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 Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys

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Alys Manderly
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MessageSujet: Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys   Sam 24 Nov 2018 - 15:10

Entre dragon et sauvageon« Crois-moi ou non, mais c’est décidé, j’y vais ! » La mine de l’enfant capricieuse du Nord se faisait hautaine, lèvres pincées, menton relevé tandis que ses bras se croisaient sur sa poitrine pour montrer son opposition avec cet ami qui l’avait suivi jusque là non sans lui avoir fait entendre que l’idée lui déplaisait. Après tout, n’était-ce pas folie que de se rendre à Fossedragon sans la présence d’un membre de la famille royale ? Mais Alys… Alys se riait du danger, malheureuse insouciante qui ne cédait qu’à ses envies les plus folles, les plus bêtes. Innocente enfant en quête d’aventures, elle dévisageait le pauvre Faust de ses pupilles céruléennes, un léger sourire en coin se dessinant pourtant sur ses lèvres. Toute de blanc vêtue, ses cheveux lâches venaient habiller ses épaules frêles. Les seuls bijoux qu’elle portait étaient des boucles d’oreille en or, poissons venant se perdre dans la tignasse claire de la jeune femme.

Quand Rhaenys n’était pas disponible et qu’Aemon se faisait absent, il n’était pas rare pour la téméraire sirène de retrouver son ultime allié à la capitale. Faust avait su s’ouvrir à elle et, en échange, elle lui avait promis de faire de son mieux pour l’intégrer à cette société qui lui échappait, qui n’était pas la sienne. Alors les deux compères passaient du temps ensemble, à converser, à échanger… A rêver. Jusqu’à ce que l’esprit complètement fou de la sirène ne lance des idées complètement saugrenues. Comme celle de se rendre à Fossedragon pour mieux découvrir les reptiles ailés. Seule. Sans Targaryen à ses côtés. Le sauvageon aurait pu poster des heures et des jours, elle aurait malgré tout pris ce pas déterminé pour mieux se rendre sur la colline de Rhaenys. D’ailleurs, c’était devant la grande bâtisse dans laquelle les dragons étaient enfermés qu’ils se trouvaient. Evidemment, Alys, dans son désir de se faire guider dans cette visite, avait laissé un mot au Prince Aemon en espérant avoir une réponse positive quant à sa demande… Mais l’absence de cette dernière n’avait fait que la pousser à prendre des initiatives, à se rendre seule dans l’antre des bêtes. Enfin, seule… Elle ne pouvait pas ne pas partager cet instant avec Faust et l’avait invité à la suivre. Et c’est ainsi qu’ils semblaient sur le point de se disputer bêtement, sur le parvis du bâtiment.

« Ne sois pas si frileux, Faust ! Ce ne sont que de grandes bêtes qui crachent du feu. » En disant cela, l’excitation ne faisait que monter un peu plus en elle à l’idée de les rencontrer. D’entrevoir la Terreur Noire qu’elle n’avait alors qu’aperçue dans les nuages. Ses yeux bleus se levèrent sur le bâtiment et elle se mordit la lèvre inférieure. Plus que jamais, elle souhaitait entrer et découvrir ce lieu jusqu’alors resté si secret. Reposant son attention sur Faust son sourire s’étira de plus belle. « A ton avis… Que dirait Rhaenys si elle apprenait que tu as su approcher un dragon ? »
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Faust
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MessageSujet: Re: Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys   Sam 24 Nov 2018 - 19:00

Entre dragon et sauvageon « Alys! » J’aboyais son nom en guise d’opposition, alors que son corps tendu se braquait dans une position de contestation. Mon visage se portait vers le ciel, soupirant d’un agacement si commun dans mes vis-à-vis avec la sirène de Blancport, qu’elle ne le remarquait sans doute plus. Résonner la pupille de la couronne était une tâche compliquée...presque impossible. Tout instinct la rappelant à l’ordre avait plutôt tendance à encourager son tempérament. Beaucoup en avait fait les frais. Moi, plus souvent qu’autrement. Ce n’est pour autant que j’avais pu me résoudre à garder le silence devant l’excès de ses idées folles et sa dernière entreprise dépassait tout entendement. J’hochais la tête, me confortant dans une négation aussi têtue que son souhait d’outrepasser les règles. Ce n’était plus de la témérité, mais l’anesthésie de ses réflexions. Elle avait perdue l’esprit et j’avais peut-être incité malgré moi, ce comportement frondeur. Ce sourire perlant au coin de ses lèvres me défiait, consciente qu’il était possible de faire plier cet ami, même si pour cela il fallait user de force.

Je grimaçais avec déplaisir, devinant dans cet échange de regards, qu’elle s’en amusait avec effronterie. « J’ai accepté de te suivre et jusqu’ici il n’était pas question d’entrer. » Elle était là mon erreur. En l’escortant jusqu’ici, devant l’architecture fabuleuse importée de l’imaginaire d’une antique Valyria, je m’étais fait complice. Je l’avais appuyé et maintenant elle pestait devant Fossedragon qui s’élevait de toute sa splendeur. Offrez-lui une pomme et elle réclamera le verger. Elle était assoiffée d’hasardeuses histoires, sans avoir conscience qu’elle pouvait ne jamais avoir l’occasion de les raconter. Sa mémoire avait-elle occultée les ombres volants au dessus de nos têtes, saccageant dans les flammes un tableau qui peinait à se reconstruire? Mes doigts agrippèrent la boucle de ma ceinture, glissant mes pouces contre le cuir, prenant un appui solide. Elle m’attaquait. Frileux. Mes sourcils se froncèrent d’orgueil. Elle osait et ce jeu d’audace m’avait piqué, mais jamais assez pour gagner mon accord. Alys n’avait peut-être pas même eu conscience des mots qu’elle employait, remuée par son excitation.

Ce n’est pour autant qu’elle ne me gavait pas de sourires attisés par les envies les plus turbulentes. Jusqu’à ce qu’elle prononce le prénom de l’aimée pour l’user de chantage.   « Alys ne... » Je soupire agacé, comme si cette simple énoncée s’avérait capable de me faire perdre tout mes moyens. Le fantasme m’attirait dans son délire. S’il m’était possible de m’opposer à cet animal grandiose, ma place ne serait plus à prouver. Le symbole du dragon pourrait m’être offert et c’est l’œil brillant de la reine qui s’apposerait sur moi...Stop. « Rhaenys a suffisamment de quoi l’ennuyer, pour que je doive m’entretenir avec elle de ton décès. Je ne crois pas qu’elle serait impressionnée de savoir que j’ai laissé sa protégée servir d’encas à ses créatures. Et je n’ose pas imaginer les reproches que tu me ferais, advenant que tu survives. Défigurée, il te resterait bien peu d’atouts pour séduire celui qui saurait s’emparer de ton cœur. » Dis-je avec sarcasme. Outre les railleries, je n’étais pas forcément loin de la vérité. Je doutais néanmoins que cela puisse suffire, aussi je ne m’arrêtais pas là. « Quand je t’ai dis que je t’accorderais la faveur d’une distraction, je ne parlais pas d’aller dompter des dragons. Soit raisonnable. Tu ignore comment prendre un chaton sans qu’il ne te griffe. Comment crois-tu que cela se terminera? » Mon corps se détournait brièvement vers le chemin que nous venions d’entreprendre, constatant ma solitude devant la résistance. Devais-je secouer la sirène suffisamment fort, pour que ses idées se replacent ou lui hurler la logique directement à l’oreille pour qu’elle daigne m’écouter? Je devinais à sa moue que mon ton fraternel avait chatouillé son indocilité. Qu’avais-je donc fait...

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Alys Manderly
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MessageSujet: Re: Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys   Lun 3 Déc 2018 - 11:53

Entre dragon et sauvageon« Tu ne croyais tout de même pas que je me contenterai de rester devant la porte ? Cela, je l’ai fait des centaines de fois, déjà. » Repousser les limites. Abattre l’impossible. La Pupille royale n’avait guère froid aux yeux et les défis n’avaient nulle barrière quand il s’agissait de les franchir tour à tour. Mieux que cela, il lui était nécessaire de le faire, d’aller au-delà des possibles pour exister. Elle se riait du danger, ne cherchait qu’après lui et ne jurait que par lui. Quelles aventures conter si nul risque ne les accompagnent ? Elles ne seraient que fades fables et Alys Manderly ne serait plus l’héroïne d’une fable si peu intéressante.

Une seule évocation, et elle le sentit fléchir, ses pupilles azurées gagnant en éclat devant cette faiblesse qu’elle lui connaissait. Son sourire en coin s’étira très légèrement, contraint par la jeune fille de demeurer moue désabusée. Je vais gagner… Car ne s’agissait-il pas d’autre chose que de cela ? Gagner une énième joute verbale, se montrer forte d’arguments et de mots afin de mieux voir le Nordien tomber dans les eaux troubles que la sirène lui avait montré dès le début. Invoquant les devoirs de la Reine, il la força à pincer les lèvres. C’était parce que Rhaenys était occupée qu’elle devait tuer son ennui. Et qu’elle était ici. Quant à parler de sa mort… Elle leva une nouvelle fois les yeux au ciel, désabusé qu’il puisse être si peu confiant en elle. Les autres propos lui tirèrent une grimace. « Je te l’ai déjà dit : mon cœur ne saura jamais appartenir à quelqu’un. Il n’est maître que de lui-même. » Et du Prince Aemon. Pouvait-on plus se voiler la face que cela ? A cette pensée, elle rougit un peu, retrouvant dans sa mémoire ce jour où le dragon avait su, sans mot dire, lui faire part de ses propres sentiments à l’égard de la naïade… Mais la question n’était pas là. Elle ne finirait pas défigurée. Elle le savait.

Soit raisonnable. Combien lui avaient intimé cet ordre ? Son père. Adéric. Doran. Katherine. Rhaenys. Faust… La liste était bien longue et pourtant, aucun d’eux n’avaient su pousser la sirène à se plier à cette demande. La petite sirène était tout sauf dotée de raison. « Le chaton, c’est différent ! Cette sale bête n’était en rien apprivoisée et si je l’avais su, je ne me serais risquée à l’attraper. Les Dragons sont majestueux et dressés par les Targaryen. Ne crois-tu pas qu’ils soient capables de ne pas nous attaquer ? » Et, sans plus réfléchir, elle tourna les talons, passant devant les gardes, entrant dans la large demeure des dragons. « Je vais te le prouver ! » Son pas frôlait celui de la course tandis qu’elle se faufilait dans l’antre en riant doucement. Mais rapidement, le silence la tint et se stoppa derrière une large colonne, admirant le dôme au-dessus de sa tête, trouvant bien assez tôt les reptiles du regard.
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Faust
COURONNE
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MessageSujet: Re: Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys   Lun 3 Déc 2018 - 15:26

Entre dragon et sauvageonLe menton levé dans une tentative de se sentir plus grande, ses mirettes papillonnaient alors qu’elle livrait un plaidoyer sans  pondération. La répartie était celle de l’immaturité rassit de son éternelle  monotonie. Pourquoi cela devait-il être un combat. Exiger un comportement adulte, mesuré et rationnel était la voie naturelle à prendre, d’autant lorsqu’elle menaçait d’entrer dans ce repère. Mais elle préférait encore m’étourdir de ses caprices, me laissant cette amère impression d’être l’un de ces bouffons, à son service. Si Alys avait pour habitude de cracher son venin sur le dos de ces filles qui formaient le cercle d’une compagne privilégiée, aujourd’hui il lui serait impossible de le faire. En cet instant précis, alors qu’elle répliquait en accusant mon manque de perspicacité, il me semblait qu’elle prenait les traits de ces chipies exigeant qu’on comble leur désir. Je grimaçais. Il n’y avait pas de mal à se contenter de cette vue extérieur, admirant l’œuvre d’un esprit ingénieux, surtout lorsque l’initiative était vide de toute réflexion. « Et tu le feras une fois de plus...» J’avais répondu du tact au tact, ne freinant pas ma riposte qui se révélait plus abrupte. J’ordonnais, dans l’espoir que ce ton cassant puisse venir briser les intentions d’une jeune fille imprudente. Un soupire aurait eu plus d’effet. Avais-je constaté avec regrets. La suite ne fut pas plus glorieuse, alors qu’elle ignorait mes mises en gardes, ne gardant de ma tirade que la mention d’un être aimé. Préférant réfuter un trait d’humour que le nœud de notre désaccord, je savais que ma cause était perdue. La sirène, même à cours d’arguments, se croirait vainqueur. Son cœur était maître de lui-même, fait qui n’était pas attribuable qu’à l’affection qu’elle pouvait ressentir, mais aussi à son manque de considération pour l’opinion d’autrui. Ma patience s’écourtait, à force de moues disgracieuses et de négations. J’inspirais, ne cachant pas mon agacement et alors qu’elle revient à la charge en s’agrippant au souvenir d’un félin malcommode, j’initiais mon recul.

Je lui tournais le dos, secouant la tête, dépassé par l’inintelligence volontaire de l’entêtée.   « Ça suffit. » Marmonnais-je pour moi-même, excédé. J’avais amorcé le pas qui me délivrerait de ce cul de sac, convaincu qu’il était inutile d’insister face au mur boudeur qui ne cédait pas. Je l’entendais soulever les derniers arguments, balayant consciemment les souvenirs d’un carnage initié par l’une de ces créatures, prouvant à mon regret qu’elle préférait les fausses certitudes, à toute logique. J’espérais que mon départ la dissuade, que l’idée d’affronter cette mission en solitaire soit le tord qui la ferait reculer, mais elle se fit rebelle. Le bruit clair claquant sur le pavé à sens contraire m’indiquait mon erreur. Mes yeux se fermaient le temps d’espérer que les pas de la jeune femme s’arrêtent, par force d’une conscience soudaine ou de la main avisée de la garde, mais sa voix s’élevait en une ultime menace. Je serrais les dents. Qu’elle peste! Avec regret et la détestable envie de la tirer par la peau du cou, j’emboitais son pas avec un temps de retard. Je franchissais les larges portes, la retrouvant immobile, content qu’elle ne se soit pas aventurée trop loin. « J’espère que les dragons ont plus de tact que tu en as, car je ne donne pas cher de nos vies » J’étais mécontent, alors que je retrouvais la proximité de celle que j’avais promis de protéger, à cette époque où j’ignorais encore l’ampleur de la tâche. Mieux valait encore qu’on me reproche de m’être tenu auprès de la pupille bornée, que d’être le déserteur l’ayant laissé à son triste sort. L’endroit paraissait plus vaste que la façade le laissait deviner et ce n’était pas faute d’être impressionnante. Aussi, il était impossible de ne pas être captivé par la hauteur du dôme de verre s’élevant au-dessus de nos têtes. L’œuvre finement taillé était le résultat unique d’un génie. Comment avait-il été possible d’élever pareille structure dont la forme rappelait le plus précieux des cristaux. Subjugué par l’architecture, j’en avais presque omis la présence de ce symbole brodé sur les étendards, dont les coups d’ailes soulevaient la poussière. Mon attention déviait sur les reflets argentés, puis noirs, nous couvrant d’ombre de leurs majestés. Instinctivement, ma main se portait sur la courte hache battant contre mon flanc, trop lucide pour ne pas constater que si la menace s’écrasait au sol, nous aurions peu de défense. Mon regard étudiait l’endroit, aussi fasciné qu’inquiet. « Bien. Maintenant que tu les as vus, nous pouvons repartir. »

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Alys Manderly
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MessageSujet: Re: Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys   Sam 8 Déc 2018 - 1:08

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Entre dragon et sauvageonC’était si beau. La grandeur de la bâtisse laissait la jeune enfant bouche bée, les yeux relevés vers ce toit de verre, ce dôme impressionnant qui les surplombait. Soudain, elle se sentit si petite dans l’immensité du monde. Soudain, elle se sentit si fragile dans cet endroit où régnait mille dangers. Quelques cris stridents attirèrent son attention et, les mains posées sur la roche de cette colonne de pierre qui faisait au moins cent fois sa taille. Elle n’était plus la jeune fille fébrile qui nourrissait l’envie furieuse de braver le danger. En cet instant, Alys admirait la beauté de ces créatures ailées, se fascinait pour elle. Elle en avait déjà vu, oui, notamment lors de la bataille qu’elle avait aperçu de loin. Mais pas si nombreux, pas si proches et à la fois si loin. Là, elle devinait leur grandeur, admirait le respect qu’ils imposaient, ces monstres d’un autre temps, venus d’une autre contrée. La Terreur Noire était celui qui retenait le plus son attention, sa taille menaçant de faire imploser à lui seul l’ensemble du bâtiment.

Elle sentit la présence de Faust à ses côtés avant qu’il ne la fasse savoir. Tout comme elle, il s’était perdu dans la contemplation de l’architecture si différente de ce qu’il pouvait leur être offert de voir dans le Nord. Là, tout était si différent, dans la manière dont les voutes étaient façonnées, bien loin de la simplicité brute des bâtisses du Nord. Elle aurait aimé lui demander si, finalement, il ne regrettait pas d’être venu, mais elle resta silencieuse, le respect presque religieux qu’imposait le lieu la poussant à garder sa langue derrière ses dents. Comme elle aurait aimé pouvoir profiter de la présence du jeune Prince pour qu’il puisse lui expliquer l’histoire de chacun de ces individus… Mais non. Tant pis… Alys se ferait un plaisir de raconter au dragon cette aventure incroyable et merveilleuse afin de lire le respect dans son regard…

Finalement, brisant le silence, la voix de Faust se fit entendre, poussant Alys à sortir de sa torpeur, de cette contemplation éveillée de ce qui ne semblait être qu’un rêve. Poussant un soupir, elle reprit sur un ton bas. « Pourquoi faut-il que tu sois aussi terre-à-terre, Faust ! » Et elle lui offrit une moue désabusée, comme une enfant qui exigeait plus qu’un simple cadeau, désirant être gâtée plus que de raison. Mais un phénomène se produisit alors. La voute porta le son d’une extrémité à une autre, réveillant alors la curiosité d’un des reptiles qui, rapidement, posa son regard de serpent sur la jeune sirène qui sentit son sang se glacer. La bête, doucement, redressa son cou, laissant parler son envergure. Les yeux azurés de la native de Blancport s’écarquillèrent doucement tandis qu’elle comprenait qu’il était peut-être trop tard. « Euh… Faust… ? » Plus un murmure que de douces paroles, la panique se lisait doucement sur les traits angéliques de la jeune fille. Et si… Et si elle était allée trop loin, cette fois ?
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Faust
COURONNE
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MessageSujet: Re: Cause baby I'm a nightmare dressed like a daydream • Aemon & Faust & Alys   Lun 10 Déc 2018 - 6:07

Entre dragon et sauvageonMa mise en garde était l’œuvre protectrice d’un bras fraternel, mais les liens du sang eux-mêmes n’auraient sans doute pas été prétextes suffisant pour convaincre son frère Adéric, de la suivre dans cette fosse. Il fallait éprouver grande estime pour cette camaraderie forte de situations grotesques, dont les pulsions fantaisistes et inopinés étaient affaires quotidiennes. Je pouvais lui attribuer des milliers de défauts, dont la liste ne surprendrait personne, mais elle avait en elle l’aplomb du nord. Indomptable et indocile, elle n’était pas de tout repos, mais tout ses tords ne pouvaient faire ombrage à cette lumière tragique émanant de son innocence, qui avait en sa possession quelque chose d’agréablement familier. Cette habileté d’agir sans simulacre, était chose précieuse capable d’excuser bien des tares. Alys Manderly était la sœur que j’avais choisi...et voilà où j’en étais. Veillant sur la petite tête blonde, avec pour seule protection la banale colonne derrière laquelle elle avait décidée de se réfugier. Si elle se sentait préservée par cet écran de pierre, ce n’était pas mon sentiment. Contrairement à la téméraire, j’avais acquis l’intuition de l’homme face aux plus bas instincts et l’acuité d’un esprit survivaliste.  J’avais été chasseur. J’étais armé d’une expérience singulière dont on peinerait à croire les récits. Au sud, le plus grand danger était œuvre de la nature humaine. Alors  lorsque les seigneurs rapportaient leurs panaches en guise de trophées, ils étaient convaincus de leurs exploits, sans savoir à quel point ils étaient ridicules. Mais en cet instant, j’avais l’impression d’être aussi inapte que l’un d’entre eux. Mes sens s’alertent. Dans mon regard levé vers le ciel, il n’y avait plus l’admiration des premiers instants; juste le contrôle parfait du reître analysant la situation. L’évidence était toute simple, rien de ce qui nous entourait n’était capable de freiner ces bêtes ailées. Pas même ce pilier...surtout pas ce pilier. Tenter de l’expliquer à la sirène de Blancport aurait été fastidieux. Je ne doutais pas que mon intervention ne soit interféré d’une interjection malcommode pour me faire taire. Le temps étant affaire complexe pouvant jouer contre nous, j’avais tout de même choisi de la presser de notre départ. Un soupire, une remarque désobligeante et le comportement imbuvable de celle qui refuse d’écouter. Ma prédiction était la bonne. Elle s’entêtait, élevant le ton d’une octave trop haute. Alys qu’as-tu fait... Mon œil ne manque pas d’apercevoir le dragon dont la curiosité se tournait vers celle qui blêmit presque aussitôt. Sur l’instant je restais immobile, observant l’attitude trop intéressée de ce grand lézard. À mes côtés gémissait mon prénom. La pauvre demoiselle qui ne voulait pas entendre raison, réclamait maintenant mon aide. Quel miracle espérait-elle que j’accomplisse?  D’un geste étonnement calme, mon bras glissait devant elle, la forçant à se replier d’un demi-pas.

« Recule-toi. Doucement. Et sors d’ici. »

L’ordre était incontestable, mais je doutais qu'Alys ait encore matière à négocier. Mon corps faisait barrière entre elle et la menace qui s’était présentée avec une intention qui m’était impossible de déchiffrer. Or, même si cela n’aurait jamais suffit à arrêter une créature de cette envergure, ce fut la seule réaction qui m’était apparu censée. Je me faisais gardien. Qu’aurais-je pu faire d’autre. Pas un instant je ne cillais, gardant un contact visuel constant avec la bête, cherchant à y percevoir une gestuelle pouvant me prémunir d’un mauvais pas duquel je ne pouvais survivre.  Ma main retrouvait le manche de cette hache trop courte, la saisissant par réflexe désespéré, plus que par ressource efficace. J’élevais la voix à l’intention de ce colosse, me risquant à prononcer une langue méconnue, attirant son attention pour laisser l’opportunité à Alys de s’éclipser.

« Hunegajon! »

Du Haut-Valyrien. Non. Cela en avait la sonorité,  mais cela ne voulait rien dire. Le mot que j’avais cru prononcer en était un similaire, mais l’erreur était trop grossière pour que le message que je souhaitais porter, soit compris. Le regard inchangé de l’animal fut suffisant pour me faire comprendre que cette tentative était infructueuse. Je resserrais alors mon emprise sur l’arme inefficace, souhaitant que derrière mon épaule Alys ait pu se reculer suffisament. Si moi je ne pouvais rejoindre la sortie, alors il me faudrait me défendre, mais alors ce combat serait bien inégal.


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