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 Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys

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Alys Manderly

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MessageSujet: Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys   Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys Icon_minitimeSam 24 Nov 2018 - 15:10

Entre dragon et sauvageon« Crois-moi ou non, mais c’est décidé, j’y vais ! » La mine de l’enfant capricieuse du Nord se faisait hautaine, lèvres pincées, menton relevé tandis que ses bras se croisaient sur sa poitrine pour montrer son opposition avec cet ami qui l’avait suivi jusque là non sans lui avoir fait entendre que l’idée lui déplaisait. Après tout, n’était-ce pas folie que de se rendre à Fossedragon sans la présence d’un membre de la famille royale ? Mais Alys… Alys se riait du danger, malheureuse insouciante qui ne cédait qu’à ses envies les plus folles, les plus bêtes. Innocente enfant en quête d’aventures, elle dévisageait le pauvre Faust de ses pupilles céruléennes, un léger sourire en coin se dessinant pourtant sur ses lèvres. Toute de blanc vêtue, ses cheveux lâches venaient habiller ses épaules frêles. Les seuls bijoux qu’elle portait étaient des boucles d’oreille en or, poissons venant se perdre dans la tignasse claire de la jeune femme.

Quand Rhaenys n’était pas disponible et qu’Aemon se faisait absent, il n’était pas rare pour la téméraire sirène de retrouver son ultime allié à la capitale. Faust avait su s’ouvrir à elle et, en échange, elle lui avait promis de faire de son mieux pour l’intégrer à cette société qui lui échappait, qui n’était pas la sienne. Alors les deux compères passaient du temps ensemble, à converser, à échanger… A rêver. Jusqu’à ce que l’esprit complètement fou de la sirène ne lance des idées complètement saugrenues. Comme celle de se rendre à Fossedragon pour mieux découvrir les reptiles ailés. Seule. Sans Targaryen à ses côtés. Le sauvageon aurait pu poster des heures et des jours, elle aurait malgré tout pris ce pas déterminé pour mieux se rendre sur la colline de Rhaenys. D’ailleurs, c’était devant la grande bâtisse dans laquelle les dragons étaient enfermés qu’ils se trouvaient. Evidemment, Alys, dans son désir de se faire guider dans cette visite, avait laissé un mot au Prince Aemon en espérant avoir une réponse positive quant à sa demande… Mais l’absence de cette dernière n’avait fait que la pousser à prendre des initiatives, à se rendre seule dans l’antre des bêtes. Enfin, seule… Elle ne pouvait pas ne pas partager cet instant avec Faust et l’avait invité à la suivre. Et c’est ainsi qu’ils semblaient sur le point de se disputer bêtement, sur le parvis du bâtiment.

« Ne sois pas si frileux, Faust ! Ce ne sont que de grandes bêtes qui crachent du feu. » En disant cela, l’excitation ne faisait que monter un peu plus en elle à l’idée de les rencontrer. D’entrevoir la Terreur Noire qu’elle n’avait alors qu’aperçue dans les nuages. Ses yeux bleus se levèrent sur le bâtiment et elle se mordit la lèvre inférieure. Plus que jamais, elle souhaitait entrer et découvrir ce lieu jusqu’alors resté si secret. Reposant son attention sur Faust son sourire s’étira de plus belle. « A ton avis… Que dirait Rhaenys si elle apprenait que tu as su approcher un dragon ? »
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Faust

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MessageSujet: Re: Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys   Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys Icon_minitimeSam 24 Nov 2018 - 19:00

Entre dragon et sauvageon « Alys! » J’aboyais son nom en guise d’opposition, alors que son corps tendu se braquait dans une position de contestation. Mon visage se portait vers le ciel, soupirant d’un agacement si commun dans mes vis-à-vis avec la sirène de Blancport, qu’elle ne le remarquait sans doute plus. Résonner la pupille de la couronne était une tâche compliquée...presque impossible. Tout instinct la rappelant à l’ordre avait plutôt tendance à encourager son tempérament. Beaucoup en avait fait les frais. Moi, plus souvent qu’autrement. Ce n’est pour autant que j’avais pu me résoudre à garder le silence devant l’excès de ses idées folles et sa dernière entreprise dépassait tout entendement. J’hochais la tête, me confortant dans une négation aussi têtue que son souhait d’outrepasser les règles. Ce n’était plus de la témérité, mais l’anesthésie de ses réflexions. Elle avait perdue l’esprit et j’avais peut-être incité malgré moi, ce comportement frondeur. Ce sourire perlant au coin de ses lèvres me défiait, consciente qu’il était possible de faire plier cet ami, même si pour cela il fallait user de force.

Je grimaçais avec déplaisir, devinant dans cet échange de regards, qu’elle s’en amusait avec effronterie. « J’ai accepté de te suivre et jusqu’ici il n’était pas question d’entrer. » Elle était là mon erreur. En l’escortant jusqu’ici, devant l’architecture fabuleuse importée de l’imaginaire d’une antique Valyria, je m’étais fait complice. Je l’avais appuyé et maintenant elle pestait devant Fossedragon qui s’élevait de toute sa splendeur. Offrez-lui une pomme et elle réclamera le verger. Elle était assoiffée d’hasardeuses histoires, sans avoir conscience qu’elle pouvait ne jamais avoir l’occasion de les raconter. Sa mémoire avait-elle occultée les ombres volants au dessus de nos têtes, saccageant dans les flammes un tableau qui peinait à se reconstruire? Mes doigts agrippèrent la boucle de ma ceinture, glissant mes pouces contre le cuir, prenant un appui solide. Elle m’attaquait. Frileux. Mes sourcils se froncèrent d’orgueil. Elle osait et ce jeu d’audace m’avait piqué, mais jamais assez pour gagner mon accord. Alys n’avait peut-être pas même eu conscience des mots qu’elle employait, remuée par son excitation.

Ce n’est pour autant qu’elle ne me gavait pas de sourires attisés par les envies les plus turbulentes. Jusqu’à ce qu’elle prononce le prénom de l’aimée pour l’user de chantage.   « Alys ne... » Je soupire agacé, comme si cette simple énoncée s’avérait capable de me faire perdre tout mes moyens. Le fantasme m’attirait dans son délire. S’il m’était possible de m’opposer à cet animal grandiose, ma place ne serait plus à prouver. Le symbole du dragon pourrait m’être offert et c’est l’œil brillant de la reine qui s’apposerait sur moi...Stop. « Rhaenys a suffisamment de quoi l’ennuyer, pour que je doive m’entretenir avec elle de ton décès. Je ne crois pas qu’elle serait impressionnée de savoir que j’ai laissé sa protégée servir d’encas à ses créatures. Et je n’ose pas imaginer les reproches que tu me ferais, advenant que tu survives. Défigurée, il te resterait bien peu d’atouts pour séduire celui qui saurait s’emparer de ton cœur. » Dis-je avec sarcasme. Outre les railleries, je n’étais pas forcément loin de la vérité. Je doutais néanmoins que cela puisse suffire, aussi je ne m’arrêtais pas là. « Quand je t’ai dis que je t’accorderais la faveur d’une distraction, je ne parlais pas d’aller dompter des dragons. Soit raisonnable. Tu ignore comment prendre un chaton sans qu’il ne te griffe. Comment crois-tu que cela se terminera? » Mon corps se détournait brièvement vers le chemin que nous venions d’entreprendre, constatant ma solitude devant la résistance. Devais-je secouer la sirène suffisamment fort, pour que ses idées se replacent ou lui hurler la logique directement à l’oreille pour qu’elle daigne m’écouter? Je devinais à sa moue que mon ton fraternel avait chatouillé son indocilité. Qu’avais-je donc fait...

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Alys Manderly

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MessageSujet: Re: Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys   Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys Icon_minitimeLun 3 Déc 2018 - 11:53

Entre dragon et sauvageon« Tu ne croyais tout de même pas que je me contenterai de rester devant la porte ? Cela, je l’ai fait des centaines de fois, déjà. » Repousser les limites. Abattre l’impossible. La Pupille royale n’avait guère froid aux yeux et les défis n’avaient nulle barrière quand il s’agissait de les franchir tour à tour. Mieux que cela, il lui était nécessaire de le faire, d’aller au-delà des possibles pour exister. Elle se riait du danger, ne cherchait qu’après lui et ne jurait que par lui. Quelles aventures conter si nul risque ne les accompagnent ? Elles ne seraient que fades fables et Alys Manderly ne serait plus l’héroïne d’une fable si peu intéressante.

Une seule évocation, et elle le sentit fléchir, ses pupilles azurées gagnant en éclat devant cette faiblesse qu’elle lui connaissait. Son sourire en coin s’étira très légèrement, contraint par la jeune fille de demeurer moue désabusée. Je vais gagner… Car ne s’agissait-il pas d’autre chose que de cela ? Gagner une énième joute verbale, se montrer forte d’arguments et de mots afin de mieux voir le Nordien tomber dans les eaux troubles que la sirène lui avait montré dès le début. Invoquant les devoirs de la Reine, il la força à pincer les lèvres. C’était parce que Rhaenys était occupée qu’elle devait tuer son ennui. Et qu’elle était ici. Quant à parler de sa mort… Elle leva une nouvelle fois les yeux au ciel, désabusé qu’il puisse être si peu confiant en elle. Les autres propos lui tirèrent une grimace. « Je te l’ai déjà dit : mon cœur ne saura jamais appartenir à quelqu’un. Il n’est maître que de lui-même. » Et du Prince Aemon. Pouvait-on plus se voiler la face que cela ? A cette pensée, elle rougit un peu, retrouvant dans sa mémoire ce jour où le dragon avait su, sans mot dire, lui faire part de ses propres sentiments à l’égard de la naïade… Mais la question n’était pas là. Elle ne finirait pas défigurée. Elle le savait.

Soit raisonnable. Combien lui avaient intimé cet ordre ? Son père. Adéric. Doran. Katherine. Rhaenys. Faust… La liste était bien longue et pourtant, aucun d’eux n’avaient su pousser la sirène à se plier à cette demande. La petite sirène était tout sauf dotée de raison. « Le chaton, c’est différent ! Cette sale bête n’était en rien apprivoisée et si je l’avais su, je ne me serais risquée à l’attraper. Les Dragons sont majestueux et dressés par les Targaryen. Ne crois-tu pas qu’ils soient capables de ne pas nous attaquer ? » Et, sans plus réfléchir, elle tourna les talons, passant devant les gardes, entrant dans la large demeure des dragons. « Je vais te le prouver ! » Son pas frôlait celui de la course tandis qu’elle se faufilait dans l’antre en riant doucement. Mais rapidement, le silence la tint et se stoppa derrière une large colonne, admirant le dôme au-dessus de sa tête, trouvant bien assez tôt les reptiles du regard.
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Faust

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MessageSujet: Re: Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys   Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys Icon_minitimeLun 3 Déc 2018 - 15:26

Entre dragon et sauvageonLe menton levé dans une tentative de se sentir plus grande, ses mirettes papillonnaient alors qu’elle livrait un plaidoyer sans  pondération. La répartie était celle de l’immaturité rassit de son éternelle  monotonie. Pourquoi cela devait-il être un combat. Exiger un comportement adulte, mesuré et rationnel était la voie naturelle à prendre, d’autant lorsqu’elle menaçait d’entrer dans ce repère. Mais elle préférait encore m’étourdir de ses caprices, me laissant cette amère impression d’être l’un de ces bouffons, à son service. Si Alys avait pour habitude de cracher son venin sur le dos de ces filles qui formaient le cercle d’une compagne privilégiée, aujourd’hui il lui serait impossible de le faire. En cet instant précis, alors qu’elle répliquait en accusant mon manque de perspicacité, il me semblait qu’elle prenait les traits de ces chipies exigeant qu’on comble leur désir. Je grimaçais. Il n’y avait pas de mal à se contenter de cette vue extérieur, admirant l’œuvre d’un esprit ingénieux, surtout lorsque l’initiative était vide de toute réflexion. « Et tu le feras une fois de plus...» J’avais répondu du tact au tact, ne freinant pas ma riposte qui se révélait plus abrupte. J’ordonnais, dans l’espoir que ce ton cassant puisse venir briser les intentions d’une jeune fille imprudente. Un soupire aurait eu plus d’effet. Avais-je constaté avec regrets. La suite ne fut pas plus glorieuse, alors qu’elle ignorait mes mises en gardes, ne gardant de ma tirade que la mention d’un être aimé. Préférant réfuter un trait d’humour que le nœud de notre désaccord, je savais que ma cause était perdue. La sirène, même à cours d’arguments, se croirait vainqueur. Son cœur était maître de lui-même, fait qui n’était pas attribuable qu’à l’affection qu’elle pouvait ressentir, mais aussi à son manque de considération pour l’opinion d’autrui. Ma patience s’écourtait, à force de moues disgracieuses et de négations. J’inspirais, ne cachant pas mon agacement et alors qu’elle revient à la charge en s’agrippant au souvenir d’un félin malcommode, j’initiais mon recul.

Je lui tournais le dos, secouant la tête, dépassé par l’inintelligence volontaire de l’entêtée.   « Ça suffit. » Marmonnais-je pour moi-même, excédé. J’avais amorcé le pas qui me délivrerait de ce cul de sac, convaincu qu’il était inutile d’insister face au mur boudeur qui ne cédait pas. Je l’entendais soulever les derniers arguments, balayant consciemment les souvenirs d’un carnage initié par l’une de ces créatures, prouvant à mon regret qu’elle préférait les fausses certitudes, à toute logique. J’espérais que mon départ la dissuade, que l’idée d’affronter cette mission en solitaire soit le tord qui la ferait reculer, mais elle se fit rebelle. Le bruit clair claquant sur le pavé à sens contraire m’indiquait mon erreur. Mes yeux se fermaient le temps d’espérer que les pas de la jeune femme s’arrêtent, par force d’une conscience soudaine ou de la main avisée de la garde, mais sa voix s’élevait en une ultime menace. Je serrais les dents. Qu’elle peste! Avec regret et la détestable envie de la tirer par la peau du cou, j’emboitais son pas avec un temps de retard. Je franchissais les larges portes, la retrouvant immobile, content qu’elle ne se soit pas aventurée trop loin. « J’espère que les dragons ont plus de tact que tu en as, car je ne donne pas cher de nos vies » J’étais mécontent, alors que je retrouvais la proximité de celle que j’avais promis de protéger, à cette époque où j’ignorais encore l’ampleur de la tâche. Mieux valait encore qu’on me reproche de m’être tenu auprès de la pupille bornée, que d’être le déserteur l’ayant laissé à son triste sort. L’endroit paraissait plus vaste que la façade le laissait deviner et ce n’était pas faute d’être impressionnante. Aussi, il était impossible de ne pas être captivé par la hauteur du dôme de verre s’élevant au-dessus de nos têtes. L’œuvre finement taillé était le résultat unique d’un génie. Comment avait-il été possible d’élever pareille structure dont la forme rappelait le plus précieux des cristaux. Subjugué par l’architecture, j’en avais presque omis la présence de ce symbole brodé sur les étendards, dont les coups d’ailes soulevaient la poussière. Mon attention déviait sur les reflets argentés, puis noirs, nous couvrant d’ombre de leurs majestés. Instinctivement, ma main se portait sur la courte hache battant contre mon flanc, trop lucide pour ne pas constater que si la menace s’écrasait au sol, nous aurions peu de défense. Mon regard étudiait l’endroit, aussi fasciné qu’inquiet. « Bien. Maintenant que tu les as vus, nous pouvons repartir. »

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Alys Manderly

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MessageSujet: Re: Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys   Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys Icon_minitimeSam 8 Déc 2018 - 1:08

Dés:
 

Entre dragon et sauvageonC’était si beau. La grandeur de la bâtisse laissait la jeune enfant bouche bée, les yeux relevés vers ce toit de verre, ce dôme impressionnant qui les surplombait. Soudain, elle se sentit si petite dans l’immensité du monde. Soudain, elle se sentit si fragile dans cet endroit où régnait mille dangers. Quelques cris stridents attirèrent son attention et, les mains posées sur la roche de cette colonne de pierre qui faisait au moins cent fois sa taille. Elle n’était plus la jeune fille fébrile qui nourrissait l’envie furieuse de braver le danger. En cet instant, Alys admirait la beauté de ces créatures ailées, se fascinait pour elle. Elle en avait déjà vu, oui, notamment lors de la bataille qu’elle avait aperçu de loin. Mais pas si nombreux, pas si proches et à la fois si loin. Là, elle devinait leur grandeur, admirait le respect qu’ils imposaient, ces monstres d’un autre temps, venus d’une autre contrée. La Terreur Noire était celui qui retenait le plus son attention, sa taille menaçant de faire imploser à lui seul l’ensemble du bâtiment.

Elle sentit la présence de Faust à ses côtés avant qu’il ne la fasse savoir. Tout comme elle, il s’était perdu dans la contemplation de l’architecture si différente de ce qu’il pouvait leur être offert de voir dans le Nord. Là, tout était si différent, dans la manière dont les voutes étaient façonnées, bien loin de la simplicité brute des bâtisses du Nord. Elle aurait aimé lui demander si, finalement, il ne regrettait pas d’être venu, mais elle resta silencieuse, le respect presque religieux qu’imposait le lieu la poussant à garder sa langue derrière ses dents. Comme elle aurait aimé pouvoir profiter de la présence du jeune Prince pour qu’il puisse lui expliquer l’histoire de chacun de ces individus… Mais non. Tant pis… Alys se ferait un plaisir de raconter au dragon cette aventure incroyable et merveilleuse afin de lire le respect dans son regard…

Finalement, brisant le silence, la voix de Faust se fit entendre, poussant Alys à sortir de sa torpeur, de cette contemplation éveillée de ce qui ne semblait être qu’un rêve. Poussant un soupir, elle reprit sur un ton bas. « Pourquoi faut-il que tu sois aussi terre-à-terre, Faust ! » Et elle lui offrit une moue désabusée, comme une enfant qui exigeait plus qu’un simple cadeau, désirant être gâtée plus que de raison. Mais un phénomène se produisit alors. La voute porta le son d’une extrémité à une autre, réveillant alors la curiosité d’un des reptiles qui, rapidement, posa son regard de serpent sur la jeune sirène qui sentit son sang se glacer. La bête, doucement, redressa son cou, laissant parler son envergure. Les yeux azurés de la native de Blancport s’écarquillèrent doucement tandis qu’elle comprenait qu’il était peut-être trop tard. « Euh… Faust… ? » Plus un murmure que de douces paroles, la panique se lisait doucement sur les traits angéliques de la jeune fille. Et si… Et si elle était allée trop loin, cette fois ?
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MessageSujet: Re: Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys   Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys Icon_minitimeLun 10 Déc 2018 - 6:07

Entre dragon et sauvageonMa mise en garde était l’œuvre protectrice d’un bras fraternel, mais les liens du sang eux-mêmes n’auraient sans doute pas été prétextes suffisant pour convaincre son frère Adéric, de la suivre dans cette fosse. Il fallait éprouver grande estime pour cette camaraderie forte de situations grotesques, dont les pulsions fantaisistes et inopinés étaient affaires quotidiennes. Je pouvais lui attribuer des milliers de défauts, dont la liste ne surprendrait personne, mais elle avait en elle l’aplomb du nord. Indomptable et indocile, elle n’était pas de tout repos, mais tout ses tords ne pouvaient faire ombrage à cette lumière tragique émanant de son innocence, qui avait en sa possession quelque chose d’agréablement familier. Cette habileté d’agir sans simulacre, était chose précieuse capable d’excuser bien des tares. Alys Manderly était la sœur que j’avais choisi...et voilà où j’en étais. Veillant sur la petite tête blonde, avec pour seule protection la banale colonne derrière laquelle elle avait décidée de se réfugier. Si elle se sentait préservée par cet écran de pierre, ce n’était pas mon sentiment. Contrairement à la téméraire, j’avais acquis l’intuition de l’homme face aux plus bas instincts et l’acuité d’un esprit survivaliste.  J’avais été chasseur. J’étais armé d’une expérience singulière dont on peinerait à croire les récits. Au sud, le plus grand danger était œuvre de la nature humaine. Alors  lorsque les seigneurs rapportaient leurs panaches en guise de trophées, ils étaient convaincus de leurs exploits, sans savoir à quel point ils étaient ridicules. Mais en cet instant, j’avais l’impression d’être aussi inapte que l’un d’entre eux. Mes sens s’alertent. Dans mon regard levé vers le ciel, il n’y avait plus l’admiration des premiers instants; juste le contrôle parfait du reître analysant la situation. L’évidence était toute simple, rien de ce qui nous entourait n’était capable de freiner ces bêtes ailées. Pas même ce pilier...surtout pas ce pilier. Tenter de l’expliquer à la sirène de Blancport aurait été fastidieux. Je ne doutais pas que mon intervention ne soit interféré d’une interjection malcommode pour me faire taire. Le temps étant affaire complexe pouvant jouer contre nous, j’avais tout de même choisi de la presser de notre départ. Un soupire, une remarque désobligeante et le comportement imbuvable de celle qui refuse d’écouter. Ma prédiction était la bonne. Elle s’entêtait, élevant le ton d’une octave trop haute. Alys qu’as-tu fait... Mon œil ne manque pas d’apercevoir le dragon dont la curiosité se tournait vers celle qui blêmit presque aussitôt. Sur l’instant je restais immobile, observant l’attitude trop intéressée de ce grand lézard. À mes côtés gémissait mon prénom. La pauvre demoiselle qui ne voulait pas entendre raison, réclamait maintenant mon aide. Quel miracle espérait-elle que j’accomplisse?  D’un geste étonnement calme, mon bras glissait devant elle, la forçant à se replier d’un demi-pas.

« Recule-toi. Doucement. Et sors d’ici. »

L’ordre était incontestable, mais je doutais qu'Alys ait encore matière à négocier. Mon corps faisait barrière entre elle et la menace qui s’était présentée avec une intention qui m’était impossible de déchiffrer. Or, même si cela n’aurait jamais suffit à arrêter une créature de cette envergure, ce fut la seule réaction qui m’était apparu censée. Je me faisais gardien. Qu’aurais-je pu faire d’autre. Pas un instant je ne cillais, gardant un contact visuel constant avec la bête, cherchant à y percevoir une gestuelle pouvant me prémunir d’un mauvais pas duquel je ne pouvais survivre.  Ma main retrouvait le manche de cette hache trop courte, la saisissant par réflexe désespéré, plus que par ressource efficace. J’élevais la voix à l’intention de ce colosse, me risquant à prononcer une langue méconnue, attirant son attention pour laisser l’opportunité à Alys de s’éclipser.

« Hunegajon! »

Du Haut-Valyrien. Non. Cela en avait la sonorité,  mais cela ne voulait rien dire. Le mot que j’avais cru prononcer en était un similaire, mais l’erreur était trop grossière pour que le message que je souhaitais porter, soit compris. Le regard inchangé de l’animal fut suffisant pour me faire comprendre que cette tentative était infructueuse. Je resserrais alors mon emprise sur l’arme inefficace, souhaitant que derrière mon épaule Alys ait pu se reculer suffisament. Si moi je ne pouvais rejoindre la sortie, alors il me faudrait me défendre, mais alors ce combat serait bien inégal.


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Aemon Targaryen

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MessageSujet: Re: Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys   Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys Icon_minitimeDim 16 Déc 2018 - 12:53

Fossedragon était le seul endroit où Aemon se sentait véritablement à sa place. Cela tenait moins au bâtiment, certes magnifique, qu'à la présence des dragons. Eux, l'avaient pleinement accepté parmi eux. Du moins Vhagar, car Aemon ne serait pas allé se frotter à Balerion. Vhagar avait accepté comme cavalier le petit-fils de Visenya depuis qu'il était jeune homme. Alors tout le monde, les mestres, les soigneurs, les soldats, le respectaient ici. Alors il pouvait entrer par la grande porte. Alors il pouvait errer ici pendant des heures, cherchant le réconfort qu'il ne trouvait nul part ailleurs, depuis que le Rêve l'avait visité, quelque jours auparavant.

Depuis, Aemon peinait à penser à autre chose. Il avait négligé la compagnie d'Alys et omit de répondre à son extravagante demande. La jeune fille n'était pas Targaryen, elle ne pouvait pas comprendre. Il avait été tenté de trouver distraction auprès d'elle, mais il ne voulait pas lui présenter sa sombre figure, creusée par un sommeil agité. Il rendait plutôt visite aux dragons, ignorants du malheur qui les attendait. Les dragons n'avaient que faire de sa sale bobine, voire de son insignifiante présence. Seule Vhagar sentit son angoisse lorsqu'il se dressa devant elle. L'angoisse profonde qui l'habitait depuis le Rêve, et celle, plus superficielle mais néanmoins vive, qui l'avait étreint lorsqu'il avait aperçu Alys et son âme damnée derrière le pilier.

Par tous les dieux de Westeros et de Valyria, que faisaient-ils là ?! Aemon n'avait pas le temps de se le demander. D'abord dressée de toute sa hauteur, Vhagar avait baissé son long cou vers les intrus, dévisageant l'homme, les yeux étrécis. Elle ne comprenait pas ce qu'il disait, mais elle comprenait très bien, sa main crispée sur son arme. Cette vue que venait de lui soustraire une silhouette familière.

- Vhagar, dit le petit de Visenya, et il lui parla comme elle l'aimait, comme elle en avait l'habitude, mais elle était piquée par l'autre homme et intriguée par la petite chose blonde qu'elle devinait derrière lui, celle dont elle avait entendu la voix. Intriguée surtout, par l'instinct de protection qu'elle sentait chez l'un et devinait chez l'autre, pour cette petite chose imprudente.

Du muffle, Vhagar poussa le torse d'Aemon. Son souffle brûlant abîma sa tenue de vol, et aurait abîmé sa chair, s'il n'avait été Targaryen. Le Prince cessa de parler en Haut Valyrien et s'adressa à ses congénères dans ce langage qu'elle ne se donnait pas la peine de comprendre.
- Lâchez votre arme. Faites-la sortir. Vite.

Le petit de Visenya avait l'air aussi en colère qu'elle-même contre l'homme qui osait brandir contre elle son dard minuscule. Et il avait peur, alors qu'il n'avait pas peur d'elle, d'habitude - plutôt peur pour elle, de manière tout à fait ridicule. C'était amusant. Presque affectueusement, Vhagar poussa Aemon sur le côté et huma de son souffle abrasif les deux intrus qui lui faisaient face.
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Alys Manderly

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MessageSujet: Re: Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys   Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys Icon_minitimeMar 8 Jan 2019 - 16:17

IRL:
 

Entre dragon et sauvageonLa bête, doucement, s’avançait vers eux, reptile agile, souple, capable d’hypnotiser quiconque osait poser son regard sur lui. Et Alys était tétanisée, perdue entre la volonté de ne rater aucune miette de ce spectacle et par celui qui menaçait de se produire à chaque mètre écrasé par la bête. La gorge serrée, elle ne lutta pas quand Faust, d’un geste protecteur, plaça son bras devant elle. De quelques mots secs, il lui ordonna de sortir. Les pupilles océanes quittèrent alors le monstre gigantesque pour venir trouver le visage du sauvageon qui ne la regardait pas un seul instant. «  Mais… Et toi ? » L’espace d’un instant, elle se voyait déjà devoir annoncer à Rhaenys comment le vaillant combattant venu d’au-delà du mur avait péri dans les flammes d’un dragon que la vanité d’une enfant avait intrigué. Pour sûr, elle n’en sortirait pas indemne. Et pourtant, elle fit un pas en arrière, admirant le jeune homme sortir sa hache, sentant bien que l’idée était mauvaise. Non, pire que ça… Elle était terriblement nulle, cette idée-là.

Le fil de sa pensée s’interrompit pourtant quand, à l’image du dragon, son attention fut captivée par autre chose. « Aemon... »Sa voix s’était faite murmure tandis que le Prince passait à côté d’elle, s’avançant vers la bête, l’apostrophant par ce qu’elle devina être son nom. Vhagar. On lui aurait demandé son avis, Alys aurait certainement appuyé sur la laideur d’un tel prénom. Mais d’une on ne lui posait pas la question, et de deux, le nez du dragon s’était posé sur le Prince, soufflant de ces braises brûlantes que seuls ces reptiles avaient le secret. Plaçant une main devant sa bouche, horrifiée à l’idée de voir le prince devenir un tas de cendres, elle cilla à de multiples reprises quand le vêtement qu’il portait se désintégra en partie, dévoilant certaines parcelles du corps du jeune homme. Mais il ne brûlait pas. Le teint d’albâtre de sa peau ne rougit même pas sous le souffle de la bête et Alys en demeurait stupéfaite. Evidemment, elle savait tout cela en théorie mais n’avait jamais eu l’occasion de le vérifier en pratique. Impressionnée, elle n’entendit qu’à moitié les ordres du jeune dragon à l’égard du sauvageon qui était quelques pas devant elle.

Les yeux de la jeune enfant ne quittaient pas ceux de l’impressionnant reptile qui, de temps à autres, renvoyait ses propres pupilles fendues d’un trait sur elle. Et elle frissonnait dès lors qu’elle se sentait jugée par cette créature venue d’un autre monde. Brisant la distance entre Faust et elle, ce fut à son tour de poser une main sur son avant-bras, comme pour retenir son geste, tandis que le cou du dragon s’allongea vers eux, inspirant profondément, forçant Alys à lâcher un demi-sanglot incontrôlé. « Viens Faust… » Bizarrement, elle se sentait moins capable de résister aux ordres du Prince qu’à ceux de son ami. Le rang n’était pas la seule chose à remettre en cause, évidemment, mais simplement les circonstances. Après tout, elle était à deux doigts de mourir de peur…
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MessageSujet: Re: Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys   Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys Icon_minitimeJeu 10 Jan 2019 - 4:19

Entre dragon et sauvageonLe dévot des flammes se dressait devant la majesté du symbole qu’il défendait. Insignifiant devant la splendeur d’une créature dont le blason ornait le cœur de la reine. L’ironie était forte. Si forte qu’elle semblait se draper d’un présage malheureux. Cette galère était attendue. L’œuvre de la précipitation. Alys avait négligée la prudence et ce moment d’extase qu’elle avait exigée avec caprice, avait mué en catastrophe. Derrière moi, l’inquiétude expirée dans un souffle court. Il était trop tard pour ce genre de réflexions. Mon bras protecteur se butait sans délicatesse contre le corps frêle de la jeune femme, la pressant de se taire et d’agir tel que je le lui avais dicté. Mes pupilles rivées dans ceux de ce monstre sacré étaient l’échange muet d’une frêle accalmie. L’œuvre du temps s’était alourdit par la précarité de ma position. Autour de moi dansait le spectre mortel d’une braise chaude dont la communion fragile s’égrugeait rapidement. La menaçante proximité n’éveillait plus l’émerveillement. Je jaugeais la bête. Non pas comme un homme fasciné devant le prestige d’un grand lézard, mais comme un chasseur cherchant le point faible qui ne serait pas recouvert de cette épaisse cuirasse d’écailles. Il avance son mufle et mon pied se recule. Il s’étire et ma main portant la courte hache s’élève d’un geste lent. Je me montrais méfiant, mais observateur, découvrant un animal plus intrigué que féroce. Cette compréhension nouvelle fut néanmoins interrompue par l’ombre du prince, glissant auprès de son dragon qu’il interpellait dans l’espoir de rompre tout élan inconvenant pouvant survenir au moindre faux pas. L’ordre claqua dans l’écho de la vaste fosse, mentionnant la présence de l’instigatrice de cette folie. N’était-elle pas partie? Je pivotais sur l’instant, découvrant la mine dévastée de la Manderly, dont les traits mortifiés n’avaient su prendre ascendance sur l’extase grotesque de son admiration pour ce nouveau sauveur. J’assistais malgré-moi à une mascarade. J’adressais un regard plein de reproches à celle qui avait orchestrée ce mauvais plan. Ce même regard sévère lorgnait de nouveau vers la menace apaisée par la présence de son maitre, m’assurant que ce tumulte était sous contrôle. Je laissais retomber mon bras armé, alors que la poigne de la sirène m’enjoignait à baisser ma garde pour ensuite m’inviter à l’escorter à l’extérieur. Mes premiers pas furent posés à reculons, avant de se détourner pour finalement quitter le dôme et ses miracles d’un autre monde.

« Qu’est-ce que c’était que tout ca? »  Dès que mon pied franchi le seuil, la foudre des reproches vint piquer la demoiselle. Je laissais glisser le manche de ma hache dans ma paume, l’accrochant à ma ceinture, toisant la jeune femme avec froideur. L’entreprise malavisée de cette amie déraisonnable valait bien quelques réprimandes. « Quand je t’ordonne de reculer et de partir, tu obéis! » Dis-je sans retenue, me découvrant paternel. C’était la colère, mais plus encore la crainte du pire qui l’avait interpellé avec grogne. Une manière bien franche qui ne tergiversait pas de mille et un détours, pour m’assurer que cela ne puisse se produire de nouveau. Ce n’était pas une question de pouvoir ou d’orgueil, mais de bon sens...de survie. Le ton avait monté. « J’espère ne pas apprendre que cette périlleuse aventure était une manœuvre bornée pour y retrouver un autre dragon. » Je n’étais pas dupe. Les soupires empourpraient la peau laiteuse de la pupille de la couronne qui se pâmait au passage du prince. Et si je connaissais le caractère fougueux de la jeunesse, je connaissais aussi sa fourberie. Sa soif d’attention était intarissable et un stratagème jouant nos vies pour obtenir le coup d’œil d’un Targaryen, n’aurait pas été chose surprenante. Si je ne pouvais blâmer les actes fous conduits par la nature du cœur, je n’étais pas prêt à être le pantin innocent d’intentions discutables. « Elska gøra yður daufi » Grondeur, ce dialecte rude se gardait de dévoiler le fond de mes pensées. J’expire, secouant la tête. Ne fait pas cette erreur Alys. Le voile misérable de la tristesse venait de passer dans mon regard, mais je veillais à l’éclipser d’un sourire aigre. D’un geste affectueux, ma main vint décoiffer la chevelure blonde de ce petit monstre des mers. J’étais mécontent, mais nous étions indemnes. Voilà tout ce que j’avais la force de retenir de cette mésaventure. Je m’écartais de quelques pas, déphasé. « J’ai besoin de boire... »



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MessageSujet: Re: Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys   Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys Icon_minitimeDim 13 Jan 2019 - 19:35

Ce qui pour Vhagar n'était qu'un petit mouvement du mufle, jeta Aemon au sol, à plusieurs mètres. Trop loin pour qu'il puisse désormais intervenir. Il regarda Alys, désespéré. Elle n'avait pas fui, pire, elle s'était rapprochée, se raccrochant au bras de son ami. Enfin le sauvageon baissa son arme, enfin ils reculèrent. Aemon rampa vers Vhagar, se releva, lui parla pour détourner son attention. Mais celle-ci avait disparu en même temps que Faust et Alys, de son champ de vision.

Aemon fut soulagé. Pas apaisé. Une colère qu'il ne comprenait pas, et dont il n'avait pas l'habitude, s'agitait en lui. Il sortit d'un pas vif, ignorant sa tenue grotesquement calcinée, lui, d'ordinaire si soucieux de sa mise. Il sortit pour voir Faust ébouriffer les cheveux d'Alys, comme à une enfant indisciplinée. Etait-ce qu'elle était ? Ils semblaient si proches. Aemon en eut mal au coeur ; pourtant, il savait qu'il ne tenait qu'à lui de voir la jeune fille davantage, d'être son ami et plus encore. Il se l'interdisait, pourtant Alys, elle, ne s'interdisait rien. Elle lui écrivait vouloir voir les dragons ; il ne répondait pas, ce qui était une manière de lui dire non ; alors elle venait quand même. En cet instant, il lui en voulut davantage d'avoir forcé sa condition, jusqu'en ces lieux interdits, que d'avoir mis ses jours en périls. Elle était si rose, si lumineuse, comme s'il ne s'était rien passé, comme si le souffle du dragon n'avait pas failli fondre ce beau visage. Il lui fallait impérativement faire disparaitre ce sourire si charmant.

Aemon fonça sur eux, comme avant lui, le dragon.
- Avez-vous perdu l'esprit ? tempêta-t-il dans la voix et les gestes. Vous n'avez aucun droit d'être ici. Vous n'êtes pas Targaryen.
Et, devant ces yeux clairs, il regretta ses paroles définitives. Et il fut sûr, à la fois, qu'elles étaient légitimes. Qu'elles devaient être dites. Alys n'était pas un Dragon. Elle devait se détourner de cette fausse famille, avant que les Dragons ne s'effondrent. Les Dragons seraient sa perte, plutôt que son salut, si elle s'obstinait à vouloir voler sans ailes. L'image du corps d'Alys, transpercé par les bois du Cerf, lui fut insupportable, et il détourna les yeux. Pour ses prochaines paroles, il s'obligea à la regarder.
- Peu importe la blondeur de vos cheveux. La pureté de votre coeur. Vous n'êtes pas Targaryen. Les dragons ne vous reconnaissent pas. Je ne vous reconnais pas.

C'était trop difficile. Il se détourna d'elle. La vue de son grossier acolyte ranima sa colère. Il le toisa avec le dédain qu'il n'avait pas réussi à sentir pour la Sirène.
- Et vous. Un homme comme vous. Incapable de protéger une jouvencelle. Alors une Reine ?

Il fit un pas en arrière, ayant craché son coeur et son fiel.
- Rentrez chez vous, ordonna-t-il à mi-voix, et il était difficile de savoir, s'il parlait du Donjon Rouge ou des neiges du Nord.
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MessageSujet: Re: Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys   Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys Icon_minitimeVen 25 Jan 2019 - 23:37

Entre dragon et sauvageonSortir. Alys n’avait plus que cette pensée en tête et, accrochée au bras de Faust, l’incitant à reculer, elle manqua de lâcher un cri de terreur quand elle vit l’immense bête repousser Aemon, le jetant à terre. Ce fut le seul moment où elle douta mais, fermement maintenue par le Nordien, elle se laissa conduire à l’extérieur, rejoignant le perron de la demeure des reptiles, le soleil venant reposer sur sa peau de cire ses rayons brûlants. Mais ils semblaient si froids, soudainement, contrastés avec le souffle du dragon sur son visage. Portant une de ses mains sur l’une de ses joues, elle cilla un instant quand Faust l’agressa. Qu’est-ce que c’était ? « Un dragon… Aussi énorme que Blancport ! » Et en disant cela, elle avait regagné en enthousiasme. Ecervelée, la jeune enfant trépignait de cette montée d’adrénaline qui l’irradiait. Alors quand il en vint à la gronder pour une certaine forme d’insubordination, elle lui adressa sa moue la plus désabusée. « Je ne reçois d’ordre de personne, Faust ! Tu devrais pourtant le savoir… » Elle avait haussé les sourcils, prenant un air supérieur, assuré, presque dominant.

Il pensait à un coup monté. Evidemment, quand on connaissait la capricieuse sirène du Nord, on ne pouvait qu’y penser. Mais si elle avait espéré la venue d’Aemon, elle avait été toute autant surprise de la voir arriver que le Sauvageon qui s’était essayé à une langue inconnue pour mieux dresser la bête carnivore. Pourtant, elle sourit en coin, le défiant presque d’imaginer la conclusion de cette interrogation. Il lui adressa quelques mots dans cette langue qu’elle ne comprenait pas mais qu’il avait déjà prononcé en sa présence, un léger sourire sur les lèvres, avant de venir lui ébouriffer la tignasse. « Eh ! » Faussement réticente, la belle s’amusait de le voir autant soulagé d’être sorti de là vivant que de la savoir entière. Mais la douce joie euphorique résultant de cette montée d’adrénaline fut bientôt douchée par l’arrivée d’Aemon. Relevant la tête vers lui, sa mine réjouie s’effaça aussitôt quand sa langue fut un fouet venant entamer sa peau fragile. Vous n’êtes pas Targaryen. Son amour pour lui fut tel la flamme d’une bougie que l’on venait de soufflait dans un ouragan. Elle l’observa de ses pupilles azurées, si tristes, si blessées de tels propos. Comment osait-il l’attaquer sur ce point quand il savait qu’elle ne faisait qu’aspirer à leur ressembler, à eux tous ? Je ne vous reconnais pas. « Aemon… » Qu’importait son titre, soudainement. Qu’il soit prince n’avait plus aucune importance tant il venait de la blesser au plus profond de son être. Ses mains se trouvèrent, ses doigts jouant entre eux sans qu’elle ne trouve quoi répondre à ces attaques aussi directes que blessantes.

Alors quand il s’en prit à Faust, ce fut plus fort qu’elle. Bouclier devant le dragon, elle prit malgré elle sa défense. « Ce n’est pas de sa faute. C’est moi… Ce n’est que moi. Je voulais… Je voulais tant comprendre ce que vous pouviez ressentir en vous trouvant auprès d’eux… Rhaenys m’a si longtemps parlé de vos dragons tout comme vous en avez déjà fait allusion… Je voulais juste comprendre… » Elle se sentait si faible, si humiliée. Faust devait ricaner intérieurement de voir cette rebelle ainsi mise à mal par un Prince…
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MessageSujet: Re: Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys   Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys Icon_minitimeSam 26 Jan 2019 - 5:20

Entre dragon et sauvageonLa colère s’était heurtée à la folle ivresse de l’inconsciente. Tremblante euphorie de l’imprudente. Une rudesse immature, écorchant une patience déjà trop malmenée. Alys était imperméable aux premières notes agressives de la réprimande, s’extirpant de ma gorge avec l’emportement de celui qui avait craint le pire. Elle en occultait complètement le point crucial de cet élan furieux, s’imprégnant de la majesté de ces nouveaux souvenirs. Un dragon. Cette menace lui ayant fait cracher un sanglot avait été idéalisé. Elle en  oubliait le danger de cette ombre s’étant élevée devant elle. Sans doute croyait-elle pouvoir se permettre, d’esquiver la mémoire de conséquences qui avaient été évitées de peu. L’audace était effrontée. Je fronçais mes traits, courroucé par une légèreté frôlant la simple stupidité. Toute cette entreprise était anémiée de bon sens et cette réaction indigne bouclait la boucle d’une entreprise déficiente. Que pouvais-je attendre d’une jeune fille préférant s’égosiller d’une déclaration de son indépendance, plutôt que d’admettre des tords ayant bravés la morbidité? Rien. Il n’y avait rien à espérer. Aussi je m’étais détourné. Une main entremêlant la chevelure blonde pour en gratter une réaction de celle qui se faisait peste, avec le souhait humble d’embrouiller mes nerfs à vif avec un peu de gnole. J’avais retraité de quelques pas, cherchant à décanter cette vive énergie brûlant mon sang, mais le tonnerre éclatait.

Je lorgnais vers le timbre vaniteux tremblant sous la fureur. Ce ruant vers nous, le prince glissait les pas légers d’une détermination fine, propre à la monarchie. Ses étoffes abimées lui arrachaient sa dignité et bientôt, ce maintient parfait de la noblesse s’envolait de gestes excessif appuyant son mécontentement. Plus le ton montait, plus la ride du lion entre ses yeux améthyste semblait se creuser. Son mépris était évident. Ce ton supérieur m’était trop familier pour m’en offusquer promptement, mais je notais chacun de ses mots rejetant notre légitimité. Je n’étais pas interpellé par cette haine encore jeune. Du moins, jusqu’à ce qu’il ose gratifier la sirène de sa pleine attention, éructant son fiel sans aucun ménagement. Les paroles furent dérangeantes. Le dragon se changeait en vouivre venimeuse. Chaque mot prononcé heurtait la jeune intrépide. Je percevais sans mal la douleur de son regard défait et sa lèvre tremblante ne parvenant pas à bafouiller une réplique décente. La tension s’élevant d’un cran, je m’étais rapproché de l’indocile dont j’avais été le protecteur.  Je n’avais jamais appuyé cette idée délirante et je m’étais retenu de secouer cet esprit trouble et spontané, mais il y avait des choses que cet homme de pouvoir ne pouvait se permettre. Et lorsque ce prénom fut soupiré avec douleur, je compris que la ligne avait été franchie.

L’arrogance du freluquet ne s’arrêtait cependant pas là, détournant ses attaques vers le mauvais adversaire. Il ne s’adressait plus à une demoiselle s’abreuvant de frivolités, mais à un homme qui avait élevé sa hache pour affronter un dragon. Et à défaut d’une confrontation terrible et périlleuse, faire tomber la tête d’un prince malavisé pouvait être accommodant. Et lorsqu’il fut mention de la reine, je n’en percevais plus les répercussions qu’incomberait le geste fatal. Toisant avec animalité celui qui s’était aventuré trop loin dans ses élucubrations, j’avais initié un pas. Prêt à bondir sans réfléchir, je me percutais contre celle qui faisait barrage, prenant seulement conscience de sa présence entre moi et celui que j’espérais écorcher. Sans doute avait-elle pressentie une réaction lorsque Rhaenys avait été évoquée. Elle seule savait combien les choses étaient compliquées et que cette simple référence pouvait me faire perdre la raison. Ce n’est pour autant que mon attention se rivait sur autre chose que sur l’impertinent. « C’est de vous que votre jouvencelle devrait être protégée et il me fera grand plaisir fendre votre corps lâche pour vous prouver combien je suis capable. » L’invitation était lancée. Déterminé à prouver ma valeur à celui qui osait la remettre en question, je n’étais pas prêt à reculer. Qu’importe s’il s’agissait d’un prince ou d’un bandit de grands chemins, ces mots ils les ravaleraient.



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Aemon Targaryen

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MessageSujet: Re: Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys   Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys Icon_minitimeSam 26 Jan 2019 - 18:29

Aemon se rendit sourd aux explications d'Alys, barricadant son cœur comme il savait le faire, si efficacement. Les aurait-il écoutées, que rien ne justifiait la conduite de la jeune fille. Fossedragon était sacré, Fossedragon était dangereux et elle avait fait fi de l'un comme de l'autre, pour rassasier sa curiosité. Comprendre, elle ne le pouvait pas. Elle n'était pas des leurs, se répétait le Dragon pour conforter sa décision. Elle n'était pas des leurs et c'est ce qui la sauverait.

Pourquoi était-ce si douloureux ? De la rejeter, de la voir se mettre en travers de son chemin pour protéger celui, qui était véritablement son ami ? Celui qui avait le toupet de le menacer, en paroles et en actes, comme il avait menacé Vhagar ? Un tel comportement était inconcevable, sinon de la part d'un sauvage. Un sauvage, voilà ce qu'était que ce Faust, répondant par la violence au reproche légitime, alors que même sans la faute honteuse qu'il venait de commettre en pénétrant les murs sacrés de Fossedragon, en levant son arme contre un dragon, il aurait dû faire profil bas. Profil bas devant un prince de la famille régnante qui l'accueillait sur ces terres où il n'avait ni sa place, ni son utilité.

- Comment osez-vous... commença-il, dévisageant d'abord le sauvage, puis Alys qui faisait barrage.
Aemon n'avait jamais attaqué personne, mais il était clair à présent, que la Sirène avait choisi son camp, et ça n'était pas le sien. Tant mieux. N'était-ce pas ce qu'il lui avait demandé ? Pourquoi était-ce si douloureux ?

Le Prince se calma. Il n'allait pas sombrer dans la colère, et la violence ne lui réussissait pas. Ça n'était pas la première fois, qu'on l'humiliait et qu'il s'humiliait en refusant de se comporter comme une brute chevaleresque. Il n'était ni une brute ni un chevalier. Il avait un rang à tenir, et son rang n'était pas de donner des coups et encore moins, d'en recevoir. Il aurait pu jouter par la parole. Mais à quoi bon avec un sauvage ? D'autant que...
- Vous avez raison, déclara-t-il, froid comme avait été chaud le souffle du dragon.
Alys devait être protégée de lui, promis à une autre, et de sa famille, promise à la chute. Alors que Faust l'emporte, loin d'ici, de son coeur et de son regard.
- Maintenant ramenez-la, ou apprenez ce qu'il en coûte de menacer un prince de sang.

Le sauvage savait-il seulement obéir, ou seulement encadré par des gardes, comme lors du Couronnement ? Aemon n'attendit pas de le savoir. Peu lui importait de le voir plier. Il voulait juste savoir Alys loin d'ici. Sans un regard pour elle, dont les yeux le blessaient, il tourna les talons.
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Alys Manderly

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MessageSujet: Re: Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys   Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys Icon_minitimeJeu 31 Jan 2019 - 0:38

Entre dragon et sauvageonElle était anéantie, blessée au plus profond de son être. La petite sirène osait à peine relever ses pupilles azurées sur le Dragon pour lire ce que les améthystes pouvaient lui transmettre. Il enrageait de cette situation qu’elle avait provoqué, allant jusqu’à la sommer de partir. Mais elle resta plantée là, sonnée, comme s’il venait de lui mettre une gifle. Elle ne réagit pas, essayant simplement de justifier leur présence, à elle et Faust, essayant de s’attribuer le blâme… Et les choses auraient peut être pu aller en s’arrangeant mais la voix du Nordien, derrière elle, s’éleva. Dans un ralenti contrôlé, elle lui fit face, les yeux ronds. Par les Sept… Il venait ouvertement de défier Aemon dans quelque chose qui ressemblait à… Un duel ? Déjà, qu’il la nomme jouvencelle devant le Prince était d’une gêne certaine et ses doigts se refermèrent sur le tissu de sa robe, jouant soudainement avec pour s’occuper l’esprit. Mais qu’il juge le corps du Targaryen lâche, se montrant prêt à le pourfendre. Elle regardait son ami, scandalisée, franchement choquée qu’il puisse le menacer de la sorte, avant de reporter son regard sur celui qui faisait battre son cœur au rythme effréné d’un tambour annonçant une bataille. Elle était incapable de parler, trop abasourdie pour cela.

Soudainement, elle se bénit de se trouver entre eux deux autant qu’elle craint cette position. S’ils décidaient, l’un comme l’autre, de se ruer sur son adversaire pour lui asséner un coup… Elle n’aurait pas la force de les arrêter et ne pourrait que regarder la scène en espérant qu’un garde ne tarderait pas à venir les séparer. Elle crut d’ailleurs cette scène sur le point d’arriver quand l’orgueil royal fut le premier à réagir. Comment osez-vous. Elle sentit son sang ne faire qu’un tour, réaffirmant sa position entre eux deux d’un pas de côté, tant pour essayer de détourner son attention que pour éviter un drame qui semblait devenir de plus en plus inévitable. Mais Aemon sembla reprendre contenance, inspirant longuement… Avant d’accorder raison à Faust, sonnant à nouveau le glas pour la naïade.

Et cette fois-ci, au lieu de se faire statue de cire, elle sentit la verve du Prince mordre son cœur, comme un fouet. « Je n’ai nul besoin de protection, Prince Aemon. Ni la vôtre, ni celle de mon ami. » Il souhaitait de la distance ? Alors soit. Replaçant entre eux les titres, elle ne se cacha pas de cette accentuation qui mettait en relief la présence de Faust à ses côtés. Elle sentait les larmes border ses paupières, brûlant ses yeux, mais elle saurait les contenir. Il avait été le premier à se montrer dur comme le roc, froid comme la glace. Alys ne faisait que ramener des abysses ses propres armes, déluge prévisible à tout cela. « Et je ne vous autorise pas à me mentionner comme on parle d’une simple marchandise ! Faust ne m’emmènera nulle part contre ma volonté car il ne sait que trop bien que je ne plierais pas à la sienne. » Se détournant vers lui, elle attrapa Faust par la manche, cherchant à lui dissimuler ses traits meurtris par l’impact émotionnel de tout ceci. « Viens. Tu voulais boire quelque chose ? Alors conduis-moi à la première taverne du coin, je paierai. » Pouvait-on rire du danger à ce point ? Au point de le chercher et de le provoquer en permanence ?
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MessageSujet: Re: Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys   Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys Icon_minitimeJeu 31 Jan 2019 - 15:43

Entre dragon et sauvageonComme je les haïssais. Eux. Tous. Ces intouchables sans courage, dissimulant la pauvreté de leur cœur derrière leurs titres et leur surcot brodé d’or. S’étouffant d’honneur friable et glapissant leur verve présomptueuse pour éventer leur banalité. Ces hommes qui se faisaient juge par ascendance de leur prestige, alors que la petitesse de leur existence se rappelait à leur mépris. Le scandale beuglé par une bouche déformée d’indignation, me confirmait la légitimité de mon dédain. Le prince Aemon était l’immodeste, dont l’esprit puait la vanité. Une caricature qui n’était pas sans me rappeler ce personnage précieux que l’on avait fardé d’un nom et qui rôdait autour des dragons. L’inabordable Tyvaros dont la morsure fatale ne tenait qu’à quelques mesquineries. Ces gens-là ne mesuraient la valeur d’un homme que par le rang. Je doutais que le prince ait exprimé cette même remarque choqué à l’un de ses paires. Une pensée qui ne faisait qu’accroitre ce sentiment colérique, ne regrettant pas les mots qui furent prononcés. Je ne m’écraserais pas. On avait maintes fois tenté de m’effacer, tenant profil bas pendant des mois sans qu’on ne m’apprécie d’avantage. Aussi je compris que jamais je ne serais considéré, tant par ce que j’étais, que par ce que je n’étais pas. Je ne pouvais tolérer qu’on malmène ma dignité, trop conscient qu’il n’y avait que cela pouvant être encore sauvé des griffes de cette région maudite. Le regard abêti de la sirène ne changeait rien à cette énergie violente qui menaçait de rompre le cou d’un prince. La tenue de cette phrase avait fait d’elle le prétexte pour abattre le fer sur un homme ne connaissant le mot « conséquence » que lorsqu’il était appliqué à autrui. Alys Manderly était native du Nord où les reitres ne toléraient pas l’injure de leur mérite, ni la blessure sur leur orgueil. Ne pouvait-elle pas comprendre l’enjeu de cette confrontation? Elle affirmait plutôt sa position entre le raffinement de l’un et la rudesse de l’autre, maintenant la paix fragile qui était prête à céder. Un mot de plus, un geste de trop et plus rien n’était de son ressort. Le prince cédait. Je tiquais, presqu’aussi déçu que contenté. Avec l’âpreté de celui qui se résigne, le Targaryen me donnait raison. Ce manque de volonté me laissait sur ma faim. À mes yeux, ce recul soudain était caractère propre à celui qui craignait la confrontation. Jamais je n’avais assisté encore à un tel repli, masqué par des façades peu sincères. Quel manque de cran et de courage. Sa dernière réplique était reflet de sa suffisance, alors qu’il ordonnait ses volontés. Accoutumé à l’obéissance de ses volontés, il enchérit par les menaces dont la crédibilité souffrait terriblement. Qu’il aurait été simple de répliquer et d’alimenter le feu de nos querelles, insistant pour voir la royauté se ridiculiser dans un combat singulier. Je restais pourtant muet. Le regard froncé vers cet adversaire ne m’inspirant aucun respect, je savais pertinemment qu’il n’y aurait pas de combat. L’attitude cassante du dragon était preuve suffisante qu’il ferait montre d’autres moyens pour s’échapper de ce mauvais pas. Jamais il ne riposterait lui-même. Pire, il se détournait, dans toute son arrogance.

La voix emportée de celle qui s’était faite barrage utile ne laissait néanmoins pas partir celui qui faisait naitre ses plus profonds soupires, sans quelques remarques criantes d’indépendances. Lorsqu’elle mentionnait mon nom, mes yeux s’égaraient vers le ciel immaculé. Si elle refusait d’être traitée comme une simple marchandise, elle ne se privait pas d’invalider mes avis dont les palabres ne savaient convaincre.  Une fois son venin craché, sa main vint chercher mon bras, dont le support salvateur était l’appui nécessaire pour rompre avec la présence son prince. Les traits crispés de la jeunesse se relevaient vers moi, utilisant mes souhaits énoncés plus tôt, pour s’évader de cette dure confrontation et me distraire de mes envies brutales. La première taverne du coin... « Es-tu certaine de vouloir te rendre à Culpucier? » Le scepticisme imprègnait ma voix. En contrebas s’étendait le quartier dont la réputation était dévastatrice. Je doutais qu’Alys puisse se plaire dans une telle atmosphère. Ce n’était pas la place d’une lady et même si la jeune native de Blancport n’était pas du genre à s’empêtrer des clivages sociaux, d’autres ne le verraient peut-être pas du même œil.



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MessageSujet: Re: Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys   Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys Icon_minitimeSam 2 Fév 2019 - 19:52

Aemon tentait de garder cette froideur détachée, mais il n'y arrivait pas. La menace de Faust et les paroles d'Alys sonnaient toujours dans sa tête, déformant les traits de son visage, déjà détourné.

Faust n'avait pas baissé les yeux. Au contraire, il l'avait regardé avec le mépris avec lequel le regardaient, les hommes contre lesquels le Prince refusait de se battre. Et Aemon avait beau les mépriser en retour, pour cette attitude ridiculement virile ; ce mépris faisait mal, surtout venant, non pas d'un cousin, non pas d'un chevalier, ou même d'un courtisan ; venant de la lie de l'humanité, un sauvage venu du Nord, un rien du tout. Qui sans doute, n'avait même pas conscience de la faveur immense que le Prince lui faisait, en ne dénonçant pas sur le champ, son attitude. Aemon le faisait pour Alys, parce que ce rien du tout était son ami, comme elle l'avait cruellement souligné. Il ne pouvait pas la laisser entièrement seule. Il devait croire, que cet homme n'était pas si incapable de la protéger, de la réconforter. Qu'il soignerait son coeur, si son coeur était blessé (il venait à en douter). Qu'il la ramènerait chez elle, après la guerre, ou même avant, si sa sécurité le permettait. Le plus tôt serait le mieux : qui savait quand les Dragons tomberaient ? Après tout, cet homme avait jadis protégé Rhaenys. Pour Rhaenys, pour Alys, deux femmes qu'il aimait ; Faust méritait-il sa mansuétude ?

A l'instant, Aemon avait très envie de la lui refuser, dans un caprice d'enfant, comme il avait envie de rire au nez d'Alys. Nul besoin de protection ? Nul besoin, quand sans son intervention, elle aurait été brûlée par un dragon ?! Avait-elle déjà oublié, stupide petite fille ? Il ne la traitait pas comme une marchandise, mais comme une enfant, une enfant qu'elle était, à cet instant. Une enfant qui murmurait assez fort pour être entendue. Une enfant qui mettait sa main au feu pour qu'on la lui caresse. Mais Aemon, lui qu'on disait si immature, n'avait pas le droit d'être un enfant. Alors, il se retiendrait de blesser Alys davantage ; il se retiendrait de sanctionner Faust, comme il avait envie de le faire, juste pour se soulager.

Le Dragon garda pour lui toute cette colère, et continua à s'éloigner. Jusqu'à ce qu'il n'entendisse plus les projets insoumis et fous des deux amis. Il les voyait encore, et les gardes royaux aussi, quand il les pointa du doigt.
- Ces deux Nordiens se sont introduits à l'intérieur. Est-ce ainsi que vous protégez les joyaux de la Couronne ? siffla-t-il, et sa langue, et ses yeux ressemblaient à ceux des reptiles royaux.
Etait-ce ainsi qu'était assurée la sécurité des derniers dragons ? N'importe quelle fillette pouvait entrer ? N'importe quel sauvage pouvait brandir son arme ? N'importe quel rien du tout pouvait le menacer ?
- Assurez-vous qu'ils rentrent au Donjon. Sans délai et sans insoumission, trancha le Prince, et s'il donnait rarement d'ordres autre que ceux relatifs à son confort personnel, les gardes sentirent qu'il fallait entendre celui-là, sans quoi ils perdraient leur charge, ou plus encore.

- Et faites savoir à la Reine que je souhaite l'entretenir, ajouta le Prince après une hésitation.
Il n'avait pas encore décidé, s'il mettrait Rhaenys au courant des méfaits de sa dame de compagnie et de son homme lige. Il préférait laisser la colère retomber ; et puis, la Reine avait certainement plus important à traiter. Quoi de plus important, au contraire, que la sécurité des Dragons d'écailles et de sang, à l'heure où le Destin et les bois du Cerf, les menaçait ?

Tandis que les gardes s'avançaient, Aemon disparut à l'intérieur de la verrière. Non qu'il n'ait pas l'envie d'assister à la suite, mais ça n'était pas digne. Vhagar et Rhaenys étaient et devaient être, les seules qui comptaient.
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MessageSujet: Re: Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys   Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys Icon_minitimeMer 13 Fév 2019 - 18:53

Entre dragon et sauvageonElle se sentait sur le point d’exploser. La colère avait remplacé l’incompréhension d’un tel rejet, d’un tel manque d’attachement de la part de celui qui, sans le dire, lui avait pourtant fait comprendre la largesse des sentiments à son égard, la laissant jusqu’à déposer furtivement ses lèvres contre les siennes sans jamais la rejeter, sans jamais l’éconduire. Jusque-là, Aemon n’avait fait qu’encourager Alys à croire toujours plus en la pureté de leur relation, en la douceur de leurs sentiments. Avec douleur, il venait de briser un morceau de son cœur et c’était dans un acte qui se voulait défensif qu’elle avait fini par sortir les crocs, par laisser la colère l’emporter, n’allant pas jusqu’à prononcer des mots qu’elle pourrait regretter. Tirant sur le bras de Faust, ce fut furibonde qu’elle commença à l’entraîner à sa suite. Quand il eut le malheur de la questionner sur la véracité de ses intentions, elle lui adressa un regard noir. « Parfaitement ! » Culpucier. Le nom du quartier le plus mal famé de Port-Réal l’aurait sûrement fait frissonner en d’autres temps, mais la colère lui faisait oublier la peur, la rendait aveugle. Pourtant, si elle laissait cette colère s’envoler, elle s’effondrerait dans le chagrin, une fois de plus.

D’un pas déterminé, elle marchait, finissant par lâcher le bras de Faust quand elle sut qu’il resterait à ses côtés. Elle n’osa pas regarder en arrière. Elle n’osa pas se retourner pour mieux le regarder s’éloigner, déchirement auquel elle ne voulait faire face. Redescendant la colline, ses pensées commencèrent à s’agiter, non dans le bon sens. Elle ne comprenait pas les raisons qui avaient poussé Aemon à lui parler de la sorte. Ne l’aimait-elle pas ? Ne lui avait-elle pas signalé ? Elle aurait pu lui faire part de sa reconnaissance d’être arrivé à point nommé, alors que l’immense bête s’avançait vers eux et que la peur la tétanisait. Mais non. Il ne le méritait pas. Pas maintenant qu’il avait tout bonnement repoussé cette jeune femme qui lui était dévouée, pour qui le cœur battait.

Des pas se firent entendre derrière eux. Curieuse, Alys finit par faire volte-face, croisant le regard des gardes portant les couleurs de la famille dragon. Ils se plantèrent devant eux, forçant la sirène à froncer les sourcils. « Ôtez-vous de notre chemin. » « Nous avons pour ordre de vous escorter jusqu’au Donjon, ma Dame. » Et la colère l’envahit plus encore. Levant les yeux vers Fossedragon, elle aurait aimé l’apercevoir pour lui hurler le fond de sa pensée, mais le Prince avait déjà disparu. D’un regard méprisant, Alys tenta d’ignorer la barrière qu’ils formaient de leur corps, mais d’un bras tendu, le garde ne la laissa pas passer. « Comment osez-vous… Je vous défends de me toucher sans quoi je vous garantie que ce sera bien la dernière chose que touchera votre main ! » « Je ne fais qu’obéir aux ordres, ma Dame. » « Vous savez ce que j’en pense, de vos ordres ? » Et voilà, l’enfant sauvage du Nord refaisait surface, pour le meilleur et pour le pire.
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MessageSujet: Re: Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys   Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys Icon_minitimeJeu 14 Fév 2019 - 15:41

Entre dragon et sauvageonLes griffes de la sirène se plongeaient dans mon bras, m’offrant à l’emprise d’une colère qui ne m’était pourtant pas adressé. La poigne insiste, dicte, forçant à me trainer sous sa volonté. Cette manie propre aux femmes du sud, n’était pas sans me rappeler la dame d’atours, complexée de ses efforts à se fondre dans les faux-semblants. Elles cherchaient naturellement la présence qui les conduirait loin de leurs tourments, qu’importe la figure se dressant à leurs côtés. Je me découvrais conciliant, mais ennuyé par cette mésestime inspirée par le courroux de ces dames. Si mes pas suivaient maintenant ceux de la pupille des dragons, je n’étais pas moins ennuyé par cette désinvolture faisant de moi le pantin de ses envies. Cette phrase balancée à l’intention de la fadeur princière n’avait rien pour le démentir et cette main cherchant mon appui, était devenue oppressive. Elle bâtissait son indépendance sur les fondations de ma propre réputation et la rancœur l’avait faite imperméable à toute considération à mon égare. Sa rhétorique avait été brusque, attisée par l’évocation de mes incertitudes, préférant se braquer plutôt que de réfléchir aux implications d’une telle destination. Vexée par cette mise en garde à demi prononcée, elle s’était contenté de balayé l’information, me laissant à ma perplexité. Je n’étais pas très enthousiaste. Alys était d’une humeur catastrophique et si elle était toujours tentée de braver les interdits, je craignais les débordements de son état furieux. La trainer dans un de ces repères crasse aux effluves douteuses risquait de lui inspirer de nouveaux débordements dont je devrais me porter garant. L’envie me passa rapidement. Ne venait-elle pas de risquer impunément nos vies par simple envie d’assouvir quelques curiosités? Comment pouvais-je la protéger d’elle-même? Elle qui n’avait pas même daignée obéir à mes ordres, serait beaucoup moins réceptive maintenant que la colère s’était emparé d’elle, à son tour. Elle libérait enfin mon bras, oubliant les limites de ce rôle ingrat qu’elle m’avait attribué. Un pas après l’autre, mon esprit cherchait les mots justes pour aborder l’épineuse galère dont j’avais soufflé l’idée. Et alors que mes poumons s’emplirent pour expirer mes réserves, je la percevais agacée.

Son cou se tord et le mouvement capte mon attention. Je répondais à cet élan curieux, reportant mon regard sur ce qui avait intrigué cette indomptable amie. Le corps affublé de leurs armures embossées du dragon tricéphale, les deux gardes venus intimider de leurs ordres, s’imposaient devant nous. L’autorité avait arrêté l’élan de la jeune femme qui n’avait pas attendu pour beugler son mécontentement. Un contre ordre qui était inefficace. Le prince avait, sans surprise, répliqué aux frasques dont-il avait été témoin, usant de son rang pour abattre sa volonté. Ce manque de courage que j’avais relevé plus tôt s’était confirmé de plus bel. L’hautain personnage s’était replié derrière ceux qui, contrairement à lui, n’hésitait pas à prendre les armes. La couleur de leurs intentions avait été énoncée, mais ce ne fut rien pour calmer la jeune femme qui s’empourprait d’un mécontentement justifié. Cherchant à faire tomber le barrage, les menaces s’élevaient à l’image de ce comportement que j’avais moi-même adopté un instant plus tôt. Le Nord avait le sang chaud. Cette fois pourtant je m’opposais, craignant de voir cette protégée être malmenée. « Attendez...! » Ma voix s’était faite soudaine et autoritaire, cherchant à freiner le feu qui menaçait de se propager. Je m’interposais entre eux et celle qui malgré toute sa volonté, se percuterait à une force plus grande. D’un geste de la main, j’intimais les deux hommes de m’offrir un instant, forçant l’impétueuse à reculer de quelques pas. Je m’abaissais à sa hauteur, m’adressant à elle d’une octave trop basse pour que mes propos ne parviennent à ceux qui se tenaient non loin de nous.   « Écoute-moi.  Je sais ce que tu espère de moi, mais je ne peux le faire. » M’opposer à la force armée de ceux qui nous avaient ouvert leurs portes, c’était me condamner moi-même aux souhaits que plusieurs espéraient voir se réaliser. Je ne pouvais leurs offrir le plaisir d’accuser ce roturier qu’ils dédaignaient. Pas pour une telle raison. Pas sous les ordres d’un prince vaniteux.   « Aemon Targaryen est un lâche. Il n’a que ces deux hommes pour se croire vainqueur. Laisse-le croire. Ce monde en est un d’apparats et s’il est persuadé de dompter le Nord en flanquant sa garde à tes côtés, c’est qu’il est bien naïf. Tu as bien d’autres moyens de faire entendre ton mécontentement. » Contrairement à moi, Alys avait bien d’autres ressources que les poings. Cela elle le savait et j’espérais que le lui rappeler suffirait à calmer la fougue propre à ceux de mon peuple. «S’il te plait...Alys. » Insistais-je, alors qu’il était évident que je ne pouvais plier à ses caprices, cette fois. « Nous trouverons mieux que Culpucier » L’ironie était bien là, rappelant à l’ordre celle qui devait choisir ses batailles judicieusement. Ces derniers mots tout juste prononcés faisaient échos à l’impatience qui gagnait les hommes de la famille royale, peu content d’avoir été freiné dans leur banale mission.  



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Alys Manderly

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MessageSujet: Re: Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys   Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys Icon_minitimeSam 23 Fév 2019 - 0:42

Entre dragon et sauvageonElle brûlait. La colère grondait sous ses chairs, brûlant sa peau, inhibant ses sens, ne la rendant capable que de gronder tandis que ses yeux déclenchaient l’ouragan. Elle n’avait su que penser de la manière dont Aemon l’avait éconduite dans une violence froide et infondée qu’elle ne pouvait expliquer. Mais il avait agi de la sorte et elle subissait le contrecoup de ce sentiment, de ce rejet amer qu’il lui avait jeté à la figure. Où donc était passé le jeune prince qui avait su lui partager une certaine intimité, la conduisant là où seuls les dragons avaient secret pour mieux lui souffler dans un déluge de flammes qu’elle n’était pas des leurs. La Sirène luttait contre les brûlures que l’ingrat Dragon avait su lui offrir, douloureux souvenir qui détruisait son cœur. Alors quand les gardes manquèrent de porter la main sur elle, quand bien même elle aurait été bien intentionnée, la naïade avait sorti les crocs, montrant sa vraie nature. Qu’ils essaient. Elle se débattrait, qu’importe le ridicule, qu’importe ce que cela pourrait bien lui coûter. Elle lutterait jusqu’à la mort pour mieux garder la face, pour mieux expirer et renoncer à cette souffrance.

Mais Faust ne jugea pas les choses de la même manière, s’interposant de son corps et de son esprit entre la fragile enfant et les hommes aux armures rutilantes. Relevant la tempête qui vrillait ses pupilles vers lui, elle fronça les sourcils, prête à lui faire entendre de s’écarter. Mais très rapidement, il la réduisit au silence. Je ne peux le faire. Pourquoi ? N’était-ce pas si simple pour lui de dégainer cette hache pour mieux la leur enfoncer dans le crâne ? Baissant un court instant les yeux vers l’arme, Alys se demanda si elle ne devait pas le faire elle-même. Mais, très rapidement, malgré ce voile pourpre que lui plaçait la colère devant son esprit, elle comprit quelles seraient les conséquences de tout ceci. Et Faust risquait bien plus qu’elle, qu’importe les circonstances. On ne s’en prenait pas aux gardes royaux sans attaquer la famille royale et, même si, pour l’heure, Alys rêvait d’enfoncer un poignard dans le cœur d’Aemon qui avait infligé la même douleur au sien, elle comprit que ce serait agir avec démesure. Grinçant des dents, elle détourna le regard, la mine refrognée, poussant un soupir qui vint tendre ses narines. Elle se sentait tant blessée qu’elle avait envie de pleurer tout son saoul. Laisse le croire. C’était si difficile pour elle de le laisser croire qu’il n’avait pas atteint la moindre des écailles de sa nageoire quand il lui semblait n’être qu’une fragile humaine incapable de se lever, perdue sur une plage où tous pouvaient rire d’elle. Pourtant, elle releva le menton, recadrant son attention sur son ami qui manquait de subir cette frustration, cette colère déplacée. Et ce ne serait pas la première fois.

Nous trouverons mieux que Culpucier. « Soit. » Elle concédait cette bataille, sachant déjà où se trouverait la suivante. Faust aurait certainement mieux fait de taire ces derniers mots car l’idée qui venait de prendre racine dans l’esprit de la jeune Alys n’était guère mieux qu’un détour dans le quartier le plus mal famé de toute la capitale. Au Donjon Rouge, elle avait le pouvoir de devenir le danger. « Rentrons. » Sa langue était un fouet qui cisaillait l’air de ses pensées maussades. Raccompagnés par les gardes, Alys garda le silence durant l’ensemble du trajet, ruminant les souvenirs terribles de cette rencontre avec le Dragon. Finalement, qui du Reptile ou de l’Homme était le pire quand il s’agissait de la dévorer toute entière ? Arrivant au Donjon Rouge, les gardes les laissèrent poursuivre leur route dans la forteresse, espérant certainement les voir s’en retourner à leurs appartements respectifs. Mais non. Dès le premier détour de couloir, Alys reprit Faust par la manche. « Suis-moi. » Qu’il se débatte ou non, son projet serait mené à bien et ce fut à la hâte, observant quelques angles de couloirs et d’escaliers qu’elle le poussa à s’enfoncer avec elle dans le ventre du Donjon Rouge, jusqu’aux caves. La fraîcheur marquait sa peau qui perdit son aspect lisse mais sa détermination avait finie de la pousser jusqu’au bout. « Tu souhaitais mieux que Culpucier ? Je t’offre les caves Royales. Ce que nous boirons ici, Aemon ne l’aura jamais. »
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Faust

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MessageSujet: Re: Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys   Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys Icon_minitimeMer 27 Fév 2019 - 19:23

Entre dragon et sauvageonL’interruption calme le torrent qui se prépare au ravage. Elle surprend et assure cette trêve fragile entre la décision humiliante d’un homme condescendant et la hargne indisciplinée d’une femme offensée par l’indélicatesse. J’avais capté son attention. Laissant se fondre vers moi les foudres qu’elle avait destinée à d’autres, j’avortais la montée furieuse venue menacer de sa terrible rancœur. Encore une fois, je m’efforçais de résonner l’indocile qui ne se privait pas de m’adresser l’ire de ses humeurs ondoyantes. L’échange de nos regards était trop souvent le bras de fer silencieux, rompant sous les caprices d’une jeunesse entêtée. Une confrontation qui devait cesser. L’autorité paternelle s’était ingérée dans une relation qui s’effritait sous les coups de l’insolence. Il était une chose de veiller sur mon honneur, mais je ne pouvais laisser la pupille de la couronne se mettre dans un tel embarras. Elle devait comprendre; elle devait se montrer raisonnable. La sommation formulée par la rigueur de cet ultimatum à demi-prononcé fut pourtant mise à l’épreuve, alors que les iris de la sirène bifurquèrent sur l’arme accrochée à mon flanc. Ma main se portait instinctivement sur la tête de la hache contemplée vaguement par l’effrontée, alors que je m’efforçais à solliciter toute son attention. Il n’était plus question de tergiverser.  Je m’étais fait responsable, protégeant la lady de Blancport depuis que nous avions quitté le Nord, mais cette fois elle ne pouvait compter sur moi...pas de la façon dont elle l’espérait. Son regard confronte, elle expire bruyamment et conteste sans prononcer la moindre syllabe. Puis elle abdique. Enfin. Le poids de la mise en garde, trop lourd à supporter, venait à bout de cette tête forte. Le calme était précaire, tremblant encore d’un comportement qui ne fut jamais exempt de tout mécontentement. Mais l’important était qu’elle se ravisait à adopter une conduite risquant de nous porter préjudice. Le reste était sans conséquence. Je m’étais redressé, adressant un regard entendu aux deux hommes venu nous encadrer de leur présence. D’humeur peu amène, ils n’y répondirent pas. Ils ignoraient tout de la crise qui fut désamorcée. Je laissais le silence s’abattre sur cette compagnie indésirable, craignant de raviver la tempête si j’élevais de nouveau la voix. La vouivre malingre n’avait de prestige que le nom derrière lequel il se cachait, insultant sans accepter de réparer l’offense. Un jour, j’en étais convaincu, il devrait y faire face. Pour l’heure il était inutile de se tourmenter avec la mémoire d’un tel individu, bourré de mépris. Cependant, j’ignorais comment pouvoir convaincre Alys d’une telle affirmation. Se faisant, notre retour fut long et embarrassant.

De nouveau en terrain connu, retrouvant les dédales du donjon rouge, l’escorte imposée par le prince s’esquivait. Mais aussitôt libéré de l’emprise militaire que celle de la jeune femme se manifestait. La main tendue s’agrippait de nouveau à moi, forçant mon pas à emboiter le sien, sans ménagement. L’ordre énoncé sans détour s’élevait dans un écho déterminé. Je n’étais plus guidé par le même enthousiasme, éreinté par les dernières heures. Je refusais de me laisser trainer une fois de plus, imposant des limites trop souvent débordées par un entrain inégale et survolté. « Je ne suis pas un chien dont tu peux disposer comme bon te semble. Pourquoi ne me dis-tu pas simplement où tu m’amène? Ne crois-tu pas que je mériterais cette courtoisie? Au moins, cesse de me trainer par le bras ou on finira par croire que tu m’es promise...» Cette dernière allusion suffirait à brûler cette main pesante arrachant mon indépendance au profit de sa volonté. La course elle, n’était pas prête d’être achevée. Alys était de nouveau guidée par cette volonté folle. La même qui m’avait forcé à gravir la distance jusqu’aux cachots renfermant les créatures fabuleuses ayant menacées nos vies. Or cette fois, j’étais davantage sur mes gardes. Cela se ressentait à ma mine terne, un brin désabusé par autant d’intensité. Et pourtant je suivais, craignant qu’elle puisse se mettre dans un nouveau pétrin. Les entrailles du château s’ouvrirent finalement au terme d’escaliers sinueux et de couloirs sombres, dévoilant les voûtes en arcs dont les détails n’étaient que des ombres léchées par une lumière vacillante. Ce n’est que dans les ténèbres que la sirène osa s’exclamer, comme si le confort de ce repère suffisait à l’apaiser de ses tourments. Je lui jetais un regard oblique, avant de m’avancer de quelques mètres dans les caves creusées à même le roc, usant de ses propres paroles pour rebondir. « Si il y a bien une chose que je souhaitais, c’était éviter les reproches qui m’auraient été adressé si je t’avais laissé rompre le cou de ces deux hommes. Et tout cela pour une visite que tu aurais vite regrettée. Jamais tu ne devrais avoir l’indécence d’espérer trainer les pieds sur un pavé ruisselant  dont on ne distingue pas toujours la pierre, ni de poser les lèvres sur une chope grasse et collante pour en déguster une bière que tu méprendrais pour de la pisse. Croit moi, l’orgueil ne vaut pas le risque de fréquenter des coupe-jarrets qui eux auraient bien aimés se disputer une bouchée de la jeune lady venue se mettre dans leurs pattes. » J’avais retrouvé le ton chantant d’une mordante moquerie, détaillant les affres d’un scénario qui ne s’était jamais produit, mais qui reflétait sans trop de doute, les traits d’une vérité qui aurait terminé de ruiner définitivement la journée. Le portrait ainsi fait, était suffisamment désagréable pour faire passer l’envie à cette amie difficile, de fréquenter les lieux du quartier malfamé. Une pierre deux coups. Si la décision d’Aemon Targaryen était malvenue, elle avait de bon l’évitement de ce mauvais plan instillé par les envies hasardeuses de celle qui se faisait aventureuse. Mon attention glissait alors sur les barriques de chênes alignées dans un ordre parfait, circulant dans cet antre avec l’aise de celui qui observe sans s’attarder. « Quant à moi, j’aimerais bien qu’on me reconnaisse d’autres talents que celui de te sortir de situations terribles. » La ligne était mince entre l’humour et l’exposé de mes opinions. Il n’y avait qu’une septa pour envier ma place peu glorieuse au sein de ce château. L’épée-lige de la reine passait plus de temps à veiller sur la pupille de la famille royale que sur sa souveraine. Qu’avais-je donc fait pour mériter ce mauvais sort? Me retournant vers cette singulière compagnie, je reculais vers les ténèbres. Avec l’éclat de celui qui s’amuse à défier, je la toisais, venant piquer la Nordienne avec cette familiarité dont elle avait l’habitude. « Fossedragon, Culpucier, ... que dois-je craindre de ces caves? »



©️ 2981 12289 0

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I AM ONE MAN
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SWORN SWORD ‡ I'll be the shield that blocks every sword. I'll be the steal the fires will forge. To bring you peace, I'll will go in to war. Ain't afraid of the rain, I trained in a storm.

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