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 Un petit braconnage des plus inaperçus [Pv Agnès]

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Luthor Grimm
BIEF
■ Localisation : Ci et là !
MessageSujet: Un petit braconnage des plus inaperçus [Pv Agnès]   Dim 22 Avr 2018 - 1:27

L’aventure ! Ouais… y’a pas à dire, ça sonne quand même fichtrement bien, quand on est peinard à l’abri, à s’entrainer sans réel danger. Nourri, logé, bien traité… Qu’on peut aller se rafraichir à même la mer pour souffler un peu des étouffantes chaleurs. Y’a pas à dire, vraiment… ça sonne quand même bigrement bien. La réalité, c’est un autre sac de nœuds, si vous voulez mon avis. On marche outre raison, le danger peut nous tomber dessus à tout moment et bon sang… ce qu’il fait chaud ! J’ai connu bien plus agréable. Y’a pas si longtemps, un groupe de malandrins en manque d’eau nous ont attaqués pour tenter de nous alléger de nos gourdes. Bien entendu, nous n’avons, Ser Gaert et moi, eu d’autres réaction que les protéger farouchement mais… protéger quoi ? Nous même commençons à manquer d’eau et de vivres. Il fait si chaud qu’on pourrait croire que tout le monde reste paisiblement cloitré dans leur coin, à patienter que le climat soit plus clément pour aller se dandiner à l’extérieur. Je vous ai déjà dit que je n’aime pas la chaleur ? Nul doute que vous avez du le comprendre… Comprendre… Oui, je m’égare. Ne faites pas attention ! Je me plains sans doute beaucoup, au premier abord… mais c’est là l’humble avantage de pouvoir garder mes propres pensées. Je n’échangerai pour vrai ma vie pour rien au monde. Cette galère, cette difficulté, cette rudesse… Je ne la quitterai pas. Ma demeure me manque, mais pas autant que je n’aurais pu le penser. Je m’étais attendu toute mon enfance à un avenir rude, loin du confort de ma demeure et sur ce point, je ne peux qu’être comblé. Ser Gaert est un homme adroit et honorable, chaque jour, il m’aide à m’améliorer à l’épée et chaque jour, je continue d’avancer malgré la faim, la soif et tout le reste.

« Bon sang, gamin, tu peux pas faire taire ton fichu estomac ? »

Un ricanement amer traverse mes lèvres aux mots du chevalier. Mon estomac ? Comment on fait ? Un tour de magie ? j’y peux rien moi ! Une fine moue apparait sur mes lèvres alors que sur le coup, je ne trouve rien de mieux à dire que bafouiller de fines excuses. Trop affamé pour pouvoir me battre dans une joute verbale avec mon mentor. Celui-ci semblait vouloir, au contraire, focaliser un peu son esprit et le plat de sa main vient rencontrer mon crâne dans un geste bruyant, m’arrachant un « aie » étonné, sous le choc de son gantelet. Je m’arrête donc pour lui jeter un regard circonspect.

-Si vous m’autorisiez à chasser un brin….

« Le braconnage est interdit, gamin. Tu le sais ».

Conclut-il sans me laisser finir. De quoi affirmer la moue qui transperçait mon visage. Braconnage ceci, braconnage cela… quel fichu casse pied !

-Certes…. Mais si l’on ne se nourrit pas, ce sont nos ossements que l’on trouvera sur cette route une fois la température adoucie…. Allez… ser… Juste un petit lapin… un bon petit lapin bien cuit… Promis, je m’occupe de tout ! Vous n’aurez qu’à planter vos crocs dans la bête. Ce n’est pas comme si nous allions OBLIGATOIREMENT tomber sur quelqu’un à même de nous trancher la main par ce temps…. Il fait un moment que l’on à pas croisé âme qui vive !

Face à mon plaidoyer d’une véhémence particulière, Gaert me rends un regard songeur. Ses lèvres semblent reprendre une pointe d’humidité, comme si l’idée d’un lapin avait fini par le charmer. Même le plus honorable des chevaliers n’est pas insensible à la faim ! Le premier village ou la première auberge étant… je ne sais ou et nos bourses de toute manière désespérément vide… cette fois… cette fois, peut être que je parviendrais à lui arracher une réponse positive. Il hésite, je reprends.

-Quittons la route et allons dans ce bois… Doucement… Mon arc… une flèche… un lapin et on n’en parle plus. Si cela peut alléger votre conscience, je dirais que je l’ai trou….

« Un entrainement ! » Glapit-il, comme cible d’une illumination.

Mon regard, encore plus circonspect devant cette seconde tournure, m’oblige à m’immobiliser silencieusement, presque bouche bée. Quoi, à l’épée, maintenant ? Non…. Sérieusement ? Ser…. Vous voulez vraiment notre mort ? Avant même cela dit que je ne puisse réellement dire quoi que ce soit, je le vois s’engouffrer dans les bois. Bon… là, je ne comprends plus rien. Devient-il fou ? Ce ne serait pas impossible… me direz vous. Il faut être un peu fou pour être… Ser Gaert. Mais là, je ne vois pas. De fait, je m’oblige à le suivre, perplexe. C’est lorsqu’il s’arrête dans un coin, pointant au loin un lapin, que je comprends. Il me jette un regard noir, l’air de dire « si déjà, si tu le rates ce foutu lapin, c’est toi que je dépèce ensuite ! ». C’est de fait dans un frisson que je déloge mon arc de mon épaule pour venir encocher une flèche, habile. Bien que ralenti par le manque d’énergie, je semble scier un instant. La proie se trouve à presque cent pieds. D’un soupir, je chasse mes pensées, gardant l’arc débandé avant d’inspirer profondément. Bien. Le lapin est gros comparativement à l’oreille de mon frère. Il ne nous à pas remarqué. Il est immobile… c’est une cible facile. Sans réellement attendre plus en avant, je viens bander l’arc, tenant le temps de me calibrer, de reprendre mes esprits, de me concentrer, et je relâche. Au moment ou la corde claque, Gaert semble vouloir m’interrompre. Bien que trop tard. La flèche fuse et vient directement se loger dans le crâne de la bête.

« Imbécile ! Regarde autour de toi ! »

Le temps de comprendre, ou tout du moins, de relâcher un peu de ma concentration, j’entends un cheval hennir. Un cheval ? Bon sang, un cheval ? ça fait beaucoup de … Merde, mon regard cherche autour la provenance du son et comme je commençais à le craindre, ce n’est pas la bête qui attira mon regard, mais la jeune femme qui avait fini le cul par terre après que sa bête ai pris peur face à la mort du petit animal. Bon… Perdre la tête est sans doutes moins douloureux que la faim… non ? Mon regard rencontre celui du chevalier dans un air des plus dépités. Comme pour lui demander pourquoi le sort s’acharne à ce point. Celui-ci semble cela dit être le plus dépité, sur le coup. Il se reprend cela dit, fusant vers la dame pour venir l’aider à se redresser, si elle le peut.

« Pardonnez moi, Dame, mon Ecuyer est habile mais peut parfois se montrer… irréfléchi. »

Comme pour témoigner de notre état, sa voix n’en était pas moins râpeuse et glaire que précédemment. Celui- ci s’était ensuite empressé d’apposer un genou à terre. Pendant ce temps… moi, je m’étais empressé d’aller chercher le lapin pour l’accrocher à ma ceinture, ni vu ni connu, pour finalement poser le genou à terre à mon tour.

-Je vous présente mes plus sincères excuses, Dame…

Il ne restait plus, en soi, qu’à espérer que la dame se montre clémente envers les deux abrutis affamés qui lui faisaient face. L’absence de bain, de nourriture et de boisson. Voilà des fléaux parfaitement visibles sur nos trognes encore ébahies. Ser Gaert ne dit rien sur la bête chassée. Il était clair que sans ça, nous aurions manqué d’énergie sous peu, que c’était un peu sous le joug du désespoir. Cela dit… Bah, nous avons commis la faute. Et il serait prêt, je le sais, à en assumer les pleines responsabilités. Faut croire que l’aventure aura été de courte durée…. Au comportement du chevalier et aux vêtements de la dame, il semble clair qu’elle est de noble naissance. Sans doute issue d’une maison plus puissante que la mienne. Pour couronner le tout, le cheval avait profité de notre lenteur du moment pour détaller. Pas de doute, lui rejoindra sans doutes le camp sans mal et on ne tardera même, peut être, à envoyer des gardes à la recherche de la dame. Attend… il y à des habitations non loin ? Sans m’en rendre compte, un fin ricanement traverse mes lèvres. Bien que je tente de le contenir. Gaert, choqué, me fusille du regard. Non sans une pointe d’interrogation, sur le coup. Je m’incline alors bien bas avant de m’expliquer

-Pendus pour braconnage à moins d’une lieue d’habitations…. De quoi laisser pantois et amusés tous ceux qui tomberont sur nos oraisons funèbres….

Le chevalier fut loin de trouver la plaisanterie à son goût, faut croire que l’idée de finir pendu pour une idée qui le révulsait déjà à la base est…. Ironique. M’enfin, personne ne pourra le blâmer d’avoir voulu survivre. Nous ne sommes sans doute pas les seuls à s’être abandonnés une fois au braconnage. Et encore… nous ne sommes coupables que d’un lapin... Ma tenue, de cuir et tissu sombre, était recouverte sous une large cape sombre (cf avatar, tout bêtement). Tout ceci, de part leur qualité, pouvait sans mal trahir mon extraction non moins noble que celle du chevalier qui sur le coup, encore assommé de la suite d’évènement (et du reste), avait visiblement oublié de se présenter. Il semblait attendre que la dame l’autorise à reprendre la parole. Il avait porté un signe dissuasif à mon égard, comme pour me faire comprendre que je devais la fermer, maintenant. Que j’avais fait bien assez de conneries.
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Agnes Crane
BIEF
■ Localisation : Froide Douvre, avec Andrew Osgris
MessageSujet: Re: Un petit braconnage des plus inaperçus [Pv Agnès]   Sam 5 Mai 2018 - 0:03




Petit braconnage
Elle avait besoin d’air. Comme une envie de se ressourcer avec la nature environnante de Lac-Rouge. Les conversations houleuses qu’elle avait avec son père ne cessaient plus de tourmenter son esprit quand ses envies entraient en confrontation directe du devoir honorable de son géniteur. Agnes, pourtant, s’était détachée de cela, s’accrochant davantage à autre chose : la Foi. Les Hommes étaient tous des acteurs de celle-ci, menés par le Dieu aux Sept Visages, guidés par l’une des facettes de celui-ci plus qu’une autre parfois. Illuminée. Le mot avait sonné comme une insulte dans la bouche du seigneur Crane qui espérait grandement voir sa fille retrouver la raison. Mais il n’y avait nulle marche arrière possible dans l’esprit de l’héritière de Lac-Rouge, pas quand la raison et la sagesse se trouvait en possession des Dieux. Pas quand ils lui murmuraient quoi faire dans ses rêves. La voie dans laquelle elle s’était engagée était la plus noble et soutenir les opprimés, ceux qui avaient bien failli s’éteindre sous les coups d’épées orchestrés par un Targaryen, était devenue la mission divine qu’on lui avait offerte.

Les dissentions qui existaient désormais dans la famille Crane méritaient un certain éloignement d’Agnes qui, en plein cœur de la journée, avait donc fait seller son palefroi isabelle pour s’échapper de la forteresse. Longeant le lac au petit trot, elle finit par rejoindre la forêt au galop, lancée par cette envie de sentir le vent gifler ses joues, balancée au rythme des foulées de sa monture. Elle ne ralentit la cadence que lorsqu’elle était entrée dans le bois, apaisant le destrier de sa voix calme, caressant son encolure en la flattant avec légèreté. Elle portait une robe grise, sobre, sa condition de noble n’étant rappelée que par les couleurs que portait sa monture et la chevalière qu’elle portait gracieusement au petit doigt de sa main droite. Nulle autre richesse ne paraissait, pas même un médaillon. Agnes savait que les brigands pouvaient courir les chemins de la forêt, ayant déjà eu à faire à eux par le passé.

Laissant le jeune cheval reprendre son souffle, elle poussa elle-même un long soupir, se laissant aller dans ses pensées, songeant aux sièges vécus et à tous les autres à venir. Son cœur était désormais mieux accroché quand il s’agissait de punir ceux qui s’étaient détourné de la Foi et qui préférait cracher aux visages des Libérateurs plutôt que de leur laisser la possibilité de leur offrir l’Absolution. La jeune Crane était l’image même que cette démarche était possible. Les zébrures qui parcouraient son dos rappelait la conclusion de ce long périple qui n’avait eu que pour but de la réconcilier avec les Dieux. La Maudite du Bief était désormais une martyre autant que celle que les dieux avaient su pardonner. L’Absolue. On murmurait déjà que l’Aïeule avait choisi cette jeune enfant pour la représenter sur terre, lui offrant sa sagesse et une grande clairvoyance.

Perdue dans ses pensées, elle ne sut si ce fut le sifflement entre elle et sa monture ou le saut de cabri que le hongre fit qui la réveilla. Toujours était-il qu’elle n’était guère préparée à cela et, lâchant un cri signifiant son exclamation, elle ne sut résister à l’appel du sol, chutant lourdement sur le côté. Les rênes lui glissèrent entre les doigts et, jetant ses postérieurs dans les airs, le cheval prit ses jambes à son cou, apeuré, hennissant à répétition. « Non ! » Désespoir mêlé à l’incompréhension, elle leva sa main vers la bête fuyarde, comme si ce geste pouvait suffire à l’arrêter. Mais bientôt, il disparu derrière un bosquet, ne laissant que le martèlement de ses sabots pour indication sur sa fuite. Gémissant légèrement, Agnes toussa. Mordre la poussière ne lui arrivait pas souvent et le sol sec de la forêt dû à l’été n’était pas des plus agréables. Essayant de se redresser bien vite, sa main gauche vint trouver son bras droit, endolori après cette chute brusque qui s’était faite contre les racines d’un vieil arbre.

Une première personne fit son apparition dans son champ de vision et, malgré son accoutrement, elle sut qu’il ne s’agissait nullement d’un brigand. Sa démarche peut-être ? Toujours était-il qu’il eut la courtoisie de lui offrir des excuses. Etait-ce sa faute ? Il parla alors de son écuyer. Un chevalier, donc. Avisant du regard le jeune homme qui s’avançait vers sa cible achevée, elle cilla. C’était donc une flèche qui avait provoqué ce sifflement, frôlant sa monture autant qu’elle-même pour mieux se ficher dans la tête de ce pauvre lapin. Finalement, elle l’avait échappé belle. « Ce n’est rien, ser. Je préfère être tombée qu’à la place de ce lapin… » Le jeune homme, à son tour, vint s’agenouiller à ses côtés tandis qu’elle frictionnait son bras douloureux, grimaçant de temps à autre à cause du choc. Mais, lui offrant un regard bienveillant, elle sourit légèrement. « Je vous pardonne volontiers, monsieur. Je n’aurais pu le faire si vous aviez manqué votre cible. Habile, vous l’êtes réellement, je peux en témoigner… Je pense avoir besoin de votre aide, cependant, pour me relever. » Tendant sa main gauche, elle attendit que l’un d’eux la saisisse pour s’aider de cette prise pour se remettre sur pieds. Ménageant son bras droit, elle épousseta sa robe tout en faisant vérifiant qu’elle ne souffrait pas plus que cela et d’ailleurs.

Le jeune écuyer fit alors une remarque qui interloqua l’enfant du bief, posant un œil rond sur lui. Savait-il seulement de quoi il parlait ? « Nul homme ne mérite d’être pendu pour un tel crime. A moins que vous n’ayez de plus lourds pêchés à confesser qui pourraient conduire à une telle finalité ? Je doute dès lors qu’une quelconque oraison funèbre ne soit prononcée si les Sept vous jugent coupable… D’autres n’ont pas eu cette chance. » Elle reporta son regard sombre sur sa robe. Le tissu s’était déchiré dans la bataille, couvrant toujours son corps sans nuire à sa pudeur, mais lui offrant une mine bien moins noble que d’ordinaire. Quant à ses cheveux, normalement relevés en chignon, ils étaient ébouriffés et quelques mèches s’étaient échappées des plis que la septa leur avait donné le matin même. « Hélas, si je peux aisément vous pardonner de ne pas m’avoir embrochée comme ce pauvre lapin, ma monture, elle, s’est bel et bien échappée dans cette forêt… Je crains être à une bonne distance de ma demeure et sans nulle garde pour m’escorter. Jamais je ne serais rentrée avant la nuit, si ce n’est la faim qui me tuera avant cela. »


© Belzébuth

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The Cursed Girl
Only you can bring me back to life. Only you can put me into right. Tell me when I can breathe again. Say you love me true.
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