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 Affronter son destin

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Ashara Stark
NORD
■ Localisation : Winterfell, Terre du Nord
MessageSujet: Affronter son destin   Lun 27 Aoû 2018 - 9:27

A l'heure qu'il était, Martyn dormait profondément. De son coté, Ashara devait achever ses préparatifs. Il ne restait plus grand-chose à faire, mais tout devait être parfait, elle n'avait pas droit à l'erreur.
Après s'être changée pour une tenue plus pratique pour le voyage, composée d'un pantalon et d'une tunique large accompagné d'un gilet, elle vérifia pour la troisième fois la besace qui contenait les vivres pour plusieurs jours, la missive de Martyn, les fioles de lait de pavot et les deux, plus petites d'essence de Noxombre, qu'elle fourra dans la poche intérieure cachée de sa large ceinture. Ce même poison volé à Mestre Howland, administré à Martyn pour s'assurer de son silence temporaire, qui apporterait une mort douce pour Cathan et elle-même si l'occasion se présentait. Hors de question que sa fille périsse dans la douleur ou dans le sang.
Le reste du nécessaire pour le voyage avait déjà été apporté par Gudbjoern sur la berge de la rivière, après la traversée du fleuve à l'Est. Les deux gros sacs patientaient depuis plusieurs jours, accrochés en hauteur, dans les frondaisons des arbres à l'abri des regards et des prédateurs.
Gudbjoern s'était occupé de récupérer trois chevaux qu'il avait laissé à l'extérieur de la forteresse, à la sortie du passage le moins surveillé qu'Ashara lui avait indiqué.
Une faille dans la sécurité du domaine, une aubaine pour eux. Le garde qui s'en occupait devrait garder le silence, d'une façon où d'une autre et la Louve rouge avait décidé de laisser le mercenaire s'en charger.
C'était également sa responsabilité de récupérer Jorah et au souvenir des paroles du géant, elle frissonna, avant de chercher à se rassurer. Non, elle n'était pas folle de partir ainsi, en compagnie de cet homme grassement payé en qui elle devait placer une confiance absolue. Il était son salut.
Convaincu d'avoir achevé ses préparatifs, elle sortit de sa chambre et regagna la tour des corbeaux. Ombre parmi les ombres, nul ne la vit. Là-haut, elle envoya un message pour Port-Réal, le tout dernier. Depuis sa précédente note, tout avait changé. Edric devait savoir, Robbart aussi ce qui se tramait dans le Nord, même si elle ne doutait pas une seule seconde que le Cerf serait rapidement au courant, il ne pouvait avoir coupé les voix commerciales dans avoir laissé un espion ou du moins, quelques personnes pour se tenir informé des mouvements de Jorah.
Elle en tous cas, l'aurait fait. Connaître son ennemi pour mieux l'appréhender. Même si Ashara était novice dans l'art de la Guerre, il lui semblait que cette règle devait être dans les premières à prendre en compte.

En redescendant de la tour, elle passa par la chambre de son enfant, qu'elle réveilla en silence, l'intimant à ne point parler. Cathan, du haut de ces sept années, ne posa aucune question et obéit aux gestes de sa mère. S'habiller rapidement avec les vêtements qu'elle lui donna, et la suivre discrètement sans peur. La confiance était la base de leur réussite. Ashara devait croire en ses projets, sinon autant abandonner tout de suite.
Elle ne pouvait s'y résoudre, pour le Nord, pour Freya, pour Martyn, pour Cathan et pour elle-même.

Ces sept années de « captivités » lui avaient au moins apporté une connaissance parfaite de son propre domaine. Elle n'ignorait aucun passage plus ou moins secret et à force d'observation, elle connaissait également les tours de garde qui se suivaient, au fil du temps. Qui était fiable, qui l'était moins...Qui s'absentait régulièrement pour aller se soulager, qui quittait son poste de temps en temps, pour rejoindre une amante secrète, tout homme avait ses failles, les gardes également.

La peur enflait dans ses veines au moindre bruit suspect, au moindre mouvement, pourtant, cette même peur insufflait en elle le courage de l'adrénaline et sa témérité. La jeune Ashara d'antan, n'aurait jamais rien tenté. La Louve d'autrefois aurait patienté, attendu qu'on vienne la délivrer. Cette Ashara n'était plus.
Aujourd'hui elle prenait les devant et ce soir, plus que jamais, les rênes du Nord. Le plus dur serait à venir, elle ne pourrait faire marche arrière.
Dès que Theon comprendrait, alors elle serait une traîtresse à sa maison, une traîtresse à son souverain mais au moins serait-elle fidèle à son coeur et dans ce cas précis, cela lui importait plus que tout le reste.
Au loin, à travers la forêt endormie, elle reconnut l'ombre épaisse et haute de Gudbjoern déjà à cheval, sur un demi-trait. Devant lui sur la selle, une masse qui pendait de part et d'autre de la monture. Un frisson désagréable la parcourut. Par les Anciens Dieux...qu'était-elle entrain de faire ?
La voix du mercenaire la tira de ses doutes et de ses réflexions. Elle était en retard, il le lui reprochait car il n'y avait pas une minute à perdre. Leur avance devait rester un avantage, ils devraient toujours tenir la distance avec Winterfell car dès que Theon comprendrait il les chercherait.
Ashara aida sa fille à se mettre en selle et se félicita. Bien que jeune, Cathan était douée. Cette capacité était issu de sa mère très certainement et des entraînements réguliers que celle-ci lui donnait. Avant même de savoir marcher, Cathan montait. Ce soir elle avait dû abandonner son poney, troqué contre un cheval inconnu pour éviter une reconnaissance trop aisée.
La jument d'Ashara lui manquerait et elle espéra que Theon la traitement bien, éloignant l'idée qu'il risquait au contraire de la condamner.

Dans l'obscurité de la nuit, le petit groupe se mit en marche. Accompagné par les chants des insectes et des oiseaux nocturnes, plus présents avec le long Eté, ils se mirent à trotter puis à galoper par intermittence pour ne pas épuiser les bêtes mais pour conserver l'avantage du départ nocturne.
Les chiens les chercheraient, mais ils ne connaissaient pas l'odeur de ces chevaux, aussi leur piste s'arrêterait derrière les murailles, là où ils avaient mis pied en selle.
Dans le pire des cas, pour les plus doués, la rivière les arrêterait.

La louve se retourna une fois pour contempler son foyer qui se découpait dans la nuit. Usant d'une prière silencieuse adressée à ses Dieux, elle retint une larme ou plutôt plusieurs. Elle n'avait pas le temps de s'apitoyer.
La chevauchée se déroula sans encombre, même si Ashara craignait qu'on ne les suive. Ils arrivèrent à la rivière avant l'aube, descendirent de cheval  sauf Cathan et Jorah, et traversèrent à pied. Avec la fonte des neiges, le niveau de l'eau était bien plus haut et la Louve fut surprise de la voir arriver au niveau de sa poitrine. Elle était glacée et les dents serrées, Ashara poursuivit sans s'arrêter. Gubjoern était devant, elle le suivait sans se questionner. De l'autre côté, ils firent une pause alors que la bordure de l'horizon se réchauffait. Là, Ashara se changea encore, usant des vêtements disposés dans les deux gros sacs que Gudbjoern avait placés en hauteur.
Elle récupéra une nouvelle tenue, dans le même esprit que la précédente et surtout la suie, dont elle se servit pour camoufler les rayons flamboyants de ses cheveux et de ceux de son enfant. A travers sa peau pâle et ses cheveux maintenant d'ébène, ses yeux clairs, presque gris lui donnaient des allures fantomatiques. Cathan ressemblait plus que jamais à son père et Ashara accusa le coup en se retournant.
Gudbjoern la pressait de faire vite, mais elle ne pouvait ignorer le camouflage de son aîné. Dans la lumière du petit matin, après avoir pris soin de tenir Cathan à l'écart, elle remarqua le coup porté à la tempe et sur l'arcade de Jorah, dont elle caressa la joue, les yeux humides. Il était toujours inconscient et en le touchant, elle se demanda à quel moment ils s'étaient autant éloignés l'un de l'autre. Avaient-ils déjà été proche ? Elle n'en avait aucun souvenir précis. A moins que...si, dans leurs disputes ils se reconnaissaient mutuellement comme les loups d'une même meute. Aujourd'hui, elle renversait l'alpha sans pour autant prendre sa place. Aujourd'hui, l'omega qu'elle représentait prenait le contrôle et offrait l'opportunité d'un destin différent pour le Nord. Theon saisirait-il cette chance ? Elle le souhaitait vivement.

Sur le bâillon que Gudbjoern avait placé sur la bouche de Jorah, elle renversa du lait de pavot avant de tendre le flacon au géant. Il avait la charge de s'occuper de l'état du Loup, de le porter, de l'amener à bon port.
Des sacs, Ashara sortit les autres bandes de tissus et la toile qu'elle troua rapidement, pour laisser passer l'air. Elle le lui enfila sur la tête, noua les bandes par dessus et sur tout son corps, le transformant en lépreux qui leur donnerait la possibilité d'éloigner les curieux et de justifier les gémissements dont il pourrait les gratifier entre deux doses de pavot.
Les deux gros baluchons reprirent leurs places dans les arbres, à couvert et les cavaliers dans les bois bordant la rivière, direction sud-Est, évitant les routes, filant comme le vent.

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Le Destin
ADMIN SUPRÊME & PNJ
MessageSujet: Re: Affronter son destin   Lun 3 Sep 2018 - 12:08




  Affronter son Destin
  « La fuite vers Port-Réal»

 

Les premiers jours, tout se passa comme prévu. Le trio avait chevauché le reste de la nuit pour prendre un maximum de distance avec la forteresse nordienne, préférant l’ombre des bois même la nuit pour se déplacer. Visiblement, traverser la rivière avait si pas arrêté, au moins ralenti d’éventuels poursuivants car même au deuxième jour, les seuls cavaliers qu’ils avaient pu apercevoir se dirigeaient vers Winterfell, et pas dans d’autres directions. C’était là le risque de leur fuite : ils quittaient le fief des Stark au moment où tous les soldats valides s’y rendaient, du moins ceux que Jorah avait rappelé dans l’Ost principal.

Ashara avait fini par entendre quelques informations sur les placements des seigneurs nordiens en préparation à la guerre, non qu’on ait jugé utile de lui en faire part, mais au détour d’un couloir il arrivait qu’elle puisse entendre l’un ou l’autre seigneur discuter. Qui faisait encore attention à la Louve déshonorée par les temps qui couraient ? Mis à part Brandon Mormont, les seigneurs du Nord n’avaient pas réellement d’estime pour cette jeune femme qui s’était laissée déshonorer, pire, par un  homme du Sud, et ce dernier se trouvait désormais à Moat Cailin, avec une garnison destinée à empêcher les forces de la Couronne d’emprunter cette voie pour disputer l’indépendance proclamée par Jorah. Ceux qui pourraient réellement poser problème, c’était les Bolton, les Manderly et les Karstark. Les trois grandes familles avaient reçu pour instruction de protéger la côte est du Nord, sous la direction de l’Ecorché, vétéran de la guerre précédente. De ceux-là, si Theon réfléchissait aux possibilités de sa sœur, il faudrait craindre qu’ils ne la cherchent en arrivant à l’ouest, voire même qu’ils aient fait arrêter le navire des Arryn. Les corbeaux volaient plus vite qu’ils ne pourraient jamais se déplacer, et il était impossible de dire quand les bannerets des Stark apprendraient que la jeune Louve était non seulement une fugitive, mais aussi une traitresse.

Une fois qu’ils furent suffisamment éloignés, et en l’absence de poursuite visible, ils purent commencer à se reposer, établissant des campements de fortune dans la forêt, au feu presque inexistant pour éviter d’être repérés. Qu’on les recherche ou non, un géant accompagné d’une jeune femme, de sa fille et d’un lépreux pourrait laisser des traces dans les esprits, et on ferait bien vite le lien entre un groupe hétéroclite et ceux que l’on cherchait le plus dans tout le Nord… Dans un premier temps, la petite Cathan était presque enchantée par cette expédition, encore trop jeune pour comprendre réellement la menace qui pesait sur eux, elle ne voyait là qu’une aventure avec sa mère et le mercenaire qui avait su s’attirer sa sympathie, mais bientôt la rudesse du voyage commença à lui peser, de même que les questions posées sur le pourquoi de la présence de Jorah avec eux, dans cet état qui plus était. Petit à petit, ses plaintes devinrent plus fréquentes et plus fortes, jusqu’à ce qu’elles éclatent lors d’un campement, à l’abri des regards dans la forêt :

« Je veux rentrer, maintenant ! Il fait froid, et ça ne m’amuse plus de faire du cheval tous les jours… »

A peine la petite fille avait-elle terminé sa phrase que le géant se leva d’un bond, ayant entendu un craquement sourd à l’orée de la petite clairière où ils s’étaient installés. Deux hommes firent leur apparition, les mains levées en signe de paix. Tous deux portaient les couleurs des Karstark, ainsi qu’une armure légère en cuir, et chacun tirait un cheval derrière lui. Le plus âgé des deux prit la parole, sur un ton qui se voulait apaisant :

« Nous ne sommes pas là pour vous menacer, nous sommes des soldats de Karhold, envoyés par le seigneur Bolton pour rendre compte à Winterfell de l’avancement des préparatifs sur la côte. Nous cherchions un endroit où passer la nuit, et avons vu de la lumière dans la clairière, alors… On s’est dit que peut-être nous pouvions passer la nuit ensemble ? Les routes ne sont plus sûres par les temps qui courent, et un homme armé ou deux est toujours apprécié quand il s’agit de passer une nuit en sécurité, alors quelqu’un comme vous… » lança-t-il à l’attention du mercenaire.

Comme pour appuyer l’offre de son compagnon, le second soldat brandit deux lapins fraîchement tués, ajoutant simplement :

« Et on pourrait partager un repas ! »

S’attendant à une réponse du mercenaire, les deux soldats furent surpris de voir celui-ci tourner la tête vers Ashara. Mais surpris, ils le seraient encore plus, s’ils avaient déjà remarqué le corps emmailloté posé un peu en retrait, dans l’ombre…

 

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Ashara Stark
NORD
■ Localisation : Winterfell, Terre du Nord
MessageSujet: Re: Affronter son destin   Mar 4 Sep 2018 - 11:41

Ashara n'était pas sereine. Dans son corps et dans son esprit flottaient en permanence les risques, les dangers et l'ombre de la mort qui les suivait sans interruption. Elle n'avait pas peur pour elle, elle avait peur pour Cathan. Dormant peu, les moments de repos permettaient aux pires idées de prendre possession de son esprit. La peur avant toute chose évidemment, mais également, la culpabilité, l'angoisse et la fatigue.
Ses forces semblaient s'amenuiser jours après jours, mais par la force du courage et la volonté sans faille dont elle s'évertuait à faire preuve, elle tenait bon.
Pour le groupe, pour sa fille, elle devait montrer qu'elle allait bien, qu'elle maîtrisait la situation alors qu'au fond d'elle, sa conscience pernicieuse lui soufflait en continue qu'elle se trompait, qu'elle devait faire marche arrière et arrêter cette folie.
Il fallait redoubler de résignation pour faire taire cette voix, se montrer intraitable envers sois-même et surtout, ne pas laisser s'engouffrer ces idées dans toutes les failles qui la composaient.
Ashara n'avait pas été formée pour la politique, ni pour le combat ou la survie dans les bois. Mais elle connaissait l'amour, elle savait ce qui était juste et elle possédait cette intention de protéger, de sa fille à chaque habitant du Nord.
La Guerre n'était pas la solution.

Leur voyage se déroulait pour l'instant aussi bien qu'il eut été possible de l'être et ils s'octroyaient même des pauses plus régulières, de la chasse et parfois un petit feu.
Toujours sur le qui-vive, elle se relayait avec Gudbjoern pour monter la garde mais était en revanche la seule à s'occuper de Jorah. Drogué en quasi continue et dans l'incapacité de parler à cause du tissu qui le bâillonnait, la Louve rouge tenait pour punition le simple fait d'avoir à croiser le regard de son ainé. Elle le soutenait toutefois, sans ciller, assumant pleinement son acte même si ce dernier lui brisait le coeur au plus profond de son être. Elle trahissait son sang pour le bien de la majorité et le regard de Jorah lui posait quantité de questions, même s'il restait globalement dans un flou vitreux en raison du lait de pavot dont elle le gratifiait.

Un soir pourtant, leur fragile équilibre vola en éclat. Cathan jusqu'à maintenant relativement docile, décida qu'elle ne voulait plus poursuivre leur cheminement. Elle s'était plaint avant cela, mais jamais de cette manière. Sa colère et son cri résonna longuement dans la forêt et Ashara retint son souffle alors même que le géant se levait en direction de l'orée de la clairière où ils bivouaquaient.
Deux hommes sortirent de derrière les arbres, les mains en l'air en signe de paix. Ils tenaient tout deux des chevaux et leur indiquèrent n'être que des soldats de Kharold, envoyés par Lord Bolton afin de rendre compte à Winterfell.
Ashara se renfrogna légèrement et lorsque le second proposa de partager un lapin puis le feu pour la nuit, Gudbjoern se tourna vers elle.
Leurs regards se croisèrent dans la pénombre et la Louve se leva dans un mouvement lent et fluide, presque félin.

- Bien, répondit-elle à l'intention des deux hommes. J'ai relevé la présence de mûriers un peu plus loin, nous allons aller en cueillir pour le repas.

Elle saisit la main de Cathan et l'incita à se relever. La petite fille ronchonna mais obéit et tandis qu'elles s'éloignaient elle ajouta pour Gudbjoern.

- Je te laisse accueillir ces Messieurs et leur expliquer nos règles.


Cathan ne cessait de parler et de demander qui était ces hommes et pourquoi ils étaient perdus dans les bois, comme eux. Elle persistait à quémander de vouloir rentrer, à râler que ça ne lui convenait pas.
A une quinzaine de mètres du campement, Ashara s'agenouilla face à sa fille, le visage durcit par la colère.
- Maintenant ça suffit, réprimanda-t-elle l'enfant avant de se radoucir. Je fais ça pour toi, pour nous. Je sais que c'est dur, je sais que tu préférerais être à Winterfell à jouer et à lire, mais ce n'est pas possible pour le moment. Tu vois bien que ton oncle est souffrant ? Il faut l'amener à ton père, qui pourra trouver une solution. Il y a des choses Cathan, que tu ne peux pas encore comprendre...alors fais moi confiance s'il te plaît.

Alors elle l'enlaça de toutes ses forces, de ses bras tremblant par l'inquiétude quant à la présence de ces deux soldats en qui elle ne pouvait avoir confiance. S'ils allaient à Winterfell comme ils venaient de le leur dire, il n'aurait jamais dû passer par là, pas depuis Kharold. Elle espéra que Gudbjoern réglerait la situation. Et comme si ses pensées venaient de s'exaucer, elle entendit un fracas et un cri étouffé.
Tenant toujours sa fille contre elle, elle plaqua ses mains sur ses oreilles. Au bout d'un temps qui lui sembla infini, le louveteau chercha à se dégager.

- Maman, tu m'étouffes…marmonna-t-elle.
Ashara la regarda, un large sourire dessiné sur les lèvres.
- Parce que je t'aime.
L'enfant sourit à son tour et frotta son visage dans le giron de sa mère.
- Tu crois que Père aura une solution ? Demanda-t-elle soudain.
- C'est certain. Il faut avoir foi en lui.
- J'ai pas envie. Il n'a jamais été là…
La louve ravala l'émotion qui menaçait de la submerger et s'assura que sa voix ne tremblerait pas avant de répondre :
- Parce qu'il ne le pouvait pas, ça ne veut pas dire qu'il ne le souhaitait pas.

Après un petit moment durant lequel Ashara persista briefer son enfant, elle revinrent au camp et furent surprises de trouver le géant seul entrain de faire cuire le lapin. Les hommes de Kharold avaient disparus. Qui était au courant de la disparition du Lord Stark ? Qu'avait fait Theon lorsqu'il s'était rendu compte que Jorah, Ashara et Cathan manquaient à l'appel ? Comment avait-il réagit en s'apercevant que Martyn avait également été drogué ? Avait-il déjà fait le lien avec elle ?
Les questions se bousculaient dans l'esprit de la jeune femme même si elle savait qu'elle ne pourrait enrayer ce qui était en marche désormais. Elle devrait se laisser porter par le courant qu'elle avait lancé et s'assurer de ne pas s'y blesser.

Cathan balaya les environs du regard, perplexe.
- Ils sont passé où ? Demanda-t-elle.
Et Ashara interrogea le mercenaire du regard.
- Oh, ils ont dû repartir mais ils nous on laissé le lapin ! Ne vous éloignez plus de camp pour l'heure.

La louve comprit qu'il fallait empêcher sa fille de vadrouiller même à portée de vue. Elle comprit tout autant qu'ils n'étaient pas repartis, qu'ils ne le pourraient plus. Elle ignorait cependant que les deux corps, dépouillés de ce qui ne leur servirait plus dans l'autre monde gisaient à une dizaine de mètres, sous un amas de fougères et se contenta d'observer Gubjoern tandis qu'il ajoutait dans ses fontes deux nouvelles épées et autres trouvailles de son pillage improvisé. Il donna une dague à Ashara même s'ils savait qu'elle ignorait comment en user. Combien de fois le lui avait-il reproché ? Le bout pointu doit simplement entrer dans le corps de l'autre, disait-il comme si c'était à la portée de tout le monde. Pour elle, tuer n'était pas à la portée de tout le monde.
Finalement, ils décidèrent de reprendre la route dès que le lapin fut cuit. Gud avait renvoyé les chevaux après leur avoir retiré leurs selles qu'il avait balancé avec les deux macchabées. Il craignait que le retour des animaux auprès d'un quelconque groupe puisse attirer l'attention.
Cathan boudait, s'enfermant dans une sorte de mutisme pour démontrer son mécontentement.
Elle voulait son lit, ses livres et un lait chaud.
Ashara dû déployer des trésors de patience et d'imagination pour obtenir de sa fille qu'elle soit plus volontaire.
Bientôt ils auraient fini de contourner le domaine des Poole et s'aventureraient à longer la montagne en traversant les steppes et les plateaux pour regagner la côte. Le périple ne faisait que commencer.

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Le Destin
ADMIN SUPRÊME & PNJ
MessageSujet: Re: Affronter son destin   Jeu 6 Sep 2018 - 14:44




  Affronter son Destin
  « La fuite vers Port-Réal»

 

Le problème des soldats réglé, le reste de la soirée se déroula dans un mutisme presque douloureux. Pour ce en quoi elle croyait, Ashara venait, indirectement peut-être, mais tout de même, de tuer deux hommes du Nord, qui selon toute vraisemblance ne faisaient que leur devoir. Les cherchaient-ils ? Ou bien disaient-ils la vérité ? Il était impossible de le savoir, désormais, car aucun d’eux ne possédaient de document contenant des instructions précises ou un rapport complet. Cathan, elle, même si sa crise était passée, ne semblait pas pour autant de meilleure humeur, que ce soit à cause du confort qui lui manquait ou de la mention de son père. C’était une évidence à présent, le pire de ce voyage restait à venir, qu’il s’agisse des dangers sur la route ou de l’ambiance qui règnerait dans le petit groupe.

Les jours suivants, le nombre d’hommes sur la route commença à augmenter, d’abord ils ne virent que quelques patrouilles, mais bientôt elles se firent plus régulières, et interrogeaient tous les paysans ou marchands itinérants qu’ils croisaient. Sur le conseil de Gudbjoern, le groupe s’enfonça plus profondément dans la forêt, pour éviter qu’un éclaireur ou un soldat parti chasser ne les repère par accident. Mais voyager dans la forêt plus dense les ralentissait considérablement, aussi ce ne fut qu’au bout de trois jours qu’enfin les montagnes au sud de la forteresse des Poole leur apparurent enfin. Les patrouilles s’étaient à nouveau faites plus rares, et même s’ils durent quitter la protection des arbres pour rejoindre la montagne, ils ne furent pas inquiétés, du moins pas tant qu’ils n’avaient pas atteint le pied de celle-ci. Alors, grâce à l’écho fourni par le surplomb de pierre, ils les entendirent.

Ils étaient encore relativement éloignés, mais il s’agissait clairement d’aboiement, encouragés par les cris de quelques hommes. Peut-être n’étaient-ce que des chasseurs, mais ils n’en avaient pas croisé beaucoup sur la route, la plupart des hommes sachant manier un arc étaient réquisitionnés dans l’Ost de leur seigneur, et les chasseurs ne faisaient pas exception. Avoir un homme capable de poser des pièges et de ramener de la nourriture pouvait vite s’avérer vital, aussi ne restaient souvent derrière que les hommes incapables de se battre, ou trop jeunes ou vieux. Levant un sourcil, le sauvageon resta un instant immobile, écoutant les échos, avant de décréter qu’il n’y aurait pas de feu ce soir, et qu’ils avanceraient jusqu’à la tombée de la nuit, en restant prêts à partir si le bruit des chiens venait à se rapprocher.

Malgré l’Eté, la nuit était fraîche, et s’ils devaient être obligés de continuer longtemps sans feu, il était probable qu’au moins la jeune Cathan finirait par tomber malade. Ce n’était encore qu’une enfant, pas le moins du monde habituée à vivre au grand air, et elle n’avait pas la résistance d’un adulte. La nuit passa pourtant sans autre problème, et le lendemain il fut temps de reprendre la route. Mais le trajet offrait un autre problème : Il n’y avait plus de forêt dans les environs, et une route longeait la montagne. Un choix s’imposait alors au groupe : suivre la route et prendre le risque d’être reconnus, ou tenter de s’enfoncer dans les montagnes. Si la deuxième solution semblait la plus sure, elle ne présentait pas moins son lot de danger : la montagne n’était pas un lieu particulièrement fourni en nourriture, et les animaux qui la peuplaient étaient plus souvent des prédateurs que des proies. Et, d’un autre coté, emprunter la route pourrait aussi permettre de récupérer des informations sur l’état dans lequel se trouvait le Nord depuis la disparition de son dirigeant, et les moyens mis en mouvement pour les retrouver. Un choix comme l’autre présentait ses risques et ses opportunités, tandis que derrière eux, les aboiements se faisaient à nouveau entendre…

 

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Ashara Stark
NORD
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MessageSujet: Re: Affronter son destin   Sam 15 Sep 2018 - 10:55

Après l'incident des deux soldats, le groupe connu quelques jours d'accalmie. Ni Gudbjoern, ni Ashara ne parlèrent à nouveau de ces deux individus. La Louve préférait ignorer ce pourquoi ils étaient arrivés et encore plus comment ils étaient repartis.
Elle n'était pas dupe, avait bien compris que c'était l'oeuvre du mercenaire et malgré la confiance qu'elle se sentait obligée de lui donner, sa crainte à son égard ne faisait qu'augmenter.
S'il décidait de ne plus lui être loyal, elle ne pourrait rien faire contre lui. La différence de taille n'était pas le seul problème, lui connaissait la survie dans la nature sauvage comme s'il avait été conçu dans le même élément.

La fatigue et l'angoisse créait une ambiance lourde et peu enclin à la discussion. Aussi, le groupe se contentait de continuer son avancée dans un silence parfois pesant. Pour ne pas trop fatiguer les chevaux, Ashara laissait parfois sa place à Jorah et marchait en tenant les rennes de la jument. Parfois, c'était Gudbjoern qui mettait pied à terre et son cheval semblait soulager de diviser le poids à transporter par deux sinon plus.
Cathan s'était calmée, du moins en surface. Ashara reconnaissait dans ses yeux sombres la fatigue et surtout la contrariété. A chaque fois, la culpabilité la rattrapait. Avait-elle bien fait ? Elle savait le voyage périlleux mais avait pensé toutefois que la petite fille serait portée par la curiosité sinon la joie d'enfin connaître son père. Aujourd'hui, elle avait le sentiment de s'être trompée.
Cathan était sa fille et sa responsabilité, elle se devait d'agir toutefois pour son bien, comme toute mère le ferait et ce, même si cela ne convenait pas à la demoiselle.
Cathan retrouverait les Cerf, il le fallait pour elle et pour eux.

Après plusieurs jours à croiser de plus en plus de patrouille, le sauvageons décida de s'enfoncer un peu plus profondément dans la forêt. Le voyage devint alors plus fastidieux et plus lent, mais au moins avaient-ils de la nourriture et le couvert des arbres pour les protéger. Ashara se consolait avec ce qu'elle pouvait, cherchant désespérément à rester positive à défaut de joyeuse.
Lorsqu'ils quittèrent les bois pour regagner la route, les montagnes au sud du domaine des Poole étaient visibles. Cette vision encouragea la jeune femme dans son entreprise. Jusqu'à présent, ils avaient évité le pire, mais après cette portion, il faudrait de nouveau faire des choix quant à la suite du trajet.
Son regard bleu observait les pic rocheux qui se découpaient dans le ciel azuré tandis qu'une brise plus fraîche les enveloppa soudain, lui tirant un frisson incontrôlable. C'est là qu'elle les entendit. Des aboiements, des voix d'hommes.
Machinalement, elle se tourna vers Gudbjoern qui semblait tout autant à l'écoute qu'elle. Il décréta qu'il n'y aurait pas de feu ce soir et elle hocha la tête.
Le bivouac fut à peine installé, le groupe demeurant prêt à repartir au besoin. Cathan se plaignit du manque de feu, elle se plaignit du froid et Ashara la garda contre elle autant pour la réchauffer que pour la rassurer.
Quand l'enfant se fut enfin endormie, elle s'occupa de Jorah. Drogué quotidiennement, il n'avait que peu de moments de lucidité et Ashara s'arrangeait toujours pour ne pas croiser son regard dans ces moments là. Le livrer aux Cerf lui brisait le coeur et bien qu'elle sache que jamais elle ne se le pardonnerait, elle se devait de le faire, pour les Stark et pour le Nord.
Cette nuit là, elle banda le bout des doigts de son frère, que le froid continu avait malmené. Bien qu'ils se rapprochaient de la chaleur du sud chaque journée passée, les nuits n'en demeuraient pas moins froides et les doigts de Jorah n'avaient guère la possibilité de s'agiter. Elle les lui massait en soirée, en profitant pour ajuster aussi les bandages qui camouflaient sa réelle identité après lui avoir administré sa dose de lait de pavot.

Le lendemain pourtant, il fallut faire un choix : Traverser la montagne, prendre le risque de manquer de nourriture ou d'affronter d'autres prédateurs, de grelotter à nouveau et de ralentir le rythme ou bien, poursuivre sur la route et prendre le risque de se faire prendre.
Ashara voulait prendre le temps d'y réfléchir, de mesurer les risques et toutes les possibilités que lui apportaient l'un ou l'autre de ces choix.
Mais de nouveaux aboiements lui firent accélérer son choix. Compte tenu de la composition du groupe, elle abandonna l'idée de la Montagne. Avec un enfant et un homme drogué et attaché, le groupe se traînerait un poids de taille qui ne ferait que les ralentir d'avantage sur un chemin accidenté.

Le trajet se poursuivit donc sur la route, la louve avait confiance dans son déguisement et en profiterait pour glaner quelques informations en chemin. La plus importante de toutes à ses yeux : après quoi le Nord courrait ?
Dans ses pensées, elle imaginait que les directives devaient parler de trois individus et non pas quatre. Martyn avait-il parlé ? Il devait être réveillé depuis longtemps désormais.
Cependant, entre leurs cheveux noir comme les plumes d'un corbeau bien loin du rouge flamboyant de la louve et leur compagnon lépreux, elle espérait qu'on se tienne à distance. Les réponses aux questions étaient toutes trouvées : ils gagnaient le sud du pays pour rejoindre un oncle pécheur qui pensait pouvoir soigner ce pauvre neveu ou tout du moins, lui apporter une fin de vie digne loin des regards.
Aux nouveaux aboiements, la louve pris peur mais décida d'affronter son destin.
Les Anciens Dieux étaient avec elle, les Anciens Dieux souhaitaient que le Nord survive, ils la porteraient jusqu'à Port-Réal. Le groupe ne possédait plus rien de Winterfell en dehors de ces chevaux, mais les chiens d'où qu'ils viennent ne s'attarderaient pas sur les montures fatiguées. Et sous leurs habits empruntés et crottés, qui pourrait bien les reconnaître ?




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Ashara's theme - Edric & Ashara lover's song - Brandon's Theme
"No matter where you are, or what you're doing or who you're with.
I will always, honestly, truly, completely love you..."
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Le Destin
ADMIN SUPRÊME & PNJ
MessageSujet: Re: Affronter son destin   Mar 18 Sep 2018 - 18:17




  Affronter son Destin
  « La fuite vers Port-Réal»

 

Le trajet sur la route se révéla bien plus agréable que les difficiles déplacements à travers les bois. Avançant à une bonne allure, le groupe ne fut pas réellement dérangé par les allées et venues des voyageurs qui ne semblaient pas les voir, hormis quelques coups d’œil rapides et intrigués vers la stature imposante du géant et à l’être humain empaqueté dans des tonnes de bandages. Beaucoup d’entre eux étaient des paysans se rapprochant du château local pour être protégé dans la guerre qui arrivait, d’autres étaient des volontaires pour rejoindre l’ost de leur seigneur, et de temps en temps une patrouille passait, posant des questions à tous ceux qu’ils croisaient. Les moments où l’on interrogeait Ashara où Gudbjoern étaient toujours tendus, surtout quand ils comprirent ce qui était réellement après eux.

Les premières questions étaient toujours les mêmes : ils cherchaient activement la jeune sœur du seigneur du Nord, qui avait visiblement eu l’idée folle d’enlever son frère et de prendre sa fille avec elle. Heureusement, leur déguisement semblai suffisant pour des hommes qui ne prêtaient pas réellement attention à leur apparence, et il semblait qu’aucun envoyé de Winterfell, plus à même de les reconnaitre, n’ait encore croisé leur route, même si cela ne saurait tarder. Au fil des conversations, ils purent aussi apprendre que Martyn Arryn, suspecté d’avoir participé à l’enlèvement de Jorah, était actuellement détenu à Winterfell en attendant qu’on décide de son sort. Au moins, Martyn était en vie, du moins pour le moment, la plupart pensaient qu’une fois rentré, Jorah le ferait probablement éxécuter, tout suzerain qu’était le Valois, il ne s’en sortirait clairement pas indemne.

Si ces nouvelles étaient préoccupantes, il y en avait une autre, bien plus dangereuse à court terme, qui leur parvint : les soldats ne cherchaient pas seulement Ashara, mais également une bande de sauvageons, ou de pillards, qui semblait commettre des méfaits dans la région, profitant du chaos relatif des préparatifs à la guerre. On avait retrouvé deux soldats morts dans une clairière un peu plus à l’ouest, et les chiens avaient réussi à flairer la piste de ceux qui les avaient tués, et ils étaient sur leur trace. Les patrouilles demandaient aux passants s’ils n’avaient pas vu quelque chose, où entendu parler d’une bande qui sévissait non loin. D’ailleurs, les heures passaient dans la journée sans que les chiens ne semblent s’éloigner, mais au moins ils ne s’approchaient pas non plus, sans doute parce que la piste était brouillée par le nombre de passants. Toutefois, les poursuivants pouvaient à tout moment se demander pourquoi des pillards suivaient la route, et se retrouver à inspecter les voyageurs plus attentivement. Petit à petit, d’ailleurs, les regards commençaient à s’attarder plus que de raison sur l’air peu amène du mercenaire, et on pouvait lire les questions dans leur regard, si elles n’étaient pas encore formulées directement.

Néanmoins, les choses étaient encore calmes pour le moment, et Cathan arrivait sans le savoir à désamorcer les situations, ayant retrouvé le sourire devant le relatif confort d’emprunter une route. Au moins, elle voyait du monde, et leur escapade lui semblait trouver à nouveau des airs d’aventures plus en accord avec ce qu’elle imaginait quand sa mère lui avait annoncé qu’elles partaient. La nuit commençait à tomber cependant, et avec elle la décision de s’associer à d’autres pour passer la nuit, ou de se mettre à l’écart… Et si le groupe en rejoignait un autre, de quelle manière ?

 

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Fire and Blood
Far over the misty mountains cold. To dungeons deep, and caverns old. The pines were roaring on the height. The winds were moaning in the night. The fire was red, it flaming spread. The trees like torches blazed with light. .❞
The Hobbit – Misty mountains cold.
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Affronter son destin

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