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 Un enfant qui deviendra homme [Terminée]

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Luthor Grimm
BIEF
■ Localisation : Ci et là !
MessageSujet: Un enfant qui deviendra homme [Terminée]   Mar 17 Avr 2018 - 3:22


Luthor Grimm

feat. Garrette Hedlund

♦️ (trop ?) Sérieux ♦️ courageux ♦️ Brave ♦️ Bon épéiste pour son âge ♦️ Archer redoutable ♦️ Dur ♦️ Empli de doutes sur sa propre existence ♦️ Fier ♦️ Porté par des principes -pouvant lui être fort propres- ♦️ Inexpérimenté en nombre de choses ♦️ Malicieux ♦️ Adroit ♦️ D'une franchise sans égal ♦️ Habile ♦️ Malin ♦️ Instruit ♦️ Jeune (avec la fougue et les défauts associés ♦️ Parfois trop indécis ♦️ Manipulable si on sait le prendre ♦️ Profondément gentil, peut être même trop ♦️ Prêt à se salir les mains si la bonne cause l'exige ♦️ Instinctif ♦️ Maladroit avec la communication et l'étiquette ♦️ Borné, parfois ♦️ Vif d'esprit, bien que sanguin ♦️


VALAR MORGHULIS

◮ Titre(s) :
Aucun pour le moment. Un enfant n'a aucun titre aux l'aurores de son voyage !

◮ Âge :
17ans

◮ Lieu de naissance :
Les terres dont il est l'héritier légitime : Bouclier Gris, des îles Bouclier, dans le Bief.

◮ Situation :
Probablement bientôt "A marier".

◮ Statut :
Inventé..

◮ Groupe :
Bief

VALAR DOHAERIS

◮ Maison :
Grimm, ancienne maison dirigeant Bouclier Gris, l'une des quatres îles Bouclier. Allégeance aux Tyrell.

◮ Famille :
Grimm et seulement Grimm pour l'instant.

◮ Informations complémentaires & faits divers :
Un simple enfants-Ecuyer aux abords durs et malicieux. Curieux mélange hérités d'une enfance tout aussi étrange. Toutes ses possessions sont remplaçables, rien n'en est particulièrement précieux. Ce n'est qu'un troisième fils d'une petite lignée, après tout. Le reste demeure dans ses traits et son histoire (pour une fois que je me suis senti assez inspiré pour en faire une "longue" >.>)

DIS-MOI TOUT...

Ces six dernières années, la guerre a affaibli chaque région de Westeros, provoquant des pertes tant matérielles qu’humaines. Prenant la relève, la sécheresse vient ébranler les réjouissances de la paix. Comment avez-vous vécu les lendemains de la guerre? comment subissez-vous ce Long Eté? ✒️ Pas moins bien ni même mieux qu'on pourrait l'attendre. J'ai grandi dans une petite île. Une partie de nos hommes capables ont été cédés aux Tyrell pour la guerre. ça nous laissait moins de bouches à nourrir. Mon seul problème dans tout ça demeurant sans l'ombre d'un doutes cette fichue sécheresse. Après avoir grandi dans un lieu ou je pouvais facilement me rafraîchir après quelques pas hors de ma demeure... me voilà maintenant sur les routes à découvrir tant la vérité sur ce fichu temps que sur les affres de la guerre... Je reste aussi curieux, si jamais Ser Baert nous amène dans ce coin, de découvrir ce qu'il en est de cette histoire de fanatiques. Un Tel mouvement dans les terres appartenant aux suzerains de ma famille... m'intrigue. Mon père, pour sa part, n'en à jamais particulièrement parlé, en bien ou en mal. Il est homme à se faire idée de ce qu'il voit, et non de ce qu'il entends.

Depuis le mariage Targaryen, la régence est tombée entre les mains de Robart Baratheon, suzerain de l'Orage, dont la popularité ne cesse de grandir à Port-Réal comme dans ses terres. Comment voyez-vous cette ascension, est-ce une opportunité ou un obstacle? ✒️ De ce que j'en sais, un roi apprécié est sans doutes un bon roi. Je ne suis qu'un enfant probablement indigne d'accorder une autre réponse. Je ne connais ni cet homme ni ses réelles idées. De fait... Je présume que je pourrais vous répondre plus franchement d'ici quelques mois... Ou années ? Ah, si, il y à une chose que je peux dire ! Référez vous à l'avis de la famille Tyrell. Je suis après tout l'un des nombreux écuyers sous leur tutelle... non ?

Sur ce nouvel échiquier, pourriez-vous trahir vos allégeances pour parvenir à vos fins? Quelle est votre ambition personnelle? ✒️ Si la question vise à me demander si je suis prêt à trahir Ser Gaert, la réponse est non. De là, je ne sais pas si je suis réellement sencé servir quelqu'un d'autre. La Maison Tyrell ? Jusque là... ayant grandi relativement isolé, je n'ai envers eux qu'un engagement Hérité de mon sang. Si cela à une quelconque valeur à mes yeux... je n'en sais rien, pour le moment. Je présume que je pourrais m'en faire une idée lorsque je rencontrerait quelqu'un de cette maison. Mais... peut-on réellement appeler ça "trahison" ? ne suis-je pas finalement qu'un enfant ignorant ?


DERRIERE LE MASQUE
• Âge |
24
• Prénom ou pseudo |
Angrimmer ! (ou Alexandre, pour les intimes)
• Sexe |
Barbu, voyons.
• Comment as-tu connu le forum ? |
Je suis Gudbjoern =D
• Autre chose ? |
En espérant que cette nouvelle fiche vous plaise !

image by Tomasz Jedruszek # code by ATC.

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Luthor Grimm
BIEF
■ Localisation : Ci et là !
MessageSujet: Re: Un enfant qui deviendra homme [Terminée]   Mar 17 Avr 2018 - 3:23


Luthor Grimm

« Ma seule limite sera celle de mon nom.»


BUT FIRST WE LIVE


Mon nom est Luthor Grimm. Je suis né troisième fils d’un troisième fils au sein de la famille Grimm. Protectrice de Bouclier Gris, l’une des quatre Iles Bouclier. Cadet de ma fratrie, j’ai grandi en sachant que je ne pouvais avoir aucune prétention quant à l’héritage de ma maison. Après tout, si mon père avait réussi à hériter suite à l'accident de ses frères, en pleine mer, nul doute que le sort ne s'acharnera pas tant. Si mon avenir demeurait donc incertain, les possibilités, elles, étaient déjà toutes tracées. Le mur, la citadelle… Un endroit quelconque où tenter d’offrir un peu de prestige à notre maison. Après tout, que vaut une petite maison côtière ? Face aux grandes familles nous entourant, nous ne sont rien de plus qu’un mal nécessaire. De plus petites gens pour maîtriser de plus petites terres. Pour fait, ma famille doit même faire partie des moins connues. De quoi rester songeur. L’ile étant respectable malgré sa taille, nous avons toujours su en préserver une certes qualité de vie. D’autant plus quand on sait que la pêche est fructueuse et que nos voies maritimes sont idéales pour le commerce. En tout cas, tant que les fer-nés ne mêlent pas leur nez à nos affaires. De là, toujours, notre défense se dressera jusqu’à l’accalmie. Mon père est un homme rude. De ces hommes ayant passé une grande partie de leur vie en mer. Quelque part, je pense pouvoir l’apparenter à un forgeron de grand nom. Le genre d’homme capable de battre le fer représentant la vie de ses fils pour tenter de les diriger vers un avenir aussi solide et souple qu’une bonne lame. De là, pour rester dans l’image, je dirais que mon frère ainé m’inspire le plomb. Sage et robuste, il semble l’héritier idéal. Il aurait pu naître fils d’une grande famille que cela n’eut surpris personne. Pourquoi le plomb ? On à tendance à caractériser le pouvoir sous la forme d’or ou d’argent. Pourtant, on oublie souvent que les petites choses qui nous soutiennent au régulier sont souvent faite de menus-aciers. Le plomb est solide et on peut l’utiliser partout. C’est son cas. Il peut tout aussi bien se tirer de situations dangereusement ennuyantes au sein d’un quelconque conseil que d’un guet-apens des plus robustes ! Il manie aussi bien les mots que l’épée et n’a en rien tardé, de sa belle trogne, à s’attirer touts les bénéfices possible. Notre frère, né second, représente du mercure. Peu usable en cas de danger, sauf si on en manie les dit-dangers avec une certaine aisance. En effet, celui-ci aura beau être frappé autant que voulu, il ne prendra jamais forme solide et son contact n’en est pas moins vénéneux pour son entourage. Pis qu’une harpie, il est des plus détestables. Je pense donc pouvoir affirmer que le travail de père, malgré son talent, n’est qu’à moitié idéal. Ses deux fils sont comme les deux faces d’une même pièce. Semblables mais opposés.

Moi ? Cela n’a nulle importance. Je ne suis que le troisième fils de mon père et je n’ai jamais accordé réellement plus d’importance à ma position qu’elle n’en méritait. Ma vie s’est limitée à apprendre et pratiquer. Quoi ? Pourquoi ? Ma foi, je le découvrirai bien assez tôt. Seuls les sept le savent, je pense. Puis… sans doutes serais-je mauvais juge me concernant. A force de côtoyer notre cher héritier, j’ai appris des raisons supplémentaires de ne pas espérer trop de choses pour l’avenir. Même les femmes de mon âge m’ont toujours approché pour tenter de s’attirer ses bonnes grâces. De fait, j’ai passé le clair de mon enfance plus près de l’eau que des terres. Bien entendu, le temps passé sur terre était souvent cloitré dans la cour, à suivre les instructions de Ser Yan, le chef de notre garde ainsi que l’homme nous formant au combat. Mon esprit, ne pouvant se vanter d’amour filial, rêvait d’aventure et de péripéties et ce même avant que je ne sois assez conscient pour pouvoir le dire. Sans être particulièrement doué à quoi que ce soit, je fais partie de ces êtres qui se sont perfectionnés à la sueur et au sang. Mon frère le moins âgé, s’en est d’ailleurs toujours particulièrement amusé. Il aimait à m’envoyer au tapis comme si il jouait avec un mannequin. Il ne pouvait comprendre, lui comme les autres, pourquoi je refusais obstinément que quelqu’un l’en empêche. Il ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre que la douleur et la colère sont des moteurs puissants. Je suivais les cours d’étiquette de loin. Mais j’étais le premier à apprendre à me servir de mes mains. J’ai passé mon enfance collé aux jambes de nos sujets. A apprendre comment marteler le fer, comment travailler le cuir et le bois. Comment chasser, aussi. Je me suis tellement impliqué que mon talent à l’épée demeure respectable pour mon jeune âge. Notre maître d'arme dit que je n'ai rien à envier aux jeunes combattants des grandes terres. Peut être même que je pourrais parvenir à ruser pour battre des adversaires plus grands et plus robustes. Mais j'ai encore énormément à apprendre et mon talent reste à démontrer. Je tiens même presque tête à notre grand frère. Cela dit, mon talent à l’épée ne vaut rien comparé à la précision de mes flèches et à ma capacité à travailler le plomb et l’acier pour former toutes sortes de choses capables de m’aider à compenser mes faiblesses. J'ai fabriqué mon arc moi même ! Et nul besoin de comparer la qualité de mes tirs pour voir que je vise toujours juste. Ou presque. Contre toute attente, je suis même devenu assez fort malgré moi pour m’accaparer l’admiration d’une partie de notre entourage. Dommage que je n’en ai jamais eu cure, n’est-ce pas ? Ce que je souhaitais, n’était en rien l’admiration ou la position. Non… Finalement, mon souhait le plus cher n’a jamais cessé d’être des plus simples : Aider mon prochain. Si mon avenir devait m’envoyer au mur ou à la citadelle. S’il devait m’envoyer prononcer un quelconque serment pour le bien de notre maison… Et bien soit. J’ai passé ma vie à me préparer à ce jour et à cette possibilité. Ma vie… Drôle de tournure, pour un enfant de dix-sept ans, non ?

Ainsi, tantôt sur terre et tantôt à m’entrainer en mer, à apprendre tout ce que je pouvais encore, je ne pouvais que me contenter d’attendre l’heure ou mon père me témoignerait mon avenir. Vous savez, contrairement à beaucoup de mes pairs, je n’ai pas fait partie de ces enfants souhaitant grand-chose. J’ai même passé le clair de mon temps à prendre ce que je voulais, dans certaines mesures, au moins. J’ai toujours fait en sorte de ne dépendre de personne. Bien que cette tournure soit aussi erronée, quant on songe qu’on ne peut vivre sans le dépends d’autrui. Toutes les terres appartiennent à quelqu’un. A moins de vivre en mer, donc, on ne peut que vivre au dépends d’un autre. En tout cas, je n’ai jamais mendié pour obtenir mon dû. J’ai soit gagné, soit triché. Mais je n’ai jamais accepté l’aide d’autrui. Cela fait partie de mes règles. Si je ne peux m’en sortir seul, qui suis-je pour oser espérer faire dorer le nom de ma maison ? Si je ne suis pas assez fort pour me sortir de situations désagréables, qui suis-je pour pouvoir parler seulement de fierté et d’honneur ? Finalement, je ne suis encore qu’un troisième fils, non ? Bourré de doutes et de questions. Bourré d’autant de faiblesses que les forces que je me suis empressé de travailler. Je ne savais ni si je serais capable d’ôter la vie d’un homme, ni même comment j’agirai lorsque j’apprendrai l’avenir que l’on me réservait. Pour vrai, je n’avais même aucune idée de ce à quoi ressemblent les terres environnant les îles bouclier ! Je ne les avais jamais dépassées. Pourtant, je ne pouvais que continuer à rêver de cet avenir de bravoure et de chevalerie. Mais comment convaincre mon père que cette voie était la bonne ? Que je pourrais offrir un souffle de vie et de prestance à notre maison par une voie si simple et généralement favorisée par les grands noms de cités plus grandes ? Sans doutes serais-je même l’un des premiers chevaliers Grimm !

Ainsi, cet homme, Ser Gaert, de son nom, s’est présenté un jour sous notre toit. Un chevalier Errant. Ainsi un mystère de cet acabit existait bel et bien ? Quelqu’un errant de ville en ville, de chemin en chemin… à la recherche d’une tâche à la hauteur de sa lame… existait ? J’ai rapidement fini fasciné par cet homme. Par sa prestance, par son courage et ses idées. Il était noble, brave et d’un courage à toute épreuve. Il était fort, aussi. Il ne manquait à rien à défaire notre propre maître de garde, que je pensais invincible. Il nous raconta comment il perdit le jeune homme qui le suivait comme écuyer, quelques mois plus tôt. Et c’est là que j’ai compris. Je devais suivre cet homme. Apprendre de lui ! Lui saurait répondre à mes questions, lui saurait faire de moi un grand homme ! Lui sait, et peut m’apprendre à devenir aussi brave que mon propre grand frère. Celui que j’admirais et aimais tant malgré ma position de troisième fils. Et à mon grand Dam, le chevalier refusa, comme mon père.

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« Il est vrai que cet enfant à su nous surprendre. »

Confia le patriarche à sa femme, alors qu’ils savouraient ensemble un cru parfaitement respectable. L’homme semblait bien plus tourmenté qu’à l’accoutumée, sans doutes l’un des effets de l’insistance de sa femme, qui semblait pencher pour les qualités de leur troisième enfant.

« Vous le savez bien, je sais que malgré vos grands airs, vous avez passé beaucoup de temps à l’observer. Je gage même que vous l’avez sans doutes bien plus observé que ses deux frères »

L’homme chassa les mots d’un geste bref, dirigé par sa main libre. Il concéda même un fin grognement, comme une menace dissimulée, ce qui finit par arracher un sourire adouci à sa femme.

« Il à deux frères aînés. Tous deux sont robustes et capables… particulièrement notre aîné. Pourquoi lui refuser l’avenir de son choix ? Je ne veux pas être une mère capable de briser les rêves de ses fils. »

L’homme finit par se tourner vers elle, lui lançant un regard des plus éloquents. Nulle colère ou tristesse… non, il semblait visiblement seulement à chercher une once de soutien à sa femme. Sa chère et tendre, qu’il n’avait cessé d’aimer depuis le premier jour. Une femme des terres, une femme du Bief. Une femme n’ayant rien connu des tourments glacés des mers et des rudes batailles contre les pillards et pirates. Une femme ayant eu la chance de vivre à l’abri de rempart bien plus solides que ceux offerts par les eaux. Une femme naïve, bien que parfaite à ses yeux.

« Non. Je briserai ce rêve irresponsable autant de fois qu’il le faudra. Jamais je ne laisserais un de mes fils errer comme un vulgaire rêtre. Chevalier ou non. Un homme comme Ser Gaert ne vit pas bien longtemps. Au vu de son âge, j’ose penser qu’il ne doit plus lui rester bien longtemps. »


Aucun doute que l’homme borné faisait preuve de mauvaise foi. Aucun doute qu’il refuserait quoi qu’il advienne. Elle le comprit finalement. Comme pour éviter qu’une querelle ne naisse ce soir, elle finit, soupirante, par le rejoindre pour se lover contre lui et ainsi, laisser à la nuit ses secrets. Elle devra agir et il lui en voudra sans doute. Elle le savait.

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Comme tous les soirs, Ser Gaert vérifiait son équipement. Il observait les moindres recoins de l’acier et du cuir pour voir si tout était en ordre. Le cas échéant, il userait des techniques apprises dans ses voyages pour restaurer au possible et, dans le cas présent, laisser à la forge de la maison le soin de tout remettre en état. Il ne pouvait s’empêcher de repenser l’entrainement des enfants de la maison Grimm, ou il logeait actuellement. Il ne pouvait pas non plus s’empêcher de songer à ce petit gars, Luthor. Alors que Ser Gaert, le fier chevalier, comptait intervenir devant les maltraitances de son frère, celui-ci, Luthor, semblait bien décidait à se venger lame d’entrainement au poing. C’est d’ailleurs contre toute attente, visiblement, qu’il parvint à surpasser la perfidie de son frère. Là ou celui-ci avait repoussé une torche directement sur son visage, le cadet avait choisi de tirer un poignard, de passer au travers de la torche, et de loger la lame sous la gorge de l’intéressé qui, l’instant d’avant, semblait sur de terrifier suffisamment l’enfant pour qu’il abandonne. La scène surprit tout le monde, et Gaert le premier. Ce garçon disait vouloir le suivre et devenir chevalier. Il avait pourtant logé une lame sous la gorge de son propre frère. Vous savez, un vieux chevalier sait lire nombre de choses dans le regard d’un enfant. Il est passé par là. A ce moment là, il avait senti une animosité et un désir de tuer certain dans les yeux de l’enfant qui semblait pourtant au demeurant des plus adorables. Cela dit, bien que l’honorable Ser Gaert avait assez entendu de choses pour comprendre ce désir, il ne pouvait s’empêcher de demeurer perplexe. L’enfant haïssait sincèrement son frère. Pourtant, ça ne l’empêchait visiblement en rien, au repas suivant, de rompre son pain avec lui comme si rien n’était. Un tel enfant pouvait-il devenir chevalier ? Un tel enfant pouvait-il le suivre sans qu’il ne finisse, un jour, par craindre pour ses jours ? Cela dit… Devait-il sincèrement craindre un enfant ? Il n’avait pas eu assez de matière pour décider si l’enfant pouvait faire un bon écuyer ou même, un homme juste. Lui-même semblait vouloir demeurer assez mystérieux. Fermé sur lui-même, quelque part. Il avait eu l’impression d’entendre les premiers mots de l’enfant, lorsqu’il lui avait demandé de l’amener dans ses prochains voyages. Mais… bon sang, que devait-il faire ?

Incapable de fermer l’œil, l’homme décida de sortir prendre l’air. D’aller au bord de mer, humer un peu de cette odeur âcre et salée qu’il appréciait tant. Ainsi, c’est équipé d’une tenue de jute simple et d’une épée courte, offerte pendant la révision de la sienne, qu’il se dirigeait à l’extérieur. Il ne lui fallut que peu de temps pour atteindre les côtes. Il ne s’attendait d’ailleurs pas à croiser quelqu’un à cette heure de la nuit. Cependant, il rencontra effectivement quelqu’un. Trois personnes, pour être précises. Deux des frères héritiers, et une femme. Le plus agé des deux, le second sur la liste de succession de Bouclier Gris, tenait la femme dont les vêtements avaient été arrachés. Il semblait la tenir et parler d’elle comme d’un trophée mérité. Son frère, le jeune Grimm, était pour sa part à environ cinquante pied de l’autre, arc bandé entre les doigts.

« Approche, et je l’égorge comme une putain »

Grogna l’ainé, tel le serpent vénéneux. Comme pour provoquer son frère, il n’hésita en rien à glisser sa lame entre les seins voluptueux de l’enfant qu’il tenait. Elle devait être plus jeune que son petit frère. Peut être treize ou quatorze ans. Comment avait-elle fini là ? Bonne question. Il n’en avait cure, de toute manière. De là, il fit en sorte de ne pas être visible et pria les sept qu’ils le pardonnent pour ce geste. Si il était curieux de découvrir qui était l’enfant… Il lui faudrait y assister de ses yeux, mais sans lui prêter son épée. Cette affaire ne le concernait en rien. Il n’était ici qu’invité et si le petit Grimm aurait voulu qu’on l’aide, aucun doute qu’il aurait su partager un signal jusqu’à chez lui. Celui-ci portait d’ailleurs un visage dur, aussi dur que puisse être le visage d’un enfant. A nouveau, la haine semblait le consumer. Comment pouvait-on ainsi haïr son frère ? Avait-il commis quelconque crime plus sauvage encore que celui qu’il souhaitait produire ce soir ? Le chevalier en doutait. L’enfant, au vu de son comportement général, semblait être le genre à pardonner. Il semblait même un enfant doux, si il le pouvait. Un enfant qui ne semblait plus en être un. Mais dont la naïveté et l’espièglerie ont fait douter le chevalier quant à cette question. Le chevalier se concentrait donc sur la scène se déroulant sous ses yeux. La main de l’enfant était sûre et il ne tremblait en rien. Il semblait hésiter. Il semblait avoir peur. Craignait-il de faire couler le sang de son frère ? Il est vrai que maudit finit celui qui fait couler le sang d’un parent. Pourtant, une détermination étrange résonnait dans ses yeux. Son frère devait en être témoin, car celui-ci empoignait l’enfant avec fermeté.

« Et bien, petit frère ? tu ne vas pas me laisser lui faire du mal, si ? »

Une simple querelle d’enfant ? Non… L’ainé des deux était bel et bien mauvais et retors. Si son nom aurait été un autre, aucun doute qu’il serait déjà en train de nourrir les poissons suite à un accident quelconque. Pourtant, cette haine dépassait ce stade. Comme si elle faisait partie des fondements de l’enfant. Le chevalier avait entendu des rumeurs sur l’enfant. Celui-ci était, plus jeune, du genre maladroit et incapable. Il était devenu digne suite à une rigueur des plus strictes. Un tel effort demande souvent des sacrifices et des choix plus difficiles qu’on peut le penser. Peut être cet enfant à t-il fini par fonder l’une des premières pierres de sa volonté dans le souhait de se différencier de son ainé. Dans le but d’approcher l’image idéale que témoignait l’homme qui était l’héritier de ces terres. Un sifflement sec sortit le chevalier de ses pensées. Un sifflement précédé d’un claquement brutal. Il avait cédé une flèche au vent et celle-ci vint arracher l’oreille du garçon qui, surprit, glapit avant de reculer de quelques pas pour se tordre d’une douleur inattendue. Visiblement, il était sûr que son frère ne ferait rien. L’enfant tiqua. Avait-il raté son coup ? C’est fort possible. A cent pieds, viser une oreille est une précision des plus rares. Cela dit, il se permit à se déraidir une fois l’enfant derrière lui. Ainsi, il rangea son arc pour s’abaisser près d’elle et lui caresser les cheveux tendrement. L’enfant pleurait, mais lui, pas beaucoup plus adulte, semblait vouloir en adopter le visage pour rassurer l’enfant. De là, il lui demanda de rentrer chez elle et de bien tout barricader. Qu’on la ferait sans doute chercher au matin pour qu’elle dise ce qui s’était passé. Qu’elle n’avait rien à craindre et qu’il s’occuperait de son frère. La petite hocha et courut vers le village. Elle surprit le chevalier, mais ne dit rien, continuant sa course.

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Au petit matin, la dame des lieux avait trouvé l’un de ses fils attaché au milieu de la place de leur place forte. Il était attaché au mat en construction d’un navire qui avait été transporté et déposé là. Bien assez lourd pour être difficilement tracté par un homme seul. Le garçon avait un bandage autour du visage, et un côté semblait moins rembourré que l’autre. Le sang séché sur le côté de son visage demeurait suffisait pour inquiéter sa mère et celle-ci fit immédiatement chercher son époux. Lorsque le père fit venir ses sujets, ceux-ci restèrent surpris. Tous, sauf la petite fille de la veille, le chevalier, l’enfant et une poignée de gardes. Peut être deux ou trois. Avaient-ils tous participés à cette folie ? Elle devait en avoir le cœur net ! C’est Ser Gaert qui s’avança d’un bon pas, ferme et décidé. Le maître des lieux le fusilla du regard alors qu’il prenait la parole.

« -J’ai tout vu, messire. Votre fils tentait de violer une enfant. C’est Luthor, votre cadet, qui l’en à empêché et placé là. »

L’intéressé avança d’un pas ferme, et repris suite aux mots du chevalier, sous les regards surpris et emplis de jugement de l’assemblée

-Père, mère. Au vu de l’heure tardive, je me suis dit qu’une nuit au frais ne pourrait pas lui faire de mal. Je l’ai donc placé hors de la vision des chemins de ronde, afin qu’on ne vous dérange pas.

Bien sûr, il s’agissait là d’un mensonge, dans les faits, en tout cas. Il avait été laissé au milieu de la cour, là ou tout le monde pourrait le voir. Pourtant, personne ne les avait réveillés, pourquoi ? Il suffit à la mère qu’elle jette un œil à l’enfant pour comprendre pourquoi. Il avait de longues cernes et semblait éreinté. Il était resté là pour veiller lui-même sur son prisonnier et ainsi, empêcher les gardes d’aller les éveiller -nul doute que l'à fatigue ne l'ai sans doutes en rien aidé à se montrer plus éloquent-. Il voulait assurer la sentence de son frère, la sentence qu’il lui avait décidé. Voulait-il se tester ? Voulait-il vérifier quelque chose ? La mère, elle, savait qu’il serait puni pour cela. Ce n’était pas à lui de décider du sort de son aîné. Il aurait du réveiller père et lui amener son frère pour qu’il le juge et le punisse lui-même. Il n’avait ni le droit, ni l’autorisation de faire ce qu’il avait fait. Et pourtant… l’enfant restait là, de marbre malgré la fatigue. S’efforçant de rester droit face à ceux qui l’observaient. Là ou les sujets élevaient quelques voix pour féliciter l’enfant… Le père, lui, semblait prêt à le frapper. Il sera puni. Le regard que lança l’époux à sa femme lui arracha d’ailleurs un léger frisson. Ce n’était pas la première « bêtise » de Luthor. Elle le savait. Il avait, depuis un âge incertain, finit par devenir rude. Peut être même quelque part autant que son père. Comme si il visait quelque chose qu’il ne pouvait malgré lui atteindre. La mère compris donc. Elle devra agir bientôt, ou cette histoire ne pourra qu’aboutir à des douleurs plus grandes encore. Cet enfant devra apprendre. Cet enfant devra grandir en connaissant autre chose que ces bases. Mais il ne doit pas être enchaîné à un quelconque serment car, quelque part, elle savait qu’il ne pourrait pas y demeurer entièrement fidèle. Ce n’était pas un mauvais garçon, bien au contraire. Mais il ne portait pas cet amour irréductible à l’honneur. Il avait du devenir fort par d’autres moyens. Et son but était visiblement accompli.

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Luthor, l’enfant qui intriguait le chevalier, avait été consigné dans ses appartements par son père. Tel l’enfant privé de dessert. Mais il avait accepté son châtiment sans broncher. Il devra rester là aussi longtemps que nécessaire. Aussi longtemps qu’il faudra pour que leur père puisse canaliser les désirs de vengeance du serpent, sans nuls doutes. Ce n’est pas là qui surprendrait ser Gaert. Non, il avait parlé avec l’enfant, alors qu’ils déplaçaient ensemble le mât ou l’enfant souhaitait attacher son frère ainé. Il avait vite compris que celui-ci s’attendait à un châtiment. Mais c’est de principes et non d’honneur qu’avait parlé l’enfant pour expliquer son geste. Il semblait prêt à accepter toutes punitions. Il semblait même prêt à se voir destitué, même convaincu qu’il n’en serait rien. Des querelles sanglantes entre frères… toutes les grandes familles en avaient connues et avaient déjà étouffées l’affaire dans le secret. Ce n’est pas une telle époque qui punirait le geste de cet enfant, au contraire. Mais les valeurs familiales le feraient, ne serais-ce que pour la forme. Leur père était sage, il savait sans doutes qu’il était inutile de pendre ou de destituer un enfant de dix sept ans pour avoir remis son ainé à sa place. De plus, le paternel était rude. Sans doutes finira t-il, une fois la tempête passée, par se moquer de l’ainé pour avoir été désarmé et vaincu par un enfant. Et sans doutes espèrera t-il que ça le renforce suffisamment pour qu’il tente au moins de changer. L’amour d’un parent est sans doute la plus dangereuse des armes.

Ser Gaert, le preux, ne s’attendait sans doute en rien à découvrir la Lady de ces lieux, plus tard, devant la porte des appartements qui lui étaient cédés le temps de son halte. Celle-ci voulait s’entretenir avec lui au sujet de Luthor et bien sûr, le chevalier accepta. Il était loin de se douter des actions qui les attendaient, maintenant. Pourtant, il finit par revenir sur sa décision. Après cette nuit, nul doute ne pouvait persistait à savoir si Luthor était un enfant juste. Il faudrait simplement lui apprendre quelle est la vie, au-delà de cette île, et surtout… a régler les problèmes avec plus de finesse et de doigté. Si l’enfant avait la veille accepté d’ouvrir son cœur au chevalier plutôt qu’à sa mère, celle-ci finit par lui demander d’accepter sa requête.

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Consigné. Voici un mot que je n’apprécie guère. Comment l’apprécier, me direz-vous ? Dans consigné, je comprends consigne. Consigne était en soi une forme de règle imposée, je ne pouvais, moi qui rêvait de bien plus que tout cela, que détester un tel terme. Pourtant, mon cœur était ce soir léger. Ce n’était pas la première fois que je suivais mon frère. Ce n’était pas la première fois que je pouvais le voir, lui et ses tentatives calculatrices pour obtenir ceci ou cela. Lui et sa méchanceté maladive. Lui et son désir de tout contrôler. Lui et sa violence démesurée. Mais cette fois… je ne pus fermer les yeux. Ne sachant comment père aurait souhaité le punir… j’ai sciemment choisi d’écouter mon cœur et de tenter de le remettre à sa place. Après tout… comment pourrais-je, sans me montrer dur ou même cruel, être capable de faire briller le nom qui est le mien, malgré ma place de troisième fils ? Je ne suis ni destiné à hériter… ni même à être reconnu. De fait, comment faire ? On m’avait refusé mon rêve… Je finirais donc sans doute dans un coin sombre, ou quelque part ou les terres étaient gelées. Deux perspectives qui ne me plaisaient guère alors… autant essayer d’attirer un peu plus la fierté de mon père, non ? Vaincre le mal n’était-il pas, finalement, l’une des raisons principales de l’existence du bien ? Cela même au-delà des liens du sang ? Si je voulais lui montrer quel noble chevalier je pourrais faire… Il faudrait sans doute en passer par là, non ?

Je crois que c’est cette nuit là, au travers de ces pensées, que j’ai compris la vérité. Je crois n’avoir jamais autant pleuré qu’à ce moment précis. Je crois n’avoir jamais senti mon propre cœur se raidir autant. Je crois… non… je suis sûr que personne n’avait sans doutes réussi à se montrer si sot que moi. J’étais conscient de ne pas être dans mon droit. J’étais conscient d’avoir fait une erreur. J’étais conscient que mon geste était démesuré. Qu’après lui avoir ôté l’oreille, j’aurais du le ramener à père ou aux gardes. Les laisser s’occuper de lui. Mais non… avant même de m’en rendre compte, mon innocence enfantine avait été enterrée. Avant même de m’en rendre compte, j’avais fait en sorte de devenir adulte sans profiter de mon enfance et de fait, j’avais désobéi à mes devoirs d’enfants. Comment un troisième fils pouvait-il se montrer si présomptueux ? Sans doutes père devait-il me haïr, dorénavant.

Alors que mes pensées semblaient prêtes à me consumer dans la tristesse qu’elles m’imposaient, quelqu’un frappa à la porte. C’était mère, et mon cher frère ainé. Celui que je considérais encore comme un frère. Ils venaient donc finalement me rendre visite ? A moi, l’enfant idiot qui les avait sans doute blessés. Contre toute attente, et malgré la douleur palpable à leur comportement, ils m’assurèrent que je n’avais pas « si mal agi » et que je n’allais pas être châtié outre raison. Mon geste était d’après mon frère compréhensible. Lui me comprenait. Il m’avoua même qu’à ma place, il lui aurait même tranché une main pour avoir commis pareil péché. Ma mère, elle… semblait la plus peinée. Plus peinée que je ne l’ai jamais vue jusqu’à ce jour. Elle me pris dans ses bras, embrassa mon front, puis m’ordonna de les suivre. Ainsi, l’on m’a amené hors des murs du château, sous la vigilance des gardes, afin que personne ne puisse nous voir. L’on m’a confié une lame et de l’or. L’on m’a confié mon arc et rappelle mon nom. C’est alors que ma mère me fit passer un serment, tandis qu’on nous guidait, le chevalier et moi, vers un navire prêt à amarrer. Après avoir entendu les mots, les larmes ne purent s’empêcher de couler le long de mes joues. Ainsi, mon rêve pourrait alors se réaliser ? C’est après les avoir embrassés tous deux que je récitait les mots demandés.

-Peu importe les choses que je verrais et que je souhaiterais accomplir, ma seule limite sera celle de mon nom. Il me faudra revenir un jour en ayant rendu notre nom plus grand. En ayant empli des cœurs de fierté quant à notre famille. Ainsi débute mon voyage, mon errance, mon aventure.

Je reconnaissais sous ces mots la voix de notre mestre. Sa plume et sa volonté. La fierté de l’homme qui m’avait entrainé et vu devenir plus fort malgré mes faiblesses. Cette nuit, j’ai compris que j’étais sans doute plus empli de toutes que la plupart des autres enfants. J’ai compris que ce serait sans doute ma faiblesse. Mais j’ai aussi compris que j’étais devenu fort et que malgré mes erreurs, quelqu’un comptait encore sur moi. J’ai aussi compris que mon père ne viendrait pas. Que tout ceci était fait dans son dos. Et que je devrais partir sans le voir encore une fois. Le reverrais-je seulement un jour ? Je n’en sais rien.

-------------

La dame de Bouclier Gris finit éveillée par des cris horrifiés. Bon sang, que pouvait-il se passer ? Elle était terrifiée. Un danger ici, dans leur propre demeure ? Les craintes de son seigneur et maître d’époux s’étaient-ils confirmés quant à une attaque surprise des fer-nés ? Non… ce n’était pas possible. Comme pour la rassurer, l’homme lui ordonna de rester là pendant qu’il allait voir. Les quelques minutes qui suivirent parurent les plus longues de la vie de la femme. Elle ne savait ou ne comprenait rien à ce qui se passait. Lorsqu’elle voulut sortir, un garde l’en empêcha. Il n’en savait pas beaucoup plus qu’elle et cela commença réellement à l’inquiéter outre mesure. Par chance, ce n’est qu’après une bonne vingtaine de ces minutes que son époux revint. Cela dit… si le revoir aurait pu être un instant de joie immense, le sang qui couvrait son pourpoint trahit la réelle pesanteur qui entourait les évènements. L’homme d’ordinaire si fort et droit semblait dorénavant mutilé et prêt à hurler sa douleur. Que s’était-il donc passé ? Elle craignait ne pas survivre à l’attente et la crainte. Encore aujourd’hui, elle se demande comment elle à pu survivre à l’annonce de la mort de leurs deux premiers nés. Si son époux avait su garder le silence sur les évènements, sans doute pour ne pas la peiner… elle ne pouvait qu’imaginer toutes sortes de scénarios plus sombres les uns que les autres. Et pourtant… Quoi qu’il en fut… Aucune certitude. C’est après s’être accordé un long mois pour pleurer ses deux fils qu’elle accepta d’envoyer le chef de leur garde pour retrouver Ser Gaert et de fait, leur dernier enfant. Si celui-ci avait appris à vivre d’aventure en dédaignant l’honneur d’hériter de sa maison… Il lui faudra bientôt se faire à l’idée que cette charge lui incombera bientôt. Et rien ne pouvait la peiner plus que l’idée de l’arracher si tôt de son rêve. Oh non… rien. C’était comme trancher les ailes de son ultime fils. Elle finit même par demander à son époux si les dieux n’avaient pas choisis de le maudire pour cette histoire d’oreille tranchée. Celui-ci, à son grand Dam… ne put rien répondre pour la rassurer. L’avenir de leur maison dépendrait donc à l’avenir de ce fils parti errer sur les routes. Elle ne pouvait que prier pour qu’on lui ramène saint et sauf. Et que rien ne leur arrive avant son retour.


QUE LES ANCIENS DIEUX ET LES NOUVEAUX SOIENT TÉMOINS DU PLAISIR QUE J’ESPÈRE VOUS VOIR PORTER A LA LECTURE DE CETTE FICHE ! MERCI A VOUS ! -oui, c'était trop tentant-


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Ondrew Piète
COURONNE
MessageSujet: Re: Un enfant qui deviendra homme [Terminée]   Hier à 18:54

Hola ici! Catou n'étant actuellement pas disponible, je vais m'occuper de ta fiche

Alors, avant toute chose, félicitations pour la taille de ton histoire, et le détail de certains moments, tu arrives à rendre tout ça plaisant à lire, sans trop de fautes pour un texte de cette longueur o/ Il y a pour moi quelques trucs à corriger (parce que je suis MJ et que j'aime les détails, t'es mal tombé ), ou plutôt des points de détails à éclairer un peu plus sur le fond, et que j'aimerais voir dans ta fiche, je te les liste ici:

1) Tu te dis troisième fils d'un troisième fils, mais comment ton père est arrivé au pouvoir dans ce cas là? Que sont devenus ses frères? traitres? Morts à la guerre?

2) Si c'était possible, je voudrais pouvoir un peu mieux situer ton histoire dans le background du forum, et du Bief: il a été secoué par une bonne petite guerre civile, et subit encore des tensions religieuses, loin de chez toi certes, mais pour la première je vois mal une famille noble ne rien en penser. Même chose pour la vraie guerre civile, celle des Baratheon et Lannister vs Maegor et ses copains, quelle a été l'attitude des Grimm, si pas celle de Luthor?

3) Enfin, et là c'est plus une remarque d'ordre général pour la suite de ton personnage, j'imagine que Luthor a pu se démarquer par ses compétences parce qu'il était sur une île peu peuplée, et qui ne voit habituellement pas énormément de monde (du genre grand forgeron ou grand guerrier). De fait, il est encore jeune, et certainement loin d'égaler les plus fines lames du Bief ou d'ailleurs. Pour donner un référentiel de base (ce qui me fait me dire que je devrais peut-être en faire un vrai, de référentiel ), les actuelles deux meilleures lames du Royaume sont Robb et Martyn, et si on peut imaginer que Luthor pourrait rivaliser avec un vétéran de l'armée du Bief en terme d'épée, contre l'un ou l'autre ce serait une toute autre histoire... Tout ça pour dire qu'il faut garder en tête la relativité de tout ça, mais je suis certain que tu le sais déjà

Du coup, quand tout ça sera fait, Je validerai tout ça
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Luthor Grimm
BIEF
■ Localisation : Ci et là !
MessageSujet: Re: Un enfant qui deviendra homme [Terminée]   Hier à 20:24

Bonsoir ! Pas de soucis, j'espère que tout va bien pour Catou, du coup ! =p

Alors, voici les modifications apportées :

1) "Cadet de ma fratrie, j’ai grandi en sachant que je ne pouvais avoir aucune prétention quant à l’héritage de ma maison. Après tout, si mon père avait réussi à hériter suite à l'accident de ses frères, en pleine mer, nul doute que le sort ne s'acharnera pas tant. Si mon avenir demeurait donc incertain, les possibilités, elles, étaient déjà toutes tracées."

2) "◮ Ces six dernières années, la guerre a affaibli chaque région de Westeros, provoquant des pertes tant matérielles qu’humaines. Prenant la relève, la sécheresse vient ébranler les réjouissances de la paix. Comment avez-vous vécu les lendemains de la guerre? comment subissez-vous ce Long Eté? ✒️ Pas moins bien ni même mieux qu'on pourrait l'attendre. J'ai grandi dans une petite île. Une partie de nos hommes capables ont été cédés aux Tyrell pour la guerre. ça nous laissait moins de bouches à nourrir. Mon seul problème dans tout ça demeurant sans l'ombre d'un doutes cette fichue sécheresse. Après avoir grandi dans un lieu ou je pouvais facilement me rafraîchir après quelques pas hors de ma demeure... me voilà maintenant sur les routes à découvrir tant la vérité sur ce fichu temps que sur les affres de la guerre... Je reste aussi curieux, si jamais Ser Baert nous amène dans ce coin, de découvrir ce qu'il en est de cette histoire de fanatiques. Un Tel mouvement dans les terres appartenant aux suzerains de ma famille... m'intrigue. Mon père, pour sa part, n'en à jamais particulièrement parlé, en bien ou en mal. Il est homme à se faire idée de ce qu'il voit, et non de ce qu'il entends."

3) "Je me suis tellement impliqué que mon talent à l’épée demeure respectable pour mon jeune âge. Notre maître d'arme dit que je n'ai rien à envier aux jeunes combattants des grandes terres. Peut être même que je pourrais parvenir à ruser pour battre des adversaires plus grands et plus robustes. Mais j'ai encore énormément à apprendre et mon talent reste à démontrer. Je tiens même presque tête à notre grand frère. Cela dit, mon talent à l’épée ne vaut rien comparé à la précision de mes flèches et à ma capacité à travailler le plomb et l’acier pour former toutes sortes de choses capables de m’aider à compenser mes faiblesses. J'ai fabriqué mon arc moi même ! Et nul besoin de comparer la qualité de mes tirs pour voir que je vise toujours juste. Ou presque."

Voilà ! Et désolé pour les quelques fautes, j'avoue ne pas m'être relu >.< j'ai été si lancé que je suis parti au boulot en retard (en plus de bien fatigué, pour le coup) après la rédaction de la fiche ! xD
En espérant que ces quelques lignes suffiront, j'aime pas trop en dire et rentrer dans les détails, donc j'ai essayé de faire "concis". Aussi pour ne pas trop alourdir l'histoire !
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Le Chevalier Errant
ADMIN SUPRÊME & PNJ
■ Localisation : indéterminé.
MessageSujet: Re: Un enfant qui deviendra homme [Terminée]   Hier à 21:38


Félicitations !
« Bienvenue sur ATC »

Après les modifications faites, plus rien à dire, ta fiche est largement dans ce qu'on attend pour un DC, du coup à toi la vie de jeune écuyer, les épées à récurer, le crottin à ramasser, tout ça tout ça... Amuse toi bien!

Et c'est pour cela que le staff et moi-même sommes heureux de vous annoncer que votre fiche est validée ! Vous êtes désormais un habitant du Bief. En tant que tel, vous êtes soumis aux lois de celle-ci ainsi que celles de Westeros. Au plaisir, donc, de vous croiser dans l'un ou l'autre des Sept Royaumes.

Cependant, pour finaliser votre inscription et votre intégration au sein de la communauté, il vous reste quelques petites formalités à remplir obligatoirement :

Recenser l'avatar du personnage.
Déclarer sa famille.
Compléter le registre des multicomptes (si vous êtes un DC, TC, QC)
Recenser les dates importantes de votre personnage dans les chronologies détaillées
Créer et tenir à jour (impérativement) votre fiche de chronologie de personnage.
Ouvrir une fiche de liens.
Assortie à sa soeur, fiche de sujets.
Et de venir prendre du bon temps avec nous !

crédits image : ATC ; code by ATC.


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MessageSujet: Re: Un enfant qui deviendra homme [Terminée]   

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Un enfant qui deviendra homme [Terminée]

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