Martyn, regardait toujours par la fenêtre. Il ferma brièvement les yeux pour encaisser cette nouvelle qu’il avait pressentie sans être certain de la teneur. Quelque chose avait effectivement dérapé. Restait désormais à savoir quoi. Il laissa ses yeux clos encore un bref instant, le temps de se remémorer le visage angélique de son enfant unique, sa fille Catelyn, son joyau. Lorsqu’il se retourna enfin vers Martyn, après un silence surprenant, il jaugea son neveu du regard. Il n’était plus question de chevalier et de seigneur, mais simplement d’un oncle et son neveu qui discutaient de l’une des leurs.

Elbert savait que sa fille pouvait être légèrement déconnectée des réalités d’ici-bas, et il avait remarqué qu’elle oubliait parfois que le monde n’était pas tel qu’elle aurait voulu qu’il soit. Toutefois, la mine de Martyn et ses paroles laissaient entendre qu’elle n’avait pas simplement commis un manquement au protocole ou aux traditions de Cour. Une accusation de trahison envers l’une des filles d’une des grandes maisons de Westeros était rarement quelque chose d’anodin. Pour que Martyn n’ait pu repartir avec elle, les charges devaient être solidement établies. Le vieux Faucon posa son regard sur celui qui avait longtemps été un oisillon parmi ces nobles et antiques murs. Pour une fois, au moins, le vieil homme était calme et arbora la question avec un calme olympien.

« Que s’est-il passé ? »

Il écouta patiemment, posément, toute l’histoire, depuis le début de la cérémonie, jusqu’aux moments douloureux. Il avait entendu parler de l’empoisonnement de Rohanna Baratheon, mais il découvrait là une toute nouvelle version des faits, terrifiantes de précision alors qu’il entendait que sa famille s’était déchirée sur la prestation d’allégeance, que le Val avait été la risée de tous. Il se contint, attendant de savoir ce qu’il s’était passé avec sa fille. Elle avait donc eu des paroles séditieuses, ce qui n’était pas bien malin de sa part en pleine cérémonie royale. Et comble de malchance, elle avait été entendue par le maître-espion du Roi… Lorsque Martyn eu terminé son exposé, Elbert hocha la tête et répondit avec une simplicité déterminée.

« Je vois. Je vais la chercher. »

Sur ces mots, il contourna son suzerain et se dirigea vers ses appartements. En chemin, il songea à ce dont il avait besoin pour son voyage. Le temps de traverser le Val avec un coursier rapide, il pouvait sans doute affréter un navire et se rendre en quelques jours à la capitale. Sinon, il lui restait aussi l’option de prendre une compagnie de cavaliers et de chevaucher à bride abattue jusqu’au repère des Dragons. Il lui faudrait prendre quelques tenues de rechange, une épée solide et quelques cerfs d’argents pour ses frais. Il entra dans ses appartements. Ils étaient vides à cette heure-ci, les rares serviteurs de la Porte étaient occupés ailleurs à cette heure. Il attrapa lui-même un sac de cuir et y fourra quelques chemises propres ainsi qu’une tunique de prix qu’il arborerait une fois arrivé à la Cour de Jaehaerys. Il se dirigea vers un râtelier où siégeaient quelques armes de château. Il en prit une et la rangea dans un fourreau sur la table. Il se retourna pour attraper une bourse et la remplir de pièces qui se trouvaient dans un petit coffret sur son bureau lorsqu’il remarqua la présence de son neveu.

« Je ne serais absent que quelques jours, Martyn. Je vais expliquer à ces idiots qu’on emprisonne pas ainsi une Arryn. »





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Martyn Arryn
VAL D'ARRYN
■ Localisation : Port-Réal le temps du couronnement, ensuite Val et Nord
MessageSujet: Re: L'Ombre du Crépuscule   Dim 1 Juil 2018 - 23:24

Ser Elbert écouta en silence le récit qu'il avait à faire des événements de Port-Réal, le couronnement, mais surtout ce qui s'était passé par la suite, les mots de Catelyn, son allégeance, la discussion avec la Main et ce-pendant les demandes outrageuses d'Etaine afin de légitimer son bâtard ; puis la soirée et le lendemain, et l'interrogatoire qui en avait découlé, l'arrestation de Catelyn et la trahison d'Etaine et ses mots à son encontre. Il était persuadé qu'elle cherchait à l'évincer, afin de prendre sa place, ou de la confier à Abbel. A y penser, sa fureur envers sa soeur redoublait. Au moins, cette vipère ne remettrait pas les pieds dans le Val de si tôt. Il espérait seulement qu'elle ne fasse pas trop de dégâts en son absence. Il ne savait s'il pouvait compter sur l'appui de la reine et son soutien ou non. Mieux valait ne pas y penser. Il avait eu bien trop d'espoirs déçus pour pouvoir encore y croire aisément.

Martyn observait son oncle qui l'écoutait, enviant son calme et sa résolution. Parviendrait-il jamais à un tel degré de maîtrise de lui ? Il en doutait. Quand il eut terminé son récit, le chevalier affirma qu'il allait aller chercher sa fille et sortit de la pièce sans rien ajouter, sans même prendre plus garde à son neveu qu'à une des colonnes de la salle. Martyn le suivit jusqu'à l'entrée de ses appartements.

Il s'adressa à Ser Elbert d'une voix calme et empreinte de tristesse, mais également de fermeté. Il avait besoin du chevalier au Val, et ne pouvait le laisser quitter son pays, de peur de le voir lui aussi arrêté et retenu pour un grief imaginaire à l'encontre de la couronne... Encore que si Elbert se mesurait au serpent et au cerf, il risquait de ne plus y avoir rien d'imaginaire dans l'histoire. « Je ne puis vous laisser faire cela, mon Oncle. » Martyn aurait dû défier Robb en duel, il s'était porté garant de toute sa suite, mais il avait craint pour Roslinn, quand bien même on lui avait affirmé qu'elle ne risquait rien, pour l'instant. Pourquoi ces raclures avaient-ils décidé de garder Catelyn et non lui dans leurs geôles ? La réponse était simple, il était suzerain – pour le moment du moins. Il aurait voulu pouvoir étrangler de ses mains le Baratheon si fier et aussi peu empreint de l'honneur que tous vantaient haut et fort. Les Arryn avaient été humiliés, et un jour, il demanderait réparation pour cela. Un jour futur, quand sa Maison aurait été remise en ordre et qu'Etaine aurait été réduite au silence.

« Je vais avoir besoin de vous aux Eyriés. Je dois me rendre à Winterfell, afin de convaincre Jorah de  ne pas déclarer son indépendance. Mon épouse va avoir grand besoin de vos conseils, et de votre protection. » Son regard chercha les yeux de son parent, et on pouvait y lire la crainte et l'espoir entremêlés. « Mon Oncle, vous devez rester dans le Val, tant que je ne serai pas rentré. Roslinn attend un enfant. » Sa voix était pleine de fierté et de joie à cette pensée, le seul point de lumières dans les ténèbres actuelles. Il ne faisait pas confiance aux lords rebelles pour le suivre aveuglément, même une fois qu'ils auraient plié le genou. Mais il n'avait pas le choix, il devait partir, même si son coeur aurait voulu pouvoir rester aux côtés de son aimée pour la supporter dans cette tâche. « Ils vont garder Catelyn, car elle est l'otage qui devrait assurer ma fidélité et mon allégeance. » Il grimaça légèrement. Dire cela lui donnait envie de cracher au sol... Comme si une fois sa parole donnée, il allait la reprendre. « Une fois qu'ils  se sentiront rassurés, ils nous la rendront. De gré, ou de force. » Et s'ils ne le faisaient pas rapidement une fois le suzerain du Val rentré de Winterfell, il ferait en sorte qu'ils comprennent qu'ils devaient la relâcher.  

« Je vais convoquer les seigneurs du Val afin de les informer de la situation, et de mettre un terme aux séditions causées par ma soeur. » Il le fallait ; il ne pouvait laisser ses terres sans avoir réglé cette affaire et mis au pas les rebelles.« Tous sauront ce qu'elle a fait. Cela devrait refroidir les têtes brûlées, à part peut-être pour son amant. » Qui s'il s'entêtait risquait fort de perdre son chef.
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