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 Le temps guérit tout, sauf la vérité ✧ Robb&Oswell

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Oswell Connington
ORAGE
MessageSujet: Le temps guérit tout, sauf la vérité ✧ Robb&Oswell   Lun 26 Mar 2018 - 11:54

Robb✧Oswell
Le temps guérit tout, sauf la vérité
An 49, Lune 2, peu après les noces royales
Escorté par des gardes aux couleurs des cerfs couronnés, le pas martelant la pierre réchauffée par le rude soleil estival de Westeros, Oswell se rendait dans les appartements du Seigneur Main, Robart Baratheon. Une petite semaine s’était écoulée depuis le drame qui avait eu lieu pendant les noces de leur Roi, qui était semblait-il devenu l’unique sujet de conversation de la capitale des Sept Royaumes. De cela, Oswell plaidait coupable, l’affaire l’ayant lui aussi préoccupé à tous les instants. Son amie Rohanna avait été la victime d’un terrible attentat contre sa vie, et avait dû souffrir de la mort des enfants qu’elle portait en elle, et qui représentaient le futur de sa région. Notre Griffon avait demandé il y avait de cela trois jours un entretien avec son suzerain, prévoyant de rentrer chez lui dans la foulée. Il étouffait, à Port-Réal, et surtout, il n’y avait pas sa place. Dans l’Orage, il pourrait se sentir maître de la situation, particulièrement si le suzerain, son épouse et son conseiller étaient à Port-Réal ; il détestait se sentir aussi inutile qu’il ne l’était, à cet instant, dans un donjon trop chaud, à courir des couloirs interminables à la recherche d’une vérité que personne n’avait.
Le Nord était-il le coupable ? Jorah Stark haïssait la Couronne, détestait les Targaryen, mais aurait-il recourt à de si sombres stratagèmes pour les affaiblir ? Le poison n’était pas une arme nordienne, cela ne ressemblait pas à ce qu’on connaissait de son suzerain, bien qu’il faille admettre que Lord Stark avait changé presque radicalement depuis que Rhaenys Targaryen avait échappé à sa couche … Mais que venait faire Lady Rohanna Baratheon, là-dedans ? Elle était trop indirectement liée à cette affaire pour en être visée, Oswell en était persuadé. Il comprenait bien l’intérêt que cela pouvait avoir d’attaquer l’épouse du Seigneur Main et leurs héritiers : on affaiblissait ainsi le Protecteur du Royaume, et donc la Couronne elle-même. Chaque Westerosi savait combien Lord Robart Baratheon vénérait son épouse : elle était la cible parfaite. Mais le Seigneur Stark était-il homme à établir de tels stratagèmes ? On savait les Stark bien plus directs, on les craignait car ils étaient capables de se déclarer indépendants, mais on ne les pensait pas fous au point de tuer ce qui n’était pas encore né.
Oswell avait croisé son remplaçant aux côtés du suzerain de l’Orage, ce benêt de Swann, qui lui avait conseillé d’aller réviser son ost, en prévision d’une escapade nordique. Que Robb, Protecteur du Royaume, attaque la dissidence dont faisait preuve le Nord, pourquoi pas. Qu’il le fasse parce qu’il les soupçonnait d’avoir assassiné ses héritiers … Si ça s’avérait faux, la réaction des nordiens n’en serait que pire, ils étaient un peuple fier, peut-être plus que ne l’étaient les Lannister, et Oswell, ayant épousé une lionne du Roc, était bien placé pour en juger. Il espérait que Swann assurerait convenablement sa place de conseiller, et saurait retenir la fureur de son maître. Elle était bel et bien sienne, autant qu’elle était légitime en cet instant, mais il faudrait l’utiliser à bon escient.
Et si ce n’était pas le Nord, c’était le Val, ou encore Dorne. Ces propositions paraissaient toutes plus crédibles que la dernière, murmurée par les langues les plus insipides de la capitale. Il l’avait entendue, cette proposition qui disait, çà et là, que la Biche Pendue était maudite. Oswell tremblait de colère de s’imaginer que son amie puisse entendre de pareilles horreurs ; qu’on puisse imaginer que la culpabilité était sienne, par les Sept … Une semaine s’était écoulée, depuis l’attentat. Elle avait dû l’entendre, c’était certain. Oswell aurait aimé être là pour elle, il aurait aimé la protéger de ces vipères, mais on ne le laissait pas l’approcher. Elle était enfermée dans la Tour de la Main, personne ne savait vraiment comment elle se portait, ni même précisément ce qu’il s’était passé. Tout ça n’était qu’un ensemble de murmures comme Port-Réal les aimait tant.

Si Oswell avait réclamé cet entretien auprès du suzerain, ce n’était toutefois ni pour lui parler de son épouse, ni pour trop le questionner sur ses velléités belliqueuses. Ces deux dernières années avaient considérablement éloigné les deux orageois, qui pourtant, auraient dû s’entendre. Le Connington pouvait se vanter de bien connaître le Seigneur Main ainsi que toute sa famille, et l’inverse aurait été tout aussi vrai. Ce fut la mort de Theodan qui les éloigna, alors que ça aurait dû avoir l’effet inverse. Oswell aurait dû garder sa place de conseiller, et pourtant, le choix de Robb avait été différent. Comme il l’avait détesté pour cela … Avec les semaines, toutefois, cette colère s’était déplacée sur Aglahad Swann, car on ne peut pas trop en vouloir à son suzerain, ça ne réussit à personne. Et puis, son amitié avec Rohanna avait adouci les bords de son égo meurtri ; il n’était pas oublié de tous les Baratheon, quoi que celle-ci soit toujours une Trant aux yeux des orageois. Il ne comprenait pas mieux les raisons qui avaient poussé Robb à le remercier, mais au moins, il se sentait avoir une certaine place.
Tout cela ressemblait à des enfantillages, désormais. Au moment où Rohanna s’était effondrée, au moment où on l’avait emmenée alors qu’elle hurlait sa douleur loin de la salle des fêtes, Oswell s’était surpris à chercher Elenei des yeux. Il s’était étonné à s’inquiéter de son état, il aurait aimé l’avoir près de lui, pour s’assurer qu’on n’avait pas, elle non plus, tenté de l’assassiner. Et puis, évidemment, il avait cherché Robb du regard. Il n’avait su que lui transmettre, parce qu’il n’aurait pas su comment le rassurer. Son épouse à lui avait les deux mains serrées contre son ventre rond, et le suppliait de la libérer de sa douleur. Si Oswell avait su que ce jour le marquerait car il serait témoin du mariage du Roi de Westeros à sa sœur, il ne s’était pas douté qu’il représenterait un tournant dans sa vie pour des raisons bien plus douloureuses. On était loin des querelles enfantines, des « tu m’as piqué ma place ». On avait tenté d’assassiner l’une de ses amies les plus proches, ce lien qui l’unissait à Rohanna ne devenant palpable qu’à l’instant où elle s’effondrait contre le sol du Donjon.
La vanité dont il avait fait preuve devait être mise de côté, et Oswell devait aller souligner à son suzerain toute sa loyauté, toute sa dévotion. Dans cet instant de crise, il n’était pas question de troubler le cœur de la Main avec des propos qui le mèneraient à la jalousie, ou d’autres qui remettraient en doute sa clairvoyance comme Protecteur du Royaume. Oswell ne voulait ni enjalouser Robb, ni lui montrer la moindre méfiance. Il devait tout aux Baratheon : son statut de chevalier, sa réputation de héros de la guerre de Six Ans, et même son épouse, et ainsi donc, le futur de sa maison. Robart devait le savoir.

Les gardes le firent monter un escalier en colimaçon, qui l’amenèrent vers une porte en bois massif. On l’annonça, et il pénétra enfin la pièce, dans laquelle il faisait une chaleur à crever. Foutu Long Eté. Abaissant le crâne et les épaules dans une longue révérence, il se releva lentement, cherchant le regard de son suzerain.

« Monseigneur Baratheon. »

La lourdeur de ce moment était palpable, autant que la douleur était lisible dans le regard de Robart qu’il n’avait jamais vu ainsi. Oswell reprit, l’air grave.

« Je vous remercie de me recevoir. Mon épouse et moi-même aimerions vous adresser toutes nos condoléances pour la perte que votre maison a subie. »

Kara Connington avait adressé plus de condoléances qu’Elenei, qui détestait Rohanna, mais comme on l’a dit, l’heure n’était pas aux enfantillages. Oswell s’autorisa à poursuivre :

« Je suis ici aujourd’hui pour souligner la loyauté des Connington à l’égard des Baratheon en ces jours funestes. Mes hommes et moi-même sommes tout dévoués à notre suzerain. Si notre … collaboration a été plus compliquée ces dernières années, il n’en sera plus rien, l’Orage étant ainsi attaqué. »

Plus que l’Orage, c’était Rohanna qui poussait Oswell à figurativement ployer le genou à nouveau devant son suzerain.

« Les Connington étaient et sont toujours pleinement vôtres, envers et contre tous ceux qui s’en prendront à vous, à votre épouse, et par extension, à l’Orage tout entier. »
nightgaunt

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griffin&lioness
©crack in time
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Robb Baratheon
ORAGE
■ Localisation : Accalmie
MessageSujet: Re: Le temps guérit tout, sauf la vérité ✧ Robb&Oswell   Dim 1 Avr 2018 - 23:50




Le Temps guérit tout, sauf la vérité



« Monseigneur ? Le seigneur Connington attend son audience. Dois-je le faire entrer ? »

Quittant des yeux le document qu’il parcourait, Robb dévisagea le capitaine de sa garde qui était entré par la porte dérobée de son bureau, attendant son ordre. Comme beaucoup, Ser Dondarrion avait appris à porter plus d’attention aux réactions de son seigneur ces derniers temps, celui-ci s’étant montré beaucoup moins transigeant depuis l’empoisonnement de Lady Rohanna. Le chevalier avait encore en tête la nuit de la veille, et la dispute terrible dont la Tour avait été temoin, si pas le Donjon Rouge tout entier. Tout ceux qui étaient proches du Cerf l’avaient vu dans ses yeux, au-delà de l’attitude digne qu’il maintenait en public : au moment où son épouse s’était effondrée, au moment où ses enfants étaient morts, encore une fois, quelque chose en lui c’était brisé, même s’ils ne sauraient dire quoi. Ce secret, lui seul le gardait, jusqu’au moment où il serait impossible de le cacher encore. Une seule chose était certaine, cependant : du jeune chevalier, de l’héritier prodige qui faisait tout pour rester sur les traces de son père, il ne restait plus rien que des ruines de ces temps passés, une fondation noire sur laquelle tenter de rebâtir autre chose, s’il en avait la force, ou l’envie.

« Faites le entrer, oui. Et faites monter une carafe également. Fraîche. »

Robb s’était habitué à la chaleur, autant qu’il était possible de le faire, et pourtant l’atmosphère de son office était des plus étouffantes, malgré les larges fenêtres ouvertes donnant sur le balcon de la pièce. Même le vent se faisait rare ces derniers temps, peut-être était-ce mieux ainsi… Il n’avait de toutes façons jamais rien eu de rafraichissant. Malgré ça, le Cerf restait imperturbable, le seul détail différent dans la pièce était l’épée de son père, son épée, posée directement sur le bureau plutôt que contre celui-ci. On aurait pu croire qu’elle était là en cas d’attaque, que le suzerain de l’Orage craignait un nouvel attentat contre lui ou sa Maison, mais il n’en était rien. Elle était là comme un rappel, posée de manière à ce qu’elle ne puisse jamais sortir de son champ de vision lorsqu’il travaillait. Un rappel de son échec dans son devoir le plus sacré, celui de protéger les siens du mal, un rappel de la honte qu’aurait probablement éprouvé le plus grand héros de leur époque devant son héritier, celui qu’il avait passé des années à former, pour au final, échouer, en toute chose.

Il n’était pas temps de se lamenter cependant, peut-être n’en aurait-il jamais l’occasion tant qu’il serait en poste auprès des Targaryen, il y avait trop à faire, sans compter les affaires de l’Orage… Et Oswell Connington ne représentait pas la moindre d’entre elles. Longtemps, le jeune seigneur de la Griffonnière avait servi de second à Theodan, rôle qu’il avait rempli à merveille, tous s’accordaient à le dire, Robb comme les autres. Néanmoins, il avait commis l’erreur de croire que sa position lui permettait beaucoup, trop peut-être, de la même façon qu’il avait omis un détail d’importance : il n’avait jamais travaillé qu’à se faire apprécier de l’ancien seigneur de l’Orage, négligeant d’en faire de même auprès de son héritier. Bien au contraire, l’exilé revenu d’Essos avait préféré prendre Robb et ceux qui le suivaient de haut du moins le jeune Cerf l’avait-il pris comme ça, occupé qu’il était à se pavaner comme un paon fier des honneurs que lui donnait son maître. Sans compter sa proximité avec Rohanna… Que de l’amitié, lui assurait-elle, mais comment croire qu’un homme avec la réputation d’Oswell, coureur de jupons invétéré, ne s’intéressait à son épouse que pour son esprit ? Evidemment, le Connington ne s’était jamais préoccupé de cela, protégé par Theodan, il n’avait pas à craindre la désapprobation de Robb quant à sa relation avec la Biche, tant qu’elle restait platonique, même si le fils avait toujours pensé que son père désapprouvait autant celle-ci, blâmant toutefois Rohanna plutôt que son fidèle conseiller. Ce n’était pas la place d’une femme d’ainsi entretenir la jalousie de son mari, devait-il avoir si souvent pensé…

Il n’avait pas prévu, cependant, ce Griffon trop sûr de lui, qu’un jour Robb prendrait la place de son père. Ou pas si tôt, peut-être… Mais Theodan était tombé, et le deuil de son fils n’était pas terminé que déjà il montait sur le trône qu’il avait occupé avant lui, tout comme Orys et les Durrandon avant eux. La première action de Robb en tant que suzerain avait été de s’assurer d’être entouré uniquement de conseillers fidèles, et Oswell n’avait jamais fait partie de son cercle de confiance, pas avec leur passif. Le Griffon avait alors été renvoyé, remplacé par Aglahad Swann, un frère d’arme et un ami fidèle, dont les compétences martiales n’avaient rien à envier à celles du Connington. Après tout, c’était le seigneur de Pierheaulme, bras droit de Robb depuis le début de la guerre, que Theodan avait choisi pour se battre à ses côtés lors du Jugement des Sept, pas Oswell. C’était le Cygne, et non le Griffon, qui avait grandi aux cotés de son nouveau seigneur, qui lui avait sauvé la vie au risque de la sienne, qui devait la vie au Cerf. Aglahad avait toujours été aux cotés de l’héritier d’Accalmie, et il était logique qu’il le suive au-delà de sa prise de pouvoir… Une chose qu’Oswell n’avait jamais réellement acceptée, blessé dans sa fierté et dans son assurance de mériter sa place.

Mais ce n’était pas une question de compétences qui l’avait éloigné du pouvoir, une question de confiance plutôt. D’ailleurs, à peine Robb avait-il laissé la Régence de l’Orage à Rohanna pour rejoindre Port-Réal que le seigneur Connington s’était précipité à ses côtés, prouvant bien qu’il n’avait rien compris à la leçon d’humilité qu’il se devait d’assimiler… Il était très bien là où il était, à s’occuper de son fief, au second plan du pouvoir décisionnel de l’Orage. Etait-il venu prendre des nouvelles de Rohanna ? Ou profiter de la situation pour tenter de reprendre sa place dans le conseil de son suzerain ? Robb n’en savait rien, mais il n’aurait pas la patience pour ce genre d’enfantillages. Si Oswell n’avait pas été son vassal direct, il l’aurait sans doute renvoyé, comme il l’avait fait pour tous les autres courtisans qui avaient réclamé audience aujourd’hui, mais à ceux de l’Orage, il devait le respect de les rencontrer, de les laisser présenter leur condoléances, mieux, offrir leur aide. Surtout dans la situation actuelle. Aussi Robb afficha-t-il un visage neutre quand le seigneur de la Griffonnière fit son entrée, quittant son siège pour l’accueillir debout tandis que le concerné s’inclinait pour le saluer.

« Monseigneur Baratheon. Je vous remercie de me recevoir. Mon épouse et moi-même aimerions vous adresser toutes nos condoléances pour la perte que votre maison a subie. »

S’il n’avait pas été dans la situation actuelle, Robb aurait probablement souri à la mention d’Eleneï offrant ses condoléances pour l’empoisonnement de Rohanna. Si l’époux Connington se targuait d’avoir l’amitié de sa suzeraine, la rivalité entre la Lionne et la Biche n’était pas un secret, pour Robb ou pour qui que ce soit d’autre. La première ne pardonnait pas à la seconde son mariage avec le futur seigneur de l’Orage, persuadée qu’elle aurait du être à sa place, et Rohanna nourrissait à l’égard de la blonde une jalousie basée sur le passé également. Robb ne se mêlait pas de ces histoires, du moins pas tant qu’elles ne dépassaient pas les bornes, il était trop intelligent que pour ne pas se douter que le faire ne ferait qu’attiser le problème plutôt que de le régler. Il se contenta de hôcher simplement la tête, il était inutile de se montrer impoli, surtout si Oswell venait en paix, comme ce semblait être le cas.

« Lord Connington, je vous remercie pour cette attention, soyez assuré qu’elle ne sera pas oubliée en tant voulu. »

Une phrase protocolaire, ni plus ni moins, néanmoins elle donnait le ton. En d’autres temps, Robb aurait simplement pu le remercier et l’envoyer paître, une fois le devoir de l’un et de l’autre accompli. Là, au moins, il laissa l’occasion à son vassal de poursuivre.

« Je suis ici aujourd’hui pour souligner la loyauté des Connington à l’égard des Baratheon en ces jours funestes. Mes hommes et moi-même sommes tout dévoués à notre suzerain. Si notre … collaboration a été plus compliquée ces dernières années, il n’en sera plus rien, l’Orage étant ainsi attaqué. Les Connington étaient et sont toujours pleinement vôtres, envers et contre tous ceux qui s’en prendront à vous, à votre épouse, et par extension, à l’Orage tout entier. »

Et à quel Baratheon êtes-vous réellement loyal, monseigneur ? A une époque, la question n’aurait même pas eu de sens, la poser aurait relevé de la paranoïa pure et simple. Mais depuis qu’il savait que Kyra l’avait trahi… Rien n’était plus certain. Sans formuler son interrogation, Robb se rassit, indiquant le siège en face de son bureau à son interlocuteur, l’invitant à s’asseoir.

La question des Connington, et de leur implication dans la trahison de Kyra, était probablement la plus dangereuse actuellement. Oswell commandait à un ost assez impressionnant, et l’idée qu’il puisse être du côté de sa mère était dérangeante pour Robb, à tout le moins. C’était une éventualité qu’il fallait prendre en compte néanmoins, étant donné qu’il s’était toujours senti mis de coté, à juste titre, depuis que les Terres de l’Orage avaient un nouveau suzerain, sans parler des liens qui unissaient Kyra à Eleneï, et qui allaient au-delà de leur famille de naissance. Il faudrait s’assurer de l’allégeance du Griffon avant toute chose, et s’il y avait un doute sur la question, l’empêcher de mobiliser ses troupes contre lui. Un serviteur fit son entrée, les bras chargé d’un plateau où trônait une carafe de vin rafraichi dans les caves du Donjon, accompagné de deux coupes en métal froid. Le Cerf attendit qu’il ait fini de les servir, et qu’il quitte la pièce pour lever son verre en direction d’Oswell, le ton grave :

« Puisse l’Orage se relever de cette épreuve, et faire entendre sa vengeance auprès des responsables. »

Buvant une large lampée de sa coupe, il la posa ensuite sur le bureau, jetant un regard sur l’épée qui trônait toujours à sa place. Mieux valait aborder le sujet de front, il ne s’agissait pas ici des mesquineries ou des intrigues de la Couronne. Oswell était un seigneur de l’Orage, l’un des principaux, s’il l’avait trahi sans doute aurait-il au moins l’honnêteté de l’avouer, une fois le complot éventé. Si pas… Il y aurait matière à discuter.

« Vous dites que votre loyauté m’est pleinement acquise, monseigneur, néanmoins je me dois de vous poser la question : avez-vous connaissance d’un quelconque complot au sein des Terres de l’Orage ? Car si c’est le cas, nous savons tout deux que la loyauté envers la Maison Baratheon et celle envers moi sont deux choses bien différentes, désormais. N’y voyez pas là une quelconque défiance, mais étant donné les liens de votre épouse avec ma mère… La question doit être posée. »

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